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[1] Mettons les choses au clair au départ. Le retour en politique active de Bernard Landry n’impliquerait pas son retour au Parti québécois. En effet, une nouvelle formation politique - lègère, souple, moderne, hyperbranchée, en réseau, dirigée par Bernard Landry - s’il le veut et c’est loin d’être sûr qu’il acceptera - aurait des chances de remporter du succès, lors de la prochaine élection, à cause de sa compétence comme homme d’État, mais surtout à cause du progamme minimal d’indépendance pétrolière et d’indépendance politique qu’il a mise de l’avant et qui constituerait le thème de l’élection, comme la nationalisation de l’électricité le fut en 1962, sous Lesage où le PLQ a remporté la majorité des sièges et des voix (55%).
Déclaration d’indépendance avec double majorité
[2] Si ce scénario devait se répéter, il pourrait y avoir déclaration automatique d’indépendance par l’Assemblée Nationale. Moi, en tout cas, je n’aurais aucune hésitation à parcourir le Québec avec ce thème à cause de l’urgence de la situation et du fait que la crise du pétrole touche tout le monde et toutes les classes sociales. Ce n’est pas de la souveraineté fantasme, de la souveraineté virtuelle ni de la souveraineté blabla. C’est un projet de pays concret et emballant. Se débarrasser du pétrole et se débarrasser du Canada pétrolier en même temps !. WOW. Il y a urgence et tous les souverainistes/indépendantiste doivent s’unir. Comme Bernard Landry l’a expliqué, il faut une moblisation générale à cause de l’urgence de la situation.
Une coalition nationale sur l’indépendance politique
[3] - Par contre, ce scénario est possible et encore plus réalisable si une Coalition souverainiste/indépendantiste nationale se met en place et que le vote souverainiste/indépendantiste attribué aux différents partis souverainistes/indépendantistes est supérieur à 50%. Cette coalition agirait comme 2è niche, chaque parti gardant son programme social et politique. Si un parti pour des raisons strictement partisans, égoistes et de pouvoir refuserait d’adhérer à la coalition, il en subirait les conséquences.
Incluant possiblement l’ADQ
[4] - Cette coalition nationale pourrait aussi englober - je dis POURRAIT - l’ADQ de Marion Dumont et dans ce cas, il pourrait aboutir - si le vote souverainiste/indépendantiste n’était pas supérieur à 50% - à une consultation populaire à double question : soit le repatriement de tous les pouvoirs qui est l’indépendance politique, soit le repatriement des 22 pouvoirs du rapport Allaire, comme le propose Gilbert Paquette dans son dernier livre. C’est le peuple québécois qui exprimerait sa préférence, chaque parti défendant son point de vue.
[5 Bernard Landry agirait comme catalyseur pour mettre en branle principalement le programme d’indépendance pétrolière qui nous permettrait d’accéder à l’indépendance politique. Et il serait dans le décor à cause de sa vaste expérience d’homme d’État, de sa compétence et de la perception que les gens en ont. Jacques Parizeau pourrait même à la rigueur être présent et jouer un rôle actif dans la Coaltion comme conseiller et le Coalition bénéficierait, en plus des organisations du PQ, de QS, du PI, de l’ADQ et du Parti vert, de l’organisation du Bloc québécois et de la participation active de son chef Gilles Duceppe et de son équipe.
[6] Il faut donc cesser de voir les choses dans la perspective partisane actuelle et inventer un nouveau paradigme, une nouvelle façon de penser et d’agir, avec imagination et souplesse d’esprit pour les intérêts supérieurs du Québec, de son avenir économique et de son indépendance politique. L’indépendance pétrolière et une coalition nationale sont les clefs du succès.
Pierre Cloutier ll.m
avocat
Mais où étaient donc les partisans de la grande coalition au début de l’année quand Gilbert Paquette s’époumonait à faire connaître sa thèse originale exposée clairement dans "La nécessaire alliance" ?
Malgré les comportements de coqs adoptés alors par les 2 chefs, nous avons su que des émissaires (genre responsables du programme) s’étaient rencontrés pour planifier la réalisation rapide de cette alliance circonstancielle qui permettrait au moins de se débarrasser du miraculé de Sainte-Brouke(J. Noël) qui nous gouverne malgré les 15% de francophones ayant voté pour lui.
Serez-vous celui qui rendra cette coalition réalité, Maître Pierre ?
Qu’est-ce qu’il peut faire tout seul, Landry ?
