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Le dogme de l’immigration (42)
On était là bel et bien avant les "Indiens"
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
vendredi 25 décembre 2009      762 visites      17 messages


« En 1986, on avait dénombré 49 325 autochtones pure laine alors que cinq ans plus tard, leur nombre était passé à 65 405. » (Le Soleil, 31 mars 1991, Ottawa, PC). Babyboom sur les réserves ? Non, crise d’Oka. En 2000, on était rendu à 77,837 d’enregistrés et au recensement de 2006, Stats Canada montait le nombre d’habitants « ayant déclaré une identité autochtone à 108,300 » ! La multiplication des plumes…

Que viennent faire les Indiens dans le dogme de l’immigration ? C’est qu’entre l’immigrant, qui nous dit que le pays appartient à tous ceux qui l’habitent, sous prétexte qu’il y vit et y travaille, et l’Indien, qui nous dit que ce pays lui appartient sous prétexte qu’il était là en premier et que nous sommes tous des immigrants qui lui avons volé sa terre, il y en a un des deux qui a tort. Et nous -les cocus- qui n’existons plus, coincés entre un nationalisme full territorial et un nationalisme full ethnique.

Depuis une quinzaine d’années, on nous impose le nationalisme territorial, le nationalisme civique du multiculturalisme à Trudeau, version rives du St-Laurent, appelée "interculturalisme"dans les beaux salons de M. Taylor. « Est québécois qui vit au Québec », nous dit sans cesse la marotte. Plus de Québécois (dans le sens ethnique du terme), plus de Canadiens français (le Bloc, dans une période de dérive qui n’est pas s’en rappeler celle des Khmers rouges qui voulaient irradier totalement la culture cambodgienne pour faire un homme nouveau, prônait même leur abandon total !), plus de francophones. On est tous, par la magie de l’air ambiant, québécois que l’on vienne de Port-au-Persil ou de Port-au-Prince. Autant on cache, nie, annihile nos racines devenues mystérieusement honteuses devant la nouvelle visite, autant en même temps on vénère le nationalisme ethnique des Indiens, un nationalisme extrême, basé sur le sang, sur des théories raciales qui feraient jouir bien des Nazis.

Les Indiens, alias les Amérindiens, alias les Premières nations, alias les Sauvages d’antan, forment à peine un pourcent de la population du Québec, divisés en onze tribus ancestrales, élevées pompeusement au rang de nations par René Lévesque, dispersées sur 56 réserves. Alors que le Québec n’est toujours pas reconnu officiellement comme nation par le Canada (du moins dans la Constitution, les Communes n’ont passé qu’une simple motion, rejetée par 80% de la population dans le ROC) et que le blocage est total, le Gouvernement de René Lévesque avait reconnu, en 1985, 11 nations autochtones au Québec ! Même les Malécites –681 unités bien comptées- ont eu droit au statut de nation ! Bienvenue chez les complexés de l’identité, plus catholiques que pape !

http://autochtones.gouv.qc.ca/publications_documentation/publications/onze_nations.pdf

Avant Oka, les Indiens n’existaient pas. Depuis, ils sont devenus incontournables. En un été à peine, ils nous ont surtout prouvé qu’en faisant preuve de courage, de détermination, en n’hésitant pas à braver l’autorité, à s’en moquant totalement, en cherchant des appuis à l’étranger, en mentant effrontément, on pouvait faire avancer sa cause rapidement face à des pleutres et des naïfs.

Bien que peu nombreux, généralement pauvres, démunis et aux prises avec de terribles problèmes sociaux, les Indiens sont parvenus à recueillir plus de sympathies internationales à Oka que les Québécois en 50 ans d’affirmation nationale. La recette ? La même que les femmes, les Noirs, les gays : jouer à fond la carte de l’opprimé. Y ajouter quelques gadgets idéologiques à la mode comme l’écologie et la spiritualité. Pis courir tous les forums internationaux (avec l’argent de nos taxes….), répandre la nouvelle et désinformer sans gêne aucune, faute d’opposition dans la salle. Comme Brigitte et sa peau de phoque… Tout le discours autochtone repose sur des droits historiques acquis et inaliénables qu’ils n’auraient jamais cédés aux Blancs. « On était là les premiers, vs ns avez volé le pays, ben payez maintenant. C’est écrit su’l traité ». Le hic, c’est qu’il n’a pas grands traités au Québec, et qu’ON ÉTAIT LÀ AVANT EUX….

On n’a jamais connu d’Indiens de 400 ans, mais on connaît bien leur histoire, mieux qu’eux puisque ce sont les Pères Jésuites qui l’ont écrite, laissant un rare témoignage, précis et unique au monde pour l’époque.

D’abord à l’arrivée de nos ancêtres, le territoire était pratiquement déserté, y’avait personne qui occupait la vallée du St-Laurent sur une base continue. « Quand au début du XV11e siècle, les Français entreprennent d’occuper pour de bon le Saint-Laurent, ils prennent place dans un territoire complètement inhabité. Les Iroquois, qui dominaient toute la vallée au siècle précédent, ont abandonné le pays pour des raisons plus ou moins obscures. Lors de la fondation de Québec en 1608, seuls des nomades séjournent temporairement dans les basses terres pour y chasser et y pêcher, de sorte qu’on peut conclure à l’absence de peuplement permanent. C’est donc en terres pratiquement vierges que s’installent les premiers Français du Canada... » (Naissance d’une population, collectif, P.2 PUF, 1987).

