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Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
Nicolas Rodrigue
Tribune libre de Vigile
samedi 28 juillet 2007      637 visites      7 messages


Avant de fonder un nouveau parti, il faut repensez autrement le projet de l’indépendance du Québec afin d’étendre son adhésion. Et ce projet de pays doit-être conforme à une identité national commune qui est en continuité avec le passé et non en rupture. Pour cela, il faut retourner à l’époque de la Nouvelle-France, pour comprendre qu’au début de la colonie, il n’y avait ici qu’un seul peuple de langue française, c’est à dire des FRANÇAIS. La conquête de 1960 a provoqué une série de division de cette nation française. Cette race unique c’est divisé en plusieurs races différentes au cours des derniers siècles tout en ayant la langue française comme point commun. Et maintenant sans vouloir vous déranger, on se retrouve avec une nation de plus, la nation Québécoise. Alors, on se retrouve au Québec et dans le reste de l’amérique du nord avec des francophones qui affirment leur identité de différente manière.

Au Québec, nous avons ceux qui préfèrent se dirent Québécois plutôt que Canadien, d’autres préfèrent s’identifiés comme Canadien-Français et il y a ceux qui se disent Néo-Québécois ou même Québécois-Français. En dehors du Québec, nous avons les Acadiens, les Franco-Ontarien et tout les Franco des autres provinces. Aux États-Unis, nous avons les Cajun ou encore les Franco-américains. Toutes ces races sont différentes de par la manière dont leur sentiment d’appartenance s’exprime. Un groupe ou une collectivité devient une nation lorsque les membres de ce même groupe exprime leurs sentiments d’appartenance au même groupe de LA MÊME MANIÈRE. Ce qui n’est pas le cas au Québec. Chaque façon différente d’exprimer une identité véhicule automatiquement un esprit, une culture et une mentalité différente. C’est en partie pour cela que nous sommes divisé sur le choix politique de dire oui ou non à l’indépendance du Québec. On ne peut pas être deux choses différente en même temps, nous n’avons qu’un seul coeur.

Selon moi, le projet souverainiste doit donc intégré tout ces groupes par l’affirmation d’une seule identité. L’identité d’une nation française. Une et indivisible. Vous allez pensez que je suis fou, mais je le répète, il faut redevenir Français et faire la promotion d’une Nouvelle-France pas seulement au Québec mais partout où il y a des francophones. Il faut que ce projet d’une Nouvelle-France libre et indépendante soit SANS FRONTIÈRES DÉTERMINÉ qui dépasse celle du Québec toujours ouverte à l’expansion afin D’INTÉGRER dans ce projet toutes ces communautés qui parle le français.

Alors au lieu d’avoir un bloc Québécois qui ne défend que l’intérêt de ceux qui vivent au Québéc, nous pourrions avoir un bloc Français qui défend tout les Français d’Amérique. Nous allons donc, nous retrouvez avec un projet indépendantiste qui intègre les autres communautés francophones qui vivent en dehors du Québec au lieu de les exclure, ce qui élargi notre champs d’intervention. Un projet qui valorise l’UNITÉ plutôt que la séparation et la division car un tel projet est en continuité avec le passé unique de plusieurs races ou communautés de langue française. Nous avons besoins de ce lieu de convergence dans notre manière d’exprimé notre identité.

Donc, ce que je vous prône ici n’est pas l’indépendance EXCLUSIVE du Québec mais l’indépendance d’une NOUVELLE-FRANCE qui englobe et dépasse les frontières du Québec.

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    30 juillet 2007
    Monsieur Rodrigue, Québécois de naissance, et possédant, de plus, la citoyenneté états-unienne, votre intervention a su retenir mon attention. (J’habite aux E.-U. depuis 1985.) Lorsque vous parlez de ce que fut la Nouvelle-France, dans sa totalité, nous sommes d’accord. En effet, c’est bien nous qui avons exploré et valorisé des territoires à la GRANDEUR de l’Amérique du Nord. On n’a qu’à se rapporter (...)