Son bon ami Lucien est confortable chez Transcontinental et Saputo, et son chum Rousseau est chez Power Corp, juste après avoir fait une loi que "la Caisse", le bas de laine des Québécois, abandonne le développement de Québec Inc. et priorise le rendement des déposants.
C’est Parizeau qui devait rester.
Nous posséderions aujourd’hui le contrôle majoritaire de la Banque Nationale.
Et bien plus encore.
Il existe déjà une plate-forme politique prêt à accueillir cette coalition des forces indépendantistes, c’est le Parti indépendantiste. C’est ici même, sur Vigile.net d’ailleurs que se sont fait les premiers balbutiements qui ont mené à la nécessité de la formation d’un tel parti.
Effectivement, certains sont irrités par l’article numéro 1 du programme, comme quoi la majorité des sièges suffisent pour déclarer l’indépendance, et ce sans tenir compte du pourcentage proportionnel que chacun des partis auraient récolté. Mais n’est-ce pas là l’expression de notre système démocratique. Si on ne veut pas que cela soit possible, et bien qu’on en vienne à un système de représentation électorale strictement proportionnelle.
Cependant, je ne crois pas que cela intéresse la classe politique, les politiciens y perdraient beaucoup de pouvoir. Le POUVOIR justement. Voilà pourquoi un tel système lorsqu’il est défendu ne l’est que par des partis marginaux, lequel système les avantagerait, ayant des voix, mais pas des siège à l’Assemblée.
Par contre, pour un parti bien en selle comme le Parti québécois, le Parti libéral ou l’Action démocratique du Québec, qui d’ailleurs défendait le fait que la proportionnalité des votes se réflète à l’Assemblée nationale...Chose qu’elle ne fait plus maintenant. Pourquoi ?
Parce qu’ainsi un parti peut espérer avoir 47% des voix et par le fait même 75 % des sièges. Alors quel parti bien en selle oserait bien s’enlever cette part potentielle de POUVOIR qu’il lui est accessible. Aucun.
Alors, si le POUVOIR est bon pour les partis qui sont élus en vendant leurs idées afin de les appliquées lors d’une élection gagnée, tout en ayant pris soin de bien annoncer leurs intentions alors qu’ils seront au pouvoir, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire de même avec l’indépendance. Car l’indépendance est une idée. Le système est là, et il permet d’utiliser le POUVOIR qui nous est conférer par le nombres de sièges, alors profitons-en.
Et cette coalition, elle peut se faire au sein du Parti indépendantiste, et je verrais bien M. Landry revenir à la politique active au sein de ce parti. Ainsi, il pourrait éventuellement dépasser les 50% des voix, connaissant sa passion pour le projet indépendantiste.
Bref, l’indépendance pétrolière et la coalition nationale colle tout à fait à la mission que s’est donné le Parti indépendantiste. Et avec un Bernard Landry au PI, cela mobiliserait une bonne part d’indépendantistes, quitte à ce que le PQ se joigne finalement au PI. D’ailleurs le PQ a abandonné la démarche référendaire, c’est peut-être le début d’une démarche ayant plus de mordant. Toutefois, en ce moment, le PQ ne propose rien, ce qui permet au PI de décoller tranquillement, lui qui propose quelque chose de concret pour atteindre l’objectif de l’indépendance.
D’ailleurs dans son allocution du 19 juin 2008, alors que M. Landry était nommé grand officier de l’Ordre national du Québec, on sentait sa verve politique toujours vivante. J’ai l’impression qu’il se sent loin de la politique hors de l’arène...
[1] Laissons faire le passé et regardons plutôt l’avenir.
[2] Jacques Parizeau est peut-être trop âgé pour revenir en politique active. Mais tous et toutes seraient contents de lui réserver une place de conseiller de choix.
[3] Que peut faire Bernard Landry tout seul ?
a) D’abord lancer sa propre formation politique qui serait l’antithèse du PQ dinosaure et éteignoir. Comme comparaison, ce serait comme une voiture hybride ou électrique, compacte, rapide, souple, économique, moderne, et numérique (GPS et al) versus le vieux bazou à pétrole du PQ, lourd, rigide, étouffant, polluant, énergivore, hiérarchique, à intelligence pyramidale et qui date de l’ère industrielle.
b) mettre de l’avant un programme simple et inédit comme "indépendance pétrolière et indépendance politique" auquel j’ajouterais la social-démocratie numérique qui est la meilleure forme de social-démocratie, c’est-à-dire l’accès au savoir et sa redistribution. Un Québec sans pétrole et un Québec branché en fibre optique pour toutes les classes de la société.
c) la mobilité sociale, c’est-à-dire, la fin de la rigidité sociale par l’interdiction de la rente (au sens économique) et la mise en place de programmes pour les personnes en situation précaire. Oui à la créativité et à l’innovation et retour à certaine forme de nomadisme. Non à la rigidité et à la sédentarité conservatrice.
