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Pour la République - Loi no1
Comme cela, lors de la prochaine élection, on voterait pour le pays. Pas dans 15-20 ans comme le Plan Marois.
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
samedi 29 août 2009      547 visites      25 messages


1 - Tous les groupes appartenant au mouvement souverainiste/indépendantiste sont liés par une seule idée : l’indépendance (souveraineté) du Québec. C’est le lien commun, le ciment, la base. Le Québec est une province. Il n’est pas un État, il doit le devenir. Point final.

2 - Un État peut exister de façon ontologique (le "pays" réel en devenir) mais pour exister en étant qu’État reconnu sur la scène internationale, il doit absolument consacrer son existence juridique dans une constitution, une Loi fondamentale qui définit sa nature et encadre les rapports qui existent entre lui et ses citoyens sur un territoire donné. On n’y échappe pas. Une constitution, une Loi fondamentale, c’est la loi des lois sur un territoire donné qui encadre la légitimité de l’État.

3 - Jusqu’à maintenant les leaders souverainistes des partis politiques ou d’autres mouvements ont toujours accepté le dogme voulant que l’accession à la souveraineté par la voie référendaire précédait inévitablement la rédaction d’une constitution du nouveau pays, Cela repose sur l’idée qu’on ne doit pas mettre la charrue (la constitution) avant les boeufs (la souveraineté).

4 - Ce dogme doit cesser. En effet, il est raisonnable de penser qu’une constitution ou une Loi fondamentale peut servir de véhicule politique pour permettre l’accession à l’indépendance, si cette constitution reçoit l’aval des citoyens de façon démocratique, que ce soit par voie électorale ou voie référendaire.

5 - Pour que cette constitution ou Loi fondamentale intérimaire reçoive l’aval des citoyens sur un territoire donné de façon démocratique, il faut qu’elle soit attrayante, utile et efficace pour les citoyens.

6 - Le tour de force, le défi qui attend le mouvement indépendantiste est donc de préparer et de présenter à la population une constitution, une Loi fondamentale intérimaire qui soit à la fois courte, claire, précise, innovatrice et plus crédible qu’un programme politique traditionnel présenté par un parti politique. Une Loi fondamentale c’est un programme d’État qu’il faut distinguer d’une promesse électorale traditionnelle qui est un programme de gouvernement.

7 - Cette Loi fondamentale intérimaire doit d’abord rompre avec le passé en se démarquant du régime constitutionnel monarchiste qui a été imposé au peuple québécois et auquel il n’a jamais adhéré. Les Québécois ne sont pas et seront jamais monarchistes. Ils sont donc condamnés par la force des choses à être républicains et à vivre sous la République. L’État du Québec sera une République ou ne sera pas. Il n’y aura pas de Roi ou du Reine du Québec dans un Québec souverain.

8 - La première partie de cette Loi fondamentale intérimaire doit donc décrire le plus simple possible les organes de gouvernance républicaine, dont le plus important est le poste de chef de l’État ou de président de la République élu au suffrage universel dont l’autorité émane du peuple et non pas imposée de façon autoritaire et arbitraire par la volonté divine, comme la royauté,

9 - Mais il y a plus. Pour que cette constitution républicaine intérimaire soit non seulement inédite en brisant avec le passé, il faut aussi qu’elle soit attrayante et plus crédible que les programmes de gouvernement - les fameuses promesses électorales - des partis politiques. La constitution ou la Loi fondamentale intérimaire doit donc être progressiste et comporter un "pacte social" qui liera la République et ses citoyens pour l’avenir et qui les protègera. Ce pacte social doit donc intégrer non seulement la charte des droits individuels actuelle, mais également une charte des droits collectifs qui font consensus au Québec (ex : droit à la gratuité dans l’éducation et la santé, droit à une vieillesse paisible et sécuritaire, droit à la protection de la jeunesse, droit à un environnement sain etc..)

10 - Ceci est d’autant plus important que la constitution canadienne actuelle accorde aux provinces le droit d’adopter leur propre constitution sous réserve de respecter certaines balises, comme la Cour suprême du Canada ou le poste de lieutenant-gouverneur. (Voir art. 41 et 45 de la Loi constitutionnelle de 1982).

11 - Ceci veut dire que le Québec pourrait dès maintenant se doter d’une Loi fondamentale intérimaire progressiste tout en remettant à plus tard l’adoption des clauses de rupture (ex : le poste de chef de l’État ou la Cour suprême du Québec) pour les faire approuver par la voie démocratique.

12 - En clair et en bref, le mouvement indépendantiste devrait avoir comme mandat de préparer et de présenter à la population une Loi fondamentale attrayante, simple et efficace, républicaine et progressiste et d’inciter les partis politiques souverainistes à créer une coalition autour de ce projet de pays. Il est à la fois plus simple et plus efficace de présenter à la population une Loi fondamentale que de faire la défense et l’illustration du pays à venir par des politiques dites nationales complexes et détaillées comme l’exigeait le programme officiel du Parti québécois voté lors du dernier congrès de juin 2005 et mis aux poubelles par le PQ Marois.

13 - La façon la plus stratégique, la plus efficace, la plus simple et la plus concrète d’accéder à l’indépendance serait alors de faire porter le combat principal sur l’adoption de la clause républicaine par excellence, soit l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur et son remplacement par le poste de Président de la République.

14 - Une fois la Loi fondamentale et ses clauses de rupture approuvées par la population, il restera alors à une assemblée constituante, sous la gouverne de l’Assemblée nationale de compléter le travail et de rédiger et faire approuver une constitution permanente.

15 - À ceux et celles qui s’objecteront à ce projet en disant qu’une constitution risque de diviser la population, je répondrai que tout projet de loi présenté à l’Assemblée Nationale, même le plus obscur, divise automatiquement les gens sur tous les sujets inimaginables et que la constitution européenne a été approuvée par la majorité des pays membres de l’UE, parfois sans référendum même si elle contenait des centaines d’articles parfois compliqués. Une Loi fondamentale intérimaire, courte, précise et concise pourrait éviter cet obstacle. C’est un risque, mais c’est un beau risque, comme disait René Lévesque en parlant d’autre chose.

***

Loi no1

Ce que je propose en fait de façon simple, c’est de présenter à la population du Québec lors de la prochaine élection une loi constitutionnelle ou Loi fondamentale que j’appellerais la Loi no1 constituant la République du Québec et établissant un pacte social progressiste entre la République et ses citoyens.

Ce projet de Loi fondamentale ou Loi no 1 serait beaucoup plus efficace que tous les projets de lois "ordinaires" présentés par un gouvernement puisqu’elle viserait à créer de façon juridique l’État du Québec (la République) et encadrerait tous les rapports entre cet État et ses citoyens pour l’avenir.

Pas une constitution provinciale comme le projet de Daniel Turp. Non, une véritable constitution d’un État républicain et progressiste avec des clauses de rupture qu’on pourrait faire adopter par la voie démocratique lors d’une consultation populaire ou d’une élection décisionnelle.

Le plan Marois propose certains gestes dits de gouvernance souverainiste dans le cadre de la constitution canadienne et s’échelonne sur plusieurs années suivis d’un référendum sur la souveraineté.

Pourquoi y aller indirectement alors qu’on peut le faire directement et le plus vite possible.

Pour assurer le succès de ce projet, 3 choses sont essentielles :

1 - la simplicité du projet de loi (30 articles au maximum) ;

2 - son caractère progressiste (un pacte social entre la République et ses citoyens)

3 - des clauses de rupture mettant fin au régime monarchiste, dont la plus importante serait l’élection au suffrage universel du poste de chef de l’État (le président de la République).

Comme cela, lors de la prochaine élection, on voterait pour le pays. Pas dans 15-20 ans comme le Plan Marois.

Pierre Cloutier




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Vos commentaires:
  • Pour la République
    29 août 2009, par Gilles Bousquet

    À M. Cloutier qui écrit : « Ceci est d’autant plus important que la constitution canadienne actuelle accorde aux provinces le droit d’adopter leur propre constitution »

    Très bien, ça fait du sens et c’est positif comme intervention. Il faut se rappeler que le 24 octobre 2007, tant le premier ministre Jean Charest que le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, ont rejeté la main tendue de Pauline Marois, qui souhaitait que son projet de loi 195 sur l’identité québécoise soit appelé et étudié en commission parlementaire.

    Lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, Jean Charest a qualifié de « brouillon » le projet de loi sur l’identité québécoise présenté quelques jours avant par Mme Marois qui était accompagné d’un projet de loi sur une « constitution québécoise ». Le premier ministre a accueilli la proposition de la chef péquiste par une volée de bois vert. « Dans l’abc de la politique, avant de déposer un projet de loi, il faut vérifier sa constitutionnalité, il faut vérifier s’il respecte la règle de droit », a lancé M. Charest, qui a repris à son compte les épithètes de « bolchevique » et de « soviétique » que des chroniqueurs ont collées au projet de loi péquiste.

    L’ADQ et le PQ étaient alors majoritaires mais l’ADQ a refusé de donner son accord à cette loi « sur un sujet qui faisait partie de son programme » pour des raisons purement électoralistes, ce qui l’a coulé…selon moi.


  • Pour la République
    29 août 2009, par MichelG

    L’adoption de la loi 101 n’a pas permis la francisation car Ottawa prime

    L’adoption de la loi référendaire n’a pas permis la démocratie car Ottawa prime

    L’adoption de la loi du financement politique n’a pas permis de faire cesser les commandites car Ottawa prime

    L’adoption de la charte québecoisen’a pas permis la justice car Ottawa prime

    L’adoption de quelque loi que ce soit ne permet rien car Ottawa prime

    Une seule loi vaut la peine et c’est la loi de l’indépendance

    Vive le Québec libre


  • Pour la République
    29 août 2009
    Suite au débat sur les accommodements raisonnables j ’ai écris un texte d’opinion pour suggérer qu’une Constitution du Québec était la solution pour baliser l’ensemble de la problématique (C’était peu avant que Mme Marois présente son projet de Constitution) : (...) En fait, la question qui se pose ne porte ni sur les accommodements, ni sur l’immigration, qui ne sont qu’accessoires à la véritable (...)

