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"Pauline Marois promet une « nouvelle Loi 101 »"
Pauline, ô Pauline, ne vois-tu rien venir ?
Bernard Frappier
Billet de Vigile
lundi 28 avril 2008      290 visites      3 messages


La crise linguistique couve. Les "snipress", ces activistes embusqués toujours prompts à tirer sur les défenseurs de la culture québécoise, par des articles incendiaires dans les gazettes carrées, auront beau multiplier les attaques, rien n’y fera. Les politiciens auront beau esquiver le problème par des stratégies de déni ou de dissuasion, rien n’y fera. Les scribouilleurs de GESCA, payés pour désamorcer les conflits, dissimuler leur gravité, disqualifier les mesures correctives, auront beau s’exténuer à la tâche, rien n’y fera.

Les Québécois se sentiront de plus en plus menacés dans leur existence même.

D’autant plus menacés que les pouvoirs canadian, par juges interposés, par ruses législatives, médiatiques ou autrement, ne laissent aucun répit aux politiques de sape qui s’attaquent depuis les commencements au fait français dans ce pseudo-pays !

D’autant plus menacés que la "communauté anglophone" du Québec n’a jamais renoncé, même après 150 ans de minorisation, à rebâtir une majorité anglaise à Montréal... Elle y est aujourd’hui parvenue. Son ambition va dès lors croître davantage, ainsi que son arrogance et sa détermination à en finir avec cette Loi 101 si injuste à son égard... Le jugement Hilton illustre parfaitement cela. L’affichage anglais va s’étendre, la lutte pour l’accès à l’école anglaise va s’intensifier, les milieux de travail anglais, entreprises et commerces, vont résister avec plus de vigueur aux incitations à la francisation, etc...

Le contexte de crise est là : tous les éléments y sont. Ne manque plus que l’étincelle. Comme, par exemple, un ultime jugement défavorable à la Loi 101 par la Cour suprême du Canada.

Les Québécois réagiront à la mesure de cette menace. La crise linguistique de St-Léonard dans les années ’70 risque de paraître bien inoffensive à côté de ce qui se dessine à l’horizon.

***

Que propose le PQ de Pauline Marois dans ce contexte de turbulence annoncée ?

Une "nouvelle Loi 101", rien de moins ! Mais, dites-moi, si l’ancienne Loi 101 n’a pas pu résister aux assauts canadian, comment la nouvelle y réussirait-elle ? Misère !

Ainsi, comment peut-on prendre au sérieux cette disposition annoncée de la "francisation OBLIGATOIRE pour les nouveaux arrivants" ? Qui ne voit déjà tous ces snipress s’activer, au nom des chartes et en conformité avec la politique du multiculturalisme canadian et de la Loi sur les langues officielles au Canada (donc au Québec), pour déployer tout l’arsenal de dissuasion auquel le PQ a si souvent fini par se soumettre... se pliant ainsi aux diktats d’une minorité aux dépens des intérêts supérieurs du peuple québécois ?

***

Ne croyez pas que nous avons mal saisi le message de la nouvelle orientation péquiste. "Les Québécois ont peur, ils ont refusé de se dire OUI, ils ne sont pas prêts..., ils ne veulent plus entendre parler de...", etc... Le PQ s’ajuste. Puisque le peuple veut une pause, dites-vous, en attendant une meilleure conjoncture, le PQ fera avancer sa cause le mieux possible !

Nous avons pu prendre la mesure de cette nouvelle orientation dans le dossier du CRTQ... Le PQ demande au gouvernement Charest de demander au gouvernement canadian de céder au Québec ses pouvoirs dans le domaine des télécommunications. WOW ! Audacieux...

Et après, quand à Québec et à Ottawa, on aura répondu NON, que fait le PQ ? Rien, on passe à un autre dossier qui fera aussi avancer la cause... Re-misère !

***

On le voit bien, ce n’est pas d’une nouvelle Loi 101 dont les Québécois ont besoin. C’est d’un nouveau pays !

Et ça, Madame la chef du PQ, malgré l’urgence et la gravité de la situation actuelle, ça ne semble pas visible sur le radar du PQ. On dirait que, dans ce parti, depuis 1995, on ne voit jamais rien venir...

Quand les choix d’un parti politique rompent avec les aspirations de la conscience nationale, ce n’est pas la Nation qui disparaît...


Pauline Marois promet une « nouvelle Loi 101 »

Pauline Marois (Photo François Roy, La Presse)

Jean-Philippe Angers - La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a promis dimanche une « nouvelle Loi 101 » en présentant ses engagements pour la protection du français.

