@ M. Barberis-Gervais
Je poursuis mon analyse...
Mais je comprends qu’il me prie de l’excuser et de lui pardonner. Je comprends qu’il retire aujourd’hui le 26 août ses propos insultants qui s’en sont pris à ma personne le 16 mai dernier, après que je l’en eus prié à cette date et à plusieurs occasions par la suite de le faire sans résultat. Je suis heureux donc que votre insulte et sa dénonciation par l’insulté ayant goûté à sa propre médecine qu’il a excusée en silence depuis tout ce temps, permette enfin qu’il retire ses propres insultes en me priant de l’excuser.
J’accepte donc ses excuses et le retrait de ses propos désobligeants qui s’en prenaient à ma personne et non pas à mes idées.
Cependant, je ne les accepte pas si elles sont conditionnelles à ce qu’il ajoute.
Si elles ne le sont pas, je les accepte donc tout en refusant sa demande de « contrepartie ».
« En contre partie, je demanderais à Monsieur Archambault de ne plus utiliser le terme et le libellé de « Québec soliTAIRE », qui à mon sens, ne contribuent pas à apaiser les esprits lorsque le débat s’échauffe. »
Cette appellation « Québec soliTAIRE » s’en prend aux idées défendues par M. Montmarquette, qui a refusé l’idée même de discuter de l’UNION des forces des composantes politiques et citoyennes de la mouvance souverainiste. Il ne saurait être question de les inclure dans ce qui est de l’ordre de l’insulte à une personne et d’assujettir ses excuses à tel autre ordre qui lui ne mérite pas d’excuse en soi, c’est de l’ordre du débat d’idée.
Ainsi, pour que je cesse de le décrire comme défendant l’idée que Québec solidaire soit plutôt Québec soliTAIRE, il lui faudrait revenir sur ces déclarations passées et admettre qu’il n’est plus pour lui prématuré d’exposer et discuter les termes et dispositions permettant de faire l’UNION de nos forces autour d’un PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ à définir et formuler sous forme de proposition à soumettre à l’approbation de toutes les composantes politiques et citoyennes de la mouvance souverainiste. Et surtout pas de subordonner tel exercice à l’action ou l’inaction des partis politiques.
Cela, de manière à pouvoir former dans les meilleurs délais une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ capable de prendre le pouvoir de manière à convoquer l’ASSEMBLÉE de la DÉPUTATION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC ( Ottawa 75 – Québec 125 – 102/200 député(e)s souverainistes ) pour qu’en Constituante elle invalide sur le territoire national du peuple souverain du Québec, tout État ne s’étant pas nommément soumis à ses voix libres et souveraines et pour concevoir et rédiger la CONSTITUTION PRIMORDIALE de la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, toutes choses à faire adopter par l’ASSEMBLÉE NATIONALE afin de les soumettre nommément à nos voix.
Les termes ESSENTIELS de l’UNION à faire
Quant aux termes de cette CONSTITUTION, sa discussion avec M. Cloutier semble être polluée encore par la discorde. Il n’est pas question de faire l’UNION de nos forces s’il est question de nous quereller sur les termes de la CONSTITUTION à concevoir. Ce pourquoi, pour écarter tout blocage, il nous faudra un libellé sur l’ESSENTIEL rassembleur à cet égard comme aux autres. Une CONSTITUTION PRIMORDIALE, décrivant l’essentiel capable de fonder l’État démocratique du peuple souverain du Québec doit être mise de l’avant. Fondé, tel État pourra ensuite compléter cet ACTE FONDATEUR, qui devra être validé nommément par les voix du peuple souverain.
Ce qui permettra à M. Montmarquette de défendre toujours un Québec solidaire de gauche qui ne serait plus à bon droit qualifiable de Québec soliTAIRE, parce que ce vrai Québec solidaire, n’assujettirait plus l’État, l’avènement de l’État, à l’avènement d’un gouvernement de gauche, comme l’a défendu avec tant d’obstinées véhémences M. Montmarquette jusqu’à être emporté par la profération d’insultes. Ce qui semble bien être le cas dans la discussion actuelle après que les distinctions utiles eurent été faites par M. Cloutier. Il semble que la discussion puisse avoir lieu au niveau des idées.