On sillonne le Québec avec cela (en voiture hybride) tout en adoptant une stratégie d’utilisation optimale des TIC (web 2 et réseaux) et on n’a pas besoin du PQ. Ils resteront en arrière dans leurs vieilles structures démodées et leur vieux bazou.
Pierre Cloutier
Plein de bonnes idées mais...les souverainistes devront attendre parce que l’image améliorée de M. Charest, à cause de ses efficaces nouveaux conseillers, a fait le travail, principalement au dépens de M. Dumont qui continue sa descente vertigineuse dans les sondages. On voit bien ici que l’image améliorée d’un P.M. peut couvrir ses cafouillages et ceux de son parti.
On est en ligne pour un probable troisième mandat Libéral à moins qu’un nouveau Moïse charismatique, avec les qualités de Messieurs Lévesque et Parizeau" se lève bientôt pour ammener son peuple vers la terre promise. Ça en prendait tout un pour ramer à contre-courant parce que M. Charest est parti pour coller comme P.M. du Québec comme l’avait fait, dans le temps, M. Duplessis que je vois de plus en plus en lui !
En attendant, faut pas retenir son souffle, parce qu’on risque de mourir étouffé.
Les Libéraux sont jusqu’au cou dans l’affaire Norbourg. C’est pourquoi Charest refuse une enquête. Pour faire bien parraître les chiffres à la Caisse de Dépôt, ils ont carrément sacrifié les épargnes de ces milliers de Québécois. Des informations bien documentées sont disponnibles sur le Web :
http://www.conseiller.ca/OC/0606norbourg.pdf
Il faut une mobilisation pour forcer Charest à faire un enquête publique. L’ADQ, P.I. et PQ doivent s’unir et cogner sur ce clou, sans arrêt, et nous, militants, devons les supporter de toutes les manières possibles sur le Web (vidéos, textes etc...).
Nous ne nous relèverons pas d’un troisième mandat Libéral.
Monsieur Bousquet,
[1] Soyez plus rigoureux. J’expose des idées et vous me répondez en vous transformant en gérant d’estrade politique avec une boule de cristal. Mais, je vous donne raison sur votre prédiction : Pauline Marois ne battra pas Jean Charest et elle devrait le réaliser tôt ou tard et céder sa place.
[2] Voici ma recette pour battre Charest et le PLQ :
OBJECTIF : INDÉPENDANCE POLITIQUE DU QUÉBEC
PRIORITÉS : 1 - programme détaillé et complet d’indépendance pétrolière
2 - sociale-démocratie numérique (redistribution du savoir et de la connaissance, formation à distance et permanente, démocratie participative, mettre fin à la rente d’information)
VÉHICULE : NOUVELLE FORMATION POLITIQUE (NFP)
(simple, souple, efficace, hyberbranchée, en réseau, rapide et non énergivore)
COALITION SOUVERAINISTE-INDÉPENDANTISTE-AUTONOMISTE
Pierre Cloutier
P.S. Si les élections ont lieu en 2009, on a le temps de tout mettre cela en place. Mais la résistance viendra des "apparatchiks" du PQ.
[1] Le Parti indépendantiste ne veut pas de Bernard Landry. Demandez à Éric Tremblay et il vous le dira. C’est une erreur, mais il a droit de penser ce qu’il veut. La politique, comme la vie, n’est pas rationnelle, mais relationnelle.
[2] Bernard Landry n’a pas besoin ni du PQ ni du PI. Son programme d’indépendance pétrolière est assez fort pour constituer un projet de pays concret et emballant pour connaître du succès.
[3] Il faut un nouveau paradigme, une nouvelle façon de penser et d’agir. Il faut un nouveau type d’organisation politique qui correspond à l’ère de l’information dans laquelle nous sommes. Le PQ est un vieux bazou qui date de l’ère industrielle, C’est un parti dinosaure, éteignoir, énergivoire, hiérarchique, centralisé, lent et paralysant. C’est un parti OBSOLÈTE tant sur le fond (la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle, la souveraineté blabla + une social-démocratie dépassée) que sur la forme. ABSOLUMENT OBSOLÈTE.
[4] Le Parti indépendantiste a 2 défauts :
sur la forme, il reproduit les mêmes structures d’organisation de l’ère industrielle ;
sur le fond, il n’a pas de têtes d’affiches et son programme d’accession à l’indépendance fait peur à beaucoup de gens.
