Pierre-Karl Péladeau à la tête du PQ

Et ça presse !

Tribune libre de Vigile
vendredi 17 mai 2013
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Je favorise la candidature de Pierre-Karl Péladeau à tête du Parti Québécois pour plusieurs raisons :

1 - L’actuelle cheffe du PQ, Pauline Marois, n’a pas le charisme suffisant pour amener le peuple québécois à son indépendance. Non seulement, elle n’a pas le charisme, ni la popularité, mais elle n’a pas non plus la volonté de le faire. Elle n’est même pas sûre de remporter les prochaines élections provinciales "classiques", c’est-à-dire sans que le thème de l’indépendance soit à l’ordre du jour. Il faut vraiment être sourd, aveugle ou fafan fini pour ne pas s’en apercevoir. Actuellement, elle nuit autant à la cause de l’indépendance qu’à celle de son parti.

2 - Sa doctrine, la gouvernance provinciale déguisée en gouvernance dite "souverainiste" est un euphémisme et un cul de sac qui a un effet "divisif" et démobilisateur dans tout le mouvement indépendantiste, malgré toute l’effervescence et la volonté d’unité qu’on sent un peu partout dans le mouvement. Sa présence à la tête du PQ, le principal véhicule du mouvement, agit comme un éteignoir au lieu d’être une source de motivation et d’encouragement au militantisme.

3 - Toute compétente qu’elle a pu être ou apparaître comme gestionnaire de l’appareil gouvernemental provincial, Mme Marois a atteint le seuil de son incompétence - le principe de Peter - comme cheffe de parti, cheffe de gouvernement et surtout comme leader du mouvement indépendantiste.

4 - Elle a été élue "par défaut" sans enthousiasme de la part de la population du Québec fatiguée par 9 ans de pouvoir libéral corrompu et elle compte encore sur les scandales révélés par la commission Charbonneau pour se faire réélire, une espérance qui risque de se retourner contre le Parti québécois comme on l’a vu avec les allégations concernant l’ancien ministre péquiste Guy Chevrette.

5 - D’autre part, Pierre-Karl Péladeau, a plusieurs qualités qui en ferait un chef péquiste, non seulement charismatique et respecté de la population, mais également efficace et mobilisateur.

6 - Premièrement, comme son père, Pierre Péladeau, c’est un indépendantiste, tout comme sa femme Julie Schneider.

7 - Deuxio, c’est quelqu’un qui vient de l’extérieur du monde politique et en ces temps de commission Charbonneau et de révélations touchant le monde politique, c’est un atout majeur.

8 - Troisio, c’est un homme d’affaires efficace et respecté dans la population, qui serait susceptible de rallier une partie des gens d’affaires nationalistes voire même fédéralistes, enlevant ainsi des votes à la CAQLegault et au PLQCouillard, partout au Québec, mais aussi particulièrement dans la région de Québec - à cause de l’amphithéâtre relié au projet des Nordiques - chose que ne pourra jamais faire le PQMarois.

9 - Et enfin, le plus important, PKP est à la tête d’un important empire médiatique qui seul peut tenir tête à la propagande fédéraliste de l’empire Desmarais-Power et de Radio-Cadenas, que le PQMarois ne pourra non plus jamais faire et qui a toujours été le point faible du mouvement indépendantiste.

10 - Si jamais un tel scénario devait se produire - ce que je doute à cause de l’entêtement de Pauline Marois de s’accrocher à son poste - il n’est pas nécessaire que PKP se lance en politique active à long terme pour occuper une fonction officielle après l’accession à l’indépendance.

11 - Tout ce que le mouvement indépendantiste a besoin à ce stade-ci de son histoire - et il y a urgence de le faire, nous le savons tous - c’est un leader charismatique, aimé et respecté de la population, déterminé et désintéressé, qui va avoir le courage minimal - contrairement à Pauline Marois - de mettre le cap sur l’indépendance lors de la prochaine élection - ou une autre élection - en proposant un projet de pays "concret et emballant", en en faisant le thème de l’élection et en annonçant la tenue d’un référendum rapide et en rendant publique le plus vote possible une question simple du type : "Voulez-vous que le Québec devienne un État souverain et indépendant ?".

12 - Par la suite, en expédiant les affaires gouvernementales courantes de manière efficace et par consensus, il restera à ce gouvernement de convoquer une constituante citoyenne pour fixer les règles du jeu sur le territoire du nouveau pays et PKP pourrait alors se retirer de la vie publique, s’il le désire, puisque la mission aura été accomplie. Tous les scénarios seraient alors envisageables.

13- Je sais - je les entends d’ici - que les gens de gauche vont crier au meurtre en rappelant le passé lourdement anti-syndical de PKP et ils auront en partie raison, mais une chose m’apparaît plus évidente que jamais : l’indépendance de la patrie ne pourra jamais se réaliser sans l’adhésion et la participation des gens d’affaires et de la droite autonomiste et nationaliste québécoise. Jamais. Jamais Thérèse David et Amir Khadir qui méritent tout mon respect par ailleurs ne pourront réussir cet exploit.

14 - Quant à Jean-Martin Aussant, je suis persuadé qu’il n’hésiterait pas à saborder son parti si PKP prenait la tête du Parti québécois, appuyé par des anciens premiers ministres comme Jacques Parizeau, Bernard Landry et même à la rigueur Lucien Bouchard, avec un programme identique à celui voté lors du congrès de 2005, soit celui d’un projet de pays, suivi d’un référendum rapide et d’une constituante.

15 - Là et seulement là, le mouvement indépendantiste aurait entre ses mains les "conditions gagnantes" de Bouchard, le "projet de pays" de Bernard Landry" et la détermination d’un Jacques Parizeau.

16 - Une chose est quasi certaine : le PLQCouillard et la CAQLegault en mangeraient toute une et l’empire Desmarais aussi. Le Journal de Montréal contre La Presse. TVA contre Radio-Cadenas. Qui l’emporterait, croyez-vous dans la ferveur populaire ? En tout cas, ce serait une bataille ÉNORME.

17 - Si ceci devait se réaliser, je serais le premier à revenir au Parti québécois, à le financer et à travailler ardemment pour que les 2 grandes priorités de mon engagement politique puissent se réaliser : indépendance de la patrie et constituante citoyenne.

18 - Je me suis battu au côté du PQLévesque, du PQParizeau et du PQLandry. J’ai lutté contre le PQBouchard, le PQBoisclair et le PQMarois. Je répondrai toujours présent à un leader qui mettra le cap sur l’indépendance avec courage, détermination et désintéressement. Je souhaite que cette personne soit Pierre-Karl Péladeau si celui-ci évidemment le désire. Autrement, je vais continuer à combattre le PQMarois et sa doctrine de gouvernance provinciale déguisée en gouvernance souverainiste.

Pierre Cloutier

Commentaires

  • 15 juin 2013 16h41

    Message à Lucie Mayer

    Je suis d’accord avec vous, mais j’ajoute que la meilleure façon de protéger les citoyens contre les abus de l’État et de l’Ordre marchand, c’est la constitution.

    Quand des droits fondamentaux sont inscrits dans une constitution - ex : droit à une vie décente ou à un revenu minimum garanti pour ne citer que cela - aucun gouvernement ne peut y toucher, sans être dans l’obligation de modifier cette constitution, ce qui est très difficile juridiquement et politiquement.

    C’est la République qui prend des engagements envers ses citoyens. Pas les gouvernements et leurs petits politiciens professionnels de merde. Est-ce clair ?

    Pierre Cloutier

  • 27 mai 2013 08h32

    C’est bien beau l’indépendance, mais demain matin faut manger.
    « Primum vivere » D’abord, vivre » - Michel Chartrand

    "Un oiseau né en cage pense que voler est une maladie" - Alejandro Jodorowski

    Il n’y a de gauche et droite que dans la tête de ceux qui ne veulent pas reconnaître ce qu’ils ont dans le ventre, et surtout, ce qui manque dans le ventre de leurs concitoyens. Ce sont de vieux réflèxes hérités du parti libéral que combattait Henri Bourassa, perpétués par les agissements du PLQ et maintenant, du PQ.

    Les gens ont faim. Vous dites que je rêve en couleur, Monsieur Cloutier ? Eh bien, non. Ce que je dis, c’est que tant que nous aurons des gens qui ne mangent pas correctement, qui ne sont pas vêtus correctement, qui ne comprennent pas un article de journal correctement, ou ne peuvent remplir un simple formulaire sans aide (alors que notre système suinte la bureaucratie), nous aurons une responsabilité sociale envers ces gens et envers ceux aussi, qui n’en sont pas. Vous proposez de faire l’indépendance malgré ces gens ; je pense qu’il faut faire l’indépendance (non pas la souveraineté) avec TOUS les citoyens. Des citoyens capables de réfléchir et d’agir, parce qu’ils seront bien nourris dans leur ventre et dans leur tête, et à qui on aura laissé une place à la table, au lieu de les garder par terre à réclamer les miettes qui tombent de la table des nationaleux bien nantis.