    Lire ce commentaire

    Suite au débat sur les accommodements raisonnables j ’ai écris un texte d’opinion pour suggérer qu’une Constitution du Québec était la solution pour baliser l’ensemble de la problématique (C’était peu avant que Mme Marois présente son projet de Constitution) :

    (...)

    En fait, la question qui se pose ne porte ni sur les accommodements, ni sur l’immigration, qui ne sont qu’accessoires à la véritable question qui est celle de la définition du « nous » (peuple du Québec). On s’étonne que les deux grands intellectuels qui ont daigné descendre de leurs tours d’ivoire pour se transformer en thérapeutes « populaires », ne l’aient pas encore compris ou feignent de ne pas le comprendre.

    Pourtant, la réponse est facile et limpide, pour peu que l’on ait quelques notions de géopolitique. Le « nous », peuple du Québec, ne peut s’incarner et se définir en termes politiques et juridiques que dans un État national. Ce qui veut dire en clair que l’Assemblée nationale du Québec doit adopter une constitution du Québec contenant un Code de citoyenneté ; une Charte des droits (celle du Québec 1975 et non celle du Canada) et une Charte de la laïcité. Ce cadre politique et juridique baliserait ainsi la problématique dans son ensemble. Cette constitution du Québec aura évidemment préséance sur la constitution canadienne. Il faut, comme disait Jean Lesage être « maître chez nous ». Fin du débat.

    Toutefois, il est évident qu’une constitution du Québec qui aurait prévalence sur la constitution canadienne entrerait tôt ou tard en conflit de légitimité avec cette dernière : le nous, peuple du Québec, aurait alors à trancher entre la constitution canadienne de 1982, rejetée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et la constitution du Québec qu’une majorité (démocratique) de Québécois se donnerait pour se définir comme peuple. Ce rapport de force établi sur un point précis (ex : Charte canadienne vs Charte du Québec) ne pourrait que procurer un avantage stratégique déterminant à la cause de la souveraineté. C’est cette perspective qui fait paniquer les idéologues fédéralistes. Il leur est, en effet, intolérable que le « nous » peuple du Québec échappe à leur contrôle et sorte de la cage à castor canadienne.

    (...)

    http://www.vigile.net/Entre-le-nous...

    ........................

    Mario Dumont a refusé d’appuyer le projet de Mme Marois alors qu’il recevait un appuis de 40% ; son déclin part de là. :

    (...)

    Plutôt que de saisir l’occasion de mettre en place un engagement important de son programme électoral (Constitution de l’État Autonome du Québec), et ; de régler ainsi le problème des accommodements raisonnables qu’il avait lui même agiter pour se faire du capital politique, Super Mario aura mis une semaine pour sortir du garde robe et venir dire NON à une chance historique de voir le Québec se doter enfin de sa propre constitution. C’est au moment ou il a fermer cette porte que Super Mario a perdue sa crédibilité de « premier ministrable ».

    Je doute qu’il le sache. Le problème avec M Mario Dumont c’est qu’il n’a aucune culture d’état et donc aucun centre de gravité politique (girouette). S’il avait eue un minimum de doctrine d’état il aurait immédiatement compris qu’un projet de constitution est un acte d’état d’envergure qui donne à celui qui le propose, et le mène à terme, une crédibilité d’homme d’état ; exactement ce qui lui manquait pour franchir la porte du pouvoir qui était pourtant à sa porté en Octobre 2007, un mois avant le mois des morts.

    ADQ : Novembre, le mois des morts.

    http://www.vigile.net/ADQ-Novembre-...

    JCPomerleau


  • Pour la République
    29 août 2009

    Autre commentaire sur la porté stratégique et pédagogique d’un projet de Constitution du Québec :

    (...)

    La proposition qui vise à doter le Québec de sa propre constitution va tout à fait dans ce sens. Certains ont réduit cette proposition à un de ses aspects : le code de citoyenneté. En fait, il s’agit d’un acte d’État d’envergure qui précisera les termes politiques et juridiques de notre État-nation. Malgré les campagnes hystériques et hargneuses de la « médiacratie » fédéraliste, cette proposition reçoit toujours un appui de plus de 60 % de la population. La consultation populaire qui mènera à son adoption sera l’occasion d’un formidable exercice de pédagogie qui permettra au peuple de dessiner les contours d’un pays à venir. Non, il ne s’agit pas d’une constitution de province, il s’agit d’une constitution d’État, qui s’opposera à celle d’un autre État.

    Le rapport de force : il est à prévoir que cette constitution, dont le peuple du Québec se sera doté de façon démocratique, entrera en conflit de légitimité avec la Constitution de 1982, qui nous fut imposée arbitrairement et que l’Assemblée nationale a rejetée unanimement. Si on garde un appui supérieur à 60 % tout au long du parcours, nous pourrons envisager de demander au peuple de trancher définitivement la question, par référendum (si cette voie est praticable) ou par un autre mode d’accession tout aussi légitime, l’élection décisionnelle.

    (...)

    http://www.vigile.net/Pauline-l-imp...

    JCPomerleau


  • Pour la République - Contre l’État usurpateur illégitime du Canada !
    29 août 2009, par Luc Archambault
    M. JC Pomerleau écrit : « Ce rapport de force établi sur un point précis (ex : Charte canadienne vs Charte du Québec) ne pourrait que procurer un avantage stratégique déterminant à la cause de la souveraineté. » Intéressant ! Meech deux en somme ! Provoquer une crise ! Mais cela demande du temps... le temps de mettre au pouvoir un parti ou un COALITION de partis SOUVERAINISTES, le temps de la concevoir et rédiger, le temps de voir une (...)

    Lire ce commentaire

    M. JC Pomerleau écrit :

    « Ce rapport de force établi sur un point précis (ex : Charte canadienne vs Charte du Québec) ne pourrait que procurer un avantage stratégique déterminant à la cause de la souveraineté. »

    Intéressant !

    Meech deux en somme ! Provoquer une crise !

    Mais cela demande du temps... le temps de mettre au pouvoir un parti ou un COALITION de partis SOUVERAINISTES, le temps de la concevoir et rédiger, le temps de voir une cause survenir, être déposé dans le processus juridique, le temps que la Cour suprême illégitime du Canada abusif s’en empare, en débatte, publie son jugement, qui devra répudier la Constitution de l’État du peuple souverain du Québec partie de l’État illégitime du Canada...

    On en a pour un minimum de 10 ou 15 ans...

    Je privilégie plutôt une approche qui appellerait d’emblée ce peuple souverain du Québec à plutôt invalider l’unilatérale légalité illégitime du Canada, cela pour fonder d’emblée un État valide et légitime nommément approuvé par le peuple souverain du Québec qui adopterait pour seule légalité légitime sur son territoire national du Québec celle de la Constitution de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.

    En effet, faire adopter par l’Assemblée nationale une Constitution du Québec n’est toujours que fonctionner dans un État illégitime du Canada. L’Assemblée nationale n’a de légalité, de légitimité qu’en vertu subsidiaire de l’État illégitime du Canada jamais soumis nommément à nos voix.

    C’est encore se placer sous l’autorité usurpatrice impériale canadianisatrice en donnant la fausse impression de légitimité à ce processus toujours jamais nommément soumis à nos voix. ET, soumettre nommément à nos voix une Constitution du Québec partie de l’État actuel illégitime du Canada, sans pour autant fonder la République se trouve à valider l’actuel État illégitime du Canada.

    On n’en sort pas, sans parler du délai inhérent à tel dispositif de création de crise.

    Cependant, je n’abonde pas pour autant dans la proposition de M. Cloutier qui consiste à faire approuver par une seule élection, l’Acte qui fonderait l’État souverain de manière suspensive.

    « Ceci veut dire que le Québec pourrait dès maintenant se doter d’une Loi fondamentale intérimaire progressiste tout en remettant à plus tard l’adoption des clauses de rupture »

    Ce processus ne fait que valider l’actuel État du Canada jamais soumis nommément à nos voix. Ce qui l’autorise à invalider toute décision de l’Assemblé nationale qui en vertu de cet État abusif est assujettie à aux volontés du Parlement du Canada.

    On n’en sort pas davantage.

    La seule issue possible, mais peut-être n’est-ce qu’une question de clarification du processus d’un principe que nous partagerions, est de faire l’UNION de nos forces autour d’une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ. À commencer par la réunion en CONSTITUANTE de l’ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC ( Ottawa 75 - Québec 125 (102/200 en 2009)), ce qui représente bien l’UNION de nos forces démocratiques par la voix de toute notre députation.

    Cela en vertu d’un mandat de gouvernement obtenu grâce à cet engagement électoral. Telle CONSTITUANTE, votant l’invalidation sur le territoire national du peuple souverain du Québec, de la légalité illégitime de tout État ne s’étant pas nommément soumis aux voix du peuple, et en concevant, rédigeant et votant la CONSTITUTION PRIMORDIALE de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, le tout à voter par l’ASSEMBLÉE NATIONALE qui soumettra le tout nommément aux voix du peuple souverain du Québec, ce qui fondera dans un premier mandat de tel GOUVERNEMENT de COALITION de SOUVERAINETÉ telle et seule légalité légitime devant s’imposer sur le territoire national du Québec.

    Il sera toujours temps de voir la Cour suprême du Canada s’opposer à la COUR SUPRÊME du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, créée en vertu de notre seule VALIDE CONSTITUTION dûment approuvée par un OUI tonitruant et décisif. Je ne vois pas en vertu de quoi elle pourrait supplanter un vote référendaire démocratique.

    Je ne suis pas d’accord non plus sur le fait de constitutionnaliser la « gratuité dans l’éducation et la santé ». Cette notion de gratuité étant tout à fait relative, puisque rien n’est gratuit. Cependant, le principe de droit à l’éducation et aux soins de santé égaux sans égard à la richesse des uns et des autres, c’est autre chose. ET encore, c’est relatif, tout dépend des soins dont on parle et cela doit s’adapter aux contingences de la science et de la richesse collective de la nation, cela est donc du ressort du gouvernement de la République.

