« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons. »
Martinin Luther King

Un discours accrocheur, mais un plan de match frauduleux

Option nationale et sa déclaration unilatérale d’indépendance du Québec

Attention aux beaux discours trompeurs

Tribune libre de Vigile
mardi 10 juillet 2012
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Je suis l’évolution d’Option nationale depuis sa création en 2011, et même après avoir lu sa plateforme avec attention, et après avoir assisté, un peu bouche bée je dois l’admettre, a maintes conversations sur leur page Facebook, je n’arrive toujours pas à comprendre ce que les adeptes de Jean-Martin Aussant peuvent trouver de tellement enlevant dans le discours insipide et vide de celui-ci !
Peut-être que Monsieur Aussant a un discours attrayant pour les gens qui souhaitent hardiment la souveraineté du Québec, mais qui ne veulent pas voir plus loin que le bout de leurs nez, ou peut-être est-ce dû au fait que ce parti a été fondé le jour d’Halloween, qui sait !
Ce qui me surprend le plus, c’est que tous ces gens appuient un parti qui prône carrément une déclaration unilatérale d’indépendance, comme en font foi les 4 premières demandes de leur plateforme.
Le rapatriement de tous les impôts, taxes et lois fédérales, ainsi que le rapatriement des traités internationaux, sont non seulement anticonstitutionnel, mais sont clairement des excuses afin de provoquer un incident avec le ROC pour justifier une déclaration unilatérale d’indépendance !
Les responsables du parti ne cachent en rien qu’il s’agit là du plan d’Option nationale pour obtenir la souveraineté du Québec, soit créer de toutes pièces un conflit afin de reproduire l’effet Meech, et là je cite les explications d’un responsable d’ON sur leur page Facebook !
Personnellement je trouve cela un peu insultant, car Meech, pour ceux et celle qui sont assez vieux pour l’avoir vécu, est un moment sombre pour le Québec !

Les demandes de Meech étaient réalistes, justifiées et légitimes, et le processus s’était étalé sur de longues années et nous sommes passés très près d’obtenir nos revendications, ce qui rendit sa défaite encore plus difficile à digérer !
Alors oui, je trouve insultant de penser vouloir berner les Québécois avec 4 demandes qui n’ont rien avoir avec celle de Meech, qui incluait la reconnaissance du Québec comme société distincte, et croire que nous pourrions nous embarquer dans une autre ronde du genre sous prétexte de demandes complètement irréalistes !
Est-ce que les Québécois sont crédules à ce point, j’espère que non ?
Patrick Sabourin, candidat d’Option nationale dans Argenteuil, a déclaré lors du débat télévisé du 31 mai 2012 que son parti ferait une déclaration unilatérale d’indépendance si ces demandes n’étaient pas acceptées par Ottawa !
Il est temps que les gens d’Option nationale comprennent qu’une déclaration unilatérale d’indépendance nuira à la souveraineté du Québec, et en voici les raisons !
Tout d’abord, je crois qu’il serait bon de définir ce qu’est l’Indépendance et ce qu’est la souveraineté.

L’indépendance est la séparation du Québec du Canada, c’est couper les ponts, ou si vous préférez, le cordon ombilical avec le Canada, ne plus être subordonné à ce gouvernement !

La souveraineté, elle, c’est la reconnaissance internationale de notre territoire, de nos frontières et de notre gouvernement, car présentement, le territoire et les frontières du Québec ne sont reconnus qu’à l’intérieur du territoire canadien !

En clair, pour devenir un pays, nous devons être reconnus comme tels par les autres pays !

Maintenant, en quoi consiste cette reconnaissance internationale, comment devient-on un pays en ces temps moderne ?

Simple, nous devenons membre des Nations unies.

Il n’existe présentement aucun pays ou état souverain qui n’est pas membre des Nations unies, à l’exception peut-être du Vatican, et encore !

C’est cela la reconnaissance internationale pour un pays, il n’en existe aucune autre.

Et il en va de même pour les relations diplomatiques, qui sont définies par la convention des Nations unies (Vienne) de 1961 !

Il existe trois(3) étapes distinctes afin de devenir membre de cette organisation, les voici.

(Ref : http://www.un.org/fr/members/about_members.shtml)

1. Faire une demande au secrétaire général des Nations unies.

2. Obtenir l’appui de neuf(9) des quinze(15) pays membres du conseil de sécurité, dont les cinq(5) membres permanents, soit les États-Unis, l’Angleterre, la France, la Russie, la Chine.

3 obtenir l’appui des deux(2) tiers des pays membres, soit 129 pays sur 193, au moment d’écrire ces lignes.

Maintenant, quelles sont les chances d’obtenir l’appui des États-Unis, dont le plus gros partenaire économique est le Canada, s’il n’y a pas d’entente avec le Canada ?

Quelles sont les chances d’obtenir l’appui de l’Angleterre, s’il n’y a pas d’entente avec le Canada ?

Ou même la France ?

Simple, elles sont pratiquement nulles, puisque ces trois(3) pays ont toujours eu une politique de non-ingérence face au projet de souveraineté du Québec et qu’elles considèrent ce projet comme une affaire interne au Canada et qui devra être résolue selon les lois canadiennes.

