Réplique aux PIïstes d’un Québec... bi-national !?

Nous sommes un peuple. Nous sommes le peuple souverain du Québec

Le Canada est un État bi-national ( si tant est ). Pas le Québec.

Tribune libre de Vigile
jeudi 16 juillet 2009
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L’indépendantisme : seul véritable nationalisme québécois

Éric TREMBLAY - Tribune libre de Vigile - 2009 07 15

« À moins de dénaturer le sens des mots, être nationaliste, c’est vouloir que sa nation réalise son indépendance en se donnant un État libre, plein et entier qui serve ses intérêts nationaux dans tous les domaines au-delà de la gauche et de la droite, axe d’analyse dépassé à notre époque de mondialisation et de globalisation. »

« À travers le monde, il n’existe que deux types de nationalismes : le nationalisme libérateur basé sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le nationalisme dominateur. Le premier type définit le nationalisme québécois et le deuxième, le nationalisme canadien à l’égard du peuple québécois. Il s’agit maintenant de savoir lequel va gagner au Québec. »

Non pas…

Nationalisme ( Antidote )

- Grand attachement à la nation à laquelle on appartient.
- Tendance mettant la politique d’une nation au service de sa puissance.
- Courant politique affirmant qu’une nation a le droit d’accéder à la souveraineté.

Une quantité de nations existent sur terre et peu sont dotés d’un État libre et indépendant. Est-il souhaitable que chaque nation soit dotée d’un État libre pour qu’elles aient droit de Cité, droit à l’attachement de ses membres ? Je ne crois pas. Ce serait nier l’existence de nombreuses nations, nier leur droit à l’existence à travers un État qu’elles acceptent nommément de valider.

Le problème de la nation du Québec, du peuple souverain du Québec, n’est pas un problème de nationalisme, c’est un problème politique qui impose à un peuple un État dont il ne veut pas et qu’il répudie depuis 250 ans. Un problème politique qui fait que le Canada se heurte à un mur. Il a beau faire, user de la carotte ou du bâton, les Québécois n’endossent pas les termes de la Constitution usurpatrice de tel État qui n’a jamais osé nommément appeler ce peuple souverain du Québec à prononcer à cet égard. Et pour cause, l’État du Canada serait répudié lui qui n’a jamais obtenu le OUI qui le validerait de manière légitime et démocratique.

Un problème politique lié à la puissance de ce peuple souverain du Québec pourtant promis à l’extinction, à l’assimilation, et qui, après 250 ans de reconstitution après avoir été saigné par la fuite de ses élites en France, puis par une diaspora économique qui l’a privé de millions de descendants sur son territoire, le fait aujourd’hui être en mesure d’invalider l’État abusif actuel et rétablir la réciprocité des règles devant prévaloir pour fonder sur son territoire national un État valide et légitime qui émane nommément des ses voix libres et souveraines, ce que n’est pas l’État actuel unilatéral du Canada.

Cela sur la base d’un régime démocratique qui se fonde sur la souveraineté du peuple, en tant qu’Autorité Suprême seule capable de fonder un État valide et légitime, qui permette au peuple de pouvoir disposer de lui-même, à sa guise et à sa convenance en définissant lui-même les termes qui emportent nommément son agrément en ce qui concerne les Actes qui fondent, constituent et gouvernent le gouvernement du peuple souverain. Ce qui n’est pas le cas de l’État du Canada.

« Malgré le fait qu’aucun de nos gouvernements québécois n’ait signé l’infâme constitution de 1982, tous les partis siégeant à l’Assemblée nationale agissent comme si nous l’avions signée, même ceux qui se prétendent nationalistes. Pourquoi ? »

Parce que les fédéralistes savent que cet État est répudié et ne peuvent réciproquement appeler le peuple souverain du Québec à valider tel État en obtenant le symétrique OUI qui ferait de sa légalité abusive, une légalité démocratique et légitime.

Les indépendantistes de leur côté ont toujours subordonné la souveraineté du peuple du Québec à la souveraineté de l’État qu’ils veulent fonder. Cet indépendantisme étatique historique doit être mis à niveau sur la base de la souveraineté du peuple seul valide fondateur d’un État démocratique légitime et valide. Il nous faut appelé le peuple souverain du Québec à faire ce que ne peut pas faire et ne veut pas faire l’État du Canada, invalider cet État actuel du Canada usurpateur. Or, cela n’est pas advenu ni du fait du Canada, cela se comprend, ni du fait des indépendantistes. Ainsi, il faut faire comme si… Pourquoi ?

Parce que l’Assemblée nationale et les votes de sa députation sont aussi invalides que ne l’est l’État du Canada. Dans cet État illégitime et invalide, seul le Parlement d’Ottawa est habilité à décider ce qui est légal ou pas. Il est l’Autorité suprême et peut désavouer toute LOI ou MOTION votées par les législatures provinciales qui lui sont subordonnées. ET c’est bien pour cette raison qu’il est abusif et usurpateur. ET, il l’est quand il ignore le fait que l’Assemblée nationale n’a pas adhéré à la Constitution de 1982. Il use sans le dire de son droit de répudier les désirs de l’Assemblée nationale.