    D’autant qu’il nous faut dans un premier temps d’abord fonder la RÉPUBLIQUE, il sera toujours temps d’en parfaire la CONSTITUTION. C’est un noble objectif en soi, il n’a pas à endosser quelque autres attraits que celui là. En cela je suis d’accord avec M. Louis Bernard L’indépendance est une fin en soi !. S’il faut une l’assujettir au , on n’en sort pas. Mais si certaines disposition du « projet social » font consensus et sont constitutionnalisable tant mieux, sinon, il ne faut pas en faire état dans la CONSTITUTION PRIMORDIALE à parfaire après avoir fondé l’État valide républicain qu’il nous faut en lieu et place d’un État monarchique usurpateur.


  • Pour la République - Loi no1
    29 août 2009, par Luc Archambault
    Compléments aux commentaires de M. Pomerleau « trancher définitivement la question, par référendum (si cette voie est praticable) ou par un autre mode d’accession tout aussi légitime, l’élection décisionnelle. » Malheureusement il n’y a pas d’autres « modes d’accession légitime » que l’appel aux voix du peuple direct concernant la Constitution de l’État. Une élection décisionnelle, ne peut (...)

    Lire ce commentaire

    Compléments aux commentaires de M. Pomerleau

    « trancher définitivement la question, par référendum (si cette voie est praticable) ou par un autre mode d’accession tout aussi légitime, l’élection décisionnelle. »

    Malheureusement il n’y a pas d’autres « modes d’accession légitime » que l’appel aux voix du peuple direct concernant la Constitution de l’État.

    Une élection décisionnelle, ne peut s’appliquer pour de multiples raisons d’ordre politiques, juridiques, démocratiques et stratégiques.

    Problème stratégique et politique

    D’abord précisons de que pourrait être dans ce contexte une élection décisionnelle. Il s’agit d’une élection normale au cours de laquelle un parti ou une coalition de partis souverainistes décidaient de présenter comme élément essentiel de leur programme électoral la Constitution en question. Or une élection ne se fait pas sur un seul sujet. Elle se fait pour élire une députation du peuple démocratique afin d’élire un gouvernement sur la base de son programme, de ses réalisations passées ou à venir et sur la base du bilan du gouvernement sortant. Si le gouvernement sortant est fédéraliste comme actuellement, ou souverainiste comme cela pourrait survenir si un parti ou une coalition de partis souverainiste accède au pouvoir et déclenche une « élection décisionnelle », rien en peut empêcher de faire campagne sur un autre sujet que la Constitution. Ce qui pose problème, stratégique et politique. On pourra invoquer n’importe quoi d’autre que la Constitution pour la contrer, y compris le bilan du gouvernement ou l’à propos d’élire à nouveau un gouvernement souverainiste.

    Problème juridique et légitimité démocratique

    Admettons que telle élection permet d’élire une députation souverainiste capable de majoritairement voter telle LOI 001 de CONSTITUTION par l’Assemblée nationale, deux avènements sont possibles, ou bien cette majorité parlementaire correspond à une majorité des voix, ou bien ce n’est pas le cas. Dans tous les cas, personne ne pourra affirmer que l’élection a porté uniquement sur les termes de la Constitution puisqu’une élection porte aussi sur un très grand nombre de sujets.

    Si l’Assemblée nationale adopte néanmoins telle Constitution, quelle que soit l’adéquation entre la majorité parlementaire et la majorité des voix, le Parlement du Canada pourra à bon droit invalider telle LOI, comme l’y autorise la CONSTITUTION du Canada. Ce qui ne pourra être que validé par la Cour suprême du Canada. En soi, une telle contestation valide légalement en vertu d’une légitimité qu’on aura par défaut validée, démarre mal l’État en question et nous livre à un affaiblissement dangereux, d’autant, si les voix du peuple ne sont pas également conformes la majorité parlementaire. Tout cela ne pourra que provoquer confusion et confrontations des plus dommageables.

    L’État du Canada pourra le faire parce que la seule chose qui pourrait invalider ses décisions serait d’appeler le peuple à nommément invalider l’État du Canada parce qu’il ne s’est jamais nommément soumis à nos voix. Il s’est toujours imposé en vertu de la seule décision abusive de la Couronne britannique et le seul vote de la députation du peuple au Parlement d’Ottawa. En n’appelant pas le peuple à invalider tel État, c’est dire qu’on le valide. On valide donc son pouvoir de désaveux à l’égard des LOI de l’Assemblée nationale qu’il est en mesure de faire valoir légitimement, si nous n’avons pas préalablement retiré à tel État la légitimité dont il se pare abusivement.

    Le seul moyen de lui retirer la légitimité de se faire ainsi comme toujours l’abuseur de tout un peuple, est d’appeler ce peuple à invalider tout État qui ne se serait pas nommément soumis à ses voix.

    Ce qui impose la réciprocité qui nous fait défaut aujourd’hui.

    En effet cette asymétrie a permis à l’État illégitime du Canada de se parer abusivement de ce qu’il n’a jamais pu nommément obtenir. Pourquoi ? Parce qu’il est incapable d’obtenir telle légitimité. L’État du Canada ne passe pas. Il est rejeté par la majorité des Québécois, il est répudié par l’Assemblée nationale ET par la majorité des Québécois... Sauf que... personne n’a demandé au peuple de se prononcer à cet égard. Ce pourquoi le Canada abusif, en vertu de sa légalité usurpatrice peut se permettre d’ignorer le vote de l’Assemblée nationale. Ce qui se trouve dans les faits à utiliser son pouvoir de désaveu qu’il se garde bien de nommément utiliser, justement pour ne pas nous heurter de front.

    Le Canada torve a toujours su ne pas nous affronter de face. Il s’est toujours soustrait à telle confrontation. Ce pourquoi, il nous faut le confronter nommément et de face, parce qu’il va perdre. Il le sait, et voilà pourquoi il s’est évertué à ne jamais le faire. Ce pourquoi il ne s’est jamais nommément soumis à nos voix. Voilà donc ce qu’il nous faut faire, le confronter, le sommer de se nommément et réciproquement soumettre à nos voix, à défaut de quoi sa légalité illégitime abusive et tutélaire devra être sur le territoire national du peuple souverain du Québec nommément proclamé nulle et invalide. Ce qui permet ensuite de réciproquement valider de nos voix, la seule légalité légitime devant s’imposer sous l’autorité suprême de la Constitution de la République démocratique du peuple souverain du Québec.

    Aucune élection décisionnelle ne peut battre ça, ne peut imposer ça, légitimement, contre une légalité dûment et nommément invalidée par la démocratie du peuple souverain.

    Par contre, il nous faut faire des prochaines élections à Montréal, à Ottawa et enfin à Québec des « élections toujours plus décisives » dans une crescendo irrésistible et enthousiasmant, sur la base de l’UNION de nos forces COALISÉES, capables d’élire un GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ réunissant toute notre députation en CONSTITUANTE et capables de faire mentir Pierre Elliott Trudeau qui a comme seule légitimité réuni virtuellement telle ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, prétendant qu’elle validait sa constitution unilatérale. Il nous faut le faire mentir pour enclencher le processus démocratique qui fera voter ensuite une PROCLAMATION de l’INVALIDITÉ sur le territoire national du Québec de tout État n’ayant pas nommément soumis à nos voix, qui fera voter la CONSTITUTION de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC par l’Assemblée nationale, toutes choses qui auront force de seule loi devant s’appliquer sur notre territoire national du Québec après avoir été nommément soumises à nos voix libres et souveraines.

    Rien ne peut battre telle légitimité démocratique, ce qui permet de fonder une RÉPUBLIQUE sur des bases solides incontestables et pérennes.

    Nous pouvons le faire. Nous pourrons le faire quand nous aurons su, pu, faire l’UNION de nos forces autour d’une STRATÉGIE et d’un PROGRAMME COMMUNS de SOUVERAINETÉ nous permettant d’emporter l’adhésion de toutes les composantes citoyennes, militantes et politiques de la mouvance souverainiste.

    Cette UNION sera le coup d’envoi d’un processus imparable et irréductible capable d’emporter l’adhésion de tout un peuple qui n’attend que ça, faire l’UNION patriotique qu’il lui faut pour fonder l’État valide qu’il désire fonder depuis la Conquête il y aura 250 ans le 13 septembre 2009, dans quelques jours.

    Vive le peuple libre et souverain du Québec libre !

    Vive la République démocratique du peuple souverain du Québec !


  • Pour la République - Loi no1
    29 août 2009, par Hélèna

    Passionnant votre article et les commentaires. Je n’en démords pas, il faut l’UNION des forces pour aller vers l’Indépendance du Québec et, en bonne et due forme, le TEXTE de notre Constitution. C’est là que se précisera la RÉPUBLIQUE du QUÉBEC SOUVERAIN.

    Les Québécois ne sont pas et seront jamais monarchistes. Ils sont donc condamnés par la force des choses à être républicains et à vivre sous la République. Pardonnez-moi, il semble que le terme "voués" "appelés" serait plus juste.

    Merci Hélèna


  • Pour la République @Luc Archambault
    29 août 2009
    Vous écrivez : Mais cela demande du temps... le temps de mettre au pouvoir un parti ou un COALITION de partis SOUVERAINISTES, le temps de la concevoir et rédiger, le temps de voir une cause survenir, être déposé dans le processus juridique, le temps que la Cour suprême illégitime du Canada abusif s’en empare, en débatte, publie son jugement, qui devra répudier la Constitution de l’État du peuple souverain du Québec partie de (...)

    Lire ce commentaire

    Vous écrivez :

    Mais cela demande du temps... le temps de mettre au pouvoir un parti ou un COALITION de partis SOUVERAINISTES, le temps de la concevoir et rédiger, le temps de voir une cause survenir, être déposé dans le processus juridique, le temps que la Cour suprême illégitime du Canada abusif s’en empare, en débatte, publie son jugement, qui devra répudier la Constitution de l’État du peuple souverain du Québec partie de l’État illégitime du Canada...

    On en a pour un minimum de 10 ou 15 ans...