Si le PQ est un vieux bazou, le PI est une bicyclette et à cour terme, il sera impossible de battre le PLQ.
[5] Il nous faut une coalition nationale souverainiste/indépendantiste/autonomiste.
Pierre Cloutier ll.m avocat
[1] Mme Marois a parlé de "voiture électrique" tandis que Bernard Landry a parlé "d’indépendance politique et d’indépendance pétrolière". Ce n’est pas exactement la même chose. Bernard Landry propose un projet de pays concret et emballant, Mme Marois propose une voiture électrique "provinciale" et électoraliste comme le PLQ. Vous saisissez la différence ? Le PQ est électoraliste et provincialiste. Le plan Landry est un projet de pays.
[2] Je ne fais partie d’aucun fan club. Bernard Landry a des idées qui rejoignent les miennes. C’est tout. C’est un indépendantiste avec une pensée "libérale" (au sens philosophique du mot) de gauche. Tout comme Jacques Attali en France. Cela me plait, c’est tout.
[3] Je n’ai pas d’agenda caché. Je suis ouvert et transparent et je combats visière levée, comme je l’ai toujours fait. J’expose mes idées et personne n’est obligé d’être d’accord.
Pierre Cloutier
Pour çà, je suis entierement d’accord avec vous, M. Cloutier, que la structure pyramidale du PQ commence à faire institution gothique ou façade de banque greco-romaine. Mais j’ai l’impression depuis longtemps que la raison en est qu’ils fuient et craignent la structure réseau moderne.
Il n’y a pas 36 raisons à une telle attitude.
Je n’ai pas de goût pour la pensée magique et la politique fiction.
C’est beau de parler des "idées" et des "projets", mais parlons aussi des hommes.
Quand on a un peu de mémoire.
Bernard Landry, chef du Parti québécois, n’est pas capable de défendre Jacques Parizeau quand Jean Charest, en plein débat télévisé des chefs, lui sort une soi-disant déclaration qui aurait répété "l’argent et les votes ethniques". Déclaration politiquement inopportune mais strictement exacte au niveau des faits. Landry aurait pu dire à Jean Charest ce soir-là : "Charest quand tu auras fait pour le Québec le quart du dixième de ce que Jacques Parizeau a fait, tu pourras te permettre de le juger de haut. Toi, le député de Sherbrooke, est-ce que tu approuves la conférence de presse donnée par les leaders juifs, grecs et italiens avant le vote du référendum de 1995 demandant aux Grecs, aux Italiens et aux Juifs de voter non en bloc ? C’est ça un vote ethnique." Au lieu de cet appui courageux et solidaire à Jacques Parizeau, Landry a passé son temps à répéter le ridicule : audi alteram partem devant les journalistes comme on a pu le voir dans le film : A hauteur d’homme. Comme si Parizeau était en procès.
Au début de la dernière campagne électorale, Bernard Landry passe une journée à la radio et à la TV à descendre André Boisclair. Vous vous en souvenez, j’espère.
Pauline Marois est chef du Parti québécois. Sur le projet de loi sur la citoyenneté québécoise, Landry se fend d’une déclaration sur le droit de se présenter aux élections de citoyens qui ne sauraient pas le français et donc n’auraient pas accès à la citoyenneté québécoise. Sur la fusion des bourses de Montréal et Toronto, même style d’intervention au timing parfait jusqu’à ce que Parizeau et d’autres disent la même chose que Pauline Marois et François Legault. A propos de la réforme dans le domaine de l’éducation, il a demandé un moratoire. Il est intervenu comme grand-père, comme citoyen, comme professeur et comme quoi encore. J’ai écrit là-dessus et c’est facile d’accès sur Vigile.net. J’ai écrit : Bernard Landry, le déstabilisateur. J’en recommande la lecture.
Et maintenant un certain Pierre Cloutier qui a écrit trente-deux articles (que j’ai tous lus) attaquant le Parti québécois et sa direction, écrit des épîtres en faveur de Bernard Landry qui aurait conçu une politique énergétique miraculeuse (à la Stéphane Dion). Non seulement écrit-il des analyses qui relèvent de la politique-fiction et de la pensée magique, tant au niveau des "projets" qu’au niveau de "l’action" mais il prépare la suite en prévoyant déjà la défaite de Pauline Marois (qu’il souhaite...) aux prochaines élections... et en la prévoyant, il y contribue comme son grand penseur l’a fait en attaquant Boisclair, puis Pauline Marois.