    Prétendre autrement serait d’un élitisme déplacé dans notre histoire. À moins de se situer du côté des colonisateurs. Et de vouloir continuer à gouverner.

    Amitiés solidaires et indépendantistes,

    Lucie Mayer et Cie.

  • 24 mai 2013 11h30

    Message à Lucie Mayer

    Encore et toujours la sempitnernelle querelle gauche-droite dont on ne sortira jamais.

    Et si je vous disais que ce n’est pas QS qui va faire l’indépendance, me croiriez-vous ? Comment voulez-vous sincèrement faire l’indépendance sans une partie de la classe d’affaires dominante, à moins de la renverser ? Sincèrement, vous rêvez en couleur ou quoi ?

    Le meilleur projet social que l’on puisse imaginer ce n’est pas un programme de gouvernement - rempli de promesses électorales que l’on ne respectera pas une fois parvenu au pouvoir mais un programme d’État, c’est-à-dire une constitution rédigée PAR et POUR les citoyens qui va remettre le citoyen au centre des institutions décisionnelles de l’État - démocratie directe, participative et tirage au sort - et leur accorder des droits pour se protéger à la fois contre les abus de l’État - les libertés fondamentales - mais également contre les abus de l’Ordre marchand - les droits socio-économiques, comme le droit à la protection de l’enfance, le droit à la gartuité des soins de santé, le droit à la gratuité scolaire, le droit au travail et à la sécurité de l’emploi, le droit à la sécurité sociale, le droit à un environnement sain, le droit à la sécurité de la vieillesse etc.

    Les gouvernements passent, les constitutions demeurent.

    Pour avoir une constitution citoyenne, il faut faire l’indépendance. Pour faire l’indépendance, il faut malheureusement, trouver un "porteur de ballon", crédible, décidé, déterminé et respecté par la population autant à gauche qu’à droite dont le mandat n’est pas de gouverner mais d’amener le peuple québécois à son indépendance.

    Une fois une constitution citoyenne adoptée, on pourra peut-être se débarrasser des partis politiques de merde, qui sont le principal fléau de cette fausse démocratie dans laquelle nous vivons et dont les citoyens en ont ras de pompon.

    Une bonne constitution citoyenne n’est ni à gauche ni à droite. Elle tend surtout à mettre le citoyens au pouvoir sans devoir passer par les élus - même s’ils s’appellent Amir Kahdir ou Françoise David et faire l’équilibre entre le Je individuel et le Nous collectif.

    Indépendance de la patrie et démocratie citoyenne exemplaire.

    Amen

    Pierre Cloutier

  • lucie mayer, 23 mai 2013 19h22

    « Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience » - Jean Jaurès

    Comme plusieurs Québécois, Monsieur Cloutier croit encore que Bernard Landry, ce valet des entreprises et néolibéral notoire qui a vargé sur les plus pauvres, exactement comme Lucien Bouchard et Pauline Marois, sont, à l’instar de Pierre Falardeau, de gauche et progressistes parce qu’ils sont souverainistes. Alors que comme on le constate tous les jours depuis 40 ans, la souveraineté n’a strictement rien à voir avec le progressisme et que l’indépendance pourrait même se révéler être un net virage à droite, et particulièrement entre les mains d’un Pierre Karl Péladeau.

    Malgré les faussetés et les inepties que les péquistes et les onistes s’appliquent à répandre sur Québec Solidaire, je suis indépendantiste depuis l’âge de 16 ans. Membre et sympathisante du PQ, puis du Bloc, je suis maintenant partisane et militante de Québec Solidaire et je ne peux plus taire au nom de la question nationale, l’usurpation du pouvoir politique par les pouvoirs financiers. La plupart des indépendantistes ne sachant même plus ce que le mot souveraineté veut véritablement dire... À titre d’exemple, la souveraineté de l’État comme rempart des citoyens face aux forces économiques de plus en plus envahissantes.

    Force est de constater que l’indépendance menée par un parti néolibéral comme le PQ l’est devenu, n’a fait que faire reculer le Québec au point de vue social. Au mieux, le PQ brandit la carotte du nationalisme afin d’émouvoir le segment des Québécois engagés pour leur pays, dans leur cœur et leur âme, à défaut d’avoir les moyens de survie essentiels (un budget bouclé, une alimentation saine, une éducation gratuite et accessible, etc) à la bonne marche de tout projet.

    Monopolisée depuis 40 ans par le Parti québécois, cette lutte qui aurait dû être salutaire pour le peuple, n’aura malheureusement servi jusqu’ici que les intérêts d’un parti opportuniste qui défend depuis des décennies les intérêts des entreprises au détriment des intérêts du peuple.

    « Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience » dit Jean Jaurès. C’est pourquoi le projet social devrait précéder le projet d’indépendance, ou, à tout le moins, l’accompagner. Parce cette marche vers la libération, loin de devoir exclure l’émancipation du peuple, en est en fait une des conditions.

    En collaboration.

    Lucie Mayer

  • pierre jc allard, 21 mai 2013 17h31

    Pour faire monter un ballon, soufflez-y de l’air chaud, tenez solidement le cable pour qu’il ne vous échappe pas avant le moment opportun et, surtout, prenez une équipe de gens qui sont des pros en gonflage de ballons...

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2013/04/08/la-grande-zizanie/

    Pierre JC Allard

  • grenier6hotmail.com, 21 mai 2013 16h25

    Mr Cloutier.
    Les gens sensés sont plein de doutes,disait Russel.Bien vous ne semblez pas en manquer.

  • 19 mai 2013 12h48

    Message à Adam Richard

    Il n’y aucune contradiction à ce que j’écris. Nous sommes obligé de vivre dans un système de gouvernement représentatif par l’élection. Nous n’avons aucun choix à cet égard, à moins de faire une révolution armée et ce n’est pas moi qui va y participer. Et de un.

    Et de deux, dans un tel système, les citoyens doivent choisir des représentants et non pas exercer le pouvoir eux-mêmes par des référendums d’initiative citoyenne (démocratie directe) ou par le tirage au sort d’une chambre citoyenne (démocratie de participation). Et deux.

    Pour parvenir à l’indépendance, nous devons donc passer par le processus électoral du système de gouvernement représentatif. Et de trois.

    La meilleure façon d’y parvenir, selon moi, est d’avoir un leader crédible, respecté, déterminé, courageux, patriote et désintéressé qui saura mettre le cap sur l’indépendance, c’est-à-dire proposer à l’électorat québécois un projet de pays concret et emballant, en faire le thème de l’élection, tenir un référendum rapide avec une question claire connue le plus vite possible et organiser une constituante pour fixer les nouvelles règles du jeu, dans le nouveau pays.

    Nous n’avons pas besoin de quelqu’un qui va s’installer dans
    la gouvernance provinciale ad infinitum sans qu’on sente qu’il y ait une volonté ferme - comme Parizeau - de faire l’indépendance, le plus vite possible en posant des gestes précis et concrets pour y parvenir.

    Je serais même prêt, à la rigueur, à "tolérer" le principe de la gouvernance dite souverainiste, à la condition qu’on ait à la tête du PQ un leader avec les qualités susmentionnées.

    J’ai pensé que PKP pourrait peut-être être la personne désignée pour plusieurs raisons, que j’ai expliquées en détail - mais les fafans de Marois ne les lisent pas évidemment - mais surtout parce que je suis convanincu que l’indépendance de la patrie ne pourra pas se faire sans l’appui d’une partie du monde des affaires québécois et de la droite nationaliste.

    Me semble que c’est simple à comprendre.

    Pierre Cloutier

  • David T., 19 mai 2013 10h55

    "Deuxio, c’est quelqu’un qui vient de l’extérieur du monde politique et en ces temps de commission Charbonneau et de révélations touchant le monde politique, c’est un atout majeur."

    ça prends un corrupteur et un corrompu, aucun des deux est meilleur que l’autre.

    Dans ces temps de de commission Charbonneau, il y a deux acteurs : le monde des affaires incarné par l’industrie de la corruption et les fonctionnaires.

    Si on veut vraiment de l’indépendance pour vraiment sortir du cercle infernal de la corruption, il faut que nos dirigeants ne proviennent ni de l’un ni de l’autre.