« De la même manière que les épidémies européennes ont atteint l’empire inca et décimé la moitié de sa population bien avant l’arrivée de Pizarro, les épidémies ont ravagé les rives du Saint-Laurent avant que les Français ne puissent s’y installer. » (Denys Delâge, Le pays renversé, P. 97, 1991). On a pas volé le pays à personne ; on a occupé des terres vierges. Voilà pour le territoire.

Maintenant le mythe qu’on nous charrie c’est que les Indiens sont ethniquement purs depuis des millénaires, puisqu’ils vivaient isolés en forêt, alors que les Québécois sont métissés, puisque nos ancêtres ont forniqué avec les Sauvagesses. Or, c’est exactement le contraire. Les Canadiens de la Nouvelle-France sont restés, pour l’essentiel, ethniquement purs, alors que ce sont les Indiens qui ont été métissés par les Blancs ! Le métissage a atteint un sommet dans les Prairies avec les Métis, chose impensable chez les Anglais qui n’auraient jamais pensé se mélanger avec les Sauvages tellement ils les percevaient comme tels.

« Alors que les Espagnols ont massacré les Indiens et que les Anglais les ont dispersés, les Français les ont épousés », disait l’historien américain Francis Parkman qui résume parfaitement bien l’histoire du continent.

Dans l’extraordinaire “ Naissance d’une population ”, que tous les Québécois devraient lire au moins une fois dans leur vie pour connaître l’histoire de leur famille et de leur peuple, on a analysé tous les actes de l’État civil depuis le début de la colonie. Si les chercheurs n’ont pas pu déterminer avec précision l’apport du sang français chez les autochtones « ils disent pouvoir avancer quand même que les Indiens du Québec sont en majorité métissés et qu’ils pourraient souvent avoir plus de cinquante pour cent de sang français. Certains "Indiens" sont à quatre-vingts pour cent français. » (La Presse, Jean-Pierre Bonhomme, 21 septembre 1990)

http://www.amazon.fr/Naissance-dune-population-Hubert-Charbonneau/dp/2760608069

« Les chercheurs expliquent que les coureurs des bois du début de la colonie rentraient rarement dans le rang de la société urbanisée établie et ils produisaient une descendance métissée qui rejoignait presque toujours dans la société autochtone. »

Mieux que ça, c’est ce métissage qui aurait permis aux Indiens de survivre. « Le professeur Charbonneau dit par conséquent constater, sans vouloir juger, que, sans ce métissage, les Indiens actuels, seraient tous disparus. C’est paradoxalement à cause de ce métissage, signale-t-il, que les Indiens ont pu se donner les anticorps leur permettant de se protéger contre les maladies portées par les Français. » (La Presse, Jean-Pierre Bonhomme, 21 septembre 1990)

Si les épidémies amenées par les Blancs en Amérique sont reponsables pour une bonne part de la mort de millions d’Indiens en Amérique, au Canada, le métissage avec les Français aura permis à "nos" Indiens de survivre. Voilà qui contredit tout le discours sur l’extermination des Indiens par les épidémies. Discours vrai dans le reste du continent mais faux ici.

Pendant la crise d’Oka, on voyait défiler les Indiens du Canada avec des noms bien français : Gabriel, Montour, Jacob, Lafleur, Delisle, Dionne, Antoine, Pelletier, Leclair, Etienne, Blondin. A la même époque où l’on crachait sur les Québécois d’un océan à l’autre, trois des six candidats à la grande chefferie canadienne avaient des noms français : Bill Montour, Phil Fontaine, and the winner Ovide Mercredi, dont le grand-père était canadien-français.

« En milieu urbain, comme à Wendake, Kanesatake, Kahnawake et Akwesasne, c’est tellement métissé qu’il n’y a plus de différence entre Indiens et Métis. » dit Luc Lacroix, adjoint exécutif de l’Alliance autochtone du Québec, (Monique Giguère, Le Soleil, 4 octobre 2003)

Selon un généalogiste, « Max Gros-Louis est mathématiquement d’origine française à plus de 95%, conclut M. Théberge. On peut dire que Konrad Sioui a 80% de sang québécois ». (Le Soleil, 26 janvier 1991, Michel David). Ceux qui ont vu les cheveux roux de Konrad Sioui, le chef actuel, se demandent bien pourquoi son 4X4 est exempté de taxes En 1991, Max Oné-Onti Gros-Louis, dont les quelques ancêtres hurons ont été sauvés de l’holocauste par les Jésuites français, avait causé un petit scandale en déclarant à la télé française (22 janvier 1991) que les Indiens avaient été victimes d’un génocide planifié. Pendant la campagne électorale de 2006, sa fille était candidate libérale. Elle parlait de “son peuple ”. Pas le canadien. Le huron. La farce !

A partir du moment où la population indienne est à 50% française, tout leur discours sur le “ pays de leurs ancêtres ” qu’on leur a volé ne tient plus la route. D’autant plus que géographiquement il ne tient pas non plus.