    Lire ce commentaire

    Monsieur Rodrigue,

    Québécois de naissance, et possédant, de plus, la citoyenneté états-unienne, votre intervention a su retenir mon attention. (J’habite aux E.-U. depuis 1985.)

    Lorsque vous parlez de ce que fut la Nouvelle-France, dans sa totalité, nous sommes d’accord. En effet, c’est bien nous qui avons exploré et valorisé des territoires à la GRANDEUR de l’Amérique du Nord. On n’a qu’à se rapporter aux noms bien français qu’on retrouve partout. Qu’on y trouve des francophones est un fait établi. Consultez les deux mémoires du "Conseil de la Vie Française en Amérique", vous y trouverez confirmation de ce que vous dites.

    http://www.cvfa.ca => "Sujets divers" => "Mémoires"

    Eh oui ! Il y a aux Etats-Unis 13 millions de "Francos", dont 2 millions de locuteurs du français !! Ce serait bien que tous ces gens reprennent possession de leurs territoires d’origine, n’est-ce pas ? Pour refaire une nouvelle-France, n’est-ce pas ?

    Seulement voilà, ils font partie intégrante d’un groupe de 320 millions de non- francophones, allant des descendants d’Anglos, d’Allemands, d’Italiens, sans compter les 12 ou 15 millions d’illégaux d’origine mexicaine. Et nos 13 millions sont bien dispersés, que je sache, géographiquement, et aussi, face au projet que vous proposez. Il y a des considérations pratiques qu’on ne peut éviter. Il faut y réfléchir sérieusement.

    L’unité des 13 millions, leur appui, ce sera chose faite, quand le Québec se sera affirmé en tant que foyer indépendant des Francophones en Amérique du Nord. Un Québec indépendant, ce sera un phare qui permettra aux Francos des E.-U. de se redéfinir selon la force de l’affirmation d’un Québec indépendant et responsable. La manière dont ils le feront, cela dépendra surtout d’eux.

    Vous avez raison quand vous dites que nous n’avons qu’un seul coeur ! Il faut bien commencer la réunification quelque part, et c’est au Québec d’assumer cette responsabilité.

    P.S. : Ni le gouvernement du PeeQwou, ni le gouvernement du PeeLQwou n’ont jamais même accusé réception des deux Mémoires du C.V.F.A.

    Claude Jodoin, Québecois-Hors-Frontières.


  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    30 juillet 2007

    Un détail encore : j’ajouterai, succintement, que le meilleur véhicule pour parvenir à l’Indépendance - du Québec, s’entend - ce sera le Nouveau Parti qui s’annonce. En espérant que ceux et celles qui le mettent sur pied et, éventuellement, la population québécoise dans son ensemble, sauront faire preuve d’UNITÉ et de responsabilité vis-à-vis de leurs frères et soeurs FRANÇAIS d’Amérique.

    Claude Jodoin, Québécois-Hors-Frontières


  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    30 juillet 2007, par Nicolas Rodrigue

    M. Claude Jodoin

    Tout d’abord, vous vous déclarez comme Québecois-Hors-Frontières est ce que vous croyez que tout les Francopones d’amérique affirme leur identité de la même manière que vous, croyez-vous qu’ils peuvent tous s’identifié au Québec ou au pays futur du Québec. Je crois que Non, mais ils ont tous un point commun, ils sont tous d’origine française et c’est sur cela que doit se construire ce futur pays.

    Je peux comprendre qu’en pratique, il est difficile de construire un pays avec des personnes dispersé dans une mer anglophone. Mais un pays avant de se matérialiser est tout d’abord à l’intérieur de vous. C’est principalement un sentiment d’appartenance à une collectivité qu’elle soit dispersé ou non et c’est une émotion que je désire cultivé chez les autres.

    Le pays sur le plan matériel n’est que le lieu ou réside une nation peu importe sa taille, que se soit un village, une région ou même un quartier. Cela commence chez vous et rien n’empêche les anglophones à se convertir à cette nouvelle identité française. Si les anglophones sont près à se détacher de leurs origines anglaise, qu’ils aiment cette Nouvelle-France et veulent aprendre la langue française rien ne peux les empêcher.