    Les prochaines élections générales auront lieu dans environ trois ans. D’ici ces trois années, le programme d’État républicain, tel que proposé par Me Coutier, fera son chemin. Il s’agit-là d’un programme innovateur, inédit dans la mesure où l’esprit républicain y est mis de l’avant. Une première dans l’histoire du mouvement indépendantiste des quarante dernières années. Jamais avant aujourd’hui, l’idéal républicain ne s’est arrimé à l’idéal indépendantiste. Dans ce projet de Loi fondamentale basé sur l’esprit républicain, nous sortons de l’ornière tracée et incrustée par les unionistes canadian où se retrouve l’éternelle opposition indépendantistes vs fédéralistes donnant ainsi la part belle à l’indéfendable notion de fédéralisme. Or le Canada™ n’est pas tant fédéraliste qu’impérialiste, colonialiste où les minorités ( ethniques et/ou linguistiques ) et les nouvelles générations immigrantes sont instrumentalisées au profit d’une élite financière qui carbure à la division ( le multiculturalisme ) et à au néolibéralisme , c’est cela le véritable visage du Dominion of Canada™. D’ici 2012 , si nous réussissons à faire front commun pour la République, nous aurons le temps de présenter ce nouvel angle de point de vue. Un républicanisme qui, lui, s’oppose catégoriquement à la mentalité doublement monarchiste de l’élite anglo-saxonne qui ne correspond EN RIEN aux valeurs des Québécois ! Continuer à combattre le fédéralisme c’est faire fausse route, c’est adopter, accepter les règles du jeu et la rhétorique de l’adversaire impérialo-colonialiste qui se cache derrière l’image intouchable du fédéralisme tout en diabolisant celle des séparatistes qui veulent briser ce merveilleux système fédéraliste canadian ! C’est ce mensonge qu’il faut dénoncer en mettant de l’avant l’esprit républicain. Le reste n’est que question de volonté et surtout de bonne foi. Dès lors, la balle est dans le camp de nos représentants souverainistes/indépendantistes élus.

    Je profite du moment, pour vous signaler, M. Archambault, que parler de République démocratique est un pléonasme. Une véritable république, dans sons sens le plus noble est, par définition, démocratique.


  • Pour la République - Loi no1
    29 août 2009
    "Il faut se méfier de la littérature et écrire pour tirer au clair une situation" (J P Sartre) UN : L’État du Québec existe. Il a été annexé (1759). Le défi est de sortir de cette structure colonial aliénante. Pour y parvenir il faut nécessairement établir un rapport de force favorable avec l’État arbitraire qu’est Ottawa. Oublier le souhait démocratique, la rupture ne résultera que d’un rapport de force favorable. (...)

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    "Il faut se méfier de la littérature et écrire pour tirer au clair une situation" (J P Sartre)

    UN : L’État du Québec existe. Il a été annexé (1759). Le défi est de sortir de cette structure colonial aliénante. Pour y parvenir il faut nécessairement établir un rapport de force favorable avec l’État arbitraire qu’est Ottawa. Oublier le souhait démocratique, la rupture ne résultera que d’un rapport de force favorable. Nous ne sommes pas en littérature nous sommes ici dans le physique des vecteurs (on mesure une force par rapport à une autre force). Il s’agit donc de donner de la potentialité à notre État pour parvenir au rapport de force favorable.

    Et c’est ici que la proposition de Me Cloutier prend toute son intérêt. Peu importe le statut actuel du Québec. La Constitution doit en être une d’État et non de province à l’intérieur du cadre fédéral. En respectant ces termes, ce projet donnerait la chance au parti qui la propose de faire une vaste consultation ( genre Bélanger Campeau qui a recueillie plus de 55 000 interventions) ce qui donnerait la chance au citoyens de se dessiner un pays. Un exercice pédagogique d’une portée politique considérable : L’adhésion volontaire et raisonnée à un État, celui du Québec. Sans assumer le risque de la rupture au préalable.

    La politique est dynamique et mouvement. Et a besoin d’un déclencheur : La Révolution tranquille a mener au Référendum de 1980 ; et, le Lac Meech a mené à celui de 1995.

    Ce projet de Constitution, qui est un morceau du programme d’une Révolution tranquille phase 2, en précisant les termes politiques et juridiques de l’État du Québec, préciserait les contours du Pays. Elle serait un déclencheur, structurant et portant, d’un nouvel élan pour rompre le cadre constitutionnel.

    La Loi 99 établit de jure que le Québec s’est reconnu comme État capable d’agir souverainement pour définir son destin. (cette Loi est actuellement contester par M Tyler). Tout ce qui nous manque c’est un rapport de force favorable que l’on doit bâtir. Et ce projet de Constitution est la pièce maitresse pour y arriver.

    Me Cloutier pourrait faire oeuvre utile en travaillant ce dossier pour s’assurer que le provincialisme ne prenne pas le dessus sur la priorité de se doter d’une Constitution d’État. Pour le moment il importe de garder ce projet de départ le plus simple possible en laissant la porte ouverte pour que les citoyens puissent la bonifier pour qu’elle devienne LEUR Constitution.

    Avec plus de 60% d’appuis cette Constitution donnerait à ceux qui la porte un rapport de force favorable face à l"État arbitraire qu’est Ottawa.

    JCPomerleau


  • Pour la République @Luc Archambault
    29 août 2009, par Danièle Fortin

    Dans ma réplique au commentaire de Luc Archambault, j’ai oublié de m’identifier.

    Ce qui est maintenant chose faite.


  • Pour la République - Loi no1
    30 août 2009, par Luc Archambault
    M. Pomerleau, S’il est question de république comment concilier vos deux assertions suivantes ? « Oublier le souhait démocratique... » « Une véritable république, dans sons sens le plus noble est, par définition, démocratique. » Pour ma part je parle de RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN. Il n’est pas question de souhait, il est question de principe fondateur, comme le suggère le principe républicain s’il est (...)

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    M. Pomerleau,

    S’il est question de république comment concilier vos deux assertions suivantes ?

    « Oublier le souhait démocratique... »

    « Une véritable république, dans sons sens le plus noble est, par définition, démocratique. »

    Pour ma part je parle de RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN. Il n’est pas question de souhait, il est question de principe fondateur, comme le suggère le principe républicain s’il est question de « chose publique », « chose du peuple », de « Peuple Roi ».

    République

    « La république est une des formes constitutionnelles de l’État, qui se conçoit comme consubstantiel du peuple. Toute république doit donc être comprise, définie et fondée par opposition aux conceptions monarchiques ou théocratiques de l’État et de la Nation. »

    «  Il existe de nombreuses conceptions de la république, et autant de formes concrètes, par exemple les républiques socialistes (Vietnam), démocratique (Congo), populaire (Chine, Bangladesh), islamique (Pakistan, Iran), fédérale (Allemagne, Brésil), Arabe (Égypte, Syrie), bolivarienne (Venezuela)... »

    Wikipédia

    Vous dites encore :

    « ... la rupture [ d’avec un État illégitime jamais validé nommément par les voix du peuple souverain du Québec sur son territoire national du Québec ] ne résultera que d’un rapport de force favorable. »

    Nous sommes d’accord. Et ce rapport de force « favorable », à la faveur du principe de la démocratie républicaine, ne pourra s’opérer qu’entre d’une part un État abusif illégitime et d’autre part, la force, l’UNION des forces d’un peuple démocratique, pacifiste et souverain, invalidant l’État illégitime tutélaire jamais nommément soumis aux voix du peuple sur son territoire national qui s’impose à nous, d’AUTORITÉ monarchique ou bientôt républicaine, depuis la Conquête.

    Pour que ce « rapport de force » opère, dès lors que nous savons faire l’UNION de nos forces, il faudra rapatrier notre députation à Québec pour appeler ce peuple souverain à se nommément proclamer l’Autorité démocratique suprême seule capable de légitimement fonder sur son territoire national une RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC. Ce que n’est pas l’État usurpateur impérial et annexionniste du Canada, n’ayant jamais obtenu le OUI qui le validerait.

    « L’idéal républicain » s’est depuis toujours « arrimé à l’idéal indépendantiste ». Il a toujours été question de fonder ici une République présidentielle quant à moi.

    J’en ai notamment parlé en invitant M. Duceppe à résister à l’envie de répéter l’erreur de Lucien Bouchard, en septembre dernier pour plutôt n’accepter de gouverner le Québec que le jour...

    «  où le Chef du Bloc québécois pourra poser sa candidature aux élections qui donneront le vrai pouvoir d’action à peuple souverain du Québec, « maître chez lui », c’est-à-dire, lorsque ce peuple souverain se décidera à élire le premier Président de la République de l’État du Québec souverain ! »

    Tribune libre de Vigile 2008 09 29 - M. Duceppe, le Chef du Bloc québécois, Un vrai chef pour un vrai peuple souverain

    Le 18 août courant Danièle Fortin relançait l’idée partie intégrante du projet souverainiste :

    Prendre l’initiative de définir la république pour donner le goût du pays

    M. Cloutier la formalise en l’associant à une « élection décisionnelle »

    Vous abondez :

    « Un républicanisme qui, lui, s’oppose catégoriquement à la mentalité doublement monarchiste de l’élite anglo-saxonne qui ne correspond EN RIEN aux valeurs des Québécois ! »

    Or, comme le souligne madame Fortin,

    « Comme l’indiquait André Binette dans son texte " Quelle constitution pour le Québec ? " reproduit sur Vigile, et devant un récent sondage révélant la popularité grandissante des Canadiens en faveur de l’abolition de la monarchie ( 65% des Canadiens souhaitent l’abolition de la monarchie -Cyberpresse ), il est à craindre que, pour damer le pion au mouvement indépendantiste, Ottawa soit tenté de se refaire une virginité constitutionnelle en mettant en œuvre un changement de régime dès la fin du règne de l’actuelle souveraine. »

    Le seul « RÉPUBLICANISME » n’est pas garant de tout. Ce qui est garant de tout c’est un État fondé nommément sur les voix du peuple souverain. Ce que n’est pas l’État du Canada et ce que ne pourrait être l’actuel État du Canada, réformé tel quel en république, il est répudié en l’état par la très grande majorité des Québécois parce que sa majorité peut et pourra toujours s’imposer autocratiquement ou démocratiquement sur nous sur notre territoire national.

    Vous poursuivez en disant :

    « ... ce projet donnerait la chance au parti qui la propose de faire une vaste consultation ( genre Bélanger Campeau qui a recueillie plus de 55 000 interventions) ce qui donnerait la chance aux citoyens de se dessiner un pays. Un exercice pédagogique d’une portée politique considérable : L’adhésion volontaire et raisonnée à un État, celui du Québec. Sans assumer le risque de la rupture au préalable. »

    Cette vaste consultation ne devra se faire qu’après un vote sur l’invalidation de tout État ne s’étant pas nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec sur son territoire national, invalidant l’État illégitime du Canada et après avoir soumis à son approbation la CONSTITUTION PRIMORDIALE conçue et votée par la CONSTITUANTE formée par l’ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC et votée par l’Assemblée nationale. En cela je suis d’accord avec Me Cloutier.