Bernard Landry, homme d’Etat dites-vous M. Cloutier. A considérer sa façon de traiter les chefs du Parti québécois Parizeau, Boisclair et Marois à coups de jarnac, je ne vois pas là le comportement d’une homme d’Etat mais plutôt une illustration grandiose et profondément triste du proverbe : Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie.
On dira que les lecteurs et les lectrices de Vigile.net sont parfaitement capables de se faire leur propre idée. J’espère que les 1200 visites et les 800 visites des textes de Claude Morin et Pierre Cloutier ne signifient pas un appui au mythe du référendum comme nécessité absolue pour faire la moindre action indépendantiste pour un gouvernement péquiste ou au mythe de l’homme d’Etat messianique à la politique énergétique mirobolante qui nous mènera à la terre promise.
Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 20 juin 2008
M. Cloutier,
Vérifiez bien, s’il fait comme d’habitude, M. Charest va récupérer le concept d’indépendance pétrolière de M. Landry, légèrement modifié pour le faire sien, au moins, dans ses discours. Il va clamer que tout ça peut se faire dans le CANADA. Il est bon dans la récupération des programmes du PQ et de l’ADQ.
M. Charest est devenu un très habile politicien qui a bien du chien dans le nez. Il a amélioré son image et est champion "n’a pas son pareil" pour mettre en boîte celles et ceux qui tentent de lui faire perdre la face pendant les périodes de questions, à notre bonne Assemblée nationale. Les difficultés et cafouillages du PLQ lui coulent sur le corps comme l’eau sur le dos d’un canard. L’opposition devrait même fuir la période de questions mais ce n’est pas possible.
Tant qu’à la date de la prochaine élection, c’est encore très difficile de la deviner correctement et il serait assez hasardeux de fonder un autre parti à ce moment-ci qui serait souverainiste/indépendantiste...me semble. La coalition serait très difficile à réaliser pour ou par le nouveau-venu.
[1] Je ne verse pas dans le personnalisme et je m’en tiens aux idées.
[2] Les idées sont simples :
OBJECTIF : Indépendance politique du Québec
PRIORITÉS : Indépendance pétrolière + social-démocratie numérique
VÉHICULE : Nouvelle formation politique simple, souple, efficace, moderne, hyperbranchée, non énergivoire comme le PQ.
STRATÉGIE : Coalition nationale souverainiste/indépendantiste/autonomiste.
Point final.
[3] Si Bernard Landry revient en politique active dans ce cadre, je l’appuierai.
[4] Vous ferez comme vous voudrez, comme vous en avez le droit.
Avec respect
Pierre Cloutier
[1] M. Charest peut faire ce qu’il veut, on s’en fout et c’est de bonne guerre.
[2] Ce n’est pas une raison pour ne pas livrer bataille.
[3] Bernard Landry a la compétence voulue, l’envergure et le programme qu’il faut pour connaître du succès. Ce serait drôlement plus intéressant et motivant que la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle et la souveraineté blabla du PQ Marois.
[4] Une coalition souverainiste/indépendantiste sera difficilement réalisable si le PQ conserve le monopole du discours souverainiste
Pierre Cloutier
Monsieur Robert Berberis-Gervais Votre rappel détaillé n’est pas inutile. Quelqu’un qui se donne la peine de colliger ce genre de nouvelles qui passent vite aux bulletins et qu’on oublie aussi vite, est précieux pour se prémunir des démagogues. C’est dans ce sens que vous avez raison de vous protéger contre l’argument de ceux qui tablent sur l’intelligence des lecteurs pour se faire une idée par eux-mêmes. Les girouettes qui créent un parti du jour au lendemain pour le dénigrer après 2 semaines sont habiles à nous inonder d’arguments en apparence « rigoureux » et dépourvus d’attaques « ad hominem » "s’en tenir aux idées et regarder vers l’avenir" ; nous qualifier de tous les noms si on les serre un peu dans le coin.
Ce n’est pas à vous que j’apprends la ruse qu’emploient ces mercenaires pour diviser les indépendantistes : ils répondent à côté de votre minutieuse argumentation ou bien ferment la discussion en vous ignorant pour aller entamer un autre sujet. Quand je dis, ailleurs, que Vigile est noyauté par des « grands talents », on peut le déplorer pour plusieurs raisons : Des textes interminables qui bouffent notre temps (vous le savez, pour les avoir tous lus) des arguments sophistes qui demandent des répliques sans fin, une logique autistique qui nous mène à un constat de perte de temps et d’une pensée kafkaïenne.
Merci quand même pour votre patience dans l’intérêt général.
