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Parer au plus pressé
À défaut de savoir ce qu’ils veulent, les vigiliens savent ce qu’ils ne veulent pas.
Raymond Poulin
Tribune libre de Vigile
mardi 11 novembre 2008      281 visites      6 messages


Depuis la rumeur d’élections au Québec, j’ai lu tout ce qui s’est écrit dans Vigile là-dessus. Une chose est remarquable : tous les participants, dans les chroniques, les tribunes ou les commentaires, sont d’accord sur un point. L’unanimité dans Vigile ? Qui l’eût cru ? Tous espèrent, veulent, désirent voir passer Charest à la trappe. À défaut de savoir ce qu’ils veulent, les vigiliens savent ce qu’ils ne veulent pas.

Il leur reste à décider comment collaborer à y parvenir dans 29 jours. Or, dans un scrutin uninominal à un tour, l’élection se gagne ou se perd à l’échelle des comtés, pas à l’échelle du territoire. Si l’objectif premier est de battre un parti, il faut donc, dans chaque comté, faire converger le plus de votes possible sur l’adversaire des Libéraux le mieux placé, même en dépit des préférences personnelles. La tactique vaut non seulement pour nous mais pour tous les opposants au gouvernement actuel.

Je sais bien qu’en principe, une élection devrait servir à appuyer le parti correspondant le mieux à sa propre conviction, mais je crois aussi que ce vote doit par-dessus tout viser au bien commun. Pour le moment, le bien commun consiste d’abord, et de toute urgence, à stopper la dilapidation du patrimoine québécois et à mettre un terme au sabotage de ses institutions.

Personne n’a les moyens, d’ici 29 jours, de réformer les partis existants, encore moins de créer le parti de ses rêves. Tout le monde dispose cependant du moyen de contribuer à tenter d’empêcher le pire.

Il semble que partout en Occident, ces temps-ci, les populations en soient réduites à ce mince prix de consolation : parer au plus pressé.

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • Parer au plus pressé
    11 novembre 2008

    Si je vous comprends bien, cher monsieur, vous invitez les électeurs à appuyer le PQ. Un parti qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Qui sabote son propre programme.

    Or, comment appuyer un parti qui, dans ses propres instances, à manoeuvrer pour battre en brèche la plus élémentaire démocratie. cf. les articles de Pierre Cloutier.

    Fera-t-il la même chose au pouvoir ? Je préfère le statuo et, par la suite, la refondation du mouvement indépendantiste, après l’élection du 8 décembre.

    Non,merci !

    P.B.


  • Parer au plus pressé
    11 novembre 2008, par Marcel Haché

    Le P.Q. reste le vaisseau amiral.On peut le déplorer.Mais l’indépendance du Québec est possible prochainement.Les indépendantistes sont présentement inutilement incrédules.

    Il semble bien—j’en suis certain—que le P.Q. ne s’en va pas en déroute.Il garde à ce jour toutes ses chances.Et la souveraineté en conséquence.Mme Marois fait une bonne campagne.Elle ne recule pas ni ne se défile à dire qu’elle est souverainiste.Elle traite Charest très adéquatement.C’est un menteur.Parfait.

    La situation actuelle et,SURTOUT,celle devant résulter de la prochaine élection,pourra permettre—si le P.Q. fait prochainement bonne figure—une dynamique telle que la souveraineté du Québec aura toutes ses chances.Cela nécessitera que mme Marois soit portée à la tête du gouvernement,ou bien que ce soit Charest minoritaire.La dynamique serait telle que les plus grandes espérances seraient permises.

    La récente victoire du Bloc prendrait alors toute sa signification.L’espoir est permis.Espérons et votons.