J’irais même plus loin en disant que les États-Unis sont carrément contre la souveraineté du Québec, qu’ils sont pour le statu quo, comme le démontrent plusieurs études, dont celle-ci.

http://www.saic.gouv.qc.ca/publications/documents_inst_const/QA-19-LouisBalthazar.pdf

Pour ceux et celle qui nous diront que le choix d’un peuple ne peut être dicté par les lois ou la politique, je réponds ceci, Taiwan, Tibet, des douzaines d’états russes, le Kosovo, etc.

En ce qui concerne le Kosovo, certains d’Option nationale vous diront que le Kosovo ne saurait être comparé au Québec, qu’il n’on pas tenu de référendum, qu’ils n’ont pas les richesses du Québec, etc.

À ces personnes je réponds qu’ils ont bien raison, car le Kosovo a de bien meilleures raisons de vouloir son indépendance et sa souveraineté, car si au Québec nous voulons sauver notre identité nationale, eux veulent sauver leurs peaux, littéralement.

La ségrégation, la guerre, tentative de génocide, charnier humain, et j’en passe, alors oui, la légitimité du peuple Kosovar à vouloir sa souveraineté ne fait aucun doute.

Aux gens d’Option nationale qui argumentent que le Kosovo n’a pas appuyé sa demande par un référendum, je rappelle que le gouvernement et la constitution du Kosovo ont été créés dans le but explicite de faire la souveraineté de cette province serbe, et que ceux-ci ont été créés avec le parrainage des Nations unies elles-mêmes !

Sans compter que le vote ayant mené à la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo en 2008 était un vote unanime des élus de ce gouvernement, et que malgré cela, le Kosovo, quatre(4) ans plus tard, n’est toujours par considéré indépendant ou souverain, mais toujours une province Serbe sous tutelle des Nations unies.

Aujourd’hui, quatre(4) ans après s’être déclaré unilatéralement indépendant, seulement 85 pays membres des Nations unies appuient la déclarations d’indépendance du Kosovo, et la Russie et la Chine utilisent toujours leurs droits de véto pour bloquer cette demande, et personne n’anticipe le jour ou cette situation pourra changer !

Fait important, la Russie et la Chine utilisent leurs droits de véto afin d’éviter que le cas du Kosovo deviennent un précédent, car imaginez ce qui se produirait si un territoire ou province devenait souverain après une déclaration unilatérale d’indépendance, pensez au Tibet, Taiwan, des douzaines d’états Russes !

Et pour les gens d’Option nationale qui reviendrait à la charge avec les richesses du Québec comme étant un poids pouvant motiver la communauté internationale, je pense qu’il est clair que la Russie et la Chine n’ont que faire de ces richesses face aux problèmes qu’une déclaration unilatérale d’indépendance pourrait amener dans leur politique.

En clair, le plan de match d’Option nationale qui vise à obtenir la souveraineté par le biais d’une déclaration unilatérale d’indépendance est voué à l’échec pur et simple !

Qu’Option nationale le veuille ou non, la souveraineté du Québec devra passer obligatoirement par une entente avec le Canada et le respect de ses lois, incluant la constitution canadienne, et l’honteuse loi sur la clarté !

Jean-Paul Charbonneau

Commentaires

  • pierre brunet, 16 novembre 2012 23h54

    M.Charbonneau,
    Votre article (démolissant les idées d’#ON sur la façon de procéder pour faire la Souveraineté), refroidit sérieusement notre enthousiasme pour l’Indépendance du Québec !
    Votre article nous fait douter de la faisabilité du projet de Souveraineté !

    On aimerait avoir votre réponse et les moyens que vous préconisez pour réaliser l’Indépendance !

    Merci.

  • Jean-Paul Charbonneau, 23 juillet 2012 09h34

    Bien que je sois d’accord sur le principe, je pense qu’un retour sur Terre est de mise, cher anonyme !

    Le Québec peut écrire sa constitution, mais ne peut la rendre légale à l’intérieur de la fédération canadienne !

    Le Québec peut adopter ses lois, il le fait déjà, mais le Canada aussi adopte ses lois, et pour l’instant nous y sommes soumis !

    Le Québec peut lever ses impôts, il le fait déjà, mais le Canada aussi le peut, et il le fait aussi, et nous sommes pour l’instant dans l’obligation de les payer !

    Le projet d’abolir le poste de gouverneur du Québec ne date pas d’hier, et n’appartient pas à Option nationale, mais se bute présentement à des frontières juridiques, article 45 de la constitution canadienne, mais cela va venir, ne vous en faites pas ! ;)

    Option nationale ne fera pas la souveraineté, et là je me répète, elle ne fera qu’une déclaration unilatérale d’indépendance, soit déclarer le Québec indépendant sans aucune forme d’entente avec le ROC, ce qui en retour nous aliénera la communauté internationale, et empêchera l’accès à la souveraineté du Québec !

    Seul un parti politique ayant la volonté de faire le travail nécessaire afin de rassembler tous les Québécois autour du projet de souveraineté et prêt à faire face à tous les obstacles qui pourraient se mettre sur le chemin de l’indépendance et de la souveraineté du Québec pourra mener le peuple québécois vers son émancipation !

  • 22 juillet 2012 14h12

    Le Québec à droit d’écrire sa constitution, adopter ses lois et lever ses impôts. Le peuple est souverain. S’il élit Option nationale, le poste de lieutenant-gouverneur sera abolit. Le peuple a parlé, c’est lui seul qui est souverain et maître.
    La Reine du Canada n’est pas ma souveraine. Je ne suis pas les décrets de son premier ministre en conseil.
    Je suis libre.

  • Jean-Paul Charbonneau, 21 juillet 2012 14h55

    @Yves Lauzon

    Option Nationale prône, dans un premier temps, le rapatriement unilatéral des impôts, taxes, lois, et traités internationaux fédéraux !

    Ce qui, du point de vue canadien est illégale, car inconstitutionnelle !

    Option nationale propose d’écrire une constitution du Québec qui contiendrait une déclaration d’indépendance, puis la faire valider par voie de référendum, et si ce référendum s’avère gagnant, cela ferait en sorte que le Québec se déclarerait indépendant, et ce de façon unilatérale !

    Je pense que vous ne saisissez pas bien le sens du terme unilatéral !

    Une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec veut dire que le Québec se déclare indépendant sans aucune forme d’ententes avec le ROC et sans se soumettre aux lois canadiennes, comme la fameuse loi sur la clarté et la constitution !

    Et c’est ce que les pays comme les États-Unis, l’Angleterre, la France, la Russie et la Chine ne supporteront pas, empêchant du coup la reconnaissance de notre territoire, de nos frontières et de notre gouvernement par la communauté internationale, autrement dit, l’accès à la souveraineté du Québec !

    Souveraineté qui passe obligatoirement par une adhésion aux Nations unies, qui elle ne peut être réalisée sans l’appui des ces 5 pays, entre autres !

    Option Nationale = déclaration unilatérale d’indépendance = pas de souveraineté pour le Québec !

  • Yves Lauzon, 21 juillet 2012 12h04

    Je crois M. Charbonneau que vous vous trompez carrément de parti. Ce n’est pas l’Option Nationale qui prône l’indépendance de façon unilatéral mais plutôt le Parti Indépendantiste. Avez-vous bien été sur leur site ? Il réclame un référendum à partir d’une création d’une constitution. C’est ça qui m’attire le plus. En voici quelques lignes sur la constitution référendaire

    ’’1.4 Fera en sorte qu’une Constitution du Québec soit écrite avec la plus grande participation possible de la population du Québec, accompagnée d’experts en la matière, et qu’elle soit ultimement entérinée par le biais d’un référendum. Cette Constitution contiendra notamment une déclaration de souveraineté du Québec, de même que la reconnaissance de valeurs fondamentales telles que l’égalité homme-femme, la justice sociale, le bien-être des aînés, la protection de la langue française, la laïcité des institutions et le respect rigoureux des principes de développement durable.’’

    Voilà en partie ce que favorise l’Option Nationale pour accéder à la souveraineté.

  • Jean-Paul Charbonneau, 15 juillet 2012 11h25

    @ Serge Savoie

    Je ne teste rien, je ne fais que constater, et mon argumentation est basée sur les évènements du Kosovo, qui datent d’à peine quatre (4) ans, sur des études récentes, dont une qui date d’après les évènements de septembre 2001, mais aussi sur les exigences des Nations unies, qui elles sont bien actuelles !

    Et vous avez raison, les choses ont bien évolué depuis Meech, le fédéral est bien mieux préparé à contrer une déclaration unilatérale d’indépendance, entre autres en se donnant des armes qui font légitimité auprès de la communauté internationale, telle la honteuse loi sur la clarté, voir les liens que j’ai affiché !

    Vous parlez de rapport de force économique par rapport au Canada ???

    Le ROC nous percoit comme les BS du Canada, car nous recevons 8 milliards de péréquation, et vous parlez de rapport de force économique !

    Le droit international, comme le droit au Québec, se base sur des précédents, et comme le démontre l’exemple du Kosovo, la souveraineté basée sur une déclaration unilatérale d’indépendance créerait un précédent que des pays comme la Chine et la Russie vont toujours opposer, c’est la réalité des choses !

    La volonté des peuples est bafouée partout sur la terre, il vous suffit de relire mon exposé pour le comprendre !

    D’ou tenez-vous qu’un gouvernement d’Option nationale serait la seule légalité qui prévaudrait, sur quel précédent vous basez-vous ?

    Le gouvernement du Kosovo a été légalement élu, a légalement voté l’indépendance unilatérale de cette province serbe en 2008, sont-ils indépendants et souverains ?

    Est-ce que la Serbie, quatre (4) ans après avoir refusé de reconnaitre l’indépendance du Kosovo, a sombré dans une incommensurable récession dont elle prendra des décennies à se remettre ?

    Nous sommes tous d’accord pour dire que la souveraineté est la seule issue viable pour le Québec, personne faisant preuve de sens commun ne peut nier cette évidence !

    Seuls les moyens pour y parvenir peuvent êtres contesté, et selon moi, la méthode prônée par Option nationale, soit une déclaration unilatérale d’indépendance, ne pourra que nuire au projet de souveraineté du Québec en nous aliénant la communauté internationale !

    Et je le répète, le Québec ne peut devenir un pays souverain, si les autres pays ne le reconnaissent pas comme tel !

  • Serge SAVOIE, 14 juillet 2012 21h13

    M. Jean-Paul CHARBONNEAU a bien le droit de tester ses arguments, vieux d’un quart de siècle. La réalité a bien évolué depuis Meech. Ce qui, aujourd’hui, confère une solide crédibilité à la démarche d’Option Nationale, c’est le rapport de force économique, politique et géostratégique du Québec sur le Canada. Si la volonté du peuple aboutie à l’élection d’un gouvernement d’O.N. à la majorité des sièges, se sera la seule légalité qui prévaudra. Le Canada n’aura d’autres choix que d’accepter l’état de fait sous peine de sombrer dans une incommensurable récession dont il prendra des décennies à se remettre. Partant, les autres nations seront plus qu’heureuses d’éviter une confrontation au Nord de l’Amérique.

    Le Québec a tout à gagner à abolir l’autorité fictive du fédéral sur le territoire du Québec et la plantureuse fonction publique fédérale a toutes les raisons de craindre la fin de son financement par nos impôts. Ce n’est que cela l’indépendance et la souveraineté. Le reste ne sont que des histoires à faire peur aux simples d’esprit.

  • Jean-Paul Charbonneau, 14 juillet 2012 14h10

    @Daniel Fortin

    J’ai bel et bien répondu à votre question, mais peut-être n’ai-je pas été assez clair.

    Depuis la création des Nations unies en 1945, aucun territoire ou province, avec ou sans gouvernement élu, et dont le territoire, les frontières, et le cas échéant, le gouvernement, faisaient partie d’un autre pays, n’a pu faire de déclaration unilatérale d’indépendance et devenir souverain.

    Le seul exemple d’un territoire ou province ayant fait une déclaration unilatérale d’indépendance est le Kosovo, avec les résultats que l’on connait !

    Il ne faut pas comparer un pays dont le territoire et les frontières ne font pas partie d’un autre pays, à un territoire ou une province comme le Kosovo ou le Québec !

    Un exemple concret pourrait être la Jamaïque, ancienne colonie britannique devenue souveraine en 1962, car le gouvernement britannique ne pouvait plaider la protection de l’intégrité de son territoire, puisque la Jamaïque ne faisait pas partie du territoire britannique !

    Le territoire et les frontières du Kosovo, tout comme ceux du Québec, ne sont reconnus qu’a l’intérieur de leur pays respectif.

    La Serbie ne reconnait pas la déclaration d’indépendance du Kosovo, tout comme le Canada ne reconnaitrait certainement pas l’indépendance du Québec suite à une déclaration unilatérale d’indépendance de celui-ci !

    La Russie et la Chine sont les deux pays qui utilisent leurs droits de véto contre le Kosovo, et la raison officielle, est qu’il existe un document aux Nations unies qui garantit l’intégrité du territoire serbe, tout comme il en existe un pour le Canada !

    Encore une fois, une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec, qui est une province, et non un pays ou état, nuirait à la souveraineté du Québec, car elle serait contestée par le Canada et la majorité des pays de la communauté internationale, ou si vous préférez, les pays membres des Nations unies !

    La Norvège a dissout l’union avec la Suède de façon unilatérale en juin 1905, la Suède s’est opposée, alors la Norvège a tenu un référendum en aout 1905, et en octobre 1905, la Suède a reconnu l’indépendance de la Norvège !

    Il est bon de signaler que le taux de participation au référendum de la Norvège était de 85.4 %, et que seulement 184 votes étaient contre la dissolution de l’union avec la Suède, contre 368,208 pour la dissolution, de quoi faire rêver ! :)

  • 14 juillet 2012 12h03

    Vous auriez dû lire référez-vous.Mes excuses.

    Michel Grenier

  • Danièle Fortin, 13 juillet 2012 23h39

    M. Charbonneau, avant de consulter les citoyens norvégiens, le Parlement national d’alors avait déjà fait des gestes de rupture, notamment diplomatiques.

    Cela dit. vous n’avez pas répondu à ma première question, que je réitère :

    Nommez UN seul État ayant proclamé unilatéralement son indépendance - qui avait toutes ses institutions démocratiques - et dont la communauté internationale a refusé de reconnaître ladite DUI.

    Merci de me répondre.

    - 

  • Jean-Paul Charbonneau, 13 juillet 2012 21h28

    L’indépendance sans souveraineté, signifie pas de reconnaissance de notre territoire, de nos frontières, et de notre gouvernement !

    Cela signifie, pas de traités internationaux, pas de relations diplomatiques, pas d’ALENA, et j’en passe !

    Une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec n’est pas une solution viable !

    Seul un parti étant capable de comprendre ce principe de base pourra réaliser la souveraineté du Québec !

    Option nationale est un beau discours vide de sens commun, et faisant preuve d’un manque certain de vision internationale !

    Et les adeptes de Jean-Martin Aussant préfèrent de loin se fermer les yeux et se laisser bercer aux sons des discours abrutissants de leur chef !

  • Michel Grenier, 13 juillet 2012 12h24

    Est-ce que vous trouviez le discours de LULU insipide et vide ?Les souverainistes qui croient encore à cette option,nous le trouvions vide,et c’est pour cela que nous nous tournons ver une organisation qui propose vraiment l’indépendance.

    Michel Grenier

  • Jean-Paul Charbonneau, 12 juillet 2012 12h38

    @Daniel Fortin

    Le Québec n’est pas un pays, c’est une province dont le territoire et les frontières font partie du Canada !

    Il y a un monde de différence entre un pays dont le territoire et les frontières sont reconnues et un territoire ou une province dont le territoire et les frontières ne sont reconnues qu’a l’intérieur d’un pays !

    D’ou l’importance de la reconnaissance internationale pour le Québec !

    En passant, la Norvège s’est séparée de la Suède suite à un référendum en 1905 !

    Tous les états soviétiques de cette liste ont retrouvé leurs indépendances suite à la chute de l’URSS en 1990.

    Le Canada est une ancienne colonie qui a simplement coupé les liens avec le Royaume-Uni, rien de spécial à cela !

  • Danièle Fortin, 11 juillet 2012 20h50

    M.Charbonneau,
    Nommez-moi UN seul pays - qui a ses propres institutions démocratiques et dont l’historique de lutte pour sa libération est connu de par le monde - et à qui la communauté internationale a refusé de reconnaître sa déclaration d’indépendance unilatérale ou non !

    « Pays ayant fait leur déclaration d’indépendance sans d’abord avoir tenu un référendum »

    http://www.m-e-s.org/gauche/bibliotheque/international/pays/txt

    - 

  • Gabriel Proulx, 11 juillet 2012 18h47

    Un texte de raccourcis intellectuels et d’à-plat-ventrisme qui pourrait gravement nuire à l’indépendance du Québec s’il était diffusé ailleurs que sur Vigile. Avez-vous déjà songé à travailler comme propagandiste fédéraliste, monsieur Charbonneau ?

    Tout d’abord, juste parce que des gens vous répondent sèchement, de la même manière que vous méprisez ouvertement ON, son chef intelligent et ses membres sincères dans leurs idéaux (regardez le PQ avec ses légions de traîtres Bouchard, Brassard, Facal et autres Legault), cela ne veut pas dire qu’ils s’en prennent à votre droit à la liberté d’opinion. C’est ça, un débat d’idées opposées.

    La reconnaissance internationale, ça se travaille, ça s’acquiert avec le temps et même là, même en faisant tout dans "les règles de l’art" selon le camp fédéral qui est reconnu pour sa tricherie et son dédain des opinions du peuple québécois, il se peut fort bien que l’on ne soit pas reconnus comme membre à part entière de l’ONU avant plusieurs années après un référendum gagnant. Se limiter à la question de la reconnaissance internationale par quelques États historiquement hostiles aux intérêts du peuple québécois (États-Unis et Angleterre), c’est jouer le jeu des fédéralistes qui veulent convaincre le peuple québécois de l’impossibilité et de "l’immaturité du projet séparatiste".

    Sur votre retour constant sur le Kosovo, c’est juste indécent et voici pourquoi : le Québec possède en réalité de bien meilleures raisons de réclamer son indépendance que les petits menteurs fascistes kosovars brûleurs de villages serbes ! Les serbes se sont démerdés tout seuls pendant des siècles sous l’occupation ottomane, ils se sont fait massacrer et humilier successivement par les turcs, les autrichiens, les fascistes italiens, l’Allemagne nazie, les escadrons de la mort croates et l’OTAN. Devenue le centre administratif de la Yougoslavie socialiste de Tito, la Serbie connaîtra enfin quelques décennies de paix bien méritée entre 1945 et 1990, tout en restant clairement indépendante diplomatiquement de l’URSS. À cette époque là, il n’y avait aucun massacre et des lois fédérales protégeaient les minorités culturelles.

    C’est à partir de 1990 que ça dérape, avec les croates et les slovènes qui déclarent unilatéralement leur indépendance. Devant le refus de Belgrade de reconnaître ces indépendances unilatérales encouragées par des puissances étrangères, l’Allemagne nouvellement réunifiée en tête (la Croatie est historiquement un État client de l’Allemagne), une campagne d’épuration ethnique et de destruction des villages serbes a lieu en Croatie, poussant plus de 200 000 civils serbes (des milliers se feront massacrer dans leur fuite par les escadrons de la mort croates, collaborateurs notoires de l’occupation nazie à une autre époque) à fuir vers la Serbie, dont les forces armées yougoslaves ne tarderont pas à réagir de manière musclée. On connaît tous la suite : des années de guerre civile et ethnique sanglantes.

    C’est plus tard, en 1999, que des bandes armées kosovars, des albanais d’origine (leurs racines ne se situent pas de l’autre côté de l’océan, mais bien dans le pays voisin), s’organiseront en escadrons de la mort de l’organisation terroriste UCK, sous le leadership du criminel de guerre Hashim Thaçi, aujourd’hui premier ministre du Kosovo illégalement indépendant devenu une plaque tournante des trafics de drogues, d’humains et d’organes, un état croupion corrompu et complètement soumis à la mafia albanaise et à l’OTAN.

    Les kosovars auront réussi l’exploit de déclarer l’indépendance d’un territoire sans le moindre référendum ou élection démocratique crédible, avec le tiers de la partie nord de l’État habité à 90% par des serbes qui restent là par fierté devant les terroristes kosovars qui ont massacré leurs semblables et aussi pour protéger des lieux saints de l’Église orthodoxe serbe historiquement importants pour la nation serbe. Inclure ce bout de territoire sans importance pour les kosovars dans leur nouvel État était cruel et absolument pas nécessaire.

    La guerre du Kosovo a fait 3000 morts du côté kosovar (principalement après l’intervention de l’OTAN) et des centaines de serbes, en majorité des civils des deux côtés.

    En passant, si un gouvernement russe avec une colonne vertébrale quelconque avait été au pouvoir à Moscou durant les années ’90, aucune république ex-yougoslave n’aurait été reconnue aux Nations Unis avant plusieurs années, les russes n’étant pas systématiquement des lâches comme les français qui ont abandonné leurs cousins aux griffes des anglais (auxquels ils ont fini par s’allier, en nous oubliant quelque part dans leur conscience nationale sélective) pendant des siècles sans jamais lever le petit doigt par la suite pour nous supporter, à part une déclaration publique de Charles de Gaulle.

    Les canadiens français ont perdu le 1/7 de leur population lors de la conquête (10 000 morts francophones), nos villages ont été brûlés, nos femmes violées et nos Patriotes pendus ou déportés à l’autre bout du monde lors de la rébellion de 1837-1838 et nous nous sommes fait "crosser" à d’innombrables reprises par le Canada anglais durant tout le 20e siècle. Il est inadmissible de penser que les kosovars mériteraient plus leur indépendance que nous !

    J’espère qu’un Québec indépendant n’aura jamais de relations diplomatiques avec le Kosovo, l’apartheid d’Israël ou une quelconque monarchie absolue comme l’Arabie-Saoudite. Par contre, je n’aurais aucun problème à échanger des ambassades avec le peuple frère de Palestine, qui ne sera probablement jamais reconnu comme membre à part entière à l’ONU, à moins que les États-Unis finissent par avoir une politique étrangère indépendante du lobby sioniste, ce qui n’est pas pour demain.

    Bref, même en faisant tout dans les règles de l’art de l’étapisme référendaire diplomatique et parfois rampant, il est malheureusement fort probable que les États-Unis et/ou l’Angleterre ne veuillent jamais nous reconnaître aux Nations Unies. Ce n’est pas ces caprices impérialistes étrangers qui m’empêcheront de réclamer l’indépendance de mon pays, de manière pacifique et démocratique (le peuple qui vote à plus de 50% pour une alliance électorale qui parlerait publiquement et sans ambiguïté pendant une campagne électorale de déclarer unilatéralement l’indépendance du Québec après la rédaction d’une constitution démocratique, c’est assez démocratique au goût de plusieurs).

    Avoir une position différente, que vous jugez plus réaliste, c’est votre droit. Ridiculiser des militants honnêtes parce qu’ils prônent l’indépendance unilatérale, ce n’est pas seulement "réaliste", c’est salaud et diviseur.

    En passant, la confédération de 1867, le peuple québécois se torche avec. Demandez leur pour voir.

    - Gabriel Proulx, membre du Parti communiste du Québec, un parti qui prône la déclaration unilatérale d’indépendance du Québec à la suite d’une double majorité démocratique (sièges et pourcentage) obtenue à l’issue d’un scrutin lors duquel la question serait clairement présentée aux québécois tout au long de la campagne. Il y aurait ensuite un référendum sur la constitution. Mon opinion sur le Kosovo n’engage que moi, pas le PCQ.

  • ssauve, 11 juillet 2012 15h39

    Merci pour votre réponse. Je vais de ce pas, voir de quoi il en retourne et vous revient la dessus.

    Autre point, si nous sommes encore dans la constitution (1867), que doit on penser du référendum volé de 1995 ?

    Peut-on vraiment croire à nos chances d’accéder à l’indépendance du Québec, lorsque l’on voit les règles du jeu bafouées par les Fédérastres. Je pense à ce référendum volé de 95, et au Labrador arraché du Québec en 1949. La Constitution Canadienne est en modification constante sous nos yeux et sans notre participation alors pourquoi écrivez-vous que nous sommes encore dedans. Certains traitres comme Bouchard manipulent les institutions et le peuple pour garder leur privilège au sein du Canada.

    Je m’accorde cependant avec vous, nous sommes loin de la coupe aux lèvres, et les indépendantistes sont chamboulés par tant de manque de cohésion dans leur stratégie d’accession à la souveraineté. Faudra donner tout un coup de barre si on veut y arriver.

  • Jean-Paul Charbonneau, 11 juillet 2012 11h29

    @Pierre Cloutier

    Mon appréciation du discours d’Option nationale est mienne, et il n’appartient à personne de me dénier le droit à mes opinions !

    Et je n’ai qualifié personne d’imbécile fini, ce sont là vos propos et votre opinion, car en ce qui me concerne, les gens qui s’abreuvent de ce genre de propos sont au pire des crédules.

    Et je n’ai rien omis, je ne fais que rapporter ce qui m’a été dit par les responsables d’Option nationale sur leur page Facebook, c’est à dire, que le plan d’Option nationale pour la souveraineté consiste en une déclaration unilatérale d’indépendance, et que les refus d’Ottawa quant aux 4 premières demandes de leur plate-forme en sera le catalyseur !

    Comme je l’ai mentionné, le candidat d’Argenteuil à lui-même déclaré qu’Option nationale ferait une déclaration unilatérale d’indépendance advenant le rejet de ces demandes, demandes, si je dois encore le mentionner, qui sont 100 % anticonstitutionnels, et qu’il est clair qu’Ottawa et le ROC n’accepteront jamais celle-ci, c’est cousu de fil blanc !

    Vous dites que la communauté internationale ne pourrait s’opposer à une constitution votée par référendum, quelles sont vos sources pour affirmer une telle chose ?

    Le Kosovo s’est donné une constitution par voix d’élection, en 2001, et l’article 2 de cette constitution concerne justement la souveraineté du Kosovo !

    http://www.kushtetutakosoves.info/repository/docs/Constitution.of.the.Republic.of.Kosovo.pdf (anglais seulement, désolé)

    Une constitution garantissant la souveraineté, qu’elle soit approuvée par référendum ou lors d’une élection visant à créer cette constitution, ne garantit en rien la reconnaissance internationale, Monsieur Cloutier, à preuve, le Kosovo !

    Comme beaucoup de gens de votre parti, vous vives et espérez beaucoup de la pensée magique, et la communauté internationale a tendance à bien plus penser à ses besoins propres, plutôt que ceux des autres, les exemples sont abondants.

    @Marius Morin

    La constitution du Kosovo a été ratifiée par une élection et par la suite le gouvernement élu, et toujours pas de souveraineté en vue pour le Kosovo.

    Une déclaration unilatérale d’indépendance ne fonctionne pas, Monsieur Morin !

    @Thompson Aragon

    Comme je l’ai mentionné, la création d’une nation souveraine passe obligatoirement par une adhésion aux Nations unies, à moins que vous ayez un cas de territoire, province, ou même un pays qui soit devenu souverain par un autre procédé depuis la création de cet organisme ?

    Pour ce qui est de provoquer une crise, je ne fais que rapporter ce qu’un officiel d’Option nationale m’a expliqué, rien d’autre.

    Et cela explique aussi les 4 premières demandes de la plate-forme d’Option nationale, car, pour quelle autre raison faire des demandes qui sont tellement anticonstitutionnelles, sinon pour créer une crise favorable à un référendum gagnant ?

    Et je le répète, le candidat d’Option nationale dans Argenteuil a déclaré que si ces demandes n’étaient pas acceptées, et il est clair qu’elles ne le seront pas, Option nationale ferait une déclaration unilatérale d’indépendance !

    Et n’est-ce pas là ce que je dénonce dans cet article ?

    @ssauve

    Si vraiment le Québec n’était plus dans la constitution canadienne, nous ne serions plus canadiens, problème résolu, mais ce n’est pas le cas !

    La loi constitutionnelle de 1982 est un amendement, rien d’autre, elle apporte de nouveaux chapitres et des modifications à la loi constitutionnelle de 1867, dont entre autres...

    La charte des droits et libertés.
    Les droits des peuples autochtones.
    La péréquation.
    Procédure de modification de la constitution.

    Et elle ajoute des textes et décrets à la loi constitutionnelle de 1867.

    http://www.pco-bcp.gc.ca/aia/index.asp?lang=fra&page=canada&sub=constitution&doc=constitution-fra.htm

    La loi constitutionnelle de 1867 est toujours en vigueur, et stipule que nous sommes toujours une province canadienne, Monsieur Sauvé, et se cacher la tête dans le sable n’aide en rien la cause souverainiste !

    Comme je l’ai dit dans mon article, le plan d’Option nationale pour atteindre la souveraineté, repose sur une déclaration unilatérale d’indépendance et un vague souhait que la communauté internationale va accueillir le Québec à bras ouverts, alors que les faits, tel le Kosovo, démontrent clairement qu’il n’en sera rien !

    Le Québec est spécial aux yeux des Québécois, mais pour le reste du monde, il ne s’agit que d’une province, comme il y en a d’autres, et tant que les partis souverainistes ne cesseront de se bercer d’illusions et ne feront pas le travail nécessaire afin que le projet de souveraineté se réalise, il ne restera que cela, un projet.

    Selon moi, Option nationale est de loin le parti le moins susceptible de faire la souveraineté du Québec, et je base mon opinion sur des faits vérifiables, alors que les tannants de ce parti se basent sur une pensée magique voulant que la communauté internationale nous serve la souveraineté sur un plateau d’argent !

  • ssauve, 11 juillet 2012 08h30

    ...je vous rappel que le Québec n’est plus dans la constitution depuis 1982, alors retournez à votre planche à dessein et faites vos devoirs. Vous écrivez :

    "Le rapatriement de tous les impôts, taxes et lois fédérales, ainsi que le rapatriement des traités internationaux, sont non seulement anticonstitutionnel, mais sont clairement des excuses afin de provoquer un incident avec le ROC pour justifier une déclaration unilatérale d’indépendance.

    Monsieur Francois Thompson d’Aragon (voir son commentaire) a bien raison, "on repassera pour la profondeur".


    Lévesque sur cette nuit de 1982, alors qu’on sortait le Québec de la constitution :
    Jeudi, le 5 novembre 81. Devant traverser l’Outaouais au milieu de la pointe matinale, j’arrivai en retard. Brian Peckford (le premier ministre de Terre-Neuve), à qui l’on avait confié le soin d’attacher le grelot, me dit simplement : "Nous avons mis au point une proposition finale. C’est très court, ça se lit en deux minutes", ajouta-t-il en m’indiquant un feuillet qu’on avait déposé près de mon assiette.

    C’était très court, en effet, et non moins clair. On avait profité de notre absence pour éliminer la plus cruciale de nos exigences, c’est-à-dire le droit à la compensation financière en cas de retrait. Le coup de poignard au milieu de la nuit. Pour prix de leur consentement, les autres étaient parvenus à arracher quelques concessions qui affaiblissaient sérieusement quelques dispositions de la charte (…) Bien plus que le contenu, c’est le procédé qui était intolérable. Le 20 mai 80 (le référendum) avait été jour de deuil, infiniment triste. Ce 5 novembre 81, c’était jour de rage et de honte. Nous étions trahis par des hommes qui n’avaient pas hésité à déchirer leur propre signature. En cachette. Sans donner au moins la peine de nous prévenir. (…) Bernés par Trudeau, lâchés par les autres, nous n’avions plus qu’à leur dire brièvement notre façon de penser avant de retourner à Québec.

    Tout autour de la grande table de conférence, sauf dans notre coin, ce n’étaient que congratulations et gros éclats de rire. (…) "Je regrette infiniment, leur dis-je, de voir le Québec se retrouver à cette place que le régime fédéral s’est fait une tradition de lui réserver : une fois de plus, le Québec est tout seul. C’est au peuple de chez nous qu’il appartient maintenant d’en tirer les conclusions. Quand il les fera connaître, je crois qu’on perdra vite le goût des petites réjouissances auxquelles on s’adonne en ce moment."
    http://www.republiquelibre.org/cousture/COUTEAU.HTM

  • François Thompson d&8217;Aragon, 10 juillet 2012 22h47

    Mr. Charbonneau, il me semble que vous voyez tout ça à travers le trou d’une serrure... Réduire tout ça à l’acceptation par les nations unis, c’est ridicule et le procès d’intention est tellement énorme que ça, s’en est même pas drôle. Comme si ils allaient y aller en cabochons dans le but de provoquer une crise... De plus, vous parlez de naïveté, mais de faire des analyses qui tiennent chacune à 2 lignes... on repassera pour la profondeur.
    Ah ! condition gagnante, quand tu nous tiens.... pfff !

  • Éric Messier, 10 juillet 2012 21h39

    Peut-être que Option Nationale aurait la sagesse, une fois au pouvoir (plus tard, pas cette année...) d’adopter la COnstitution du Québec à l’Assemblée nationale, avant de déclarer l’indépendance.

  • 10 juillet 2012 18h20

    Merci M. Cloutier pour vos précisions. Et je me permets le commentaire suivant. À partir du moment où la constituante d’une nation ou d’un état puisse écrire sa propre constitution et qu’elle soit ratifiée par sa population via un référendum ou son gouvernement, quel état des Nations Unies s’y opposerait ? La centaine de pays qui se sont constitués depuis la deuxième guerre mondiale n’ont-ils pas suivi un processus semblable et n’ont-ils pas fait face au même défit ? Encore la peur de … d’une crise, d’un conflit, d’un affrontement, d’une guerre… Tout est possible ! Mais n’oublions pas que l’autodétermination, initialement appelée droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, est le principe issu du droit international selon lequel tout peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute ingérence étrangère. Si un jour le Québec devient indépendant, de l’opposition et même des ruptures, il y en aura. Tout dépendra du courage, de la ténacité et de la fierté de son peuple.

    Marius MORIN

  • 10 juillet 2012 12h46

    On pourrait se passer de vos qualificatifs - vide, insipide etc.- qui n’ajoutent pas grand chose au débat et qui insultent tous les membres de cette formation politique en les faisant passer, eux et leur chef, comme des imbéciles finis !

    Deuxio, vous avez oublié de mentionner que l’article 1.4 du programme propose la création d’une constituante pour écrire une constitution du Québec, qui contiendra, entre autres, une déclaration de souveraineté et qui sera APPROUVÉE PAR RÉFÉRENDUM.

    À compter du moment où une constitution d’un État souverain est approuvée par référendum, comment les autres États souverains peuvent-ils s’y opposer ?

    La Cour internationale de justice l’a reconnu dans l’affaire du Kosovo : une déclaration d’indépendance peut se faire légitimement sans nécessairement passer par un référendum préalable. Par contre, la reconnaissance internationale est un processus politique et si, dans le cadre de ce processus, le futur État fait un référendum qu’il gagne sur sa constitution, nul ne peut rien y redire.

    Et pas sûr que la loi sur la clarté canadienne pourra y trouver application, parce qu’elle ne fait nullement état d’un référendum sur une constitution.

    Pierre Cloutier

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