Les Mohawks alias les Iroquois, la plus grosse tribu (15,558 individus), viennent de l’État de New York ; le siège social des Six nations était près de Syracuse.

http://www.saa.gouv.qc.ca/publications_documentation/publications/onze_nations.pdf

Les Hurons (2881) viennent de la Baie Georgienne, en Ontario. Ils étaient une trentaine de milliers. Massacrés par les Iroquois, quelques centaines ont été sauvés de l’holocauste par les Jésuites qui les ont ramenés à l’Ile d’Orléans en 1649. Même là, les Iroquois ont retonti pour les achever. Ils ont finalement été envoyés à la Jeune Lorette en 1697, leur “ terre ancestrale ” mon œil…

Les Micmacs (4606), autour de la Baie des Chaleurs, viennent « de l’Ile du Prince-Édouard, l’Ile du Cap-Breton, la Nouvelle-Écosse et le nord du Nouveau-Brunswick » (Synthèse Canada-Québec, p,16, 1977)

Les 9397 Inuits viennent du Grand nord. Puis avant d’Asie évidemment.

Les Cris viennent autant de l’Ontario que du Québec. « Au moment de la signature de l’Accord de la Baie James et du Nord québécois, en 1975, les Cris n’étaient que 5000. Aujourd’hui, ils sont près de 12 000. La Commission crie de la santé et des services sociaux y est pour quelque chose. » (La Presse, 28 avril 1994 Henri L. Comte). Au dernier décompte, ils étaient rendus à 15,000. Faut voir comment vivre leurs frères ontariens de l’autre coté de la Baie pour voir comment la vie des autochtones est difficile au Canada…

Les Algonquins (8471) sont peut-être les plus autochtones de nos autochtones. Nos vrais Indiens ici depuis toujours Mais ils sont aussi métissés. Malheureusement ce sont les plus pauvres de nos Indiens. Et je ne suis pas le premier à le déplorer. Parlez-en à Richard Desjardins.

Les Attikameks Montagnais, alias les Innus (14,492) réclament environ un million et quart de km2 du territoire au Québec, en gros les trois-quarts. Le hic c’est qu’ils viennent de l’Ontario et n’ont aucun droit historique sur le Québec. En 1996, un rapport d’experts concluait « que les peuples attikameks et montagnais ont été entièrement éliminés depuis 300 ans à la suite d’épidémies et de guerres sanglantes avec les Iroquois. En conséquence, les Attikameks et Montagnais du Québec trouveraient plutôt leur origine par l’arrivée d’Amérindiens venus du nord de l’Ontario. » (Le Soleil, Annie St-Pierre, 14-3-96). Voilà pour les droits ancestraux des Indiens.

Combien y’avait-il d’Indiens en tout et partout au Québec en 1534 ? Très peu. « A Hochelaga, sur le site de Montréal, Cartier visita un village iroquoien fortifié d’une triple palissade en milieu des champs de blé d’Inde et abritant environ 1 500 habitants. Celui de Stadaconé près de Québec en comptait près de 600. On estime à au moins 20 000 habitants la population huronne. La confédération iroquoise regroupait autant d’habitants que la confédération huronne. » ((Denys Delâge, Le pays renversé, P. 97, 1991)

Sur 12 générations, un Tremblay d’Amérique a 2048 ancêtres venus de France, 1024 sont nés ici en Nouvelle-France au 17e siècle. Y’a 350 millions de Nord-Américains. Très peu, pour ne pas dire personne à part quelques Cheyennes, peuvent prétendre avoir 1024 ancêtres nés en Amérique du Nord au 17e siècle. Bref, on est chez nous icite comme personne d’autres sur ce continent. Il faut un méchant culot pour nous traiter d’étrangers sur les terres qu’on a désouchées une par une, à l’huile de bras.

La prochaine fois qu’un Indien vous dira que ses ancêtres étaient ici avant les vôtres, demandez-lui combien il a d’ancêtres nés sur le territoire du Québec au 17e siècle ? Il y a de fortes chances que ceux qu’il va nommer soient les mêmes que les vôtres : des Tremblay d’Amérique. Voilà pour le mythe de l’Indien icite avant nous autres.




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Vos commentaires:
  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    25 décembre 2009, par marie-hélène morot-sir
    Les Relations des Jésuites nous ont effectivement très longuement retracé le passé et nous ont aidé à retrouver la trace des tribus amérindiennes, mais ceci seulement à partir de la première Relation, celle de Paul le Jeune en 1633. Auparavant nous devons nous référer aux récits de Jacques Cartier, à ceux de Champlain lui-même ou même de Marc L’Escarbot.. A l’arrivée de Jacques Cartier il trouve des Odinossonis ( (...)

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    Les Relations des Jésuites nous ont effectivement très longuement retracé le passé et nous ont aidé à retrouver la trace des tribus amérindiennes, mais ceci seulement à partir de la première Relation, celle de Paul le Jeune en 1633. Auparavant nous devons nous référer aux récits de Jacques Cartier, à ceux de Champlain lui-même ou même de Marc L’Escarbot..