M. Cloutier,
S’il devait arriver que votre idée ne se réalise pas parce que M. Landry refuse carré et/ou que les autres partis fassent de même au sujet du projet qui vous tient à coeur, on peut se dire que l’alternative va venir du résultat de la prochaine élection qui risque de fournir une soution "un plan B".
Si Mme Marois, dans les circonstances, prend le pouvoir avec le PQ, ça devraitdéblocager et prouver qu’elle a ce qu’il faut pour changer les choses vers la souveraineté du Québec sans attendre 10/15 ans.
Si c’est le PLQ de M. Charest, comme l’indique les sondages, qui prend le pouvoir, même si le PQ revient l’opposition officielle, Mme Marois va être cuite, cuite, cuite au PQ. Là, un nouveau Moïse pourra se lever pour continuer, avec ou sans le PQ, le chemin de la souveraineté du Québec avec ou sans association avec le ROC ou des parties du ROC.
En attendant, si votre suggestion au sujet de M. Landry ne se réalise pas, à la prochaine élection provinciale, faudrait bien appuyer le pari souverainiste qui a plus de chances, le PQ ou, alternativement l’ADQ si ce parti explique clairement ce qu’il veut faire pour l’autonomie du Québec et comment il va s’y prendre pour passer tout ça entre les dents d’Ottawa sans tenir de référendum, vu qu’il ne parle plus d’autonomie depuis la dernière élection et qu’il n’a pas appuyé les projets de loi d’une constitution et d’une nationalité québécoises du PQ qu’il avait dans son programme électoral de 2007.
Bernard Landry, chef du Parti québécois, n’est pas capable de défendre Jacques Parizeau quand Jean Charest, en plein débat télévisé des chefs, lui sort une soi-disant déclaration qui aurait répété "l’argent et les votes ethniques".(Robert Barberis-Gervais)
Tout-à-fait. C’est avec stupéfaction que je l’ai vu s’écraser ainsi dans un débat avec Julius Grey à TVA. Julius Grey y défendait notre identité mieux que Landry qui s’en excusait presque. C’était pénible.
C’est un complexe ? Ce qui est tragique, c’est qu’ils en font une politique.
Et si c’était autre chose ?
Par exemple, aujourd’hui :
Des voix s’élèvent pour concrétiser la reconnaissance de la nation
Lia Lévesque Presse Canadienne Montréal
À quelques jours de la fête de la Saint-Jean, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et d’autres figures de proue du milieu souverainiste ont réclamé une nouvelle fois, vendredi, que le gouvernement Harper reconnaisse la nation québécoise non seulement sur papier, mais par des gestes concrets.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080620/CPACTUALITES/80620166/1019/CPACT UALITES
Lawrence Cannon leur répond :
...le ministre Lawrence Cannon, a répondu du tac-au-tac au chef bloquiste, lui reprochant de vouloir « que ce soit le Parlement canadien qui définisse ce qu’est la nation québécoise ». Le ministre Cannon a habilement récupéré l’idéologie souverainiste, affirmant que le gouvernement conservateur « croit que les Québécois savent qui ils ont été, qui ils sont et qui ils veulent être ».
Et Cannon a raison ! Comment Duceppe peut-il reconnaître la réalité du vote ethnique tout en déclarant que la nation québécoise est tous les résidents du Québec sans exception ? Comment peut-on être membre d’une nation que l’on ne reconnaît pas (les ethnies qui votent NON ) ?
Harper a reconnu que la nation québécoise est le peuple descendant direct des Canadiens, eux-mêmes d’origine Française. Merde ! On peut pas être plus clair ! C’est NOUS !
Il suffirait à nos partis et à notre élite d’établir nos institutions en notre nom et nous deviendrons une force électorale majoritaire qui se donnerait les pouvoirs économiques et politiques pour faire l’indépendance du Québec. Le vote francophone ne serait plus divisé 60/40, car 100% de ceux-ci ne pourront se permettre de s’exclure du réseau économique qui détient le bas de laine du peuple majoritaire. Ce 40% qui a voté NON ne voudra pas joindre les minorités, ce sont ces minorités qui voudront s’intégrer ! C’est clair !
Harper, le westener, nous dit : "je vais pas le faire pour vous, car on va me pendre, alors faites-le vous mêmes, je vous ai donné le moyen". C’est clair !
Mais le Bloc et syndicats (Larose) refusent ! Çà aussi c’est clair !
Pourquoi refusent’ils ?
Qui contrôle le bas de laine de la nation québécoise ? Quel est son intérêt de mettre le nom des propriétaires sur ce bas ?