  • Louis Champagne, 19 mai 2013 10h28

    M. Proulx,

    Pour faire un débat d’idées, il faut les confronter, les approfondir, voir si elles sont conciliables, et à quelles conditions, bref, dialoguer. Dans ce contexte, Me Cloutier est un cas intéressant. Il répond très rarement à un argument, il lui arrive de changer radicalement d’idée comme il vient de le faire, et ne va pas argumenter, ou alors rarement avec ses détracteurs.

    Il numérote ses textes comme il l’a appris quand il pratiquait le droit, mais il oublie les autres critères que doit respecter un mémoire : respect des parties adverses, réponses aux arguments de ces parties et logique dans l’argumentaire. Il se contente d’invectiver ceux qui ne pensent pas comme lui, ce qui me laisserait froid s’il se donnait au moins la peine de répondre aux arguments.

    Je comprends qu’ici, il soit réticent à entrer dans un débat d’idées après tout de qu’il a écrit contre Mme Marois et les sympathisants du Parti québécois. Je vous conseille de vous adresser aux lecteurs de Me Cloutier en tâchant de l’oublier. Ses textes peuvent nous donner l’occasion de remettre les pendules à l’heure. Comme vous voyez, même lui peut servir à quelque chose.

    Il voue une haine maladive et envahissante à Mme Marois. Je ne suis ni médecin ni psychologue, mais je constate une nette détérioration de son argumentaire et de son jugement. Promouvoir un nouveau coup de force au PQ après son lamentable échec de l’année dernière illustre son incapacité à apprendre de ses erreurs. Jeter son dévolu sur PKP illustre l’état de son jugement. Nous justifier tout ça avec la fable qu’il a bricolée avec tous les appuis dont jouirait PKP tient du vaudeville, au mieux.

    Pour assouvir sa haine maladive contre Mme Marois, qu’il vote donc pour Couillard et le Parti libéral du Québec. Qu’il aille y militer, les libéraux le méritent bien. Il pourrait convaincre Couillard et Just One Trou d’eau de ses idées lotocratiques, il n’y a qu’eux pour embarquer dans ce genre d’élucubrations. Et nous pourrions enfin discuter de la façon de réaliser l’indépendance du Québec

  • Adam Richard, 19 mai 2013 10h11

    Ce qui m’a frappé le plus de ce billet de Me Cloutier, c’est la rapidité et la ferveur avec laquelle il nous incite à investir nos espoirs en PKP, alors qu’il n’y a pas si longtemps encore il nous incitait (et avec fortes raisons d’ailleurs) avec tout autant de fougue et de ferveur... de cesser de vivre notre vie politique par procuration.

    À quoi bon plaider en faveur d’une démocratie participative et citoyenne, si c’est pour sauter dans le "bandwagon" de la politique partisane stérile (et je pèse bien ce mot, juste à lire le débat vide de conséquence qui découle de ce billet) au premier magnat de presse kid-kodak milliardaire venu ?

    C’est lâcher la proie pour l’ombre.

    Vous croyez réellement qu’un PKP à la tête d’un PQ mettra en place non seulement les dispositifs pour un Québec souverain, mais également que cette souveraineté sera remise dans les mains du Peuple ?

    Si c’est le cas, donnez-moi un coup de fil, j’ai une super aubaine à vous proposer... Un beau pont à vendre, presque neuf, jamais sorti l’hiver...

    Pour ma part, je préfère rester dans mes positions actuelles, c’est-à-dire de mettre en application votre précédent conseil, et vise à mettre fin le plus tôt possible et de manière effective à la procuration politique et de récupérer légalement le pouvoir souverain légitime que je possède et en vertu duquel un politicien peut prétendre faussement parler en mon nom.

    Si la population du Québec, ou à tout le moins une part significative de celle-ci, commençait dès demain à oeuvrer non pas à élire des candidats qu’ils espèreront qu’ils seront les "bons" cette fois-ci (déception assurée), mais bien à oeuvrer à s’organiser ensemble pour faire ce qui doit être fait afin de rendre effectif notre statut de pays indépendant, et bien j’ai la ferme conviction que le Québec, et SURTOUT les Québécois, seraient souverains et indépendants au bout de six mois. 1 an tout au plus.

    À la place, on se chicane dans des débats vides et partisans, on recherche le "sauveur" plutôt que de penser à se sauver soi-même, on espère le changement radical qui viendra bientôt mais qui n’arrive jamais, on se révolte, un petit peu et dans le calme, on ne réfléchit surtout pas à comment se sortir de ce cercle vicieux et on se désole, presqu’avec surprise, que pendant ce temps on se meurt à petit feu.

    De toute façon, l’Histoire le démontre bien, les "messies" ne sont bons qu’à être crucifiés, tout charismatiques qu’ils puissent être.

  • Pierre Schneider, 19 mai 2013 10h07

    L’indépendance et la naissance de la République ne se fera qu’à la stricte condition que tous les Québécois y participent. Or, comme presque tout le monde des entrepreneurs n’est pas chaud du tout à l’idée de l’indépendance parce qu’ils craignent les dérives d’une gauche irréaliste susceptible de faire fuir les créateurs d’emplois, l’arrivée à la tête d’un grand mouvement rassembleur pour le pays d’un dirigeant comme PKP ne pourrait qu’apporter l’élan manquant pour que la population fasse confiance à notre projet.

    La patrie avant tous les partis, messieurs les péquistes et autres esprits qui songent plus à l’électoralisme qu’à changer radicalement le système.

    Bonne fête de la Reine à tous ces élus qui lui ont juré allégeance et fidélité !

  • Patrick, 19 mai 2013 09h54

    Point 18- Tu devrais mettre tes énergies à la promotion de QS, un parti qui ce soucis du bien être du peuple et qui a pour objectif l’indépendance.

  • S Sauvé, 19 mai 2013 09h42

    Je n’aime pas ce niveau de dissension entre nous, surtout lorsqu’il y a des insultes. Je crois que nous sommes tous un peu découragés du si peu de succès du PQ dans le contexte où l’ADQ et le PLQ manquent tant de substance.

    Proposer PKP comme Cheffe du PQ m’apparaît être un geste de désespoir. Un geste que je comprends et qui est légitime mais qui en dit long sur où certains d’entre nous sommes prêts à aller pour se donner un pays. C’est dangereux.

    Avec tous ces hommes et femmes intelligentes (pas assez de femmes cependant) ici, sur Vigile, je ne peux pas croire que nous ne puissions pas faire plus et mieux à travers l’outil que nous donne Vigile et l’Internet. Vigile est bien, très bien, mais nous pouvons faire plus. Vigile doit donner un coup de barre pour lui donner la force qu’il mérite. L’intelligence du coeur (http://www.vigile.net/L-intelligence-du-coeur) pour guider les prochaines étapes d’amélioration de Vigile, c’est ce que je souhaite.


    Le gros gros problème actuellement, et qui mérite une attention de tous les instants, est l’absence de médias indépendantistes. Dans le contexte, Vigile doit donner un coup de barre et devenir la plate-forme de référence sur le WEB pour :

    1. Permettre l’échange vidéo, écrit et audio entre indépendantistes par la mise en place d’un Forum encore plus efficace qu’actuellement. Exemple : les gens peuvent savoir quand on a donné une réponse à leur commentaire ou encore, on peut donner une note d’appréciation à un commentaire, etc.

    2. Permettre un espace de collaboration et d’union des forces souverainistes par la mise en place d’un "Kijiji de l’indépendance", où l’on sait la nature des offres et des besoins des organisations souverainistes.

    Mais voyez-vous, les hommes et femmes plus expérimentés dans le combat pour l’indépendance, semblent frileux à ces nouvelles idées. Il y a un genre de conservatisme dans les moyens. C’est une des raisons pour lesquelles on n’avance pas.


    J’invite la direction de Vigile à organiser une journée de travail (et de financement) entre vigiliens pour que l’on discute des moyens d’améliorer le médiums et aussi pour que l’on puisse se rencontrer et donner de la "chair" à toutes ces discussions virtuelles et qui sait, se donner l’occasion d’enterrer les "haches de guerre" entre nous.


    Autre points, pourquoi ne pas ouvrir une page pour que les lecteurs puissent émettre des suggestions ?

  • S Sauvé, 19 mai 2013 09h27

    Monsieur Cloutier,

    Je vous sens non seulement impatient mais acerbe et pas très heureux dans les temps qui courrent. C’est le coeur et l’âme qui nous mène à bon port. Le reste est secondaire. Reprenez-vous, vous l’avez déjà fait par le passé. J’ai confiance en votre jugement mais lorsque vous attaquez comme vous le faites, vous vous discréditez. Je suis d’accord avec G. Proulx, vous êtes celui actuellement qui se défend par l’insulte.