    Une telle consultation ne pourra que nous diviser et compromettre l’UNION nationale qu’il nous faut pour fonder l’État valide que nous voulons. C’est ça le fait ESSENTIEL qu’il nous faut. Chacun prétextant tel détail pour s’y opposer et ainsi ajourner encore la fondation de l’État valide.

    Nous sommes sur la bonne voie

    Mais il faut mettre au point le dispositif utile, simple, efficace, comme le propose Me Cloutier, nous permettant de remporter l’épreuve de force entre d’une part un peuple démocratique, pacifiste et souverain et d’autre part un État tutélaire usurpateur jamais nommément soumis à nos voix libres et souveraines sur notre territoire national du Québec qu’il soit monarchiste ou républicain, comme il semble sur le point de le devenir sur son territoire national.

    Ce qui est capital, c’est de nous proclamer, NOUS le peuple souverain du Québec, la seule et unique AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME sur NOTRE territoire national du Québec.

    Le meilleur moyen de le faire est d’assujettir nommément tout État, quel qu’il soit, à NOTRE démocratique approbation. C’est là que se situe la masse du rapport de force entre d’une part, un État qui se croit propriétaire de ce que nous sommes et du sol qui est le nôtre, et d’autre part, NOUS, le peuple souverain, seul légitime gardien de notre territoire national.

    La République démocratique d’ABORD, ce qu’elle sera et deviendra suivra !


  • Pour la République - Loi no1
    30 août 2009, par Gilles Bousquet
    MichelG a raison d’écrire qu’Ottawa prime mais, si Ottawa invalidait une constitution québécoise voulue par les Québécois, ça créerait une crise et, une crise Ottawa-Québec, c’est bon pour la souveraineté du Québec
  • Pour la République - Loi no1
    30 août 2009

    Pour éclairer le débat il est utile de comprendre la portée de la Loi 99 qui est le fondement de jure de la souveraineté de l’État du Québec. Voici la déclaration du Ministre Joseph Facal à cet effet (À lire absolument pour maintenir une certaine rigueur dans le débat) :

    ....................

    Intervention de M. Joseph Facal lors du débat de la motion d’adoption du projet de loi 99 – Loi sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec

    (...)

    En quelques mots, le projet de loi no 99 réitère les principes politiques et juridiques qui constituent les assises de la société et de la démocratie québécoises. Il consacre notamment le droit fondamental du peuple québécois à disposer librement de son avenir politique. Il réaffirme la souveraineté de l’État du Québec dans tous ses domaines de compétence, tant à l’interne que sur la scène internationale, ainsi que l’intégrité du territoire québécois.

    (...)

    http://www.saic.gouv.qc.ca/centre_d...

    .......................

    Cette Loi 99 est contesté. Et si la Cour Suprême l’invalide ou suggère des modifications. Il est à prévoir que le PLQ-Charest aurait à la réécrire pour mieux nous enfermer dans la cage à castor canadienne :

    http://www.vigile.net/Bill-99-rulin...

    JCPomerleau


  • Pour la République - Loi no1
    30 août 2009, par O
    Monsieur Luc, Je crois utile d’extraire de votre matériel ces lignes : · « Compléments aux commentaires de M. Pomerleau « trancher définitivement la question, par référendum (si cette voie est praticable) ou par un autre mode d’accession tout aussi légitime, l’élection décisionnelle. » Malheureusement il n’y a pas d’autres « modes d’accession légitime » que l’appel aux voix du peuple direct (...)

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    Monsieur Luc,

    Je crois utile d’extraire de votre matériel ces lignes :

    · « Compléments aux commentaires de M. Pomerleau « trancher définitivement la question, par référendum (si cette voie est praticable) ou par un autre mode d’accession tout aussi légitime, l’élection décisionnelle. » Malheureusement il n’y a pas d’autres « modes d’accession légitime » que l’appel aux voix du peuple direct concernant la Constitution de l’État. Une élection décisionnelle, ne peut s’appliquer pour de multiples raisons d’ordre politiques, juridiques, démocratiques et stratégiques. Problème stratégique et politique. »

    Et vous développez ces multiples raisons qui invalident l’usage de l’élection décisionnelle. Comme cet argumentaire semble juridiquement fondé, il m’apparaît capital puisque plusieurs auteurs, ici, opposent souvent cette stratégie à celle du référendum, rendu inutilisable par la loi de la clarté. Or, vous contrez cette dernière opinion par la théorie, plus audacieuse, d’invalider le pays occupant… C’est peut-être ici qu’il faudra vulgariser dans la simplicité.

    Deuxième observation, concernant le « pléonasme République-démocratie ».

    À relire attentivement : Claude Delbos : Les fondements de la République.

    http://www.vigile.net/Les-fondement...

    L’idée de République, apparemment simple dans sa conception générale, conduit dans sa mise en œuvre à des mécanismes complexes, destinés à concilier des valeurs contradictoires (dialectique constante entre égalité et liberté). Tempérer et équilibrer les forces antagonistes de liberté et d’égalité

    L’individualisme, exclusivement replié sur les valeurs matérielles, ne prendrait alors plus en compte la solidarité citoyenne, et la liberté économique détruirait l’égalité politique. Il faut aussi éviter la tyrannie démocratique : le système qui autoriserait la majorité à gouverner contre les minorités. Pour conjurer ce risque, il faut assurer la liberté d’association, et créer des structures intermédiaires entre l’individu et l’État. Le libéralisme politique est l’antidote du despotisme démocratique. Enfin, pour que le principe de souveraineté du peuple fonctionne il faut instruire et éduquer les citoyens. Plus que les lois, ce sont les mœurs du peuple qui assurent la stabilité démocratique d’une république libérale.


  • Pour la République - Loi No 001
    30 août 2009, par Luc Archambault
    @ M. Ouhgo « Comme cet argumentaire semble juridiquement fondé, il m’apparaît capital puisque plusieurs auteurs, ici, opposent souvent cette stratégie à celle du référendum, rendu inutilisable par la loi de la clarté. Or, vous contrez cette dernière opinion par la théorie, plus audacieuse, d’invalider le pays occupant… C’est peut-être ici qu’il faudra vulgariser dans la simplicité. » Certes... je ne (...)

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    @ M. Ouhgo

    « Comme cet argumentaire semble juridiquement fondé, il m’apparaît capital puisque plusieurs auteurs, ici, opposent souvent cette stratégie à celle du référendum, rendu inutilisable par la loi de la clarté. Or, vous contrez cette dernière opinion par la théorie, plus audacieuse, d’invalider le pays occupant… C’est peut-être ici qu’il faudra vulgariser dans la simplicité. »

    Certes... je ne l’ai pu jusqu’à maintenant. Pour la bonne et simple raison que pour défaire nos a priori, il faut s’attaquer à un nombre incalculable de données historiques, sociétales, politiques, culturelles et identitaires, dont celle qui nous fait nous identifier à la défaite de la voie référendaire et ne trouver pour en sortir que le fait de s’en dissocier. Ce qui est la réponse de certains. Ça ne marche pas pour nous, trouvons autre chose. Or, ma réponse à moi, c’est que si ça ne marche pas pour nous, ça ne fonctionne pas davantage pour les canadianisateurs. Voilà ce qu’il faut comprendre.

    ET pire... pour eux. Eux, ces canadianisateurs qui disent que le peuple ne veut pas de référendum, sont piégés, si le référendum est bien le seul et valide outil capable de fonder un État valide et légitime, car eux, savent qu’ils seraient irrémédiablement battus. Ce n’est pas pour rien qu’ils tentent de nous faire croire que nous ne voulons pas de référendum...

    ET, tout lacunaire que soit ma défense et illustration « juridiquement fondées », comme vous dites, j’aurai néanmoins réussi à force à susciter votre intérêt qui vous fait maintenant considérer cette voie nouvelle. Ce qui permet maintenant d’en parler sérieusement de manière à pouvoir parvenir à en dégager la substantifique moelle. Je compte sur vous pour le faire... Personnellement je pense avoir déjà beaucoup donné.

    « Deuxième observation, concernant le « pléonasme République-démocratie » » Claude Delbos : Les fondements de la République.

    Ce n’est pas un pléonasme... Nous ne voulons pas une « République islamiste »... nous voulons une République... démocratique... Le seul fait qu’existent des Républiques... islamiste, socialiste, populaire, etc... impose un qualificatif...

    Reste à savoir quel genre de démocratie nous voulons. Et ça, nous aurons l’éternité pour la faire comme nous le majoritairement et démocratiquement voulons, NOUS le PEUPLE SOUVERAIN... Mais encore faut-il fonder d’abord la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE en question... Merci pour la référence.

    Nous sommes d’accord

    Sur le principe nous sommes d’accord, reste à définir les STRATÉGIES et les termes formalisant une proposition de PROGRAMME COMMUN de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC que nous voulons, ENSEMBLE, mettre de l’AVANT... afin de la soumettre cette PROPOSITION INITIALE, à toutes les instances et composantes, politiques, citoyennes, militantes et partisanes de la mouvance souverainistes afin de faire, après discussion, l’UNION de TOUTES nos FORCES, et ce, de toutes NOS forces, et ce encore, DANS LES MEILLEURS délais, si possible en tant que principe premier sur l’ESSENTIEL d’ici les prochaines élections décisives à tenir au Québec, à Montréal, à Ottawa et enfin à Québec, pour les faire, dans un crescendo irrésistible, des élections chaque fois toujours plus décisives, afin d’élire dans 2 ou 3 ans une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ capable de rapatrier toute notre députation à Québec apte et capable d’invalider l’État abusif et illégitime du Canada actuel et pour fonder nommément sur l’expression de nos voix libre et souveraines, une RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC... libre et indépendante comme le sont toutes les Nations-Unis de ce monde politique, économique et culturel qui est le nôtre, à nous, les PEUPLES HUMAINS libres de choisir leur destin souverain.