Un gouvernement du PQ mettrait en place des mesures spécifiques pour franciser les entreprises et les commerces de moins de 50 employés, notamment des crédits d’impôt, rendrait la francisation obligatoire pour les nouveaux arrivants et renforcerait l’apprentissage du français dans les écoles primaires et secondaires.

À l’occasion d’un rassemblement réunissant dans l’est de Montréal les trois candidats aux élections complémentaires du 12 mai et quelques centaines de militants, Mme Marois a soutenu qu’il était clair que le français perdait du terrain, particulièrement à Montréal. Elle a déploré le « laisser-faire » du gouvernement libéral.

La chef du PQ a dit croire qu’il était plus que temps de modifier et de renforcer la Loi 101.

Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20080427/CPACTUALITES/80427057/1026/CPACTUALITES



Vos commentaires:
  • Pauline, ô Pauline, ne vois-tu rien venir ?
    28 avril 2008, par Ouhgo

    BERNARD, Ô BERNARD, QUE CROIS-TU DONC VOIR VENIR ?

    "La crise linguistique de St-Léonard dans les années ’70 risque de paraître bien inoffensive à côté de ce qui se dessine à l’horizon."

    Mais où sont donc les indices de révolte chez ce peuple ?

    Gesca a réussi à anesthésier ce peuple depuis longtemps. Il ne réagit plus à rien sauf à l’illusion de l’honnêteté dans le sport : combien de millions rapporte aux Gillett de ce monde une partie de plus au Centre Bell ? On s’en fout : Go Habs Go ! Agitons le petit fanion en croyant que le goaler fait tout ce qu’il peut pour les arrêter TOUTES ! Pendant ce temps le niveau de vie des Montréalais de l’est avoisine celui de Haïti sans que la moindre solidarité ne s’exprime dans les vestiges de la Nouvelle-France.

    Et le rouleau compresseur de la haine continue de se dérouler d’ouest en est. Les Anglais nous ont laissé parler français après la conquête ils l’ont regretté en voyant la revanche des berceaux. On ne les y prendra pas deux foix, ils vont nous noyer en empêchant par la Cour Suprême du Canada toute francisation de cette NOUVELLE MAIN D’OEUVRE qui va nous manquer si cruellement si on en augmente pas l’entrée annuelle à 60,000. Charest ? Le bon peuple continue de lui baiser le...pied !.


  • Pauline, ô Pauline, ne vois-tu rien venir ?
    28 avril 2008, par @ Bernard Frappier

    Que peut-on voir venir... ?

    Très bonne question. Un peuple ne peut pas rester passif devant l’imminence de sa disparition. Des élites, oui, peuvent rester indifférentes. Le peuple, non.

    Qu’arrive-t-il quand les élites ne répondent plus aux aspirations du peuple ? Elles sont remplacées. Démocratiquement, dans les urnes, ou plus violemment, dans la rue.

    Nul ne contestera le péril extrême qui menace le peuple québécois.

    Ni la réponse inadéquate des élites.

    Alors que voit-on venir ?

    Au Québec, les urnes vont s’exprimer avant la rue.

    Les prochaines élections pourraient sanctionner, une fois de plus, et peut-être mortellement, le PQ pour sa frilosité et ses velléités dans la défense de l’identité québécoise.

    Les résultats des trois partielles, le 12 mai prochain, donneront une indication intéressante à ce propos.


  • Pauline, ô Pauline, ne vois-tu rien venir ?
    1er mai 2008

    Oui c’est amusant de casser du sucre sur le dos de Pauline Marois. Mais j’ai une question comme ça un peu dérangeante pour tout le monde ? J’attends toujours une mobilisation des autres milieux. J’ai même un commentaire très déprimant pour tout le monde.

    Plus personne chez les syndicats, chez les groupes sociaux, chez les travailleurs, chez les intellectuels, chez les écrivains, chez les artistes, ne dit rien. Et l’ADQ supposément nationaliste dans tout ça ? Regardez la réalité en face. Le problème est bien plus large que le PQ. Pauline ne voit rien venir. Et nous tous nous ne voyons rien venir non plus.

    Pauline ne voit rien venir. Ah peut-être ? Mais oû sont les acteurs sociaux de la nation qui ferment eux aussi leur petite gueule et n’ont plus rien à dire sur le recul historique de français et la dispartion accélérée de la langue française au Canada, au Québec et à Montréal ? En réalité, nous sommes tous à blâmer.









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