    A l’arrivée de Jacques Cartier il trouve des Odinossonis ( Iroquois) qui habitent le petit village de Stadaconé désigné par ce mot onnaontagué de Ganata-ha - que les Français prononceront Kanada - qui nous fera effectivement penser que c’était bien des Onnaontagués, une des cinq tribus Odinossonis qui se trouvait là . Plus tard, en 1608, lorsque Champlain arrivera à son tour sur cet emplacement il n’y aura plus personne, vraisemblablement les Onnaontagués ont changé de lieu, pour une raison que les chercheurs cherchent encore, un changement climatique, un feu de forêt, des attaques d’autres tribus ?.. .. Nous allons retrouver ces Onaontagués sur la rive Est du lac Ontario, le long de la rivière Oswego et du lac Onondaga.Les quatre autres tribus Odinossonis sont là aussi, déployées sur des territoires, qui s’allongent au sud du Saint Laurent allant du lac Ontario à la côte Atlantique et jusqu’à Manatte : les Tsonnontouans, les Onneyouts, les Goyogouins et les Annierronnons ( appelés Agniers par les Français et plus tard Mohawks par les Anglais) Ce sera seulement autour de 1713 que se joindra la sixième tribu des Tuscaroras lorsqu’ils seront chassés de Caroline ils remonteront vers le Nord, rejoindre leur famille Odinossonis, et depuis lors on les appellera les six Nations.

    Les Wendat ( Hurons ) eux sont bien loin de Québec et des bords du Saint Laurent, ils se trouvent sur la Baie georgienne, sur le lac Huron à plus de 1200 kms de là . Les Odinossonis s’étaient attaqués à ces tribus avec une haine ancestrale qui remontait bien avant l’arrivée des Français, et ils ont tout fait pour les décimer. Ils y seraient pratiquement arrivés sans l’intervention du père Ragueneau en 1650, à qui les 300 survivants Wendat vinrent demander de les amener à Québec, pour les mettre à l’abri, sous la protection du fort des Français. Ils partirent le 10 juin 1650 et mirent plus de 35 jours pour faire le long voyage, femmes, enfants, vieillards, craignant toujours de voir sortir des hautes herbes ou au détour d’une rivière des Odinossonis enragés aprés eux.. Le gouverneur de la Nouvelle France les installa à l’île d’Orléans, puis plus tard le père Chaumonot créera Notre Dame de Lorette où ils purent enfin poser les pauvres restes de leur nation Wendat-Huronne

    Les Français sont rentrés en amitié avec les Amérindiens, ils n’ont jamais voulu les chasser de leurs terres, ils ont seulement voulu vivre en paix avec eux, et cette amitié au fond des bois s’est bien souvent traduite par des mariages avec des amérindiennes.Le métissage a bien eu lieu, un nouveau peuple est né de cette amitié, le peuple franco amérindien. Qui aujourd’hui parmi les descendants de ces premiers Français n’a pas une grand-mère amérindienne dans sa généalogie ? Francis Parkman l’a effectivement fort bien écrit :" la civilisation hispanique a écrasé l’Indien, la britannique l’a méprisé et ignoré , les Français, eux, l’ont aimé, adopté et ont veillé sur lui ." Au cours de ces 250 ans écoulés de la conquête anglaise, on a vu s’éloigner cette si grande amitié entre ces deux peuples, Français et Amérindiens, mais la devise diviser pour mieux régner n’est-elle pas toujours aussi brûlante d’actualité ? cf " Au coeur de la Nouvelle France"


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    25 décembre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    @ J. Noël :

    Merci beaucoup, monsieur Noël. Je savais une partie des choses que vous avez écrites, mais pas la totalité ; le contenu des cours d’histoire devrait être revu en conséquence, dans les écoles.

    Pourquoi des nomades, possédant à l’arrivée des Européens une culture primitive, n’ayant pas encore développé l’écriture, et qui n’ayant joué qu’un rôle marginal dans l’histoire de notre pays, seraient-ils ainsi dotés de nombreux privilèges ? Et nous empêcher de réaliser notre rêve d’un Québec indépendant ?


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    25 décembre 2009, par Daniel Roy, C.A.

    Oh la la, votre texte change complètement notre conception de l’histoire. Très très intéressant.

    Daniel


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    25 décembre 2009, par Jean-Pierre Plourde
    M. Noël vous rapportez des faits basés sur l’histoire, c’est bien, mais futil ; Vous entrez dans le jeux d’Ottawa qui tient mordicus qu’on se chamaille entre nous en passant à côté du vrai problème. On a pas à se poser la question qui était là avant. La seule question qui a de l’importance réfère à la seule notion reconnue internationalement : LA DÉMOCRATIE du nombre. Le Canada en a approuvé les principes de (...)

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    M. Noël vous rapportez des faits basés sur l’histoire, c’est bien, mais futil ;

    Vous entrez dans le jeux d’Ottawa qui tient mordicus qu’on se chamaille entre nous en passant à côté du vrai problème.

    On a pas à se poser la question qui était là avant.

    La seule question qui a de l’importance réfère à la seule notion reconnue internationalement : LA DÉMOCRATIE du nombre. Le Canada en a approuvé les principes de sa signature à l’ONU, il concerne le droits des peuples à disposer d’eux mêmes.

    Le Canada fait tout ce qu’il peut pour nous distraire de la vérité, par des accommodements raisonnables, de l’immigration contre nature, des émission ou la Question favorise la fermeture des régions, etc, etc.

    Notre majorité doit accepter d’exercer son autorité démocratique sur nos territoires, on discutera avec nos minorités après.