    Monsieur Barberis,

    J’ai énormément de difficulté avec cette filandreuse éloquence qu’est la vôtre. On sens que vous vous écoutez parler et que vous n’écoutez pas le fonds des arguments. Jamais direct, toujours dans la prose et rarement dans l’argumentaire, c’est ce que je percois de vos réponses ( bien qu’à quelques reprises, vous m’avez surpris).

    Vous ne répondez pas aux questions qui vous sont posées. Vous semblez effectivement un fan fini de Mme. Marois. Et même si je ne suis pas d’accord avec le ton que Cloutier utilise, je le sens honnête et franc. Dans votre cas, Je sens que Vigile est l’opportunité pour vous, non de réfléchir, mais davantage de polir votre vernis d’intellectuel. Navré, c’est juste une impression. J’espère me tromper.

    Quant à PKP, Je trouve la proposition de Cloutier hâtive, voire impatiente. Que PKP fasse ses preuves à Hydro-Québec et on verra après.

    Quant à Madame Marois, je sentais que plusieurs de ceux et celles que j’ai rencontré, qui la défendaient bec et ongle, avaient le coeur et la volonté à la bonne place. C’est une de ces raison pour lesquelles je lui ai laissé le bénéfice du doute lors de son élection. Je me disais, "coudonc, y peuvent pas tous se tromper, je vais lui laisser une chance".

    Et bonyeu que j’étais content de ses décisions en début de mandat. J’était content de m’être fourvoyé sur elle et son équipe . J’étais content qu’en dépit de son statut de gouvernement minoriraire, le PQ fasse ce qu’il y avait à faire. Mais voià, tout s’est écrasé lorsqu’ils ont arrêté d’agir avec conviction et vouloir plaire aux adquistes. Un lamentable 8 dernier mois, ce qui est sommes toutes, une courte période mais très longue lorsque minoritaire.

    Je crois qu’en dépit de ses 35 ans en politique, elle est bonne seconde mais n’a pas ce qu’il faut pour être Cheffe du PQ. Mais sait-on jamais, elle pourrait encore nous surprendre, et j’en serais tellement heureux. Mais pour se faire, il lui faudra arrêter de vouloir plaire à Pierre Jean Jacques, et parler avec ses tripes. Elle a perdu au jeu du calcul politique. Perdu des votes chez les indépendantistes, et n’a pas sur se rallier des adéquistes. Elle a perdu sa mise.

  • Nicodème, 19 mai 2013 07h21

    Pour Pierre-Karl Péladeau, je ne sais pas, il faudrait que ce dernier affiche un intérêt quelconque pour le poste ou alors faudrait lui poser la question... Pour ma part, je considère qu’une "lotocratie" serait plus viable qu’une Fanfancratie", d’ailleurs, au stade ou nous en sommes, n’importe quel autre système le serait ! Pour les muses de la "gouvernance provinciale" je leur suggère cet extrait tiré du texte "Vigile, c’est notre lien quotidien avec l’espoir !" de monsieur Yves Michaud

    "Vigile déplaît aux enragés du fédéralisme canadien. Ne serait-ce que pour cette seule raison, il mérite de grandir et prospérer. Nous devons éviter de laisser la place libre aux trompettistes de l’affaissement de notre vie nationale et de notre soumission collective dans une province d’un état fédéré. Il est par ailleurs révélateur que le mot que je viens d’écrire en italique vient du latin pro victis, pour les vaincus. Notre peuple mérite mieux que cela."

  • Éric Messier, 19 mai 2013 07h05

    Ça ne vole pas haut vos échanges.
    Mettons ça sur le dos de la frustration ; mais ce n’est pas la bonne voie.

    Échanges désolants, donc, quoique pour Barberis-G., même quand il "insulte", au moins c’est cohérent et même agréable à lire.
    M. Cloutier, en revanche, je vous trouve sec en batinsse. Inviter autrui à se "fermer la gueule" n’est pas propice au débat.
    Surtout quand vous dites ça à Barberis-G qui, me semble, ne mérite pas ça.
    On ne sent pas de volonté de débattre ; je ne m’essayerais même pas avec vous.

    Je comprends l’impatience de plusieurs patriotes.

    Des René Lévesque, ça ne pleut pas, malheureusement.

    J’ai voté PQ en me bouchant le nez.
    Les 2-3 premières semaines de ce gouvernement nous ont remplis d’espoir.
    Après ça a déboulé.
    Pauline en impatiente plusieurs.
    Néanmoins elle est en politique souverainiste depuis quand ? 35 ans ?
    En comparaison de Pauline, et malgré les faiblesses de cette dernière, PKP aurait absolument tout à prouver avant de se prétendre leader souverainiste et meneur de peuple.

    Juste pour prendre la mesure, prenez un moment, mentalement, pour comparer PKP et René Lévesque.

    On aurait besoin d’un Paul Piché, d’un Daniel Boucher ou même d’un Biz en politique (pour l’intégrité et le patriotisme, à défaut de qualités politiques).
    Quoique... ces trois-là n’ont pas des qualités discursives et même d’élocution égales.

    En fait, c’est d’un Parizeau dont on a besoin.
    Intelligence, détermination, intégrité, patriotisme sans ombre.
    Lui et Lévesque formait une formidable "paire dépareillée", jusqu’à ce que la chicane prenne ; et je prenais résolument pour Parizeau, malgré tout mon respect pour Lévesque.
    Mais Parizeau a déjà énormément donné.
    Il continue néanmoins de donner, et il donnera une entrevue ce lundi soir à la télé.

  • Patrick Diotte, 19 mai 2013 06h54

    Je crois que vous avez diabolisé Pauline Marois et que ça vous empêche de comprendre le travail essentiel qu’elle fait.. ainsi que ce travail est essentiel à l’indépendance.

    Je ne crois pas que Mme Marois ait la prétention charismatique de mener notre peuple à sa libération politique, je ne pense pas que vous êtes le seul à évoquer cette difficulté au niveau de la communication avec le peuple en entier.

    J’ai la même position que longtemps avant les élections, le but n’est pas de chercher à remplacer le ou la chef mais que cette personne se présente, existe, d’abord. Personnellement je ne vois pas en P.K. Péladeau cet homme providentiel que vous décrivez.

    Il s’est passé beaucoup de choses depuis quelques mois.. je pense que plusieurs politiciens nourrissent maintenant plus d’espoirs de conquérir le coeur des Québécois-es avec l’indépendance.

    Patienter, ce n’est pas que désespérer.. ça peut être espérer aussi. Le PQ est en train de préparer ce que les indépendantistes attendent. Si tout se passe bien, selon moi, si on n’a pas tout détruit par des divisions morbides et irréconciliables, si le mouvement indépendantiste est capable de représenter un rapport de force cohérent, le PQ nous présentera un chef qui nous arrivera comme un printemps que nous aurons longtemps attendu, un chef qui, lui, sera là pour ce que nous, indépendantistes légitimement pressés, attendons d’un chef péquiste.

    Enfin bref, ce serait la moindre des choses, me semble-t-il, d’arrêter d’inutilement vouloir la tête de Pauline Marois.. et d’au moins, dans le but de parler pour parler, présenter des suggestions un peu plus crédibles que celle d’un type dont on ne sait rien, qui n’est pas politicien, pas indépendantiste (je parle d’indépendantiste comme de quelqu’un qui milite en ce sens) pas dans les valeurs qu’on tente de ramener au PQ, pas à même de favoriser un rassemblement fort derrière une volonté référendaire du PQ.. bref, soyons patients, nous n’avons pas le choix, et ne sautons pas d’étapes, quand viendra celle de changer de chef, on ne doutera pas que ça va se produire et ce n’est pas nous, hors-PQ, qui l’aurons provoqué.

    Patrick Diotte

  • 18 mai 2013 17h10

    Message à Barberis-Gervais

    Je suis prêt à voter pour le Parti Québécois, à le financer, à travailler pour le faire élire de toutes mes forces, comme je l’ai fait dans le passé, à 2 conditions :

    1 - Que Pauline Marois démissionne et retourne vivre dans Charlevoix où elle pourra certainement se trouver un emploi comme agente d’immeuble, sans aucun problème, avec l’aide et les conseils de son mari, un spécialiste de l’immobilier.

    2 - Que le PQ mette fin à cette aberration qu’est la gouvernance provinciale déguisée sous le vocable frauduleux de gouvernance dite "souverainiste" et retourne au programme de 2005, soit celui d’un projet de pays, un référendum rapide et une constituante, que j’espère citoyenne.

    Ces 2 conditions étant établies, il restera à trouver un leader crédible, respecté de la population, indépendantiste, déterminé et désintéressé pour mettre le cap sur l’indépendance, comme Parizeau l’a fait en 1994. Et fuck la gouvernance provinciale.