Une décision de la Cour suprême lui suffit pour affirmer que sa légalité est légitime. Ça, et le fait que la virtuelle réunion de toute la députation du Québec en 1982 aurait voté en faveur du rapatriement unilatéral de Pierre Elliott Trudeau, ce grand démocrate !? Le fait que le Bloc québécois n’existe pas à l’époque l’a autorisé fallacieusement à ne pas faire la translation fédérale du vote souverainiste. René Lévesque s’étant toujours opposé à l’élection du Bloc québécois. Cela parce qu’il pensait imminente la fondation de l’État souverain du Québec.

Or la perte de cette imminence est aujourd’hui une occasion rêvée de revoir les prémisses sur lesquelles s’est fondé le souverainisme étatique historique. En effet, peut-être est-il temps de cesser d’assujettir la souveraineté du peuple à la création de l’État souverain du Québec. À commencer par appeler ce peuple à invalider l’illégitime légalité de l’État unilatéral et impérial du Canada.

Ainsi, le voeu de M. Tremblay pourrait être exhaussé. Les nationalistes, les indépendantistes, et même les fédéralistes-rénovateurs et autonomistes pourraient cesser de faire comme si l’État du Canada était valide, puisqu’ils pourraient alors se prévaloir d’une légitimité vraie, celle que seul peut procurer les voix du peuple appelé nommément à se prononcer à cet égard.

Mais ce n’est pas la voie qu’il choisit. Il préfère valider l’État du Canada en faisant comme lui. À savoir, fonder un État sur les seules voix d’une partie de sa députation en subordonnant les voix du peuple à l’État imposé par l’État lui-même… incapable de soumettre nommément aux voix du peuple ce qui gouverne le gouvernement, à savoir, l’État et les termes qui le Constituent et qui gouvernent ceux qui gouvernent le peuple, députation comprise.

« Contrairement au PQ, au Bloc et aux autres partis provincialistes du Québec, le Parti indépendantiste, seul parti nationaliste québécois, sait qu’il y a deux nations au Québec. »

Il y a d’après lui deux nations au Québec, mais veut fonder un État national sur la base d’une élection qui appelle les deux nations à élire une députation qui serait donc bi-nationale. Son État sera donc forcément binational. Or pour qu’il le soit, il lui faut inventer une nation canadienne du Québec. Comme si la partie de la population du Québec appartenant ou se sentant des appartenances à la nation canadienne formait une nation à part entière, distincte de toute autre !? Il n’y a pas de nation canadienne au Québec qui serait distincte de celle du Canada. Ce qu’il y a au Québec c’est une seule nation (Premières nations en sus ) et des ressortissants de la nation canadienne, s’ils tiennent à ne pas être partie du peuple souverain du Québec. Pour cela, il leur faudrait cependant renoncer à participer aux élections, puisqu’ils ne se reconnaissent pas citoyen du Québec.

Les Québécois et ces Québécois peuvent cumuler une ou plusieurs autres citoyennetés ou appartenances. Il n’y a pas de peuple italien au Québec. Le Peuple italien vit en Italie, il n’y a que des Québécois d’origine italienne. Il n’y a pas de peuple canadien au Québec, il n’y a que des ressortissants canadiens qui se trouvent à être aussi Québécois et cela ne changera pas après la fondation d’un État valide et souverain du Québec fondé sur les voix du peuple, que cela se passe ou pas par voix d’élection ou de référendum. Et ce peuple est formé par celles et ceux qui sont appelé(e)s à fonder l’État souverain.

« C’est par un vote majoritaire de ses élus que notre Nation déclarera son indépendance et se dotera d’un État libre, fort, plein et entier qui lui permettra enfin, au bout de 400 ans d’histoire, d’assurer la pérennité de son identité, de favoriser son plein développement et d’entrer en relation directe avec le monde entier. »

« C’est par un vote majoritaire de ses élus que notre Nation déclarera son indépendance… »

... que cette nation, censée n’être que d’origine française par le PI, imposera à une supposée nation canadienne du Québec ce que le Canada impose à la nation québécoise… Admettre la fallacieuse existence d’une nation canadienne constituant un peuple à part entière au Québec implique la souveraineté de ce supposé peuple, qui pourra donc revendiquer la partition du Québec, en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… Tout cela pour ne pas admettre le fait que le peuple souverain du Québec est une réalité citoyenne à part entière qui n’admet l’existence d’un peuple que parce qu’il est distinct de tout autre, doté d’une culture distincte. La population canadienne vivant au Québec n’est pas un peuple à part entière, mais bien seulement qu’une population partie du peuple du Québec et si cela lui plait partie aussi du peuple du Canada. Le peuple du Canada vit au Canada. Le peuple du Québec vit au Québec. Quand l’État souverain valide et légitime du Québec aura été nommément fondé par l’expression de ses voix libres et souveraines, le peuple du Québec sera celui qui habite au Québec.

« C’est par un vote majoritaire de ses élus que notre Nation déclarera son indépendance… »

Ce qui valide l’actuel état du Canada. Cette contradiction essentielle explique le peu de succès électoraux du PI. Il devra tôt ou tard en prendre acte. Il lui faudra trouver autre chose pour se distinguer du PQ. Ce peuple n’admet pas qu’on dise n’importe quoi et son contraire. D’un côté, le Canada a tort d’imposer de force et d’autorité un État jamais validé par les voix du peuple, et de l’autre, on prétend invalider cet État abusif du Canada en faisant procédant de la même abusive manière… Cherchez l’erreur !?