  • Parer au plus pressé
    11 novembre 2008, par Raymond Poulin
    @ monsieur Pierre B. Il est exact que l’éventualité de ce que je propose favoriserait mathématiquement le PQ puisqu’il est de loin le deuxième parti dans les intentions de vote. Mon intention n’était ni de le favoriser par la bande ni de lui nuire mais seulement de voir le PLQ délogé. Qu’on l’aime ou pas, le PQ s’avère tout de même moins nocif que le PLQ comme parti de gouvernement, en dépit de ses défauts et de ses erreurs. Quant à la question de l’indépendance, ce n’est pas en votant maintenant pour des candidats qui n’ont strictement aucune possibilité d’être élus dans leur comté, quel que soit le parti qu’ils représentent, que nous la ferons advenir plus rapidement, au contraire : on favorisera simplement la réélection d’un parti qui détruit le Québec à petit feu, et il faudra bien ensuite réparer les pots cassés qui jonchent déjà le sol, ce qui, loin de favoriser l’avènement de l’indépendance, ne pourra que le retarder davantage.
  • Parer au plus pressé
    11 novembre 2008, par Grégory Vézeau

    Appuyer le parti québécois ne sera pas nocif pour le Québec, comparativement à monsieur Charest ?

    Avec le parti québécois, on risque de voir l’immigration grimper à 50 000 par année, comparativement au 20 000 maximum que l’on peut accueillir.

    On risque de voir des cours d’histoire (quelle histoire en fait) et de géographie en anglais au primaire.

    On va tout de même se retrouver avec deux centres universitaires hospitaliers. Un anglais et un français.

    On obtient une première ministre qui porte en elle le mythe qu’il faut inévitablement parler un anglais impeccable au Québec pour avoir du succès. Quel exemple !

    On risque de voir le parti québécois se conforter dans la voie qu’ils ont empruntés, se disant que c’est ce que les québécois veulent.

    On risque de continuer a avoir un parti qui se dit souverainiste, mais qui n’agit pas en ce sens. Eh oui, il y a une différence entre dire quelque chose et agir en conséquence. Vous vous rappelez du grand nationaliste québécois qu’est Stéphane Dion ?

    Le parti québécois n’a pas compris la leçon aux dernières élections. Malheureusement, il semblerait qu’une deuxième défaite cuisante soit nécessaire. Mais bon elle n’arrivera probablement pas, car nombre de personne se rallient une fois de plus au P.Q. en espérant.

    Si on continu à espérer sans agir, on risque d’ici quelques années de voir s’ajouter à des cimetières déjà remplis d’espoir vain beaucoup d’autres espérants. Combien le temps nous en a-t-il pris déjà depuis 13 ans...

    Grégory Vézeau, qui continu sa campagne comme candidat du parti indépendantiste dans Abitibi-Ouest.


  • Parer au plus pressé
    12 novembre 2008, par Gilles Bousquet
    Petit conseil à M. Grégory Vézeau, qui continu sa campagne comme candidat du parti indépendantiste dans Abitibi-Ouest : « N’hypothéquez pas trop vos biens pour réussir votre campagne parce que, avec 1 % dans les sondages, le PI ne devrait pas lever très haut mais coller un peu au fond en plus denuire un peu aux chances du PQ avec Québec solidaire qui ne l’a pas été avec le PQ. Pas de remboursements de dépenses électorales quand un candidat obtient moins de 15 % des votes »
  • Parer au plus pressé
    12 novembre 2008, par Jean-François-le-Québécois

    À tous les souverainistes qui en ont contre le PQ :

    Ce n’est pas le Parti Québécois, comme tel, le problème !

    C’est que depuis un certain nombre d’années, le PQ a été détourné, au même sens où on détourne un avion ; « hijacké », si j’ose ainsi m’exprimer, par des souverainistes nouvelle-vague, adepte de rectitude politique, et ayant remplacé le discours qui vient chercher aux trippes les indépendantistes, par des arguments d’ordre presque purement financiers, pour faire l’indépendance... Ceci revenant presque à dire, « Heille, séparons-nous ! On paiera moins d’impôts ! »...

    Il faut dire que depuis que Parizeau est parti, une brochette de chefs ne lui arrivant pas à la cheville se sont succédés, à mon humble avis.

    Mais ce n,est pas à diviser le vote indépendantiste, que nous allons gagner cette bataille ! Unissons nos forces !



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