    Il faut mettre Charest et ses sbire dehors, C’est le premier geste à poser et le second c’est de poser les geste pour faire de Montréal une ville Québécoise française, avec un seul super hôpital français, etc.

    Il faut en convaincre le Peuple.

    Tout le reste demeure de l’histoire.

    Dit autrement :

    On a affaire à deux puissances :

    1. La Canadienne, bien formée, militaire et structurée qui veut inclure l’autre puissance comme l’une de ses minorités, sans plus de droit que ceux d’un immigrant récent. Elle utilise habilement la tutelle qu’elle possède sur les Amérindiens pour tenter de nous éliminer par l’asservissement et en nous retirant nos territoires et actifs. Ce n’est pas jolie du tout. C’est gros comme le nez dans le visage et le peuple ne voit rien.

    2. La Québécoise francophone, inconsciente, désinformée, non structurée qui fait confiance aveuglement à ses élus. Un doute se lève présentement dans l’esprit du peuple mais il se croit impuissant à y changer quelque chose.

    La Québécoise se croit à l’abri pour toujours de la misère. Elle croit vivre dans une société d’abondances ou tout est gratuit et sécuritaire, assurance maladie gratuite, école bon marché avec lavage de cerveau assuré, assurance chômage, le no fault en automobile, un système de justice avec très peu de mordant, etc, etc, sauf que tout cela va changer.

    Ce peuple ne sait même pas qu’on lui fait la guerre de l’intérieur et que sa disparition et sa pauvreté sont planifiées. Il sera pris en otage pour faire vivre tout un groupe de personnes qui lui seront supérieurs en statut et non en nombre.

    Sans un éveil du peuple par l’information, on va disparaître et il y aura de la violence et de la répression militaire, sauf si tous le monde se lève.

    C’est mon opinion, basée sur mes graphiques, voir, Vivre libre ou disparaître, sur vigile.net pour d’autres détails.

    On fait fausse route en s’aventurant sur le chemin de qui était là avant, cela n’a aucune espèce d’importance.

    Relevons la tête tous ensemble, ça c’est important.

    Jean-Pierre Plourde


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    26 décembre 2009, par Grand-papa

    Précisions :

    À la Compagnie de la Baie-d’Hudson (commerce des fourrures), il y avait des métis anglophones. Ainsi au Manitoba, il y avait plusieurs écossais métissés. Aux États-Unis plusieurs américains blancs ont aussi mariés " à la mode du pays " des amérindiennes.

    Les épidémies ont frappées partout. Est-ce que seul le métissage français a permis de sauver les Amérindiens du Canada des épidémies ??? Pas sûr.

    Aussi vous écrivez :

    « Les Canadiens de la Nouvelle-France sont restés, pour l’essentiel, ethniquement purs, alors que ce sont les Indiens qui ont été métissés par les Blancs ! » ???

    Surprenante cette phrase. Le métissage ça se fait à 2 il me semble.


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    26 décembre 2009, par marie-hélène morot-sir
    Monsieur Noël, vous apportez une réflexion intéressante parce qu’elle nous démontre, s’il en était encore besoin aujourd’hui, combien Ottawa continue sa démarche souterraine qui est toujours la même depuis maintenant 250 ans, ainsi que je l’ai écrit précédemment : " Diviser pour mieux régner" ... Certes il est possible de chipoter à qui était là le premier, sur ce sol de la Nouvelle France, et de se demander si (...)

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    Monsieur Noël, vous apportez une réflexion intéressante parce qu’elle nous démontre, s’il en était encore besoin aujourd’hui, combien Ottawa continue sa démarche souterraine qui est toujours la même depuis maintenant 250 ans, ainsi que je l’ai écrit précédemment : " Diviser pour mieux régner" ...

    Certes il est possible de chipoter à qui était là le premier, sur ce sol de la Nouvelle France, et de se demander si les Amérindiens habitaient la vallée du Saint Laurent, ou bien juste à côté ? Mais la véritable question n’est-elle pas plutôt : Qui a construit ce pays ?

    Rappelons-nous que vos ancêtres, vos pères ces Français, qui ont traversé l’Atlantique et qui sont arrivés au 17ème siècle, étaient en si petit nombre, que sans leur amitié avec les tribus amérindiennes Attichawata, ils n’auraient pu survivre dans votre pays aux hivers glacés.Ils ont tout partagé avec les tribus autochtones amies. Même le fort Richelieu en bois (Chambly) qu’avait fait construire Huault de Montmagny pour arrêter les Odinossonis, qui déboulaient sans cesse sur la petite colonie par la rivière Richelieu, n’aurait pu s’élever sans tous les Attichawata, les Français étant en trop petit nombre pour à la fois construire et se défendre des 700 Odinssonis qui voulaient empêcher cette construction .. des exemples il y en a des centaines de ce genre.. Les Amérindiens les ont aidés pour tant de choses, ils leur ont appris à survivre dans les bois, à marcher avec des raquettes, à construire des canots en écorce de bouleau, ils leur ont servi de guides dans leurs nombreuses explorations, et même ils leur ont appris à se soigner ( tisane d’Anneda)... Les Français les ont aidés également, bien entendu, de leur côté, en leur apportant des choses essentielles (marmites par exemple...et plus tard des fusils.. ) mais surtout les Français les ont défendus contre leurs ennemis héréditaires les Odinossonis (iroquois)

    Alors c’est particulièrement triste à observer, la conquête anglaise est même arrivée à vous séparer des Amérindiens avec qui vos ancêtres avaient créé un nouveau peuple, le peuple franco amérindien, car le métissage a bien eu lieu et des deux côtés, si les Amérindiens ont du sang français dans les veines les descendants français ont également du sang amérindien dans le leur.. . L’esprit de vos ancêtres Amérindiens et Français réunis, doit veiller sur votre beau Québec, afin que vous puissiez vous rassembler à nouveau et former une véritable force commune contre l’envahisseur anglo saxon ..Ne serait-ce pas ce qu’il faudrait rechercher ? Ne faudrait-il pas tout mettre en oeuvre pour reprendre l’amitié, là où elle a été interrompue et vous rapprocher à nouveau des Amérindiens ? Sinon Ottawa continuera si facilement son petit jeu .. En donnant tous les "accommodements" nécessaires aux autochtones, le gouvernement d’Ottawa sait pertinemment bien qu’il vous monte les uns contre les autres.. Puisque tel est son unique but ! Comme nous l’écrit Monsieur J.P Plourde :" Soudez-vous tous ensemble et vous serez bien plus fort !"


  • @Mme Morot-Sir
    26 décembre 2009, par Jacques Noel

    « Qui aujourd’hui parmi les descendants de ces premiers Français n’a pas une grand-mère amérindienne dans sa généalogie ? »

    Justement, très peu. Y’a bien Michel Tremblay qui a une grand-mère indienne, mais c’est l’exception. Le métissage avec les Indiens est un mythe. Si la grande majorité des Québécois ont effectivement du sang indien dans leurs veines, le % de ce sang est très très très faible, genre moins d’un pourcent. J’ai une seule ancêtre indienne dans mon arbre : l’algonquine Jeanne Giisis, première épouse de Jean Nicolet. Ça me donne du sang indien : moins d’un millième…

    La vraie histoire c’est que ce sont les Indiens (du Québec s’entend) qui se sont métissés et non les Québécois. Max Gros-Louis a 3% de sang huron, et 97% de sang français. Lorsqu’en France on est en pamoison devant les plumes du grand chef huron, on est en fait en pamoison devant un Québécois, français génétiquement, qui s’est déguisé en Indien ! http://www.vigile.net/Max-joue-aux-...

    La Cour suprême du Canada reconnaît des droits historiques aux Indiens qui peuvent prouver qu’ils occupaient, avant l’arrivée des Blancs, le territoire qu’ils occupent aujourd’hui, et ce de façon continue. Au Québec, à part les Algonquins, y’a personne. (y’a bien les Cris mais ils ont signé le traité de la Baie James et abandonné leurs droits) Ethniquement, la grande majorité des Indiens sont métissés, alors tout le discours sur leurs ancêtres icite avant les nôtres ne tient pas la route. Tout le discours des grands chefs sur leurs terres ancestrales, volées par les Blancs, c’est de la politique. C’est de la boucane qui repose en rien sur l’Histoire et la généalogie.


  • @Grand-Papa
    26 décembre 2009, par Jacques Noel

    "Le métissage ça se fait à 2 il me semble"

    Pas nécessairement. Regardez les Américains. Il y a 35 millions de Noirs aux Etats-Unis. La plupart sont métissés (désolé je n’ai pas de chiffres). Mais la plupart ne sont pas ethniquement noirs à 100%. Très très peu ont, disons, 128 ancêtres africains sur 128 sur 8 générations. Un grand nombre ont un Blanc (un homme généralement) à la 4e, 5e, 6e, 7e, ou 8e génération. Pourquoi ? Parce que sur les fermes, les Blancs forniquaient avec les esclaves. Ces dernières ont donc eu des enfants métis. Si vous vous souvenez de Roots, de la famille de Kunta Kinté ? L’arrière-arrière-grand-père de l’auteur était blanc. . Le 200 millions de Blancs américains est ethniquement "pur". Pur dans le sens qu’ils descendent presqu’exclusivement de Blancs européens. Les mariages entre Blancs et Noirs étaient interdits. Les rares métis qui s’y sont glissés se sont retrouvés dans le camp des Noirs, un Noir aux USA étant un non-Blanc (parlez-en à Barack..)

    Pour faire une histoire courte, les Noirs ont été métissés, mais pas les Blancs. Comme au Québec.

    Ici, les Blancs ont fait des enfants avec les Indiennes dans la forêt, métissant les Indiens.

    Mais dans la société blanche, il y a eu très peu de mariages entre Blancs et Indiens (je pense qu’il n’y en a eu que 8 en tout et partout). Si bien que la population française est restée ethniquement pure.

    Pour ceux qui en doutent, faites votre arbre généalogique. Avec internet c’est facile aujourd’hui. Tout ce que devez connaître c’est le nom de vos grands-parents. Idéalement vos arrières-grands-parents.

    http://wc.rootsweb.ancestry.com/cgi...

    Si vous êtes vraiment d’origine française, bonne chance pour trouver un Indien dans votre arbre


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    26 décembre 2009, par Gaston Boivin

    Monsieur Noel,il existe un site extraordinaire sur les Métis, tenu par un dénommé DicK Garneau :

    http://www.agt.net/public/dgarneau/...

    Le travail et les recherches de monsieur Garneau sont considérables et éloquentes quant au métissage entre français(dans le sens de Canayens) et les Sauvages(dans le sens respectueux qu’avait ce terme à l’origine de la colonie). Monieur Garneau, après toutes ses recherches, est d’avis, comme je l’ai toujours été moi-même que "les garde-records"(les officiers de l’état civil(les curés)) et le "Jésuite"(les curés) ont souvent caché que les "Francais"(principalement les Canayens du Québec, et plus spécifiquement les Coureurs des bois, puis ensuite les Voyageurs), plus particulìèrement ceux de Montréal,) ont marié les Sauvages. Plus vous examinez les régistres des lieux entre les Grans lacs et la Lousianne, notamment dans les Illinois et la vallée de l’Ohio, plus il est fait mention de ces mariages entre ces français coureurs des bois et voyageurs du Québec et ces sauvages d’un peu partout, et la naissances d’enfants issus de ces unions et souvent, il y est précisé que ces mariages ont été célébrés à Montréal : Pas certain que ces mariages, s’ils ont été rapportés dans les régistres de l’état civil de ces lieux, l’aient été dans ceux de Montréal et de Québec !


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    26 décembre 2009, par Marie Mance Vallée

    @ M. Jean-Pierre Plourde

    En effet, vous avez raison. Cependant, je ne connaissais pas cette référence.

    Dans les Archives officielles, nous ne retrouvons pas les mariages entre « Sauvages » et Européens, ainsi que les naissances issues de ces mariages souvent à la mode du pays. Il semblerait que ce soit à partir de 1850 que les pouvoirs religieux et civil aient décidé d’occulter toute référence à ce sujet, considéré délicat compte tenu du contexte de l’époque.

    Quant à moi, je savais par tradition orale que j’étais métisse de plusieurs origines indiennes, et ce, à partir de 1634. Et c’est grâce à Russel Bouchard qui a fait un travail énorme qui permettra aux métisses du Domaine du Roy et de Mingan de se faire reconnaître en vertu de l’article 35 de la constitution canadienne, ainsi qu’à la Communauté métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan.

    Les Métis n’attendent plus le bon vouloir des uns et des autres ; ils ont décidé de se prendre en main.


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    26 décembre 2009, par Marie Mance Vallée
    Désolée ! Mon message s’adressait à M. Gaston Boivin et non à M. Plourde.
  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    26 décembre 2009, par Grand-papa

    Vous écrivez : « Les Canadiens de la Nouvelle-France sont restés, pour l’essentiel, ethniquement purs » ???

    C’est quoi une ethnie pure ???

    Les Canadiens n’étaient-t-ils pas plutôt un peuple ou même une nation ?

    Nos ancêtres les Français, à ce que je sâche, n’étaient pas si purs qu’on pourraît le croire (mélange de germains, vikings, gaulois, celtes, etc).

    Il paraît que nos ancêtres les plus lointains (Canadiens et Amérindiens) sont tous originaires de l’Afrique de l’Est ?


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    27 décembre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    @ J. Noël :

    « Si vous vous souvenez de Roots, de la famille de Kunta Kinté ? »

    Concernant le roman d’Alex Haley sur lequel fut fondé la série Racines ou Roots, disons que le chat a fini par sortir du sac, pour ainsi dire...

    Il semble qu’Alex Haley ait inventé, purement et simplement, les personnages de Kunta Kinté, Kitzy, Chicken George, et compagnie...

    Certains personnages ont bel et bien existé, historiquement, mais monsieur Haley s’est en revanche permis une assez large mesure de liberté, disons, avec le récit de ce qu’ils ont vécu...

    Comme par exemple, quand dans le premier épisode, on voit Kunta, encore adolescent, se faire capturer par des négriers (sic) qui lui mettent littéralement des chaînes et un collier autour du cou, monsieur Haley fait abstraction du fait que la très, très grande majorité des esclaves noirs, étaient achetés à des chefs de tribu ou rois africains, en l’échange de différentes choses.

    C’est ensuite, que les négriers enchaînaient les nouveaux esclaves pour les charger, comme de la marchandise humaine, sur leurs navires, en direction de l’Europe et de l’Amérique.


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    27 décembre 2009, par marie-hélène morot-sir
    A Monsieur Boivin, tout à fait d’accord avec vous, les jésuites et les prêtres qui tenaient à l’époque les registres d’état civil, ont caché autant qu’ils le pouvaient en effet, que les Français coureurs des bois ou voyageurs se sont mariés avec des "Sauvages" Ce terme de Sauvage n’a pas la connotation que nous lui donnons aujourd’hui, il n’était pas péjoratif, il voulait seulement dire "qui ne (...)

    Lire ce commentaire

    A Monsieur Boivin, tout à fait d’accord avec vous, les jésuites et les prêtres qui tenaient à l’époque les registres d’état civil, ont caché autant qu’ils le pouvaient en effet, que les Français coureurs des bois ou voyageurs se sont mariés avec des "Sauvages" Ce terme de Sauvage n’a pas la connotation que nous lui donnons aujourd’hui, il n’était pas péjoratif, il voulait seulement dire "qui ne peut s’apprivoiser" Comme nous le dit Madame Mance Vallée, c’était des mariages "à la mode du pays" .De ce fait il y a eu cette naissance extraordinaire, d’un peuple différent le peuple Franco Amérindien.