    Est-ce clair ? En quelle langue dois-je l’écrire pour que vous le compreniez ? En français littéraire ou en joual ? Un pur sang ou une picouille ? That is the question.

    Pierre Cloutier

  • robert barberis-gervais, 18 mai 2013 15h55

    Gabriel Proulx

    Au communiste de St-Eustache.

    Vous avez gardé un mauvais souvenir d’une certaine altercation que j’ai eue avec vous (qui vous a fait mal) et que j’ai dans mes archives. Vous pouvez me condamner pour des propos que vous qualifiez à tort de méprisant. Votre erreur c’est de croire qu’il y a un débat qu’il faut faire avancer. Avec Pierre Cloutier (comme avec un autre auguste qui écrit ici sur Vigile), il n’y a jamais de débat. Je parle par expérience, une expérience plus riche que la vôtre. Il s’agit d’un échange de considérations parallèles. Ils ont raison et vous avez tort. Point à la ligne.

    Faisant un saut qualitatif à la André Vincent, je termine en faisant une citation en pensant au cul-de-sac où se trouve le mouvement indépendantiste. Comprenne qui pourra.

    J’te dis qu’à soir

    Dans mon p’tit coeur

    Y fait frette.

    (Dédé Fortin : "le répondeur".)

    robert barberis-gervais, 18 mai 2013

    p.s. J’ai écrit un livre qui a pour titre : "La fin du mépris" (Parti pris, 1978, écrits politiques et littéraires 1966-1976). Ce titre avait été approuvé par Pierre Bourgault rencontré par hasard au Parc Lafontaine...


  • Gabriel Proulx, 18 mai 2013 12h44

    M. Cloutier,

    Le seul que je vois vous balancer des insultes sur cette page, c’est Robert Barberis-Gervais (dont je condamne les commentaires méprisants qui ne font aucunement avancer le débat). Nous sommes donc loin de la « pluie d’injures » que vous dénoncez... à moins que vous comptiez également vos propres commentaires.

    Tout ce que j’ai dit qui pourrait être « choquant » pour vous, c’est que vos positions récentes étaient incohérentes avec vos positions passées et que votre politique fiction sur PKP, c’est du rêve en couleurs. Ce ne sont pas des insultes.

    Par contre, dire sur ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, qu’ils ne sont que des « ignorants », des « idiots », des « petites têtes », des « fafans » ou des « braillards gauchistes », c’est une belle pluie d’injures ça.

    Enfin, sur votre argumentaire sur PKP : il n’est pas charismatique, c’est un tireur de ficelles derrière les rideaux. Ce n’est pas la même affaire, mais pas du tout. Il n’est pas « respecté » par une majorité de québécois. Ma famille, mes amis et une partie de mes collègues de travail sont tous pour l’indépendance du Québec et pas un seul, parmi mes connaissances, ne respecte PKP. On est loin du « grand patriote unificateur ».

    Pour le reste, on va y aller pour une dernière fois : il n’y a absolument rien, que ce soit dans l’attitude de ses médias (français et anglais), dans ses dons politiques (aux trois grands partis), dans sa campagne médiatique anti-Bloc au fédéral et pro-CAQ au provincial, ou dans sa nomination récente à la présidence d’Hydro-Québec, qui montre ne serait-ce que l’ombre d’une intention de se sacrifier pour la cause, comme vous souhaitez qu’il agisse. Ce n’est pas si compliqué à comprendre.

    Pour dire vrai, je pensais que l’incohérence récente dans vos positions venait d’une sorte de désespoir. J’ai réalisé que c’est bien pire : c’est votre haine viscérale et cynique de l’ensemble de la classe politique, qui vous pousse à souhaiter publiquement la venue d’un sauveur extérieur richissime pour faire l’indépendance, peu importe qu’il y ait des signes en ce sens ou non.

    Des solutions pour faire des alliances, on en a au Parti communiste du Québec, mais vous êtes sans doute trop occupé à écrire que vous êtes attaqué par « les méchants braillards gauchistes » pour venir sur notre site en prendre connaissance.

    - Gabriel Proulx, Saint-Eustache

  • Yves Rancourt, 18 mai 2013 12h09

    Avec tout le respect que je dois à ceux qui proposent cette idée de PKP à la tête du PQ, j’ai envie de leur dire que je crois n’avoir jamais rien lu d’aussi irréaliste sur Vigile depuis que je fréquente ce site. Un chef d’entreprise à succès comme PKP, qui s’est visiblement donné comme mission de faire grandir l’entreprise de son père, déciderait tout d’un coup de renoncer à cette mission et de peut-être même prendre le risque de sacrifier cette entreprise, tout ça pour prendre la direction d’un parti qui a l’habitude de se débarrasser de ses chefs en moins de deux ! Et on croit peut-être qu’il l’aurait facile avec la clique à Desmarais sur son dos et toute l’oligarchie canadienne ? Bonne chance ! Une mort annoncée à coup sûr. Et c’est sans compter sur toute cette gauche, QS et autres, qui lui tomberait dessus sans ménagement pour lui reprocher son passé antisyndicaliste et ses prises de position, à travers ses médias, pour un recul de l’État sur à peu près tout. Et, en plus, on ne connaît même pas ses convictions souverainistes. Non il faut oublier ça et vite. Mauvaise piste.

    On peut convenir que madame Marois n’a pas le charisme voulu pour mener le Québec à son indépendance, soit. Mais, s’il vous plaît, pourrait-on regarder ailleurs ?

    Salutations.

  • robert barberis-gervais, 18 mai 2013 11h42

    Pierre Cloutier

    Voulez-vous avoir l’obligeance de me donner un exemple d’un de vos doutes. Par votre style, vous avez toutes les caractéristiques de la pensée dogmatique.

    J’aime bien le point de vue de J-C. Pomerleau : son attitude est supérieure à la mienne.

    Je ne prétends pas avoir "la" solution, mais j’ai quand même suggéré ceci à une certaine date et tout ce qui s’est dit depuis me confirme dans ma proposition puisque les "chefs" ne réussiront pas à faire une alliance.

    Ceux et celles qui vont voter pour Québec solidaire et pour Option nationale vont revivre ce qui s’est passé le 4 septembre 2012. Ils vont contribuer à la victoire d’un candidat libéral. Or, si tu ne veux pas d’un libéral comme député et du parti libéral comme gouvernement, tu dois voter pour le candidat qui a le plus de chances de battre le libéral (ou le caquiste) soit dans 95% des cas, un candidat péquiste.

    Ma solution et elle devrait vous plaire Me Cloutier : je m’en remets à l’esprit stratégique de chaque électeur dans chaque comté. (Gilles Bousquet avait fait une proposition semblable...)

    Si tu veux un candidat de QS ou de ON comme député et que tu te retrouves avec un libéral (ou un caquiste), tu obtiens l’exact contraire de ce que tu souhaitais. Alors vote pour le Parti québécois, on aura un gouvernement péquiste majoritaire et pas un gouvernement libéral. Et le Québec avancera.

    Mais et là on va encore m’accuser de faire des procès d’intention, les anti-Marois sont tellement imbéciles (et anti-Québec) qu’ils veulent tellement se débarrasser de Pauline Marois que si le prix à payer est l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire, ils sont prêts à le payer.

    Ma solution : votez pour le Parti québécois et vous ferez avancer le Québec.

    Robert Barberis-Gervais, 18 mai 2013

  • 18 mai 2013 11h05

    Les injures pleuvent de la part des fafans et des gauchistes doctrinaires. C’est tout ce qu’ils peuvent faire de toute façon avec leur pensée creuse et atrophiée. Cela me passe comme l’eau sur le dos d’un canard.

    1 - Pauline Marois à la tête du PQ nuit non seulement à la cause indépendantiste, mais elle nuit également à son propre parti et à sa doctrine de gouvernance dite "souverainiste". Suivant le vieux principe de Peter, elle a atteint le seuil de son incompétence, comme cheffe de parti, cheffe de gouvernement et leader du mouvement indépendantiste. Jamais cette femme ne conduira le peuple québécois à son indépendance. Jamais. Elle n’en a ni la compétence, ni l’envergure, ni la capacité intellectuelle, ni le charisme et surtout ni la volonté.

    2 - A ce stade-ci de notre histoire, le mouvement indépendantiste, à cause du système de gouvernement représentatif dans lequel nous sommes forcés de vivre, a besoin d’un leader charismatique, respecté de la population. désintéressé et déterminé, comme un Jacques Parizeau à conduire le peuple québécois à son indépendance, à mettre sur pied une constituante citoyenne et à tirer sa référence, s’il le désire, en retournant à la vie civile.Nous n’avons surtout pas besoin d’un politicien professionnel qui va s’éterniser et s’incruster dans le petit pouvoir provincial de merde. Nous avons besoin d’un "libérateur de peuple" et il importe peu qu’il soit de gauche ou de droite, puisque son mandat, temporaire, n’est pas de gouverner, mais de faire l’indépendance et de convoquer une constituante.