Ce qui nous fait grandement avancer dans le débat
Ce pourquoi j’invite M. Montmarquette à convenir du fait qu’il renonce à prétendre prématurés l’énoncé et la discussion des termes et dispositions d’une UNION dont il accepte maintenant et le principe et l’urgence de la faire dans les meilleurs délais, nécessitant dès maintenant de constantes et congruentes discussions. Ce qui me fera cesser de qualifier ses prises de position de soliTAIRES, et considérer le Québec solidaire qu’il défend ici, comme étant vraiment solidaire de la cause du peuple souverain du Québec.
Quant au fond du débat, ses arguments dans la discussion qui précède, confondent encore « l’accessoire » de l’ESSENTIEL rassembleur sur lequel nous entendre. Il persiste à assujettir le principe de la fondation de l’État à sa parure de gauche. L’État n’est ni de droite ni de gauche, il est ou pas démocratique et républicain. Voilà l’essentiel. Et là-dessus, nous pouvons nous entendre.
Il pourra ensuite faire valoir le fait qu’il nous faut voter pour un gouvernement de QS pour telle ou telle raison. Il pourra ou pas emporter notre adhésion. Mais il le pourra d’autant si QS est solidaire de la COALITION de SOUVERAINETÉ dont nous aurons défini les termes.
Qu’il se rassure
Le PQ n’est pas prêt encore en tant qu’organisation, à participer à la construction de l’UNION de nos forces. Mais la discussion pouvant éventuellement se poursuivre ici via des partisans de Québec solidaire et du Parti Québécois, nous pouvons espérer être en mesure de concevoir les termes ESSENTIELS d’une proposition et de ses dispositions afférentes et utiles qui pourraient être endossées par ces organisations. Ne reste qu’à poursuivre la discussion et énoncer et discuter pour en convenir sur l’ESSENTIEL, ce qui serait en mesure de susciter une large adhésion ici dans Vigile, et partant dans toutes les composantes de la mouvance souverainiste, voire autonomiste.
L’ARGUMENTATION pro souveraineté
Il me semble qu’il faut distinguer le principe de la souveraineté de l’État valide et légitime de ce qui nous permettra d’emporter l’adhésion du peuple à ce projet primordial.
M. Montmarquette semble vouloir assujettir le principe à l’argumentaire, subordonner l’État au « gouvernement de l’État ». Il semble vouloir fonder un « État de gauche », doté d’un « gouvernement de gauche ». Tout cela étant irrémédiablement lié. Or, nous ne pourrons nous entendre là-dessus. Nous ne pourrons nous entendre que sur un principe d’État souverain, et probablement même pas sur sa Constitution complète, surtout s’il est question de fonder un « État de gauche ».
Il lui faut donc comme nous tous, apprendre à dissocier État et « État de gauche ». Ensuite il lui faut dissocier le principe, de l’argumentaire militant en faveur de l’adhésion à ce principe. Il prétend que l’argumentaire doit se retrouver dans l’énoncé du principe.
Nous ne pourrons nous entendre sur un principe s’il doit inclure un argumentaire de gauche. Par contre, nous pourrons à gauche comme à droite nous entendre sur un principe de souveraineté capable d’inclure ensuite, par ailleurs, un argumentaire de gauche, de centre, de droite. Il pourra plaider en faveur d’un argumentaire de gauche capable d’emporter l’adhésion du plus grand nombre au principe neutre d’un État démocratique libre et souverain.
Il pourra dire, QS et le PQ s’entendent pour fonder tel État, de telles manières, à tel moment, mais QS partie du gouvernement de coalition qui permettra d’invalider l’État actuel abusif du Canada pour fonder une légalité légitime sur le territoire national du Québec, défendra telle politique de gauche, telle idée de l’État et de sa mission de gouvernement. Votez pour tel Québec solidaire, car cet État sera meilleur, et il sera meilleur grâce à Québec solidaire. Les souverainistes voteront pour QS, ou choisiront de voter pour le PQ, mais tous le feront en ayant la certitude que cette division du vote ne pourra pas compromettre l’ESSENTIEL, le PRINCIPE.