Il y a le peuple souverain du Québec et les Premières nations vivant sur le même territoire. Et, il y a les Québécois de toutes origines, dont les Québécois d’origine française, souvent métissée de plusieurs origines autres : anglaises, irlandaises, écossaises, premières nations et autres. Il n’y a pas une telle chose que des peuples italien, canadien, arménien, polonais, juif ou autres vivant au Québec et constituant une nation propre et distincte de toute autre. Chacun de ces peuples vivent ailleurs dans leurs nations propres.

La nôtre de nation est Québécoise, son peuple, comme tous les peuples de la terre est constitué de toute sa population citoyenne se déclinant comme partout ailleurs, dans toutes ses multiples appartenances identitaire ou génétiques d’origine ou d’élection. C’est du reste ce peuple qui par sa participation aux élections ou aux consultations référendaires manifeste son appartenance Québécoise et c’est lui qui est en mesure pas ses décisions majoritaires de répudier l’État du Canada actuel et fonder l’État légitime et valide qu’il désire fonder depuis la Conquête. Cet État valide n’est pas le Canada actuel, ne peut l’être puisqu’il n’a pas obtenu le OUI qui le validerait. C’en sera un autre. Il n’en tient qu’à nous que ce soit l’État du peuple souverain du Québec.

Commentaires

  • Luc Archambault, 28 juillet 2009 15h19

    @ Andri

    Excellente suggestion !

    À contempler l’Histoire ancienne et celle qui se construit aujourd’hui devant nous, celle que l’on construit à chaque jour, on y apprend à même l’analyse que l’on en fait, qui n’y a pas de recette. Chaque cas est un cas d’espèce, il peut obéir ou pas à des règles déjà établies ou en fonder d’autres. C’est en démocratie le peuple qui décide et qui a toujours raison quand sa volonté libre s’exprime. Chaque peuple souverain inventant la voie qu’il veut suivre, selon les circonstances et les conditions qui sont les siennes.

    Notre situation est unique en son genre, à maints égards historiques, sociétaux, culturels, économiques, géographiques, politiques et géopolitiques.

    Nous, le peuple souverain du Québec, nous pouvons inventer ce que nous voulons, adapté à la situation qui est la nôtre et selon ce que ce peuple désire fonder pour lui est sa descendance, en accord avec l’héritage reçu de ses ascendances française, pures et métissées.

    Et, ce peuple souverain du Québec répudie l’État actuel abusif et illégitime du Canada. Il l’a toujours répudié depuis la Conquête et l’État d’occupation militaire de Québec les lendemains de la Batailles des Plaines du 13 septembre 1759, là, à Québec où tout a commencé, la où tout s’est joué et où il est né, distinct du peuple de France et et tout autre peuple, et là où tout se joue encore. J’appelle les souverainistes, les élites souverainistes, toutes les composantes organisées et citoyennes souverainistes, à considérer le fait d’appeler ce peuple à exercer sa libre souveraineté de peuple démocratique et souverain, pour rétablir la réciprocité et le respect des règles que ce peuple a décidé d’endosser pour fonder sur son territoire national du Québec un État qui émane nommément de ses voix. Et, cela ne peut être le Canada actuel n’ayant jamais obtenu le OUI qui le validerait. J’appelle les souverainistes à appeler ce peuple souverain du Québec à invalider tout État ne s’étant pas soumis nommément son approbation.

    Une voie inédite mais logique, conforme à ce qui se passe en Europe actuellement et qui invalide l’Europe qui ne se serait pas soumise aux voix du peuple, quand il décide ce qui est bon pour lui, comme il le fait en Irlande aujourd’hui.

    Comme tente de le faire Zelaya aujourd’hui aussi, lorsqu’il appelle son peuple à pacifiquement résister au coup de force constitutionnel d’activistes minoritaires financés par une minorité affairistes qui tentent d’imposer au peuple un État abusif et illégitime parrainé par l’impérialisme États-Unien. ( Manuel Zelaya maintient la pression près de la frontière - La Presse - 2009 07 26 - Honduras : double langage des États-Unis - Le Soleil - 2009 07 26 -Opinion )

    C’est un test pour Obama. Sera-t-il capable de contrer la minorité activiste affairiste qui tente de le faire s’enfarger en faisant traîner la crise ? Ici, au Honduras, à l’extérieur des États-Unis, comme à l’intérieur pour le secteur de la santé, Obama est mis à l’épreuve.

    Vive le Québec libre !

    Nous inventons chaque jour notre Histoire, et ce qui permettra à ce peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec de fonder sur son territoire national un État valide et légitime qui émane nommément de sa Volonté libre et souveraine. L’étude des autres cas d’espèce ne peut que nous instruire et nous aider à trouver ou inventer le moyen qui concorde avec la situation qui est la nôtre. Merci pour la suggestion de lecture.

  • Andri, 28 juillet 2009 11h49

    Je suggère à tous ceux qui veulent approfondir la stratégie menant à l’état d’un Québec souverain de lire l’oeuvre du professeur Brossard, éminent constitutionnaliste qui a écrit, avec une batterie de spécialistes de l’université de Montréal ¨L’accession à la souveraineté des états et le cas du Québec¨. Il y présente de nombreux cas de pays ayant accédé à l’indépendance. On ne trouve ce livre qu’en bibliothèque.