M. Cloutier,
M. Landry est très bon pour parler, mais on ne doit pas juger un politicien en fonction de ses paroles, mais de ses actes.
On a la chance d’avoir Bombardier ici. M. Landry en a-t-il profité durant son mandat pour développer le réseau des trains de banlieue ? NON. Il a dépensé 750 M$ pour prolonger le métro à Laval au lieu d’investir l’argent dans les trains de banlieue, ce qui aurait été dix fois plus intelligent. En plus, il s’est royalement trompé dans l’estimé des coût, et même de façon magistrale dans la longueur du tronçon. Pas fort, vraiment pas fort. Dans son plaidoyer de cette semaine, parle-t-il de développer les trains de banlieue ? Non. Il parle des éoliennes et des voitures électriques. Qu’il se réveille : c’est le réseau de trains autour de Montréal qu’il faut développer, pas les voitures électriques dans un réseau routier dispendieux à entretenir et déjà ultra-congestionné. Ça coûte beaucoup moins cher à long-terme de mettre en place et d’entretenir des infrastures de transport en commun qu’un réseau routier. Réveillons-nous !
Landry a fusionné les villes de l’île de Montréal et regardez le résultat aujourd’hui. Il n’y avait aucun avantage à le faire, surtout pas des économies d’échelle. Il a pris une décision totalement irréfléchie. Il a donné du pouvoir à un syndicat dont la culture est pourrie. Sincèrement, arrêtez de rêver en couleurs avec M. Landry. Il est bien où il est : à la retraite !
Christian Charron
A MM. Charron et Tremblay
Moi, je propose le lancement d’un concours intitulé "C’est la faute à Landry". Le premier prix sera une formation de 3 semaines à l’Institut des fouilleurs de merde du Québec.
C’est tellement utile pour le Québec les fouilleurs de merde, car personne ne veut faire la job et ça pue tellement.
Je les remercie tous les valeureux guerriers qui se sacrifient pour les humbles citoyens qui n’ont pas le temps et le courage de faire comme eux.
Alors, c’est la faute à Landry.
C’est la faute à Landry s’il pleut depuis 3 semaines ; C’est la faute à Landry si les spéculateurs font monter le prix de l’essence ; C’est la faute à Landry si les voitures polluent le ciel de Montréal ; C’est la faute à Landry s’il n’y a pas de trains de banlieues ; C’est la faute à Landry si le Québec dort au gaz ; C’est la faute à Landry si on va avoir un été de cul ; C’est la faute à Landry s’il connait Claude Blanchet, le mari de Pauline ; C’est la faute à Landry si les actionnaires de Norbourg ont été floués ; C’est la faute à Landry si les chiens ont des scies au bout de la queue ; C’est la faute à Landry s’il y a beaucoup d’imbéciles au Québec. C’est la faute à Landry si les chattes miaulent la nuit en manque d’amour ; C’est la faute à Landry si Gilles Bousquet est confédéraliste, un crime majeur soit dit en passant ; C’est la faute à Landry si Gébé Tremblay est Gébé Tremblay ; C’est la faute à Landry si Jean Tremblay est Gébé Tremblay ou vice-versa : C’est la faute à Landry si je suis un agitateur fédéraliste déguisé ; C’est la faute à Landry si la connerie est généralisée ; C’est la faute à Landry si la merde sent la merde.
Quel dialogue fantastique. Cela fait avancer le débat, mes amis.
Pierre Cloutier
[1] Lu ce matin dans La Presse, la chronique de Lysiane Gagnon, dans laquelle elle s’accuse d’avoir commis certaines erreurs dans le passé, celle relative à Gilles Duceppe et son bonnet et celle relative à Bernard Landry et son chiffon rouge.
[2] Elle dit notamment concernant le chiffon rouge qu’elle avait été injuste envers Bernard Landry sur lequel elle était tombé à bras raccourcis pour avoir insulté le drapeau canadien, alors qu’elle a compris aujourd’hui que le "chiffon rouge" fait partie du vocabulaire de la tauromachie et que c’est un geste de provocation par lequel on excite le taureau.
[3] D’autre part, il y a aussi, dans la Presse, un article du journaliste environnementaliste François Cardinal qui cite la lettre de Bernard Landry sur l’indépendance pétrolière et qui mentionne qu’il est possible de penser que le Québec puisse y arriver s’il adopte certaines mesures dès maintenant comme :
l’électrification des trains de banlieue ;
le retour des trolleybus ;
l’élargissement du réseau ferroviaire ;
augmentation de la capacité hydroélectrique ;
utilisant des déchets domestiques et forestiers dans la production de carburants ;
aide financière aux citoyens pour délaisser le mazout etc...