    Grand-papa demande " c’est quoi une ethnie pure ? " Depuis que le monde est monde cela n’existe pas et tant mieux pour cela, ceux qui ont voulu le faire on sait ce que cela a donné ! .

    Nos ancêtres Français ont cette origine dont on parle avec nostalgie, l’origine gauloise. Pourtant ce mot de "Galli" avait été donné par les Romains, lors de la colonisation de notre pays. Les gaulois n’étaient pas au départ un peuple spécifique, sous ce terme fort péjoratif cette fois, à l’époque, venant du colonisateur au colonisé, les Romains avaient regroupé et désigné les nombreuses tribus Ligure, Arverne, Celtes etc.. qui étaient descendues du Nord de l’Europe, jusque chez nous et vivaient-là, depuis quelques siècles déjà. De temps en temps de nouvelles vagues venues du Nord arrivaient, repoussant les premières installées-là, ce qui amenait pas mal de conflits et dérangea beaucoup les Phocéens ( des grecs venus de Phocée sur la côte d’Asie mineure ) installés à Massilia qu’ils avaient fondé. C’est pourquoi, ils demandèrent l’aide des Romains pour repousser ces tribus vindicatives .. les Romains en braves voisins vinrent avec leur légions, mirent la région au carré, mais voyant combien ce pays regorgeait de blé n’en repartirent plus, s’installèrent là comme chez eux, au grand désespoir de ces nouveaux Massaliotes ( Phocéens) qui s’en mordirent les doigts car ils durent eux aussi supporter les Romains ! ! .. Voilà l’origine du mot Gaulois, voilà notre origine . Pas d’ethnie pure là non plus, d’autant que par la suite ces Galli se sont encore "mélangés" avec des romains ou des romaines, en 496 ans ils ont eu sans doute tout le temps !.. .

    Norris Malcom a maintenu que quiconque a une seule goutte de sang indien, ou de n’importe quelle autre nation, dans les veines même à la xième génération c’est et ce sera toujours un métis !.. du latin Mittere = mélanger ! Le calcul génération par génération qui irait en diminuant cet impact, est raciste et désuet, d’aprés lui .

    Ne vous semble-t-il pas que cela soit au contraire une chance extraordinaire, merveilleuse même, au lieu de mettre cela de côté, de revendiquer plutôt cette seule et unique goutte de sang Amérindien ? Ces Bois- brûlés ou ces Sangs mêlés avaient pris des chemins de traverse , c’étaient des gens libres, heureux "remplis d’éclats de rire chantant au milieu des pires difficultés dans l’écume des rapides, des lacs ou des rivières bordés de bouleaux.." Ils professaient une fraternité à toute épreuve avec les Amérindiens, cette amitié cette fraternité qu’avec tristesse il semblerait qu’elles se soient perdues tout au long de ces siècles ..


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    27 décembre 2009, par Jacques Noel

    @Gaston Boivin

    - Dans les Prairies canadiennes et américaines, les Français-Canadiens se sont mariés avec les Indiennes pour créer le peuple métis. Le plus célèbre couple est certainement celui de Toussaint Charbonneau et de sa femme Sacagawea. Le couple a eu un fils, Jean-Baptiste qui apparait sur les pièces d’un dollar américain. Un Baptiste Charbonneau sur la plus célèbre monnaie du monde. Mais dans la vallée du St-Laurent, les mariages avec les Indiens furent très très rares.

    @Grand-Papa. Au 19e siècle on parlait de la race canadienne-française. On peut jouer longtemps sur le sens des mots...

    "Les pionniers sont presque tous d’origine française. Une quarantaine seulement ont une autre origine : deux Allemands, trois Anglais, sept Belges, un Espagnol, deux Irlandais, deux Italiens, quatre Portugais, cinq Suisses, un Acadien, douze Amérindiens" (Naissance d’une population, page 45).

    On parle ici des 3380 pionniers, arrivés avant 1680


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    27 décembre 2009, par Olivier Amiot

    Heu... non, les Innus ne viennent pas de l’Ontarion... il y a bien quelques historiens révisionnistes qui prétendent le contraire, subventionnés par Hydro-Québec (...) et mu par un nationalisme intransigeant, mais à se que je sache, les innus habitait la région bien avant l’arrivée des Français et c’est d’ailleurs eux qui occupaient (campaient) Québec, Charlevoix, etc et faisait le commerce à Tadoussac et l’ile verte alors que les micmacs faisaient de même sur la rive-sud. Seulement sur ce point, déjà, les faits contredisents vos thèses et ce sans parler des Algonquins... Vous avez raisons partiellement (démographie) pour les Hurons et Irokois mais sur ce point c’est une question de droit et non de démographie. D’une façon ou d’une autre, tous ce verbiage démontre la difficulté d’un certain nationalisme de tolérer les droits de d’autres peuples.

    Olivier Amiot


  • On était là bel et bien avant les "Indiens"
    27 décembre 2009, par Raymond Poulin
    Il y a sans doute une différence, M. Amiot en conviendra peut-être, entre accepter les droits d’autres peuples et céder les deux-tiers du territoire à 100.000 personnes sur huit millions.

La souveraineté à quatre voix

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