  • Luc Archambault, 24 juillet 2009 15h03

    Suite

    J’en propose une autre. Cela parce que nous nous trouvons ainsi par une déclaration d’indépendance sur le seul vote de notre députation à valider l’État du Canada illégitime qui s’est constitué ainsi par son seul vote du Parlement fédéral, sans obtenir nommément le OUI qu’il nous oblige à obtenir pour fonder un État valide. Ce OUI que nous voulons et qui est la seule manière de fonder sur les voix du peuple un État légitime et valide.

    «  Je crois que le Roc reconnaitrait la légitimité de la déclaration de l`Assemblée nationale et discuterait en nation civilisée. »

    Votre « je crois » est sans doute sincère, mais sujet à caution. Ce que décide l’Assemblée nationale n’a pas d’importance pour le Canada. Le Parlement d’Ottawa a préséance, il a un pouvoir de désaveu. Ce qu’il exerce en ne tenant pas compte du refus de l’Assemblée nationale d’adhérer au Canada.

    « Votre approche n’est accompagnée d’aucun précédent sûr, vous risquez de jouer aux dés avec notre avenir. Vous essayez de compter des points par la bande pour gagner ensuite le match. »

    Comme si la vôtre n’était pas risquée, et était « accompagnée de précédents sûrs »

    N’importe quoi !

    « C’est rusé mais trop risqué devant la question claire et la réponse claire que demande le Renvoi. »

    FAUX ! Invalider tout État n’ayant pas obtenu le OUI qui le validerait est une question très claire.

    « Votre approche sera jugée ambigüe et la réponse aussi. La moindre imprécision donne des armes au NON. »

    Il n’y a rien d’ambigu à exiger que les États, tous les États, se soumettent aux mêmes règles. Le Canada se mêle même de l’exiger pour l’État souverain du Québec. Cela le compromet. La plus élémentaire des réciprocités exige la réciproque.

    « On dira que vous êtes romanesque, chevaleresque et même ¨donquichottesque¨ Revenons à nos moutons dirait Panurge, laissons le roman pour un assai juridique moins passionnant, mais plus efficace. »

    C’est vous qui le dites... Et, c’est loin d’être du roman que d’exiger la réciprocité et le respect des mêmes règles. Ce n’est pas une question de passion, c’est une question de respect du principe démocratique qui veut que l’État soit l’émanation de la volonté démocratique du peuple sur son territoire national.

    Ce que vous assimilez à du roman et qui est plutôt une réflexion solide de la situation de blocage actuel, vous apparait tel parce que ce que j’invoque ne fait pas partie du roman que tente de nous faire prendre pour la réalité une minorité activiste canadianisatrice tutélaire qui nous fait croire, nous a fait croire, que nous approuvons l’État du Canada sous prétexte qu’il parvient à fédérer les NON à l’État souverain. Ce roman canadianisateur que vous avez pris pour la réalité et que dont vous avec intégré l’intrigue, d’une clique d’intrigants canadianisateurs.

    L’avènement de la souveraineté de l’État valide et légitime sur le seul votre de notre députation à l’Assemblée nationale est aussi une fiction. Un projet risqué pour le moins. D’autant parce qu’il se trouve à valider l’État actuel du Canada illégitime.

    Voir :

    André Pratte n’a pas raison - Il ment sous des dehors d’analyse neutre
    VÉRITÉ et MENSONGE - Un NON pour un OUI - Le PrattiGescagnatiévisme tente encore de survivre au sophisme qui le fonde
    Luc ARCHAMBAULT - Tribune libre de Vigile - 24 juillet 2009

  • Luc Archambault, 24 juillet 2009 15h02

    @ Andri

    « Vous me perdez avec votre roman d’amour québécois, oeuvre hautement littéraire et qui mérite le prix de science-fiction annuel. Très passionnant à lire j’y prends un plaisir fou. Je vous propose maintenant de passer de l’autosuggestion et de « l’autodidactisme » au simple essai juridique. »

    Bon... OUI, d’accord, c’est un incontournable... le cynisme et la dérision, pour tenter d’avoir le dessus quand nos arguments sont faibles. ET, quelles sont vos qualifications juridiques ? N’avez-vous pas dit d’emblée qu’il faudrait l’avis de spécialistes… ? Vous en êtes un ? En quoi donc vos avis devraient ne pas être du roman, si les miens le sont ?

    «  Un vote majoritaire du peuple ne peut invalider 250 ans de droit constitutionnel et donc de lois. »

    Ben voyons ! Je rêve !? Comme si le peuple en démocratie n’était pas souverain !

    « Vous créez le néant juridique rétroactivement par delà des siècles ? Le peuple de nos ancêtres qui a accepté ce régime durant 250 ans était aussi souverain que celui d’aujourd’hui. »

    Certes le peuple était souverain, mais il n’a jamais accepté le « régime ». Des pétitions le prouvent, la révolte des patriotes le prouve...

    « ... vous mettez la charrue devant les boeufs. Seules la souveraineté et la création d’un État québécois nous permettraient d’agir comme l’Irlande. »

    He Non ! Pas seulement la fondation de l’État souverain du Québec ! Car il y a l’État du Canada. Lui ne s’est jamais soumis au OUI qui le validerait. Pourquoi pourrait-il se soustraire à ce qu’il exige de l’État du Québec souverain !?

