| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
Depuis les années Jean Chrétien qu’on nous sussure que l’accroissement des échanges commerciaux avec la Chine favorisera le respect des droits de la personne dans ce pays soumis à une dictature autoritaire. Ce mercantile chant de sirène nous a été seriné encore plus souvent depuis l’octroi des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin. Mais jamais l’approche en question n’a engendré un seul cas concret permettant de prendre cette grotesque affirmation pour autre chose que ce qu’elle est : une vaste foutaise.
Lorsqu’en septembre 2005, Mission Québec s’est rendue en Chine, Jean Charest y a prononcé un discours affirmant : « Nous admirons tout ce que la Chine a réalisé depuis les 40 dernières années. Le Canada a toujours été à vos côtés et les Québécois sont parmi vos plus grands admirateurs ». Croulant sous les critiques des défenseurs des droits de la personne, le bureau du Premier ministre s’était alors défendu en disant qu’il s’agissait d’une mission économique. À la même époque et malgré les hauts cris, Bombardier, Power Corporation et Nortel se sont lancés en partenariat dans la réalisation d’une liaison ferroviaire reliant l’ouest de la Chine à la capitale du Tibet. Aujourd’hui, ce train ultramoderne fait de wagons pressurisés capables de franchir les hautes altitudes himalayennes permet à d’innombrables colons chinois d’aller accélérer le génocide culturel des Tibétains.
Le 30 mai 2006 à l’assemblée annuelle des actionnaires de Bombardier, une proposition visant particulièrement le contrat ferroviaire au Tibet, demandait au constructeur québécois d’adopter une politique sur les droits humains. Elle avait été battue à 90%. À l’assemblée générale de Power Corporation tenue trois semaines plus tôt, une proposition demandant à Power de préparer un rapport portant sur « les pratiques de gestion et les politiques de Power qui assurent la promotion et la protection des droits humains en Chine et au Tibet » avait été rejetée dans les mêmes proportions. Lorsqu’en avril 2004 et en septembre 2006, le Premier ministre Paul Martin et un représentant du Premier ministre Harper ont successivement rencontré le Dalaï Lama, les gens d’affaires canadiens ont claqué des genoux.
Lorsqu’au Sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique de novembre 2006, Stephen Harper a abordé la question des droits humains dans l’Empire du Milieu, l’Association des manufacturiers canadiens s’est empressée de l’enjoindre à ne pas nuire aux relations économiques sino-canadiennes. Et tout ce temps, les droits de la personne ont fait chou blanc en Chine.
« Ne mêlons pas les affaires et la politique », scandent à l’unisson les chefs d’entreprise. « Ne mêlons pas le sport et la politique », ânonne en substance Jacques Rogge, président du CIO. Qui donc alors se mêlera de politique ? Face à ce pitoyable concert de mauvaise foi, on ne peut que louanger les Mélanie Raoul, Sam Price et autres Lhadon Tethong de ce monde, prêts à risquer leur jeunesse pour des principes.
Christian Gagnon
Montréal
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
En 1936, les puissances capitalistes occidentales ont laissé, voire favorisé, l’ascension d’Adolf Hitler parce qu’il protégeait les avoirs des capitalistes tout en luttant contre le bolchévisme en Allemagne. Le Foreign Office de Londres sous le règne de Deterding (ex-PDG de Shell) lui fut particulièrement favorable jusqu’en 1937.
Jusqu’en 1938, on cherchait à appaiser le "monstre" en lui offrant des vierges, pardon, une balance commerciale équilibrée. Les compagnies occidentales investissaient massivement dans le Troisième Reich (Coca-Cola, Ford, IBM etc..) et leurs investissements furent maintenus pendant la deuxième guerre. Ford était un principal actionnaire de IG Farben qui alimentait le Reich en produits chimiques dont le fameux Zyklon B d’Auschwitz et ses usines allemandes employaient de la main-d’oeuvre esclave pour fabriquer des véhicule pour la Wehrmacht. IBM alimentait sa filiale DeHoMag des machines Hollerith qui gérèrent les ressources humaines et matérielles, dont ceux des camps de la mort, par le biais de ses autres filiales européennes. Dois-je vous rappeller l’origine de la fortune de Prescott Bush, le grand-papa de W ?
Les investissements canadiens en Chine lèvent un autre monstre que nous devront combattre après celui d’Oussama Bin Laden. Je note en particulier Power Corporation qui a aidé à mettre sur pied le CITIC qui supervise le complexe militaro-industriel de la Chine avec le décamilliardaire Li Kashing. Notre Power Corp a un siège réservé sur le CITIC pour André Desmarais, occupé par un mandataire, qui fut un temps Jean Chrétien, son beau-père.

12806$ 64%
|
Pour contribuer en ligne
|