Cela, grâce à une entente de désistement électoral planifié par les experts de la COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ, pour contrer l’effet d’un système uninominal à un tour. Comment ? En faisant jouer le système tel qu’il est, sauf pour les derniers jours de la campagne électorale. 7 jours avant le scrutin, les experts de la COALITION, réunis en Commission d’appel au désistement électoral, détermineront d’après les sondages, les pointages des partis, leur propre conviction d’experts, que dans tels comptés chauds, un parti hors COALITION est susceptible de battre tous les candidat(e)s de la COALITION en raison de la division du vote COALITIONNAIRE. Cette Commission déterminera le fait que si tel(s) parti(s) de la COALITION se désiste(nt) en faveur du parti le plus susceptible de battre un adversaire hors COALITION, permettra d’emporter le comté.
( Un décompte des voix pourrait même permettre de les rabattre ces désistement dans un autre comté de manière à simuler un vote proportionnel... Par exemple : 10 comtés chauds, dont 7 perdus par le PQ en moyenne par 5% du vote de QS permettrait à QS de bénéficier d’un désistement du PQ dans un comté qu’il pourrait gagner de peu si QS rabattait son vote presqu’égal dans tel comté. Vous me suivez... Tout cela à mettre au point d’ici là... Résultat des courses, 6 comtés normalement perdus seraient gagnés par le PQ et 4 par QS )
Le rabattement du vote par désistement électoral
Fort des décisions prises par la Commission d’appel au désistement électoral, les partis concernés appelleront leurs adhérents et leur électorat respectifs de tels comtés à voter en faveur du parti favorisé par la Commission.
La question est, cela peut-il fonctionner dans les faits ?
On ne sait pas et il faudra le tenter pour le savoir. Une chose est sûre, cela ne s’improvise pas. Ce pourquoi il nous faut dès maintenant y travailler de manière à ce qu’au moins un an avant l’élection tous les fils soient attachés et toutes la procédure largement diffusée. De manière à ce que le mot d’ordre lancé soit effectivement connu des électeur(trice)s, et ensuite suivi par tel électorat. C’est faisable. La discipline sera de rigueur. La discipline de parti, la discipline militante, la discipline de l’électorat.
Cela n’est possible que dans la mesure où la politisation atteint un haut niveau de dignité et d’élévation. Cela est possible dans la mesure où l’enjeu en vaut la chandelle et cela ne peut être que parce qu’il engage à cet instant crucial le destin national du peuple souverain du Québec. Seule une forte et disciplinée UNION COALITIONNAIRE, libre, volontaire, généreuse peut LE FAIRE, si s’impose d’ici-là sur la base du destin de la nation, le patriotisme national électoral d’un peuple décidé à invalider un État abusif qu’il répudie, pour fonder et se donner un État démocratique valide.
Pourquoi le ferait-il ? Parce que l’UNION change tout.
Pour la première fois de notre histoire, nous aurons su faire l’UNION de nos forces politiques et citoyennes, dans la diversité de nos affinités électives, hors l’État de parti unique. Pour la première fois, nous aurons pu nous donner une chance de faire en sorte que la majorité GOUVERNE. Pour la première fois, nous aurons réuni les conditions capables de vaincre les abuseurs, les manipulateurs, les menteurs canadianisateurs. Pour la première fois, nous aurons la chance de faire d’une élection décisive ce qu’il nous faut pour fonder la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE que nous voulons fonder sur le territoire national du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC depuis la Conquête. Depuis qu’une Cession illégale nous a fait objet de propriété d’une Couronne usurpatrice, toujours régnante sur un Québec sous tutelle canadianisatrice.
Voilà ce qui peut permettre d’implanter ici, d’ici les prochaines élections à Québec, une voie démocratique nouvelle, prometteuse et politiquement noble et généreuse, hors l’attentisme et la querelle. Ce peuple n’aspire qu’à ça, être appelé non plus par le plus bas dénominateur commun de la rouerie politique, mais par un ordre politique sain et généreux, à se hisser à sa propre et noble hauteur de peuple souverain et démocratique, pour atteindre le plus haut sommet de la rigueur du politique, contre la politicaillerie de bas étage qui le fait aujourd’hui être largement désabusé, démissionnaire et abstentionniste.