    « donc, au lieu d’invalider le Canada en effaçant 250 ans d’histoire constitutionnelle, validons le Québec dès maintenant et pour toujours. »

    Certes... cela pour « invalider 250 ans d’histoire constitutionnelle ». Sauf que, ce n’est pas le seul recours. On peut l’invalider cette Constitution de l’État abusif du Canada, cela sans pour autant fonder l’État souverain du Québec. Ce que fait l’Europe. Des États invalident l’Europe du Traité de Lisbonne sans pour autant créer un autre État d’Europe. Pourquoi si c’est valide en Europe ce n’est pas valide ici.

    «  Le droit et la communauté internationale ne reconnaitront pas un procédé négatif et rétroactif qui ne fait que condamner le passé. »

    Ce n’est pas le passé le Canada actuel. C’est le présent.

    « Notre reconnaissance par la communauté internationale, comme état, dépend de ¨la légalité et de la légitimité¨ nous dit le Renvoi, que ce soit par la voie du droit constitutionnel interne ou par le droit international. »

    NON pas ! Ce qui validerait l’État souverain c’est le principe démocratique de la souveraineté du peuple et le droit de ces peuples souverain de disposer d’eux-mêmes.

    « Or le genre de sécession indirecte que vous proposez nous mène qu’au vide juridique rien de plus. »

    Je ne propose pas de sécession indirecte. C’est tout le contraire. Ce que le principe que j’applique fait c’est au contraire d’affirmer qu’il ne saurait y avoir sécession plus que pour se séparer d’un tout, encore faut-il que ce tout soit valide. Or, ainsi invalidé par les voix souveraines du peuple, l’État du Canada est déclarer invalide, nul et non avenue, barré, fini, NIET, rien du tout, rien de légitime et de valide. Il s’est agi d’un mariage forcé. Il est donc annulé. On ne parle pas de divorce, de rupture de contrat. Il n’y a jamais eu de contrat...

    « J’aime beaucoup de vos points que je ne commente donc pas... »

    Merci pour le compliment.

    «  .... la volonté démocratique majoritaire de la nation québécoise réunie en assemblée est légitimée de faire une Déclaration de Souveraineté dès l’entrée en chambre en invitant le Canada à négocier sa réalisation par le passage des pouvoirs...  »

    C’est une avenue...

    Suite ici-bas

  • Andri, 24 juillet 2009 10h48

    Vous me perdez avec votre roman d’amour québécois, oeuvre hautement littéraire et qui mérite le prix de science-fiction annuel. Très passionnant à lire j’y prends un plaisir fou. Je vous propose maintenant de passer de l’autosuggestion et de ¨ l’autodidactisme¨ au simple essai juridique. Un vote majoritaire du peuple ne peut invalider 250 ans de droit constitutionnel et donc de lois. Vous créez le néant juridique rétroactivement par delà des siècles ? Le peuple de nos ancêtres qui a accepté ce régime durant 250 ans était aussi souverain que celui d’aujourd’hui. Le renvoi met en garde contre la ¨justification rétroactive¨. Maastrick ou Lisbonne sa copie collée, le Québec et le peuple québécois n`y peut voter sur des délégations de pouvoirs qui relève du fédéral et du Canada encore, vous mettez la charrue devant les boeufs. Seule la souveraineté et la création d’un état québécois nous permettrait d’agir comme l’Irlande. Donc au lieu d’invalider le Canada en effaçant 250 ans d’histoire constitutionnelle validons le Québec dès maintenant et pour toujours. Le droit et la communauté internationale ne reconnaitront pas un procédé négatif et rétroactif qui ne fait que condamner le passé. Notre reconnaissance par la communauté internationale, comme état, dépend de ¨la légalité et de la légitimité¨ nous dit le Renvoi, que ce soit par la voie du droit constitutionnel interne ou par le droit internationnal. Or le genre de sécession indirecte que vous proposez nous mène qu’au vide juridique rien de plus. Quand PET a fait son coup d’état des longs couteaux à Ottawa, coup fourré car il n’assure ni l’unité canadian et blesse le Québec, il n’y avait ni Renvoi de la cour ni reconnaissance officielle de la nation québécoise alors. C’est un coup d’état raté qui procéda par la négative : l’absence du Québec durant la nuit. Demandez aux forces de police et vous saurez que 90% des crimes ont lieu la nuit. J’aime beaucoup de vos points que je ne commente donc pas, sauf celui du 50% : disons plutôt d’une majorité démocratique. Avec l’élection du PQ, l’appui des députés du Bloc et d’autres formations dans des assemblées à Québec et à Ottawa, même avec André Arthur, la volonté démocratique majoritaire de la nation québécoise réunie en assemblée est légitimé de faire une Déclaration de Souveraineté dès l’ entrée en chambre en invitant le Canada à négocier sa réalisation par le passage des pouvoirs en 12 mois maximum. C’est ce que fit Washington en 1776 aux USA. Le Canada aura à reconnaitre ou à contester cette décision. Les ralliements qu’entrainerait une telle déclaration amèneraient, je crois, le Roc à négocier comme le dit la cour suprême en préservant les intérêts de tous¨. Foi de mon arrière-grand-mère anglaise. Si le Roc ne reconnait pas cette majorité morale, alors un référendum rallierait la majorité de la nation derrière le OUI alors. Les électeurs hésitant devant les tagiversations actuelles de nos politiciens se décideraient avec une équipe vraiment décidée à appuyer une telle déclaration et Ottawa serait humilié par les résultats. C’est encore ce que les attentistes, 33% de la population fit en 1776. Je crois que le Roc reconnaitrait la légitimité de la déclaration de l`assemblée nationale et discuterait en nation civilisée. Voilà comment je vois votre impact positif. Votre approche n’est accompagnée d’aucun précédent sûr, vous risquez de jouer aux dés avec notre avenir. Vous essayez de compter des points par la bande pour gagner ensuite le match. C’est rusé mais trop risqué devant la question claire et la réponse claire que demande le Renvoi. Votre approche sera jugée ambigüe et la réponse aussi. La moindre imprécision donne des armes au NON. On dira que vous êtes romanesque, chevaleresque et même ¨donquichottesque¨ Revenons à nos moutons dirait Panurge, laissons le roman pour un assai juridique moins passionnant mais plus efficace.

