Depuis la rumeur d’élections au Québec, j’ai lu tout ce qui s’est écrit dans Vigile là-dessus. Une chose est remarquable : tous les participants, dans les chroniques, les tribunes ou les commentaires, sont d’accord sur un point. L’unanimité dans Vigile ? Qui l’eût cru ? Tous espèrent, veulent, désirent voir passer Charest à la trappe. À défaut de savoir ce qu’ils veulent, les vigiliens savent ce qu’ils ne veulent pas.
Il leur reste à décider comment collaborer à y parvenir dans 29 jours. Or, dans un scrutin uninominal à un tour, l’élection se gagne ou se perd à l’échelle des comtés, pas à l’échelle du territoire. Si l’objectif premier est de battre un parti, il faut donc, dans chaque comté, faire converger le plus de votes possible sur l’adversaire des Libéraux le mieux placé, même en dépit des préférences personnelles. La tactique vaut non seulement pour nous mais pour tous les opposants au gouvernement actuel.
Je sais bien qu’en principe, une élection devrait servir à appuyer le parti correspondant le mieux à sa propre conviction, mais je crois aussi que ce vote doit par-dessus tout viser au bien commun. Pour le moment, le bien commun consiste d’abord, et de toute urgence, à stopper la dilapidation du patrimoine québécois et à mettre un terme au sabotage de ses institutions.
Personne n’a les moyens, d’ici 29 jours, de réformer les partis existants, encore moins de créer le parti de ses rêves. Tout le monde dispose cependant du moyen de contribuer à tenter d’empêcher le pire.
Il semble que partout en Occident, ces temps-ci, les populations en soient réduites à ce mince prix de consolation : parer au plus pressé.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

