Le développement du CAPITAL NATUREL du grand nord québécois a pris près de 10,000 ans pour y créer une grande biodiversité de la faune et de la flore, comportant une toundra, une taïga, une forêt boréale, des rivières sauvages et des lacs superbes, des immenses troupeaux de caribous, des phoques, des ours polaires, des centaines de milliers d’oies sauvages, etc. Ce CAPITAL NATUREL est menacé par les intérêts de transnationales minières, forestières, de génie conseil, pétrolières et gazières qui ont l’aval du gouvernement Charest pour le détruire au nom du profit, au nom du marché des ressources naturelles, au nom des dividendes aux actionnaires. Ce Plan Nord a été lancé sans aucun débat public, sans information précise et sans aucune consultation des premières nations vivant dans ces territoires du Québec Cela ne répond pas aux besoins du Québec de polluer nos sols et nos cours d’eau, de détruire la biodiversité, de raser nos forêts, d’utiliser une nouvelle main d’œuvre autochtone à leurs profits. Voilà ce qui serait le résultat de ce « plan » au nom des LOIS DU MARCHÉ si la mobilisation citoyenne contre ce projet mégalomane ne se fait pas. C’est ce qu’on appelle l’externalisation des coûts, des pertes en CAPITAL NATUREL par ces entreprises, externalités dont on ne parle jamais dans les discours sur le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB).
Le supposé et prétendu développement durable devient un écran de fumée pour la main mise des transnationales sur nos ressources naturelles et leur exploitation telle que la destruction des écosystèmes, le tout en jouant sur la hantise du chômage des populations locales.
Le Québec peut créer des dizaines et des dizaines de milliers d’emplois dans les centres urbains et les régions rurales sans aller démolir à 50% ce territoire sauvage (50% de démolition puisque le premier ministre veut en protéger 50% !). Le réseau de l’éducation, du primaire à l’universitaire, est une clé d’avenir pour des emplois qualifiés mais le gouvernement ne comble pas le sous-financement préférant tout investir dans des projets d’autoroute (50, 25, 35, 185, 30, etc.) par dizaines de milliards ayant prétexté de la chute du viaduc à Laval pour lancer ce plan mégalomane d’infrastructures.
Le secteur de la santé est sous-financé et des milliers de professionnel(le)s seraient requis(e)s. Des milliers d’emplois peuvent être créé en économie sociale et coopérative avec des fonds de démarrage plus importants de l’État. Le transport collectif récolte seulement 4.5MM$ sur 5 ans (2007 à 2012) comparativement, encore une fois, à plusieurs dizaines de milliards pour les autoroutes.
Avec une puissance hydro-électrique de plus de 35,000MW, Hydro-Québec peut intégrer jusqu’à 10,000 MW d’énergies éoliennes avant qu’il soit nécessaire de construire absolument de nouveaux barrages et en tenant compte en plus d’une véritable politique d’efficacité énergétique. Des petits projets communautaires en énergie renouvelable sont aussi créateurs d’emplois locaux de même que la souveraineté alimentaire, la consommation locale et régionale et l’agriculture en serre pour la région nordique, les possibilités récréatives et touristiques, etc. La culture mieux subventionnée peut aussi créer des milliers d’emplois. Un autre développement est possible basé sur nos besoins et nos droits à la qualité de l’air, de l’eau, de nos sols, de nos forêts, de la biodiversité.
L’environnement a priorité sur les lois du marché, sur les profits et sur les dividendes aux actionnaires !
André Rousseau
membre de Québec solidaire
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —