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| Financement 2008 |
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Vue du Québec, la campagne à l’investiture démocrate prend de plus en plus des airs de déjà vu. L’impopularité persistante de George W. Bush aux États-Unis a sûrement de quoi évoquer celle de Jean Charest en 2005. Cette année-là, bien des souverainistes vivaient dans l’angoisse que l’option fondamentale du Parti Québécois ne s’avère le projet d’une génération vieillissante. Du côté des Démocrates, c’est actuellement la peur de voir la prochaine élection présidentielle leur échapper malgré un contexte favorable, comme en 2004, qui rend nerveux.
Les deux partis auront joué d’audace, poussant dans les câbles l’électorat plus conservateur en faisant pour la première fois leurs favoris ici d’une femme et d’un homosexuel, là-bas d’une femme et d’un noir. Dans les deux cas, le même scénario : une femme plus expérimentée se faisant lentement mais sûrement damer le pion par un plus jeune disant incarner le changement et le renouveau, mais à qui plusieurs reprochent de manquer de substance. On connaît la suite, au Québec en tout cas.
Bien sûr, Pauline Marois n’est pas une copie carbone de Hillary Clinton, tout comme Barack Obama n’est pas le sosie d’André Boisclair. Mais toutes ces similitudes montrent bien de quoi est faite la politique-spectacle actuelle, trop centrée sur l’image et la personnalité des chefs, au détriment des idées, des programmes des partis, de la compétence et de l’expérience.
Mais ne blâmons pas les politiciens ou les médias. La nature humaine étant ce qu’elle est, on n’a que la politique qu’on mérite.
Christian Gagnon
Montréal
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