Agence QMI

Pauline Marois est nommée personnalité de l’année

vendredi 28 décembre 2012

MONTRÉAL - Pauline Marois, qui est devenue la première femme à occuper le siège de premier ministre au Québec, a été nommée personnalité de l’année 2012 par l’Agence QMI.

Le choix de Mme Marois a été effectué au moyen d’un sondage réalisé auprès des principaux responsables de rédactions des médias Québecor.

Pourtant, 2012 n’augurait rien de bon pour la politicienne de 63 ans. Son leadership avait été remis en cause tout au long de l’année 2011 dans une série de psychodrames dont seul le Parti québécois a le secret. Mutineries, départs, manœuvres de coulisses, contestations ouvertes, menace de l’élection d’un nouveau chef, bref rien ne lui avait été épargné.

Mais, contre vents et marées, Mme Marois s’est accrochée à la barre de son parti, ce qui lui a valu le surnom de « la dame de béton ». Au retour des Fêtes, le caucus des élus péquistes, réuni à Joliette, a mis un terme à la fronde contre elle. Les dissidents ont décidé de se rallier, ouvrant la voie qui allait mener Mme Marois à la tête des destinées du Québec.

Cette détermination a fait dire à Jean-François Cadieux, chef des nouvelles Rive-Nord de Montréal, un des responsables de rédaction sondés par l’Agence QMI, que Mme Marois méritait le titre de personnalité de l’année « pas seulement parce qu’elle est la première femme à occuper le poste de premier ministre, mais pour la résilience dont elle a fait preuve dans son cheminement politique ».

Les casseroles

Au printemps, Mme Marois prend position en faveur des étudiants dans le conflit qui les oppose au gouvernement Charest. Dans un Québec polarisé par cet affrontement sans précédent, sa décision ne sera pas sans susciter de vagues, d’autant que Mme Marois manifestera en leur faveur casseroles à la main.

Cette image viendra la hanter au cours de la campagne électorale que son opposant Jean Charest, sous pression, finira par déclencher au mois d’août. Son expérience politique aidant, Mme Marois mène une solide campagne et fait bonne figure dans les débats des chefs.

Elle emporte une victoire à l’arraché contre les libéraux, le 4 septembre, formant un gouvernement minoritaire. Elle devient ainsi la « première première ministre du Québec ».

Au Métropolis, où les militants péquistes sont réunis pour célébrer la victoire de leur parti, Mme Marois prononce un discours, dont les derniers mots seront : « ...j’ai la conviction que l’avenir du Québec, c’est de devenir un pays souverain », avant d’être interrompue par des coups de feu.

L’impensable s’est produit, un homme lourdement armé tente un attentat contre la politicienne. Il ne peut mener à bien son projet : son arme s’enraye, mais il a le temps de tuer un technicien de son.

Le Québec est sous le choc : jamais un premier ministre québécois n’avait été la cible d’un attentat.

La dernière partie de 2012 sera aussi mouvementée que la première partie pour Mme Marois. Les mesures qu’elle et ses nouveaux ministres mettent en œuvre susciteront beaucoup de grogne.

Autres choix

Mme Marois a obtenu 53% des votes des responsables de rédactions sondés. Le trio des leaders étudiants, Gabriel Nadeau-Dubois, Léo Bureau-Blouin et Martine Desjardins, est arrivé au deuxième rang avec 35% des votes. La juge France Charbonneau, elle, s’est classée au troisième rang avec 7% des votes.


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