    Est-ce trop long ! ?

    Qu’est-ce qui n’est pas simple et clair dans cet énoncé ?


  • Pour la République - Loi no1
    30 août 2009, par Marcel Haché

    L’immense avantage politique de la proposition de M.Cloutier—car c’est immense— c’est que cela ne forcerait pas le jeu politique plus que nécessaire dans la conquête du pouvoir par le P.Q.

    En effet, cette proposition n’expose pas à une contre-campagne libérale, efficace, les libéraux provinciaux eux-mêmes n’ayant jamais rejoint le coup de force de 1982.Pour tout dire : c’est un terrain sur lequel les libéraux ne voudraient pas aller, et sur lequel ils n’iraient pas. Ils seraient bien trop vulnérables.

    Mais pour qu’il y ait « avantage », c’est plutôt bientôt, plutôt que tard, qu’il faudrait que le P.Q. (toute la mouvance indépendantiste) campe cette position. Grosse commande ! Et bonne chance avec Québec Solidaire !

    Je douterais cependant d’une campagne qui ciblerait beaucoup et en exclusivité le poste de lieutenant-gouverneur. Pas beaucoup de millage possible par là. Peu importe les sondages.

    Mais quel millage possible, sans entrave, SANS ENTRAVE ! avant, pendant et après la conquête du pouvoir avec l’arme politique par excellence : la « citoyenneté » ! Le P.Q. gagnerait à insister.

    L’indépendance est là ! Possible.

    Suffit simplement de ne pas se tromper de peuple. Jaser comme il faut. Au bon peuple. Enfin, ne pas espérer bêtement que le west island s’y rallierait, à l’élection… (Sans cette espérance insensée, jamais matérialisée, qui ne le sera jamais, seulement cela, juste ça justement, cela démontrerait un peu et un début de détermination de la part du P.Q.)

    Le P.Q. endormi se réveillera-t-il bientôt, un jour, enfin !? Le Bloc, plus endormi encore, qui rêve des « valeurs » des québécois et des québécoises, plutôt que de simplement rêver des québécois et des québécoises, de NOUS, se réveillera-t-il bientôt, un jour, enfin !?

    Wake up ! Nous sommes si proches.

    Je rêve, je sais. Je rêve que le P.Q. renoue avec son passé courageux. Avec bien d’autres, je crois en avoir le droit.


  • Pour la République - @ Luc Archambault ( bis)
    30 août 2009, par Danièle Fortin
    L. Archambault : « L’idéal républicain » s’est depuis toujours « arrimé à l’idéal indépendantiste ». Il a toujours été question de fonder ici une République présidentielle quant à moi. Oui, pour vous comme pour moi et sans doute pour la majorité des habitué-e-s de Vigile, la notion de République n’est pas dénuée de sens. Nous avons tous une idée, plus précise chez les uns que chez d’autres, de ce type de (...)

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    L. Archambault :

    « L’idéal républicain » s’est depuis toujours « arrimé à l’idéal indépendantiste ». Il a toujours été question de fonder ici une République présidentielle quant à moi.

    Oui, pour vous comme pour moi et sans doute pour la majorité des habitué-e-s de Vigile, la notion de République n’est pas dénuée de sens. Nous avons tous une idée, plus précise chez les uns que chez d’autres, de ce type de régime mais soyez honnête, sans faire dans l’élitisme, on ne peut en dire autant pour le citoyen-lambda, et avec raison puisque JAMAIS le Pq, ni le Bloc, ni QS ou même le PI n’ont fait œuvre pédagogique sur l’idée de République ! Il est encore étonnant que nous ayons traversé deux référendums péquistes portant sur le souveraineté sans que ne soit développée la grille sur laquelle reposerait une Constitution de l’État indépendant québécois. Comme je le mentionnais dans mon texte du 18 août, le référendum australien de 99, portant sur l’abolition de la monarchie et l’instauration d’une république, s’est soldé par un échec pour les républicains-abolitionnistes justement parce que le débat sur le type de république dont les Australiens devaient se doter n’avait pas été débattu AVANT la campagne référendaire ! Or la question à 6milliion$ : Pourquoi le Pq n’a-t-il, depuis son élection en 1976, jamais développé la question du républicanisme afin de renseigner la population sur le type de régime qu’il se doterait APRÈS l’indépendance faite ? Comme si la question n’était qu’un point de détail alors qu’il ’agit rien de moins , pour faire image, des plans de la maison dans laquelle s’établirait ce pays ! À moins que l’idée de république ne soit un sujet tabou au Pq ?! Pauline Marois nous serine depuis son couronnement qu’il faut parler du pays. Lors des rassemblements partisans, des marches pour l’indépendance, ce que les indépendantistes scandent est : « ON VEUT UN PAYS ! », j’veux bien mais au final comment ce mantra est-il interprété, reçu consciemment ou inconsciemment par la population en générale ? Comme une volonté de rompre avec le régime fédéraliste canadian, point ! En empruntant ce discours, nous envoyons le signal que nous sommes CONTRE l’entité fédéraliste du Canada mais nous ne proposons rien de concret POUR le remplacer sinon que la nécessité d’assurer la pérennité de notre langue nationale, de notre culture, etc,. Mais comment , en clair, cela se formulera constitutionnellement ? C’est ce que nous propose ici Me Cloutier.

    Par ailleurs, devant un vote référendaire ou électoral en faveur de l’indépendance sans avoir précisé ce sur quoi reposerait l’État souverain, il est à craindre qu’Ottawa propose de négocier avec le Gouvernement ayant initié cette consultation populaire, nous nous retrouverions peut-être avec une souveraineté à 75%, 80% ; un type d’État libre du Québec mais toujours dépendant de la Couronne britannique ? Vous savez aussi bien que moi qu’Ottawa ne nous laissera jamais quitter sa pseudo confédération sans nous entraîner dans un piège comme lui-seul en connaît la recette. Tandis qu’engager DÈS MAINTENANT un débat sur le type de régime et la Constitution dont nous devons nous prévaloir, n’aura que des conséquences positives :

    1° d’informer la population de l’urgente nécessité de nous donner un État républicain et indépendant ;

    2° d’inciter cette même population à participer activement à l’élaboration des bases de sa future république, donc de donner le goût de participer aux affaires de l’État ;

    3° d’envoyer un message clair au Gouvernement canadien : celui de rompre à 100% avec son régime de monarchie constitutionnelle ;

    4° Militer pour l’avènement de la République du Québec permettra, du même coup, de remettre en cause la légitimité voire la légalité constitutionnelle du régime canadian. Ce qui n’a encore JAMAIS été fait à venir jusqu’à présent !

    Non, il est faux de dire que « [l]’idéal républicain » s’est depuis toujours « arrimé à l’idéal indépendantiste » pour la simple et bonne raison que le Pq de René Lévesque à Pauline Marois n’en ont jamais informé clairement et justement la population du Québec.

    Il ne faut pas se le cacher, pour une large proportion de citoyens, la notion de république ( et plus encore de républicain ) renvoie au parti politique de droite étasunien. Sortez un peu de votre coquille et faites votre propre enquête.

    L’indépendance du Québec passera par la République et pas l’inverse et le Pq devra s’y engager dans les prochains mois sinon dans les prochaines semaines ou il devra expliquer pourquoi il s’y refuse ! Il en sera de même pour les autres partis politiques se disant indépendantistes et/ou souverainistes.

     


  • Pour la République - Loi No 001
    31 août 2009, par Luc Archambault
    @ Danièle Fortin Vous écrivez : « Il est encore étonnant que nous ayons traversé deux référendums péquistes portant sur le souveraineté sans que ne soit développée la grille sur laquelle reposerait une Constitution de l’État indépendant québécois. » Ce qui est problématique avec ce genre de raisonnement rétrospectif, c’est que nous jugeons le passé avec la connaissance d’aujourd’hui. On peut s’étonner de (...)

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    @ Danièle Fortin

    Vous écrivez :

    « Il est encore étonnant que nous ayons traversé deux référendums péquistes portant sur le souveraineté sans que ne soit développée la grille sur laquelle reposerait une Constitution de l’État indépendant québécois. »

    Ce qui est problématique avec ce genre de raisonnement rétrospectif, c’est que nous jugeons le passé avec la connaissance d’aujourd’hui. On peut s’étonner de bien des choses, entre autres que l’on ait pensé que la terre était plate, que l’on ait pas pensé que l’hygiène avait quelque chose à voir avec la maladie... que...

    Le problème c’est que l’on s’étonnera un jour qu’on ait monté en épingle cette affaire de République alors que c’est tout autre chose qui aura produit l’effet décisif que nous recherchons depuis 250 ans...

    Pour s’étonner un peu moins, il faut dire que collectivement nous sommes en train de comprendre ce qui se passe en ce qui concerne notre statue de peuple souverain. Il a d’abord fallu tout simplement survivre à la défaite de la Conquête, survivre à la totale destruction du corps social et sociétal qui a fait fuir nos élites, il a fallu résister à l’assimilation prévue pour un peuple si déstructuré, ensuite survivre repliés sur nos terres, ensuite nous ouvrir au monde et... prouver qu’un État souverain était viable. Chose aujourd’hui incontestable qui nous permet d’avoir le loisir maintenant d’envisager mieux comment penser le pays.

    Occupés que nous avons été à nous tâter pour savoir si nous étions en mesure de fonder un État viable, penser l’État lui-même représentait une embûche de plus plutôt qu’un atout. Aujourd’hui on croit trouver en cet atout quelque chose de déterminant, mais peut-être ne sera-ce encore qu’une marche de plus à monter qui en appellera un autre.

    Bref, je suis d’accord l’idée de République qui est là depuis longtemps, partout et pas seulement dans Vigile ( Le Parti république du Québec de Gilles Paquette en témoigne - De même que 1001 raisons pour que le Québec devienne un pays regorgent de mention de la République - Voir aussi quelques références ici-bas ). Depuis quelques mois elle est de plus en plus présente jusqu’à votre texte en passant par celui de Éric Tremblay du PI récemment et des nombreuses mentions dans mes textes. Voilà pourquoi je dis que l’idée de République a toujours été partie de la partie.