  • Luc Archambault, 23 juillet 2009 20h17

    Suite

    «  Autre remarque : vous donnez l’exemple des peuples qui votent négativement à des traités de Maastrick pour asseoir votre processus. Or ces votes démocratiques ont lieu à l’intérieur d’états déjà souverains pour accepter ou refuser de déléguer plus de pouvoirs centralisateurs au parlement européen.

    Que l’État soit souverain ou pas, le principe est celui qui fonde la démocratie. Ce principe primordial, essentiel, irréductible de la démocratie est la souveraineté du peuple. C’est celui-là qui s’impose. Il s’impose en se manifestant. Pour l’heure, il ne s’est pas imposé parce qu’il ne s’est pas manifesté. Il ne s’est pas manifesté parce que le Canada ne l’a pas voulu, normal, il aurait été répudié. Le Canada ne veut pas être nommément répudié. Car, nommément répudié, invalidé, il ne pourrait plus se prétendre à nos yeux, aux yeux du Canada, aux yeux de ses partenaires en Amérique du Nord, aux yeux de ses partenaires en Europe et partout dans le monde et aux yeux du monde entier, comme étant légitimement démocratique. Au moment où ce Canada-là fait la guerre au Afghanistan pour imposer aux talibans... quoi au juste ? Des écoles ? Certes. La libération de la femme voilée ? Certes. Mais par-dessus tout pour imposer la légitimité démocratique !

    ET, pour cela, il fait la guerre aux Talibans, des soldats meurent, sont blessé(e)s, handicapé(e)s, des enfants sont tué(e)s par ces soldats. Et vous ne voulez pas admettre, ne serait-ce qu’un instant, que le Canada sera indubitablement sonné, que sa fange minoritaire occulte activiste canadianisatrice du statu quo de blocage sera inévitablement ébranlée par telle expression libre et souveraine des voix du peuple démocratique, donc souverain du Québec. Soyons sérieux !

    « Quand le Québec sera souverain il pourra aussi consulter son peuple pour déléguer des pouvoirs à un organisme commun telle la communauté européenne ou au sein de l’accord de libre-échange nord-américain. En attendant, ce cas ne vaut pas et Québec ne peut rien faire comme province canadian. »

    Oui il vaut. Le Canada n’est pas un État valide, le Québec est partie de cet ensemble contre son gré. L’exemple vaut. C’est comme si l’Europe pouvait imposer sa légalité sur un territoire dont le peuple de veut pas qu’elle s’impose sur son territoire national. L’Europe accepte que sa légalité n’a de force, de valeur, de légitimité que sur des peuples qui acceptent de bon gré telle légalité. Elle n’accepte pas que des peuples soient obligés d’adhérer à l’Europe. Tant et si bien, que le peuple d’Irlande ayant refusé l’Europe de Traité de Lisbonne, ce Traité ne peut s’appliquer. On pense même si l’impasse persiste, à exclure l’Irlande, pour que l’État d’Europe puisse s’appliquer sur les autres territoires nationaux de l’Europe qui eux acceptent telle Europe.

    Donc, ce principe de liberté des peuples à adhérer à un État est reconnu. Et donc, tel État ne peut s’appliquer contre la volonté d’un peuple. Or c’est le cas du Canada il s’impose contre la volonté du peuple souverain du Québec.

  • Luc Archambault, 23 juillet 2009 20h17

    Suite

    L’Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec

    Ainsi, en réunissant vraiment telle Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec ( Ottawa et Québec ) et en la faisant la répudier, nous avons le début de ce qu’il nous faut pour invalider le Canada, nous avons la majorité 50% + une voix, en tant que souverainistes du Bloc, du PQ et de QS. D’autres voix pourraient se joindre à elles, dont cette de la députation de l’ADQ, voire de certains députés du PLQ, fédéralistes-rénovateurs qui n’approuvent pas telle constitution, comme ils l’ont fait à l’Assemblée nationale. Certains députés fédéraux du PLC, et du NPD pourraient aussi voter en faveur de telle invalidation et illégitimité de la Constitution actuelle du Canada.