    Je suis très heureux de voir que mon ami Jean-Claude Pomerleau, un homme très intelligent. ait compris cela, même si je ne partage pas son opinion sur la gouvernance souverainiste. Il a l’intelligence de comprendre - et j’espère qu’elle va le comprendre elle-même - que Mme Marois fait partie du problème et non pas de la solution et si elle le fait, elle aura tout mon respect, quoiqu’en pense ses "fafans". La patrie avant le parti et l’indépendance avant la gouvernance.

    Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais absolument pas si PKP est disposé à remplir ce rôle, dont il a à mon avis, toutes les aptitudes pour le faire. Je ne le connais pas. Je n’ai aucun contact avec lui, je ne fais pas partie de sa garde rapprochée, je ne partage pas son idéologie anti-syndicale et je ne fais pas de politique active ni n’ai aucune intention d’en faire.

    Tout le monde crie à l’unité des forces "souverainistes" sur ce forum. mais personne n’a de solution. Moi, humblement, sincèrement et patriotiquement, j’en suggère une.

    Cela s’arrête là. Quant aux fafans et aux gauchistes étroits, je les emmerde. A pied, à cheval et en voiture. Il y a des niveaux où je ne descends pas.

    "L’ennui dans le monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes". Bertrand Russell.

    Pierre Cloutier

  • robert barberis-gervais, 18 mai 2013 09h22

    Ex-maître Cloutier

    Je suis un humble citoyen qui sait un peu de français et qui ne lit pas régulièrement le New York Times. Je suis indépendantiste depuis 1965. J’écris sur Vigile qui est devenu sous votre influence un salmigondis à l’image du mouvement indépendantiste. Un salmigondis, pour vous éviter le fardeau d’aller voir dans le dictionnaire, figurativement, c’est un mélange, un assemblage disparate et incohérent.

    Les anti-Marois sont tellement déplaisants, mesquins, démagogues et bornés que j’ai décidé de leur tenir tête sur Vigile. Par pur esprit chevaleresque. Je ne suis pas sûr que vous allez apprécier cette dernière confidence.

    Je m’étonne que le grand démocrate que vous êtes qui revendique la lotocratie et le pouvoir citoyen me donne l’ordre de me la fermer. Pour qui vous prenez-vous ex-maître ?
    Je ne suis pas obligé d’embarquer sur votre terrain.

    Vous êtes incapable d’additionner car votre ressentiment vous impose la soustraction et la division. Actuellement, dans la réalité politique, c’est Pierre Karl Péladeau comme président du CA d’Hydro-Québec plus Pauline Marois. Ça s’additionne.

    Méditez donc les propos de Louis Champagne. Et ne lui répondez pas par une pirouette comme vous le faites d’habitude.

    Au fond ex-maître Cloutier, si je vous appliquais votre médecine, je dirais que vous êtes une vieille picouille qui radote. Mais je ne le ferai pas. Je me corrige. Vous n’êtes pas une picouille mais vous radotez.

    Fermez-la, dites-vous ! C’est le rêve de tous les anti-Marois. Vous pouvez toujours rêver, je ne me la fermerai pas. Au contraire, vos injonctions me stimulent et me motivent encore plus.

    Je vous l’ai déjà dit mais je le redis ici, la prose à numéros me fait penser à la peinture à numéros. On est loin de Van Gogh ou de Vermeer.

    Robert Barberis-Gervais, 18 mai 2013

  • Michel Grenier, 18 mai 2013 08h45

    Bonjour Mr. cloutier.
    Je n’ai pas besoin de dessin,mais vous vous rêvez,avec PKP vous allez peut-être battre les libéraux,mais vous n’irez pas plus loin.LULU, de triste mémoire était charismatique,le résultat on le constate aujourd’hui.Vous avez adhérez à option nationale,tout comme moi,alors c’est là qu’il faut travailler,parce que je crois qu’après la prochaine élection,il ne restera pas grand chose du PQ.faut pas rêver.

  • Marcel Haché, 18 mai 2013 08h03

    Pierre Cloutier.

    Le P.Q.Marois a-il manqué son coup à la dernière élection, ou bien ce sont tous les indépendantistes qui l’ont manqué ? Minoritaire, le gouvernement est déjà en campagne électorale. Quoi qu’il arrive à ce P.Q., battu ou vainqueur de la prochaine élection, il va advenir une nouvelle conjoncture politique par suite du poids relatif des générations. Conjoncture durable avec les libéraux. Instable avec les péquistes. Mais les indépendantistes ne craignent pas l’instabilité. D’une certaine façon, ils la souhaitent.

    Si les libéraux reviennent au pouvoir, le pire pouvant survenir, et pour longtemps, la conjoncture économique pourrait devenir déterminante. De gros nuages annoncent déjà une Tempête. Les indépendantistes ne craignent pas les tempêtes, mais les libéraux si, puisqu’ils craignent encore que le ciel du West Island ne leur tombe sur la tête.

    Si le P.Q. était battu, Pauline Marois ne s’accrocherait pas. Mais les indépendantistes n’auraient alors rien moins besoin que d’un chef format géant pour remonter la côte au pied de laquelle ils seraient tombés.

    Quand bien même il le voudrait, le gouvernement actuel ne peut pas tirer bien fort la charrette de l’Indépendance, ce qui fait qu’il se contente facilement d’être assis dedans la charrette, ce qui fait aussi que ceux qui la tirent présentement, la charrette, ont le sentiment d’être peu nombreux à la tirer et la trouver de plus en plus lourde de ses passagers, passagers et fat cats tous mélangés. Mais ça achève, d’une façon ou d’une autre…

    Malgré l’urgence, toute précipitation pourrait servir nos ennemis. « Ça presse » pas au point que vous l’avancez, Pierre Cloutier. De toute façon- on jase, là, on jase- faites comme P.K.P.lui-même : comptez sur le sens politique de Pauline Marois.

  • JCPomerleau, 18 mai 2013 07h36

    Désaccord et accord avec mon ami Pierre.

    Désaccord,sur l’appréciation de la contribution de Mme Marois.

    Il faut donner à César sa salade. Mme Marois a pris la direction d’un parti dont personne ne voulait. Elle a eu l’intelligence de remplacer la fixation référendaire, qui mène nulle part tant et aussi longtemps que l’État canadien refusera d’en reconnaitre les résultats (1), par un mandat de gouvernance souverainiste. Je vous rappel que ce mandat, c’est tout ce que çà prends dans le régime parlementaire britannique pour réaliser la souveraineté.

    Ne serais que pour ce changement de paradigme, Mme Marois aura fait une contribution fondamental à la cause. Le plan de gouvernance souverainiste est le bon à condition d’y mettre la volonté, la détermination et l’intelligence politique qu’il suppose.

    Mais il y a le plan et la direction politique du plan.

    Mme Marois a amené le ballon le plus loin qu’elle pouvait compte tenue de ses propres moyens et de l’équipe dont elle disposait. Elle le sait, contrairement à ce que pense mon ami Pierre, elle ne s’accrochera pas mais, va passer la main. C’est pourquoi elle a amené sur l’estrade deux joueurs de forts calibres pour lui succéder : Duceppe et Péladeau (et qui sait si d’autres ne viendront pas s’ajouter). Ce sont des "game changer".

    En accord avec la nomination de PK Péladeau

    Je partage en grande partie l’opinion de mon ami Pierre, sur l’arrivé éventuel de Pierre P K Péladeau, à la direction du Parti Québécois. Déjà sa nomination au CA d’Hydro Québec laisse entrevoir un redressement du vaisseau amiral de notre économie (Québecor Média, a commencer à revoir de manière critique les dossiers lourds à HQ, laissés par le régime Charest : Bécancourt (2) ). En redressant Hydro Québec, PKP se ferait la main et la démonstration qu’il a la carrure pour prendre en main notre État et réaliser le dressement national. Préalable indispensable pour créer une dynamique politique porteuse pour la suite des choses.

    Pour ceux qui ont pour grille de lecture la gauche et la droite, l’analyse de la venue de PKP soulève des inquiétudes. Je vous soumets que dans le contexte de la mondialisation ou l’État est braqué par les oligarques, cette grille de lecture n’est plus opérationnelle (ex : la faillite de la gauche en France). La doctrine qui surgit en Europe et ailleurs, c’est le patriotisme.