    Mais oui, vous avez raison elle n’a pas été populaire, et c’est bien qu’on explore mieux le potentiel de cette avenue qui s’impose, un peu comme un effet de mode, de plus en plus. Comme si l’air du temps n’avait pas permis, depuis le temps qu’on en parle, de faire en sorte que la mayonnaise « pogne »... Il semble que cela soit le cas aujourd’hui... Pourquoi pas !? On aurait scandé Vive la République il y a vingt ans, et on l’a fait... que cela n’aurait pas pris, n’a pas pris ! Aujourd’hui quelque chose a fait en sorte qu’à force d’en parler, l’idée, jumelée à d’autres, semble être conforme à l’air du temps. Pourquoi pas !?

    La démarche de Me Cloutier va dans ce sens en associant l’idée de Constitution déjà dans le paysage depuis 1995, alors que Jacques Parizeau nous invitait dans le cadre de la Commission sur l’avenir du Québec à écrire la page blanche du Préambule de cette future Constitution du Québec souverain en citant les premiers mots de la Constitution des États-Unis : «  NOUS le PEUPLE... ». Ce qui m’a grandement inspiré.

    « En empruntant ce discours, [ de pays au lieu de république ] nous envoyons le signal que nous sommes CONTRE l’entité fédéraliste du Canada, mais nous ne proposons rien de concret POUR le remplacer sinon que la nécessité d’assurer la pérennité de notre langue nationale, de notre culture, etc. »

    Quel est le mal, cela correspond à l’idée de M. Louis Bernard à l’effet que L’indépendance est une fin en soi !. Ça se défend... ET, il faut faire attention en pensant que tout cela règlera tous nos problèmes... Trop vouloir préciser le Pays peut nous enfoncer dans une foire d’empoigne ou chacun voudra exiger ceci ou cela, comme M. Montmarquette qui ne veut d’indépendance que si nous abolissons l’actuel système économique... alors que la droite souverainiste s’y opposera... je caricature, mais le danger est là, ce qui du reste a motivé en partie le fait qu’on ait voulu rester vague en matière de définition de l’État et de sa Constitution. Ce pourquoi je suis d’accord avec Me Cloutier en cette matière. Il ne nous faut pas une CONSTITUTION en bonne et due forme, mais bien un ACTE CONSTITUTIF. Nuance. Une CONSTITUTION PRIMORDIALE donc ! Si j’ai bien compris la proposition de Me Cloutier.

    Bref ! L’idée de République est porteuse aujourd’hui comme jamais elle ne l’a été et tant mieux si elle l’est, et cela n’est pas étranger au dernier sondage concernant le fait que le Canada aussi est prêt à se passer de la Couronne... associée à l’idée aussi porteuse d’ACTE CONSTITUTIF PRIMORDIAL, nous avons de quoi faire.

    Mais j’opine que ce n’est pas suffisant, il nous faut dès maintenant prévoir nous attaquer au noeud du problème. À savoir l’actuelle légalité illégitime qui nous enferme et les menaces de représailles économiques, politiques, sociétales et culturelles qui fédèrent les NON à l’État souverain à venir. Il nous faut aussi appeler le peuple souverain à se PROCLAMER sur son territoire national, l’AUTORITÉ DÉMOCRATIQUE SUPRÊME, seule capable de valider ou invalider un État légitime et démocratique. Ce qui nous permettrait de rétablir la réciprocité et de contrer l’effet de cette légalité contestable dans la seule mesure où on la répudie.

    Le fait qu’on n’ait jamais pensé à le faire m’étonne grandement. Mais ce n’est qu’un étonnement de surface. Tout s’explique, chaque chose en son temps. ET, je pense qu’il est temps de considérer valablement cette option. Et non pas la rejeter d’office et d’emblée. Comme on l’a fait déjà pour cette idée de République et de Constitution.

    Mais soyons patients

    Les boeufs sont lents mais la terre est patiente (1999) Pierre Falardeau - Voir aussi Nicole Hébert - Lettre à Pierre Falardeau - 29 août 2009 - Salut Pierre et prompt rétablissement si la chose est possible, sinon, longue vie !

    Il semble que l’esprit humain ne puisse admettre qu’une idée nouvelle à la fois, le temps de les assimiler, digérer. Quand il s’agit de l’esprit collectif, c’est encore plus lent... voilà pourquoi aussi l’idée de République a mis tant de temps à poindre... Tout n’est pas la faute du PQ... à moins que... oui, tout est toujours la faute du PQ... Il ne nous a pas donné la République que nous voulons. Alors que... n’est-ce pas à nous, le peuple, de prendre en main notre propre destin ? ... Or, pour cela il faut cesser de remettre notre pouvoir entre les mains des autres, il faut cesser d’attendre le Messie et comme l’a dit Jacques Parizeau, «  il faut se cracher dans les mains, et recommencer »... Mais ça...

    Vigile-2009 08 18-Danièle Fortin-Prendre l’initiative de définir la république pour donner le goût du pays-

    Vigile-2009 08 01-Éric Tremblay-La République du Québec assurera enfin la cohésion nationale et la paix sociale-

    Vigile-2009 03 25-Gilles BOUSQUET-Les Québécois de M. Deschamps

    Vigile-2009 02 23-Nicole Hébert-Lettre ouverte à Patrick Bourgeois-Guy Lesieur

    Vigile-2008 09 29-Luc Archambault-M. Duceppe, le Chef du Bloc québécois, Un vrai chef pour un vrai peuple souverain


  • Pour la République - Loi no1
    31 août 2009, par Etienne Rivard

    Bonjour,

    Non seulement je suis d’accord avec l’idée de rédiger et présenter une constitution avant d’accéder à l’indépendance, mais je crois que c’est nécessaire. Pour moi, le référendum est une façon de demander au peuple s’il accepte le projet de pays. Mais sans consitution, on ne sait même pas sur quelles bases on devrait accepter ou rejeter cette proposition. Je crois que ceux qui disent le contraire méprennent la charue pour le boeuf ou vice-versa.

    De plus, je pense qu’une constitution pourrait servir d’instrument ultime dans les débats ethniques (accomodements raisonnables et cie.). Ça permettrait enfin de définir un Québécois. Il serait tout à fait logique de définir un Québécois comme une personne qui accepte de vivre selon les termes de la constitution. C’est une définition qui me plaît parce qu’elle est compatible avec les paroles de Pierre Falardeau que j’essaie ici de citer de mémoire : "Qu’ils soient noirs, jaunes ou rouges avec des pitons jaunes oranges, j’men câlisse. S’ils veulent se battre avec moi, c’est mes frères."

    Beau projet ! Il faut aller de l’avant !


  • Pour la République - Loi no1
    31 août 2009, par O

    Monsieur Luc,

    Quand je vous parle de vulgariser l’idée de répudier l’État illégitime canadien vous résumez ainsi :

    "...afin d’élire dans 2 ou 3 ans une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ capable de rapatrier toute notre députation à Québec apte et capable d’invalider l’État abusif et illégitime du Canada actuel et pour fonder nommément sur l’expression de nos voix libre et souveraines, une RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC..."

    Il y a là 2 fois le mot "capable" puis "apte"...

    Pour convaincre le "peuple souverain", là est la difficulté de vulgarisation : Comment cette coalition sera capable de rapatrier une députation capable d’invalider et fonder sur nos voix libres une RDQ.

    Une poutine devenue petite poutine ne sera jamais une entrecôte grillée. Le diable est dans la clarté et l’évidence des détails.


  • Pour la République - À Luc Archambault (3)
    31 août 2009
    Force m’est d’admettre que votre argumentation ne repose que sur des formules creuses dignes d’une rhétorique la plus retorse, celle des sophistes à la Gorgias. Et s’il se trouve que votre parti qui vous est si cher emprunte la même voie sophistique que la vôtre, je n’en serai que plus avertie. Peu importe ce que vous et les politiciens professionnels, tous partis politiques confondus, penserez de (...)

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    Force m’est d’admettre que votre argumentation ne repose que sur des formules creuses dignes d’une rhétorique la plus retorse, celle des sophistes à la Gorgias. Et s’il se trouve que votre parti qui vous est si cher emprunte la même voie sophistique que la vôtre, je n’en serai que plus avertie.

    Peu importe ce que vous et les politiciens professionnels, tous partis politiques confondus, penserez de l’esprit républicain prenant actuellement son essor, nous poursuivrons le combat. Sachez que la question républicaine, loin d’être comme vous le prétendez avec tant de condescendance voire de mépris, un « effet de mode » , où relevant de « l’air du temps », ne réside pas tant dans la volonté de redéfinir ce que nous sommes : — un peuple dans le sens le plus noble et courageux du terme — mais dans la volonté de ne plus reconnaître l’ancien paradigme forgé par l’adversaire afin de lui faire la part belle. Cette part qui consiste à opposer « fédéralistes et séparatistes-souverainistes ». Il ne faut pas négliger le poids des mots et en cela, qui peut être contre le fédéralisme à notre époque ? surtout en Occident ? Qui prouve que le Canada™ est une fédération ou mieux encore, une confédération ? Jamais depuis l’Acte d’union, le peuple canadien, par la suite canadien-français et Québécois, ne fut consulté sur une quelconque alliance avec le Dominion of Canada. Et il faudrait accepter de nommer, donc de reconnaître, nos adversaires comme étant des « fédéralistes » point-barre ?

    Appelons les choses pour ce qu’elles sont réellement : Nous sommes toujours dans une dynamique de néocolonialisme où les parties en opposition ne sont pas à égalité et ne l’ont jamais été. Nous avons donc à faire avec une entité impérialo-colonialiste doublement monarchique : royaliste ( britannique ) et économique ( Bay Street ). Se satisfaire de la dénomination d’indépendantiste ne peut suffire à rétablir cette réalité de domination d’un pouvoir étranger sur notre peuple. Aussi noble soit-il, l’indépendantisme est un concept trop flou pour faire le poids contre ce pouvoir hégémonique. Il est trop facile, pour ce redoutable adversaire, de diaboliser ceux qui veulent « briser cette si extraordinaire (con) fédération ». Il faut casser cette fausse opposition et la remplacer par la réalité : une peuple qui désire se gouverner par lui-même et pour lui-même ( la République ) et un autre qui l’en empêche ( la monarchie britannique et, par extension, son élite financière sise à Bay Street).


