Ma grande, qui termine sa 1re année du secondaire au Programme d’études internationales, est énervée comme une puce depuis un mois. Non pas que ses examens la stressent outre mesure, bien au contraire. Son excitation s’explique du fait qu’elle s’en va à Boston cette semaine avec toute sa classe.
Inutile de dire que sa petite sœur, qui termine sa 5e année, qui ne va pas à Boston et pour qui cette semaine en est une comme les autres, ne la trouve pas drôle. « C’est vraiment trop inzuste ! » comme le disait si bien Calimero.
Les voyages forment la jeunesse dit-on et je suis bien content que des écoles de la région organisent ce genre de sorties. Il va de soi que ces activités ne sont pas gratuites et que les parents doivent fouiller dans leur portefeuille, mais bon, quand c’est pour une bonne cause.
Nous sommes allés en famille passer une semaine à Boston il y a deux ans. Nous nous sommes aussi arrêtés à Plymouth puis à Salem visiter le superbe Peabody Museum : le grand tour quoi !
L’histoire est partout dans cette région. À Boston, des comédiens font revivre des personnages historiques et des gens ordinaires dans les cimetières de la ville. À Plymouth, on a reconstitué le village des premiers colons. Et à Salem, pas besoin d’attendre l’Halloween pour croiser des sorcières !
Les Américains sont fiers de leur histoire et ça paraît. Deux de leurs présidents, le 1er, George Washington, et le 16e, Abraham Lincoln, sont même élevés au rang des demi-dieux.
Dommage qu’on ne puisse en dire de même ici au Québec. Notre histoire, on la cache sous le tapis pour ne pas déranger. C’est bien connu : une histoire de perdant, ça n’intéresse personne.
Dans ces circonstances, aussi bien célébrer celle des voisins !