    Obligeant de ce fait les canadianisateurs à se gouverner en conséquence. Cela, d’autant si le peuple souverain du Québec est appelé à se prononcer à cet égard, exigeant une fois pour toutes la réciprocité des règles devant prévaloir pour fonder sur notre territoire national un État démocratique à la légalité valide et légitime. Ce qui nous ferait pour la première fois de notre Histoire de 401 ans nous nommément prononcer sur l’État qui nous gouverne contre notre gré depuis 250 ans le 13 septembre 2009. Ce qui pour la première fois de notre Histoire nous ferait nous constituer en tant que peuple souverain et démocratique, Autorité Suprême de l’État démocratique que nous voulons fonder depuis la Conquête.

    Ce qui nous fera dire pour la première fois OUI à ce que nous sommes et ce que nous voulons être, là où nous voulons vivre et par quel type d’État démocratique et légitime nous acceptons d’être gouverné. À savoir, dans un État qui émane nommément de nos voix libres, démocratiques et souveraines, dont nous avons accepté les termes de l’État qui gouverne celles et ceux qui nous gouvernent. Ce qui n’est pas le cas de l’État actuel du Canada.

    Telle proclamation ne manquera pas d’avoir un impact considérable autant au Québec, qu’au Canada et dans le monde, à maints égards sociétaux, citoyens, politiques, géopolitiques, stratégiques et juridiques, ici et dans le monde. Dont, la destruction du statu quo de blocage canadianisateur qui se contente de fédérer les NON à l’État souverain du Québec, sans être contraints d’aucune manière de devoir réciproquement nous donner l’occasion de faire de même alors qu’ils tenteront d’obtenir le OUI qui les validerait. Tout un renversement paradigmatique qui change la donne du tout au tout à plusieurs égards, culturels, sociétaux et politiques, même si, juridiquement, cela ne devait avoir au pire aucune conséquence légale. Ce qui est loin d’être assuré.

    Le principe démocratique appliqué par l’Europe

    Suite ici-bas

  • Luc Archambault, 23 juillet 2009 20h16

    @ M. Andri

    Merci pour vos compliments. Je crois comprendre que vous commencez à considérer l’éventuelle valeur de ma « création » politique.

    Et, pas besoin de vous en méfier, il s’agit plutôt de la considérer, documenter, analyser. Que de « grands juristes en matière constitutionnel et en droit international » l’endossent ou pas n’a pas d’importance pour le moment.

    Il s’agit de se faire une tête soi-même au regard de ce nous pouvons comprendre de la réalité politique, ce que vous faites. C’est comme ça que les peuples se font une idée de ce qu’ils doivent ou pas mettre de l’avant. Les experts, penseurs, analystes, commentateurs et leur expertises, pensées, principes, idéologies, analyses, commentaires ne sont que des éléments parmi d’autres permettant au peuple de se gouverner, en démocratie du moins.

    En attendant qu’ils se prononcent, on peut nous aussi penser. Vous le faites avec moi en arguant et prend note que vous n’abondez pas pour le moment, réservant votre appui au jour où d’aucuns, plus crédibles que moi à vos yeux, vous les ouvrira ;-) :

    « Je préfère la méthode reconnue par la cour qui demande une question claire sur l’indépendance et une réponse démocratique claire, s’il y a référendum, pour que le Québec puisse obliger Ottawa à négocier ¨en protégeant l’intérêt de tous¨ le rapatriement de tous ses pouvoirs d’état souverain. »

    Oui, ça, c’est la voie classique du « souverainisme étatique historique ». Mais d’autres voies sont possibles. J’ébauche l’une d’elles, mais comprends que sa nouveauté, son caractère inédit vous surprennent, voire vous choque. C’est tout à fait normal.

    « Si on joue avec la jurisprudence, on sera contesté sur la clarté du but recherché et la cour et le Canada contestera aussi ce processus nouveau, trop audacieux à mon humble avis. »

    Je ne vois pas que pourraient opposer les partisans du Canada à une question claire portant sur «  l’invalidité et l’illégitimité de toute légalité de tout État ne s’étant pas nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec sur son territoire national et n’ayant pas obtenu le OUI qui les validerait démocratiquement ». Éclairez-moi !? Si j’erre, je serai le premier à battre en retraite.

    «  Le droit international ne l’endossera pas. »

    Qu’est-ce que vous en savez ? Vous-même dites que l’avis des experts doit être sollicité à cet égard. Vous le supposez, en toute ignorance, d’emblée... Mais sur quelles bases ?

    ET, le droit international n’a pas à endosser quoi que ce soit. Il n’est pas question de fonder un nouvel État, les instances internationales n’ont pas à se prononcer sur sa reconnaissance. Ils ne pourront que prendre actes du fait que le peuple souverain et démocratique du Québec s’est en quelque sorte « Constitué » comme tel, invalidant sur le territoire national du Québec où aura eu lieu la tenue de tel référendum, l’État actuel du Canada. Le tout, affirmant, déclarant, consacrant, par l’expression rigoureusement démocratique des voix du peuple souverain du Québec, l’illégitimité du Canada, tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas obtenu le OUI qui le validerait démocratiquement sur le territoire national du peuple souverain du Québec.

    « ... la légitimité et la légalité [ du Canada ] sont totalement reconnues par le droit et la coutume constitutionnelle interne [d’]Ottawa », dites-vous, j’ajoute, par la communauté internationale aussi. ET cela, parce que Pierre Elliott Trudeau a invoqué, outre le pouvoir discrétionnaire de la Reine et outre la décision de ses juges de Cour, que son rapatriement était bel et bien non seulement légal mais aussi parfaitement légitime grâce à la réunion virtuelle de toute la députation du Québec dans une Chambre tout aussi virtuelle qui aurait selon lui, virtuellement approuvée de ses voix telle Constitution.