  • Pour la République - Loi no1
    31 août 2009, par Luc Archambault
    @ M. Ouhgo Merci de participer à la valorisation de mes dires. OUI, ce n’est encore pas ça... OUI, il nous faudra faire mieux. Je n’ai pas de problème avec ça, et vous remercie de mettre le doigt sur une maladresse syntaxique fautive qui forme il est vrai une poutine indigeste… Mais le steak n’est pas loin… Après l’étape de l’identification des lacunes dans laquelle vous excellez, reste à trouver (...)

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    @ M. Ouhgo

    Merci de participer à la valorisation de mes dires.

    OUI, ce n’est encore pas ça... OUI, il nous faudra faire mieux. Je n’ai pas de problème avec ça, et vous remercie de mettre le doigt sur une maladresse syntaxique fautive qui forme il est vrai une poutine indigeste… Mais le steak n’est pas loin…

    Après l’étape de l’identification des lacunes dans laquelle vous excellez, reste à trouver mieux... j’attends vos propositions...

    Pour ma part, je tente d’exposer des principes, une logique

    À quoi servirait de passer à l’étape suivante si nous ne nous entendons pas sur les principes, sur la logique...

    Pour aboutir à de bons messages, il faut que ce que veut présenter le message soit d’abord conforme à la volonté de l’organisation qui veut passer le message. C’est un long processus que connaît tout communicateur. Nous y sommes...

    Ainsi, pour répondre à votre question...

    « Pour convaincre le "peuple souverain", là est la difficulté de vulgarisation : Comment cette coalition sera capable de rapatrier une députation capable d’invalider et fonder sur nos voix libres une RDQ. »

    La COALITION sera capable de fonder un État souverain rapatriant toute notre députation à Québec, par les engagements électoraux, suivants :

    - Réunir en CONSTITUANTE, l’ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, ( Québec 125 - Ottawa 75 ) majoritairement souverainistes ( à ce jour 102/200 ), majorité qu’il faut augmenter ;

    - Toute la DÉPUTATION du Québec invalidera la légalité illégitime du Canada ;

    - Concevra, rédigera et adoptera la CONSTITUTION PRIMORDIALE de la RDQ ;

    - Tout cela fera l’objet de LOIS votées à l’Assemblée nationales ;

    - Les Québécois seront appelés à se prononcer à tous égards pour fonder :

    - La RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.

    Ce qui mettra fin à la légitimité et à la légalité du Canada jamais validées par nos voix libres et souveraines sur notre territoire national du Québec, qui jusqu’à maintenant nous a fait être incapable d’en sortir.

    En d’autres mots

    La Coalition de GOUVERNEMENT va voter l’invalidité du Canada au Québec et fonder la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du QUÉBEC. Les Québécois seront appelés à donner force de loi à ces LOIS PRIMORDIALES.

    Ce qui fondra l’État valide et légitime qu’ils espèrent depuis la Conquête en rapatriant au Québec une députation nationale aujourd’hui divisée entre Québec et Ottawa.

    En d’autres mots encore

    Les souverainistes sous COALITION de la MAJORITÉ des Québécois opposée à l’État actuel du statu quo canadianisateur, vont se faire élire pour invalider tout État n’ayant pas obtenu le OUI qui le validerait et va appeler les Québécois à dire OUI à la CONSTITUTION de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.

    Ce qui nous permettra de faire l’UNION de nos forces et de notre députation aujourd’hui dispersées, séparées ou divisées. Nous pourrons enfin rapatrier à Québec tous nos pouvoirs et toute notre députation pour cesser de payer en double en donnant à d’autres le pouvoir de gérer nos impôts et taxes, nos relations internationales, nos soldats, notre économie, notre culture ou notre langue, sans qu’ils aient obtenu le OUI qui les autoriserait à le faire de manière légitime et valide.

    En d’autres mots

    À vous de voir...


  • Pour la République - À Luc Archambault (3)
    31 août 2009, par Danièle Fortin

    J’ai encore oublié de signer.

    Veuiller m’en excuser.

    Danièle Fortin


  • Pour la République - Loi no1
    1er septembre 2009, par Luc Archambault
    @ Madame Danièle Fortin ( si le texte anonyme est bien de vous ) Vous dites : « Sachez que la question républicaine, loin d’être comme vous le prétendez avec tant de condescendance voire de mépris, un « effet de mode », où relevant de « l’air du temps »… » Sophistique dites-vous !? Ce qui est sophistique, c’est de prétendre qu’une argumentation est sophistique de manière générale sans en démontrer la (...)

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    @ Madame Danièle Fortin ( si le texte anonyme est bien de vous )

    Vous dites :

    « Sachez que la question républicaine, loin d’être comme vous le prétendez avec tant de condescendance voire de mépris, un « effet de mode », où relevant de « l’air du temps »…  »

    Sophistique dites-vous !?

    Ce qui est sophistique, c’est de prétendre qu’une argumentation est sophistique de manière générale sans en démontrer la validité. Ce que je ne ferai pas en démontrant plutôt le caractère sophistique de votre argumentation. Vous déformez mon propos pour plus facilement et abusivement le contrer, ce qui est éminemment sophistique.

    Je n’ai jamais prétendu que l’idée « Républicaine » était une mode... J’ai dit que sa résurgence, sa popularité actuelle, sont parties d’un effet de « l’air du temps ». Je l’ai démontré en documentant le fait qu’elle est présente depuis toujours, et qu’elle l’est depuis longtemps dans Vigile et ailleurs. Et, il se trouve que jamais elle n’avait eu le succès que nous lui trouvons tous les deux aujourd’hui avec bonheur. J’en déduis que c’est un effet de « l’air du temps ». Le temps est venu de la voir fleurir, recueillir des appuis, dont le vôtre, dont celui de Me Cloutier.

    Car, non seulement j’adhère à cette idée mais l’ai mise de l’avant depuis longtemps.

    Quel est le problème !?

    Pourquoi antagoniser nos rapports, nous sommes d’accord sur le fait qu’il faille la mettre de l’avant. En quoi mon argumentaire pour ce faire « repose-t-il sur des formules creuses ».

    « … [ L’idée de république ] ne réside pas tant dans la volonté de redéfinir ce que nous sommes : — un peuple dans le sens le plus noble et courageux du terme — mais dans la volonté de ne plus reconnaître l’ancien paradigme forgé par l’adversaire afin de lui faire la part belle. »

    Nous sommes d’accord !

    « ... Et s’il se trouve que votre parti qui vous est si cher ... »

    De quel parti voulez-vous parler ? Je n’ai pas de parti. Je prends plutôt parti pour l’UNION de nos forces. Pour la constitution d’une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ MULTIPARTITE.

    «  Il faut casser cette fausse opposition et la remplacer par la réalité : une peuple qui désire se gouverner par lui-même et pour lui-même ( la République ) et un autre qui l’en empêche ( la monarchie britannique et, par extension, son élite financière sise à Bay Street). »

    Je ne vois pas en quoi mes prises de position contredisent ce que vous dites.

    Sauf un détail... Ce n’est pas « un autre peuple » qui empêche le peuple souverain du Québec de « se gouverner par lui-même et pour lui-même ( la République ) » sur son territoire national, c’est bel et bien un État tutélaire monarchique à l’origine britannique et aujourd’hui canadian, mis en place par ses élites « financières sises à Bay Street » comme vous le dites si bien entre parenthèses. Le peuple canadian est tout autant sous influence que nous et lui non plus n’a jamais eu l’occasion de se prononcer nommément sur la validité de l’État canadian autocratique.

    Aussi, je ne comprends pas votre vindicte contre moi.

    Nous sommes d’accord pour mettre de l’avant la République et sa Constitution.

    Quel est le problème ?

    J’ai même noté que vous aviez valablement participé à ce que présente Me Cloutier qui a repris l’idée de République pour la joindre à l’idée de nous intéresser mieux à la Constitution qu’il nous faut mettre de l’avant contre l’actuelle abusive et illégitime Constitution du Canada unilatéral autocratique. Tout ça formant un tout qui bientôt pourra devenir un vrai PROGRAMME COMMUN d’une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ capable de fonder un État valide sous forme de RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.

    Non seulement je vous dis que j’abonde, je vous dis que je l’ai déjà depuis longtemps mise de l’avant cette idée de République, comment pouvez-vous me ranger dans le camp des opposants ?

    Non seulement je vous dis que j’abonde à l’idée de mettre de l’avant la Constitution et le fait de se prononcer à cet égard, mais je vous dis que je l’ai mise de l’avant depuis longtemps cette idée. Comment pouvez-vous affirmer que je ne poursuivrai pas le combat dans ce sens ?

    ET ensemble prônant l’UNION de nos forces nous pourrons faire pression sur tous les partis de la mouvance souverainiste pour qu’ils endossent tel PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ.

    Quel est le problème ?


  • Politique fédérale & québécoise
    28 septembre 2009, par André Lacombe-Gosselin

    Politique québécoise & canadienne Ce qui se passe actuellement (28-09-2009) sur la scène politique n’est que le pâle reflet des bisbilles qui nous attendent d’ici les prochaines/lointaines élections fédérales. Le beau et grand Canada, d’un trou d’eau à l’autre « A mari usque ad marem » est en train de s’effriter.

    Pour les Québécois nationalistes, autonomistes, indépendantistes et souverainistes, le Bloc devient de plus en plus nécessaire pour contrer l’assimilation en attendant le rejet définitif hors Québec de toute cette influence « anglo-canadian ». Vive le Québec Libre !

    Il m’apparaît de plus en plus évident que, pour tous les partis fédéraux, le Québec du « french power » est devenu quantité négligeable à leurs yeux et qu’on ne doit plus compter que sur nous-mêmes : i.e. tous les résidents amoureux de ce territoire et de ses valeurs démocratiques, pour résister aux coups bas et insidieux que se préparent à nous administrer les conservateurs du dictateur Harper dont la zone d’influence « western red & blue neck and WASP » *(white,anglo-saxon,protestant) détermine les comportements purement électoralistes qu’ils affichent publiquement envers notre nation.

    En espérant que le temps me donne raison avant que je ne la perdre définitivement 

    André Lacombe-Gosselin andre_lacombe@yahoo.com Mazatlán, Sinaloa, Mexique Ce lundi 28 septembre 2009



29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



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