    Un milliardaire peut il être patriote. Dans le cas de PKP, j’ai la conviction clairement acquise que OUI.

    Oublier le référendum, la souveraineté c’est maintenant et elle passe par le redressement national, cohésion nationale, et une reprise systématique de nos compétences sur notre territoire. On sera souverain de facto avant de le formaliser de jure.

    Et oui PK Péladeau peut faire la job.

    (1) http://jflisee.org/chretien-a-londres-les-mauvais-conseils-de-m-non/#comment-2291

    (2) Québecor Média, sur le dossier de la Centrale de Bécancourt :

    http://www.journaldemontreal.com/2013/05/14/un-contrat-couteux

    http://www.journaldemontreal.com/2013/05/16/remettre-les-compteurs-a-zero

    ...

    JCPomerleau

  • 17 mai 2013 23h29

    Monsieur Cloutier,

    C’est bizarre, mais j’en suis rendu presqu’à la même place que vous. Je ne sais pas si je voterais PQ avec PKP à sa tête, mais je voterais oui sans hésitation à un référendum avec lui à la tête du mouvement pour le OUI. On verra s’il a le sens de l’État comme président de l’Hydro. Si c’est oui, ben ça risque de chauffer !

  • Louis Champagne, 17 mai 2013 23h20

    Mon cher Cloutier,

    Permettez-moi de vous citer un grand vigilien à propos de Mme Marois : « Si Pauline Marois était cheffe du PLQ ou de la CAQ, je ne dirais pas un mot. Mais cheffe d’un parti social-démocrate et du parti en lequel la classe moyenne a cru et qu’elle a financé à coût de 5$, cela dépasse l’entendement. Il faut vraiment être inconscient pour accepter cela. » Voilà les admirables propos que tenait l’année dernière sur Vigile …Pierre Cloutier (Petit retour sur l’île Bizard).

    Marois, une millionnaire qui vivait recluse dans un château, loin du peuple, ne pouvait pas représenter la classe moyenne, encore moins les pauvres. D’autant plus que le PQ est social-démocrate. Elle devait donc s’en aller.

    À l’époque, Me Cloutier favorisait Gilles Duceppe. Mais il s’est lamentablement dégonflé, et la suite est connue. Ce qui n’enlève rien à la haine de notre cher Me Cloutier contre Mme Marois. Et qui nous propose-t-il pour prendre la place de Mme Marois ? PKP, rien de moins ! La cerise sur le sundae, c’est quand Me Cloutier nous affirme que grâce à PKP et à ses accointances avec Labeaume sur le Colisée, il va aller chercher la région de Québec. L’idée de Mme Marois d’appuyer la construction du Colisée était donc bonne, elle a commis l’erreur de l’avoir eue.

    PKP est le fils de Pierre Péladeau, il est plus riche que Blanchet, et on ne parle pas ici de son conjoint, mais de lui. Il n’a jamais fait un discours public sur l’indépendance. Son empire médiatique fait en Ontario la promotion d’idées, disons assez loin du patriotisme que vous vous targuez de représenter, Me Cloutier.

    Nous sommes habitués à vos sorties hystériques contre Mme Marois, mais votre haine vous a à nouveau aveuglé. Jamais PKP ne ralliera les Québécois derrière l’indépendance, ses millions ne lui donnent pas ce talent. Et s’il en avait, du talent politique, il l’a bien caché. Il y a de bien meilleurs successeurs à Mme Marois au sein du Conseil des ministres, et elle n’a pas à se chercher de successeur actuellement. Elle a bien d’autres chats à fouetter.

    Louis Champagne

  • Gabriel Proulx, 17 mai 2013 23h04

    @Pierre Tremblay

    « Diviser pour mieux régner »

    Les fédéralistes seraient fiers de votre dernier message.

    Si PKP fait ça, c’est qu’il veut vraiment couler l’indépendance pour de bon.

    Sérieusement tout le monde, arrêtez de penser que PKP veut « sauver la nation ». Il a juste été nommé à la présidence d’Hydro-Québec. Ça ne veut pas dire grand chose au niveau de ses hypothétiques intentions politiques futures.

    La politique fiction qui n’avance à rien, j’en ai eu assez pour aujourd’hui. Pensons au présent pour changer. Pour demain, ce sont les générations futures qui comptent plus que tout au monde. Les intentions politiques d’un individu X, ça n’alimenterait pas des semaines de débats comme ça, si notre cause était en bonne santé... Sauf que voilà, il y en a qui en sont rendus à chercher des miracles, des sauveurs parmi ceux qu’ils considèrent comme leurs élites.

    - Gabriel Proulx, Saint-Eustache

  • 17 mai 2013 22h10

    À Barberis-Gervais

    Encore une fois vous faites de la diversion et vous êtes incapable de répondre aux arguments que je soulève par pure partisanerie.

    Est-ce que Pauline Marois est la leader qu’il nous faut pour amener le peuple québécois à son indépendance ? Oui ou non ? Si vous êtes incapable de répondre à cette question, fermez-la.

    Pierre Cloutier

  • alain maronani, 17 mai 2013 22h03

    Je préfère un braillard gauchiste...à un tueur neo-libéral silencieux, même s’il est escorté, par une intellectuelle, spécialiste des émissions de télé-réalité...émissions consternantes de bêtise, ici ou ailleurs....

    Le rappel fort utile des malfaisances de votre digne chevalier néglige toutefois le point le plus essentiel ;

    Votre héros, dirige un groupe de presse fort important, beaucoup trop en ce qui me concerne, comme Desmarais d’ailleurs, et comme tout groupe de presse, ses feuilles de choux ne peuvent survivre sans une publicité abondante...

    Ces publicités dans des journaux style "Journal de Montréal" ou les usines à ordures (la poublication) ontarienne, représentent au-dela de 70 % des revenus...sans eux pas de journaux, pas de magazines, etc..Ainsi va la presse...sauf exception culturelle...

    Je vois mal votre héros se faire lessiver ses revenus publicitaires, en Ontario, ou probablement il n’aurait plus beaucoup d’amis très vite...et une partie ici, sans envisager une campagne de boycott, un exemple, de Videotron (organisation du désabonnement par exemple...un petit 20 % représentant immédiatement une perte de 300 millions de $ par année...), la vache à lait du groupe, sans lequel probablement il aurait depuis longtemps mis la clé sous la porte ou aurait été prié d’aller exercer ses "talents" ailleurs....

    Nous payons pour ceci, les aventures technologiques de cet héritier nous ont déjà coutés au moins 2 à 3 milliards de $, sans parler de l’investissement de la CDPQ (4 milliards de $) que personne ne veut acheter...

    Nous sommes riches n’est-ce pas, et cette aventure a été concoctée par nul autre que Bernard Landry...

    Le nationalisme de votre Bayard s’arrête probablement là ou commence son tiroir caisse...et malgré son égo surdimmensioné j’imagine que l’on va lui conseiller fermement de se calmer...malgrés vos pressants appels.

    Bien sûr, c’est peut-être un héros prêt à sacrifier son groupe, et une partie de sa fortune, sur l’autel de la cause...

  • Pierre Tremblay, 17 mai 2013 20h33

    La question à mille dollars : Est-ce que PKP est intéressé à devenir le chef d’un parti qui se chicane sur tout et sur rien et qui fait un pas en avant et deux pas en arrière à chaque décision ?

    Voilà la question et je ne pense pas que PKP devrait reprendre le PQ. Je crois qu’il devrait fonder un nouveau parti indépendantiste de la droite avec d’autres gens d’affaire.
    Là je serais intéressé. La gauche ne fera jamais rien car pour y arriver il faudrait qu’elle se soulève et face la révolution. Je les ai vu au printemps érable et je pense que c’est le plus qu’ils peuvent faire : prendre des gamelles et taper dessus. On est loin des patriotes.

  • Gabriel Proulx, 17 mai 2013 18h35

    M. Cloutier,

    Le fait que vous vous soyez arrêté à la première phrase de mon commentaire, sous prétexte que vous ne tolérez pas la critique du système que vous essayez de pousser sur Vigile depuis je ne sais trop combien de mois, en me qualifiant d’ignorant et de « braillard gauchiste », cela prouve votre incroyable mauvaise fois dans les commentaires de cette tribune.

    Je ne vous ai pas insulté directement, j’ai juste pointé du doigt le manque de cohérence dans vos positions récentes.