    Lorsqu’on importe un immigrant et que celui-ci ne s’assimile pas à la nation qui l’accueil c’est un pays qu’on importe. Et parfois c’est la nation qui reçoit qui s’assimile avec l’immigrant c’est alors que cette nation se tranforme, elle n’est plus la même, elle change et devient une tout autre nation. Rien est impossible, mais cela va se concrétiser par étape. Il s’agit de ne pas se limité au Québec, il faut ouvrir nos horizons.


  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    30 juillet 2007, par Big Cat

    Çà y est, on revient aux Laurentiens catholiques et francophones. Les souches de la nation.

    On retombera dans l’idéologie lioneliste qui marqua Pierre-Philippe Yves Trudeau et ses comparses avant qu’il se retourne et se braque complètement contre le nationalisme.

    J’ai cru savoir que nous étions de 20 à 22 millions de descendants de canadiens français en Amérique du Nord, et non 13 millions.

    Et cela excluait les descendants des Hughenots, expulsés de France suite à la révocation de l’édit de Nantes, qui s’établirent en grand nombre dans les Carolines, en Floride et en Nouvelle-Hollande (parfois appelée la Nouvelle-Belgique). Il y avait déjà plus de francophones dans les 13 colonies qu’en Nouvelle-France en 1763. D’où l’intérêt de certains Français voltairiens et franc-maçons à participer à la Rébellion de 1776 plutôt que d’avoir soutenu la défense du Canada.


  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    31 juillet 2007
    Bonjour monsieur Rodrigue, monsieur Big Cat : M. Rodrigue, en ce qui a trait au vocable qui accompagne ma signature, c’est, comme vous dites, parce que je suis né au Québec que je l’utilise. Ce qui n’est pas le cas pour les "13 millions" ; nous sommes d’accord. Votre projet : voir à ce que ces "13 millions" re-découvrent qui ils sont, en termes de la Nouvelle-France, en termes de leurs origines françaises, exige, (...)

    Lire ce commentaire

    Bonjour monsieur Rodrigue, monsieur Big Cat :

    M. Rodrigue, en ce qui a trait au vocable qui accompagne ma signature, c’est, comme vous dites, parce que je suis né au Québec que je l’utilise. Ce qui n’est pas le cas pour les "13 millions" ; nous sommes d’accord. Votre projet : voir à ce que ces "13 millions" re-découvrent qui ils sont, en termes de la Nouvelle-France, en termes de leurs origines françaises, exige, au prime abord, une préparation et une prise conscience de ce que vous désirez leur faire re-découvrir. Dans son intervention, monsieur Big Cat nous fait voir qu’il y a des différences assez importantes, sans doute, entre les Québécois et les Franco-Américains. Simplement dues aux différences entre les deux courants historiques. (Et il y en a bien deux !)

    Ce que j’ai écrit, c’est que les Québécois, ceux qui habitent au Québec, se doivent d’atteindre un but : l’Indépendance. Ils ne doivent pas se laisser distraire (encore et toujours) par une autre cause, qu’elle quelle soit. Tenant compte de ce que monsieur Big Cat nous écrit, force est d’accepter que l’Histoire, telle qu’elle s’est déroulée dans ce qui est devenu les Etats-Unis, est fort différente de celle qui s’est déroulée dans ce qui est devenu le Québec, surtout depuis la seconde moitié du XVIIIème siècle. Il faut donc tenir compte de ces réalités, et agir en conséquence. La re-découverte de la Nouvelle-France par les Franco-Américains, c’est eux qui doivent la faire, c’est n’est pas - selon moi - aux Québécois de les guider. Les Québécois, ayant réalisé l’Indépendance, pourront néanmoins être une source majeure d’inspiration pour les Franco-Américains quant au projet qu’ils ont à réaliser.

    Monsieur Rodrigue, votre projet est emballant ! Il n’y a aucune opposition ici, bien au contraire, mais bien un besoin de précision, ce qui est légitime.