Tout ça, formant un tout de résurgence nationale, dont il nous faut aujourd’hui, définir les termes et dispositions utiles, ici et maintenant, dans l’UNION de nos forces.
Ici, c’est dans Vigile, et maintenant c’est… aujourd’hui à cette heure même.
Nous avons du pain sur la planche... Mais c’est jouable. Nous avançons.
En terminant, vous dites :
« La rectitude politique de gauche a tendance à me pousser au sarcasme. Ça m’énerve quand je vois des gens (peu importe leur âge) qui croient avoir le monopole de la rectitude et de la vertu sociale et indépendantiste. »
Le sarcasme est une chose quand il s’en prend aux idées, voire aux comportements et attitudes, c’en est une autre quand il est question d’insulter les personnes. Il y a rupture d’ordre de discussion. Elle n’est plus de l’ordre des idées, mais s’attaque aux personnes.
Une discussion pour l’UNION de nos forces
Enfin, dans la mesure ou nous voulons de part et d’autre participer à la construction de l’UNION de nos forces, dans la mesure ou nous discutons les idées de personnes qui de bonne foi acceptent de participer à cette édification, il serait fort utile en effet de mettre de côté tout ce qui pourrait nuire à tel ouvrage et élévation. Le sarcasme, le procès d’intention, bien sûr l’insulte, sont à proscrire.
P.S.
Je serais votre « maître à penser » !? Vraiment !? Est-ce de l’ironie !?
Nous sommes si souvent en désaccord pourtant !? Je ne savais pas que je pouvais être votre « maître à penser ». Si jamais je suis pour vous un maître, sachez que je pense être plutôt un apprenti. J’apprends beaucoup de vous et de bien d’autres ici et tente au mieux de l’intégrer à ma réflexion. Nous pourrons parvenir à l’UNION de nos forces si nous parvenons à tous devenir de bons apprentis tout en restant maître de nos émotions et de nos convictions profondes ou celles que permettent de questionner et de cristalliser autrement, la saine et digne discussion qui semble peu à peu s’installer ici. Nous serons tous à force des maîtres dans l’art du politique, capables de contrer les effets avilissant de LA politique, ce qui invente une nouvelle manière de se saisir du politique et d’en réhabiliter la digne utilité.
Ce peuple du Québec ne demande que ça. Un débat politique qui soit à la hauteur de la noble cause de ce peuple souverain du Québec qui nous est cher. Très cher, car il nous en coûte à tous beaucoup d’efforts et de patient travail. Mais il le mérite. À nous de mériter sa confiance. Pour cela il nous faut apprendre à faire l’UNION de nos forces pour contrer l’effet néfaste de nos faiblesses, dont la première serait la division sur l’ESSENTIEL.
En fait, non pas ! Sur l’ESSENTIEL nous pourrions nous mettre d’accord si nous apprenons à le distinguer de l’accessoire qui nous empêche d’aller de l’avant.
La discussion peut nous permettre de faire ces distinctions à faire, pour ne plus se laisser distraire de l’ESSENTIEL à mettre de l’avant. À savoir, invalider l’illégitime légalité d’un État du Canada abusif jamais soumis à notre approbation, et ce, pour fonder un État valide et légitime. Nous le pourrons faire dès après les prochaines élections à Québec si nous savons faire le minimum d’UNION qu’il nous faut pour élire à Ottawa un plus fort contingent de député(e)s du Bloc québécois dès cet automne… à ce qu’il parait. Nous le pourrons faire dès la prochaine élection à Québec si nous parvenons par cette UNION, à élire un GOUVERNEMENT de la MAJORITÉ sous COALITION de SOUVERAINETÉ, contre un gouvernement de la minorité canadianisatrice.
Vive l’UNION de ce que nous sommes.
Pour faire des prochaines élections à Montréal, à Ottawa et à Québec des élections toujours plus décisives ;-)
Vive le peuple souverain du Québec !
Vive le Québec libre !
Vive le peuple souverain du Québec libre !