[4] Enfin, comment peut-on reprocher à un politicien particulier des gestes qu’il aurait pu poser il y a 15 ou 20 ans alors que le contexte était complètement différent ?
[5] Il est facile et surtout enfantin de dire : on aurait du faire ceci, on aurait dû faire cela, alors que personne ou presque y pensait et que le contexte était tout autre.
[6] Moi ce que j’ai aimé de la déclaration de Landry, c’est qu’en plus de mettre l’accent sur une proposition qui fait sens - l’indépendance pétrolière - et qui rejoint MAINTENANT tout le monde à cause de la hausse scandaleuse du pétrole, il a le courage, l’audace, et l’intelligence de relier cette question à l’indépendance politique du Québec en démontrant que nous avons maintenant des intérêts divergents à ceux du Canada pétrolier, ce que le PQ Marois n’a pas fait et est incapable de faire.
C’EST CELA LA DIFFÉRENCE ENTRE AVOIR UNE PETITE MENTALITÉ PROVINCIALE QUI NOUS TUE TANT ET AVOIR UNE VÉRITABLE POSTURE INDÉPENDANTISTE. CETTE NUANCE EST DE TAILLE ET ELLE EST À LA BASE DE TOUT.
Pour le reste, tout ce qui grouille, grenouille, sribouille, n’a pas vraiment d’importance.
Pierre Cloutier
Le plus drôle dans l’histoire est celui qui vous prend pour un agitateur fédéraliste. Ah ! ah ! aH, ih ! ih ! ih ! oh, oh ! oh !, vous pouvez en profiter pour faire comme moi, rire un bon coup à la place de vous fâcher, ce qui est beaucoup plus agréable.
Agitateur, probablement mais...fédéraliste. Ça me semble être de la même eau que celui qui déclarerait que P.E. Trudeau était un agitateur séparatiste francophile ou que le pape est un athée invétéré.
Votre idée est lancée, est-ce que M. Landry va embarquer ? À lui de décider si ça lui tente. En attendant, on le respecte et on ne doute pas de ses convictions souverainistes ni de celles de ses prédécesseurs au PQ. Si on veut critiquer solidement un chef politique, choisissons un che fédéraliste, au moins.
[1] Personne n’est parfait même pas le Pape qui se prétend infaillible. Mais, lors du Congrès de 2005, sous Bernard Landry, nous avions un projet de pays concret et emballant à proposer à l’électorat. Le PQ était à 50% dans les sondages et la souveraineté-partenariat était à 55%. Avec Boisclair on a perdu 22 points en 1 an. En plus, Boisclair a omis de présenter le projet de pays à l’électorat, s’en tenant à une petite feuille de route provinciale improvisée et insipide.
[2] Un projet concret et emballant d’indépendance pétrolière ne conduira pas automatiquement à l’indépendance, mais il s’agit d’un projet de pays concret et emballant supérieur en tous points à la souveraineté fantasme, à la souveraineté virtuelle et à la souveraineté blabla du PQ Marois. Une stratégie positive versus une stratégie attentiste, défaitiste et démobilisatrice.
[3] Je n’ai jamais versé dans le personnalisme avec Mme Marois et je ne le ferai pas. J’ai critiqué et je critique ses idées et ses gestes et uniquement ses idées et ses gestes, soit :
a) Mise au rencart de l’objectif premier du PQ (depuis 40 ans) qui est celui de "réaliser la souveraineté du Québec" ; b) Mise au rencart du projet de pays concret et emballant pour le remplacer par la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle ou la souveraineté blabla, qui est ABSTRAITE et passe 6 pieds par dessus la tête des québécois. c) Suspension de l’échéancier référendaire sans le remplacer par une autre formule à court terme.
J’ajoute à cela la violation du programme du XVè Congrès et des statuts.
En clair, le PQ Marois est incolore, inodore et sans saveur, pour lequel je n’ai vraiment plus le goût de militer en donnant temps et argent comme je l’ai fait depuis les 35 dernières années. C’est devenu un parti défaitiste et démobilisateur. En plus, c’est un parti dinosaure et énergivore. IL FAUT TROUVER QUELQUE CHOSE DE NEUF ET D’INÉDIT. Le PQMarois ne nous conduira jamais à l’indépendance ! Il n’y a pas de stratégie d’État d’envergure ni posture indépendantiste. C’est un parti provincialiste, électoraliste, opportuniste qui verse dans la souveraineté abstraite.
Pierre Cloutier

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