    Monsieur Big Cat, je vous remercie pour les rappels quant aux origines de beaucoup de Francos qui habitent aux E.-U. Et tant mieux si c’est 20 millions ! Je dis vous dire, à vous et monsieur Rodrigue, que ma lignée maternelle est venue en Amérique du Nord avec Lafayette. Ils ont vu le feu lors de la Guerre d’Indépendance américaine ; ils ont ensuite choisis de s’établir dans la nouvelle République. Un de leurs descendants a participé à la Guerre de Sécession. C’est mon grand-père maternel qui a quitté la vallée du Hudson pour s’établir dans la vallé du Saint-Laurent, au Québec. Donc, aux E.-U., c’est un peu la famille que je retrouve. .... Ne dérapons pas ! ... C’et le projet de monsieur Rodrigue qui nous réunit ici ; j’espère qu’il en sortira quelque chose de solide. La grande République a bien besoin d’un souffle nouveau. Mais ça, c’est une autre histoire.

    Claude Jodoin, Québécois-Hors-Frontières

    P.S. : Monsieur Big Cat, "il y avait plus de francohones dans les 13 colonies qu’en Nouvelle-France en 1763" !!! Fascinant ! Et comme ils voyaient sans doute la Nouvell-France comme une extension du régime qu’ils avaient fui, cela explique leur participation à la Guerre d’Indépendance américaine plutôt qu’à la défense du régime français, comme vous dites si bien. ... Merci de ces éclaircissements.


  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    31 juillet 2007, par Nicolas Rodrigue
    Parfois, il faut réparer les erreurs du passé pour construire quelque chose de nouveaux dans l’avenir. Il ne faut pas s’attardé à ce qui nous divise, mais à ce qui nous unis. Et M.Big Cat vos 20 millions de francophones sont aussi descendant de la France, leurs ancêtres était aussi des Francais et ils ne sont pas tous des descendants Canadien-Français. L’affirmation national de l’identité canadienne était très marginal avant 1760, le mot « canadien » lui-même est presque inexistant. Ils se déclaraient plutôt comme étant des Français et non comme des Canadiens. La Nouvelle-France n’était pas un pays indépendant, mais une région de France au même titre que la normandie. De plus, les descendants de ces 20 millions n’était pas tous des exilés, la vie dans le grand nord était pénible et il ne faut pas oublié la déportation des Acadiens de la Nouvelle-Écosse vers la nouvelle-angleterre en 1755. Il y avait aussi une migration de la Louisiane vers la Nouvelle-Angleterre.
  • Pour l’indépendance d’une Nouvelle-France
    31 juillet 2007, par Nicolas Rodrigue

    M. Jodoin,

    Lorsque vous dites « que la re-découverte de la Nouvelle-France par les Franco-Américains, c’est eux qui doivent la faire, c’est n’est pas - selon moi - aux Québécois de les guider. » Je vous répond en disant que je ne cherche pas à guider personne, je crois seulement qu’un projet semblable doit se réaliser avec eux et non sans eux. Il ne faut pas limité son identité en fonction d’un territoire, il faut regarder cette francophonie comme un ensemble indivisible, cette identité française que je vous présente ici n’a pas de frontière. Je suis né au Québec, mais je ne me considère plus comme un Québécois, mais comme un Français. La Nouvelle-france que j’aime n’a pas de frontière, elle englobe toute cette francophonie et je veux qu’on travaille tous ensemble.

    Et ce parti politique que je propose doit aussi dépassé les frontières du Québec, elle doit pouvoir exister en dehors du Québec, tout en ayant le même nom. Une sorte de bloc Français où nous pourrions avoir des députés Français provinciaux en dehors du Québec, comme au Nouveaux-Brunswick par exemple. Nous pourrions même avoir des associations du même parti au États-Unis, il n’y a pas de limite à ce que nous pouvons faire. Vous voulez un souffle vraiment nouveaux et bien je vous en propose un ici, l’indépendance de la Nouvelle-France. Je crois sincérement qu’on fait du recyclage avec ce nouveau parti indépendantiste qu’on tente de fonder.



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