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Où est le plus grand risque ?
Gilles Ouimet
Tribune libre de Vigile
jeudi 8 mars 2007      116 visites


« Quebec should not be indivisible ». And so is talking John James. Enfin, le vrai Jean Charest se remanifeste. La question était posée en anglais, il est donc normal que la réponse ait été dans cette langue mais il faut avouer que cette réponse est bien préoccupante.

Certains chroniqueurs et journalistes ont parlé de lapsus. Voyons donc ! Il faut plutôt y voir un vieux réflexe du temps où il était chef conservateur à Ottawa et qu’il évoquait une semblable idée, idée partagée par Stephen Harper notamment. De toute façon, s’il sagissait d’un lapsus, d’un acte manqué comme disait Freud, Jean Charest ne serait pas plus avancé puisque que ce serait son subconscient qui, l’espace d’un moment, aurait pris le contrôle en nous dévoilant ses pensées les plus secrètes.

Il avait presque réussi à nous faire croire qu’il était un premier ministre du Québec mais maintenant, le jupon dépasse et pas juste un peu. Tout miel avec Ottawa, il envoie à l’occasion, pour la frime, certains de ses ministres au front. Ces commissionnaires se contentent d’élever un peu le ton pour la galerie mais il reviennent bien vite tout penauds en parlant de victoires plus imaginaires que réelles. Mais le premier ministre ne fait jamais la moindre demande et n’adresse pas le moindre reproche à Ottawa comme s’il voulait se garder une police d’assurance fédérale.

Mais peu importe, au delà de tout cela, le plus grave est qu’un premier ministre du Québec évoque la possibilité de partition de son propre territoire advenant un référendum positif sur l’indépendance. Cela devrait le disqualifier définitivement d’un tel poste. C’est absolument pitoyable pour ne pas dire plus. Quoi qu’il en soit, le mal est fait et il vient d’ouvrir une grande brèche dans la muraille. Jamais un premier ministre du Québec n’a affirmé une telle énormité.

Monsieur Charest parle d’un trou noir dans lequel nous plongerait le processus devant nous mener à l’indépendance. C’est bien évident qu’il y aurait de la turbulence et une période d’ajustements. Affirmer le contraire relève de l’angélisme. Mais à plus long terme, le véritable trou noir ne serait-il pas de demeurer dans ce pays dans lequel nous serons de plus en plus minoritaires et qui nous a cavalièrement imposé sa constitution en 1982 ? Où est le plus grand risque ?

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) —

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