Quoi de mieux qu’une vendeuse d’assurance spécialisée dans les scénarios catastrophes et idéologue de droite pour seconder un président rémunéré par les compagnies d’assurance dont les conclusions sont connues d’avance ?
Cela suinte la médiocrité intellectuelle, qu’on y songe, il s’agit d’un groupe de travail présidé par des gens qui ont justement un intérêt financier à ce que les compagnies d’assurance fasse exploser les coûts en santé.
Ce qui est inquiétant aussi c’est que des représentants syndicaux songent déjà à mettre en place des assurances collectives privées payées en partie par l’employeur pour que leurs membres puissent bénéficier de la voie rapide que veulent instaurer les compagnies d’assurance. Ce qui démontre que le syndicalisme de droite a un bel avenir.
Les idéologues ont cette faculté d’user de sophismes. Lorsque cette vendeuse de produits financiers qu’est Marcotte transforme les inquiétudes légitimes de la population à l’endroit du système de santé en consensus pour la privatisation, cela confirme toute l’hypocrisie qui teintera ce groupe de travail. Même chose pour les électeurs de l’ADQ dont les chroniqueurs nous ressassent qu’ils seraient des partisans de la privatisation alors que Dumont a dû se taire pendant les élections justement pour ne pas faire peur aux électeurs.
Le problème du système de santé est complexe et c’est un lobby des assureurs qui s’occupe de trouver une solution facile, miraculeuse qui nous promet des lendemains chantants.
Il ne reste que le Parti Québécois mais que veut dire Pauline Marois lorsqu’elle affirme que « Nous devons accepter de nous ouvrir à des formes nouvelles et audacieuses de collaboration entre le secteur privé, le secteur communautaire et le secteur public ». Ce groupe de travail n’a absolument pas l’intention de s’ouvrir à une collaboration, cette idée de service privé dans un système universel est justement la bête à abattre puisqu’il n’y a pas d’enrichissement personnel, comme le veut Marcotte, ou d’enrichissement corporatif, comme le veut Castonguay.
Si le PQ n’adopte pas une position claire pour un régime définitivement universel nous devrons en conclure que c’est grâce à notre appartenance au Canada que le système de santé n’est pas dilapidé. Pour un souverainiste, disons que cela met un bémol sur ce que serait un Québec indépendant.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