    Enfin, votre cassette sur les « braillards gauchistes », cela prouve que vous n’avez pas lu la fin de mon commentaire. J’ai écrit de manière assez explicite que je voterais Oui à un référendum, peu importe qui dirigerait notre camp. On appelle ça « mettre sa nation devant son orgueil ». PKP, à la lumière de son bilan passé de nationaliste « quand le moment est opportun », propriétaire des médias anglophones les plus répugnants du Canada en plus d’être un néolibéral décomplexé, me permet de penser qu’en cas d’un référendum pour l’indépendance mené par une personnalité « trop à gauche », il y penserait à deux fois avant de mettre ses intérêts bourgeois en jeu.

    C’est mon analyse, qu’elle vous plaise ou non. Si je trouve que quelqu’un rêve en couleur, je ne me gêne généralement pas pour le dire. Je vous le dis à vous, comme je l’ai dit par rapport aux gens chez QS qui pensent qu’ils vont prendre le pouvoir aux prochaines élections.

    Au PCQ, nous l’affirmons depuis des années, bien avant que ça devienne un sujet de discussion populaire : ça prend des alliances, entre souverainistes et indépendantistes, entre gauche et droite, pour réaliser l’indépendance du pays, pour ensuite nous permettre de faire chacun notre bout de chemin dans notre république québécoise libre et souveraine. Notez bien « alliances » et non pas « sabordages unilatéraux pour faire plaisir au plus fort en déclin qui crache sur sa base pour séduire l’électorat de la CAQ (la CAQ étant déjà une gracieuseté de Quebecor) ».

    Essayer de nous rentrer dans la gorge le « patron des patrons » du néolibéralisme au Québec, en criant « au diable les braillards gauchistes », ça va exactement à l’opposé de cette idée d’alliances électorales.

    - Gabriel Proulx, Saint-Eustache, Parti communiste du Québec

  • 17 mai 2013 17h41

    A Michel Grenier,

    Comme nous sommes condamnés - pour l’instant - à vivre dans un système de gouvernement représentatif, nous n’avons pas le choix et il faut passer par le jeu électoral pour accéder à l’indépendance. A ce state-ci de notre histoire, le mouvement indépendantiste a cruellement besoin d’un leader charismatique
    - respecté par la population ;
    - qui va mettre le cap sur l’indépendance ;
    - qui va proposer à l’électorat québécois un projet de pays concret et emballant ;
    - qui va tenir un référendum rapide ;
    - qui va mettre sur pied une constituante citoyenne ;
    - et qui va retourner à la vie civile après.

    En clair et en bref, un PATRIOTE.

    Or, comme Pauline Marois n’a pas les qualités pour faire la job - ni la volonté soi dit en passant - j’ai pensé que PKP serait un bon choix. Que cette personne soit de gauche ou de droite, bleue, verte, rouge, verte ou avec des petits pois m’importe peu. Voulez-vous que je vous fasse un petit dessin avec cela ?

    À M. Proulx

    L’utilisation du mot "Lottocratie" dans une tentative pour me discréditer prouve la profondeur de votre ignorance. Pour le reste, je l’avais prédit et écrit : les gauchistes vont crier au meurtre parce qu’ils seront incapables de comprendre dans leur petite tête que l’indépendance de la patrie ne se fera jamais sans l’adhésion d’une partie de la droite québécoise. Continuez de brailler....

    Pierre Cloutier

  • robert barberis-gervais, 17 mai 2013 17h40

    M. Cloutier,

    vous écrivez : "elle compte encore sur les scandales révélés par la commission Charbonneau pour se faire réélire, une espérance qui risque de se retourner contre le Parti québécois comme on l’a vu avec les allégations concernant l’ancien ministre péquiste Guy Chevrette".

    Vous écrivez encore cela le 17 mai avec tout ce que l’on sait sur Gilles Cloutier qui a perdu pas mal de sa crédibilité d’un petit mensonge à l’autre.

    Déjà, le fait que votre article du 1er mai "Guy Chevrette sur la sellette" prenait pour du cash tout ce qu’a dit Gilles Cloutier sur la construction de la route 125 m’avait scandalisé. Je me disais : Cloutier qui a été avocat jette aux poubelles tout ce qu’il a appris pour condamner Chevrette sans appliquer la devise de son maître Bernard Landry : Audi alteram partem.

    Mais que le 17 mai vous répétiez la même chose que le 1er mai me porte à conclure que la partisannerie vous aveugle.

    Déjà que Vigile a tort de publier vos textes qui insultent Pauline Marois quand vous la traitez de "picouille", voilà maintenant vous faites comme si le témoignage de Gilles Cloutier était parfaitement crédible alors que tous les observateurs ont remis en question cette crédibilité.

    Quant à l’exercice de politique fiction et de wishful thinking auquel vous vous livrez à propos de Pierre Karl Péladeau, je ne peux qu’admirer votre imagination créatrice.

    On peut lire sur la page Actualité :

    Le danger qui nous guette
    Nos divisions font tellement le jeu de nos adversaires que le moment est venu de se demander s’ils ne sont pas parvenus à nous infiltrer pour les attiser. Vigile

    On sait que c’est Richard Le Hir qui fabrique la page Actualité et qui est l’auteur de cette remarque. On pourrait lui demander à qui il pense en écrivant cette remarque.

    Robert Barberis-Gervais, 17 mai 2013

  • Gabriel Proulx, 17 mai 2013 16h49

    Il est fort ironique de voir Pierre Cloutier, un fervent partisan d’une sorte de système de « lottocratie » sans queue ni tête, « au nom de donner le pouvoir à n’importe quel citoyen au hasard, en autant que ce système éloigne les affairistes et les corrompus du pouvoir », si j’ai bien compris, militer aujourd’hui ouvertement pour donner les clés de l’État québécois sur un plateau d’argent au principal leader public du patronat québécois.

    Je ne me répéterai pas trop longtemps cette fois : les feuilles de choux démagogiques d’extrême droite de Quebecor constituent la principale source d’abrutissement et d’aliénation de la population québécoise francophone. À aucun moment, les torchons de Quebecor n’ont aidé ou favorisé l’indépendance du Québec depuis que PKP en a pris le contrôle. Les chroniques de ses torchons (appeler ça un journal serait une insulte suprême pour le métier de journaliste) sont essentiellement occupées par des idéologues « lucides » pondus à la chaîne par l’Institut Économique de Montréal (IEDM), qui est conservateur et anti-Québec. À part de ceux-là, il y a ce crétin de Martineau, ce fasciste de Duhaime et ce monarchiste de J-J Samson.

    On évitera d’aborder l’aile anglophone de Quebecor, Sun Media, essentiellement le groupe médiatique le plus conservateur, raciste et francophobe de tout le Canada anglais (pas mal pour un nationaliste).

    Je répète que le problème n’est pas le fait que PKP soit un bourgeois (un bourgeois en haut de la pyramide d’exploitation, quand même). Le problème, c’est son bilan personnel. Sans parler des 14 lock-out en 14 ans, ses mercenaires médiatiques, qui suivent les directives de leur patron à la lettre, sont nos ennemis déclarés. La CAQ, c’est pas le libéral Desmarais qui l’a créé de toute pièce, c’est Quebecor.

    PKP à la tête du PQ, c’est une idée de désespoir, de paresse, de la pensée magique pure et simple. « On va aller chercher un des deux grands magnats de la presse bourgeoise, on va le laisser se battre avec l’autre depuis le fauteuil de Premier ministre et on va avoir notre pays comme ça, en échange de laisser la seconde venue de Lucien Bouchard éclater ce qui reste de droits aux travailleurs québécois » (parce que son bilan personnel indique cette direction, à moins d’un virage idéologique à 180 degrés, ce dont vous me permettrez de douter fortement).

    Bon, je dis que vous rêvez en couleur avec PKP, que ce n’est pas une solution et que vous vous imaginez qu’il est populaire dans la population québécoise, contrairement à la réalité, mais rassurez-vous, je voterais Oui à un référendum sur l’indépendance même si le chef de notre camp était dirigé par la pourriture qui m’intimidait à l’école quand j’étais petit. J’aurais un peu honte de notre peuple, c’est tout, mais je commence malheureusement, même à un jeune âge, à m’y habituer, en regardant notre parcours national depuis 1996.

    - Gabriel Proulx, Saint-Eustache

  • Michel Grenier, 17 mai 2013 16h18

    Bonjour Mr Cloutier.

    Je vous lis depuis quelque temps,j’ai de la difficultée à vous suivre.Est-ce que vous voulez battre les libéraux à tout prix ?Si vous cherchez un sauveur,pour la cause de l’indépendance,peut-être vous allez le trouver,mais quest-ce que çà va nous donner au bout du compte ?Je ne crois pas, que PKP soit aussi farouchement indépendantiste, que vous le croyiez,il travaille pour ses propres intérêts,pareille que l’autre famille.Je trouve vos interventions toujours apropriées,mais depuis quelque temps,vous me décevez un peu.

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