    Une légitimité virtuelle contre une illégitimité réelle

    Suite ici-bas

  • Andri, 23 juillet 2009 17h55

    Autre remarque : vous donnez l’exemple des peuples que votent négativement à des traité de Maastrick pour asseoir votre processus. Or ces votes démocratiques ont lieu à l’intérieur d’états déjà souverains pour accepter ou refuser de déléguer plus de pouvoirs centralisateurs au parlement européen. Quand le Québec sera souverain il pourra aussi consulter son peuple pour déléguer des pouvoirs à un organisme commun tel la communauté européenne ou au sein de l’accord de libre-échange nord-américain. En attendant ce cas ne vaut pas et Québec ne peut rien faire comme province canadian.

  • Andri, 23 juillet 2009 17h45

    J’aime bien votre esprit créateur mais je m’en méfie aussi mais à moins qu’une brigade de grands juristes en matière constitutionnel et en droit international n’endosse votre méthode de marche vers le pays souverain du Québec je n’opterais pas pour
    cette manière de jouer mes cartes. Je préfère la méthode reconnue par la cour qui demande une question claire sur l’indépendance et une réponse démocratique claire, s’il y a référendum, pour que le Québec puisse obliger Ottawa à négocier ¨en protégeant l’intérêt de tous¨ le rapatriement de tous ses pouvoirs d’état souverain. Si on joue avec la jurisprudence, on sera contesté sur la la clarté du but recherché et la cour et le Canada contestera aussi ce processus nouveau, trop audacieux à mon humble avis. Le droit international ne l’endossera pas. Tandis qu’en restant dans le cadre des directives de la cour nous imposons la coutume britannique endossée par le Renvoi. Alors la légitimité et la légalité sont totalement reconnues par le droit et la coutume constitutionnelle interne et Ottawa doit incontestablement négocier car nos députés fédéraux ne font plus le poids devant le volonté souveraine du peuple clairement exprimée. Sinon Québec pourrait agir unilatéralement et avec raison ¨ devant les états du monde comme le dit le Renvoi en répondant à la 2e question de Jean Chrétien et Stéphane Dion. Dis, on fait des commandites cher Jean ? Comment dites vous mon cher Stéphane ?

  • Luc Archambault, 21 juillet 2009 18h22

    Suite

    Ce n’est qu’un des scénarios possibles consécutifs à ce que je propose. Il nous faut trouver un préalable qui rétablisse la réciprocité des règles qui fait que l’État du Canada s’impose sans obtenir le OUI qu’il exige pour les autres. Le fait de l’exiger depuis la LOI dite de « la Clarté », il s’y oblige en somme. Ne reste qu’à l’invalider pour consommer l’effet tangible de cette obligation, effet que vous admettez en début de message.

    Comme si la méthode négative qui consiste à fédérer les NON contre le Québec souverain, pouvait valider pour autant l’État souverain du Canada !?

    Cela dit, je comprends votre réaction... devant toute avenue nouvelle, il faut prendre le temps de la considérer, de s’y apprivoiser. Espérant y contribuer valablement. Nous restent ± 18 à 24 mois pour ce faire.

  • Luc Archambault, 21 juillet 2009 18h21

    @ Andri

    Vous dites :

    « La voie négative de l’illégitimité et de l’invalidation ne mène nulle part. »

    Qu’en savez-vous ? Elle n’a jamais eu cours en tant que telle ou du moins présentée comme ça...

    « Elle ne fait tout au plus que contester le fédéralisme au yeux du monde et alors Ottawa n’a qu’à proposer quelques changements cosmétiques pour recevoir l’appui des pays à l’ONU. »

    Tiens donc ! Elle aurait quelqu’effet selon vous !

    Sauf que, ce que vous dites ne tient pas, car pour être valides, tels « changements cosmétiques » devraient recevoir nommément l’aval du peuple souverain du Québec dès lors nommément reconnu par tel exercice, ayant pour une fois dit OUI à ce que nous sommes, par dessus tout ayant rétabli la hiérarchie qui le fait être l’Autorité Suprême de l’État démocratique valide. Ce qui de plus, et vous en convenez, brise le statu quo de blocage. Le Canada qui ne bouge pas, doit bouger... Ce qui est le but recherché.

    Pour l’heure le Canada ne bouge pas, il se contente de fédérer les NON. Sommé d’obtenir un OUI, vous en convenez il lui faudra en tenir compte, c’est tout autre chose. L’asymétrie est enfoncée, la réciprocité imposée.

    «  Une telle voie négative n’a jamais mené à la création d’aucun état souverain à ma connaissance. Qu’on me cite un cas... »

    Il n’y en a pas... Qui a dit le contraire !? Une telle voix positive cependant, tout en ne fondant pas l’État souverain que l’on désire fonder, permet d’ouvrir la voix comme jamais à sa création. Cela parce qu’elle rétablit positivement l’Autorité Suprême du peuple souverain du Québec sur son territoire national avec un OUI fort et valide à ce que nous sommes.

    C’est inédit a priori... Quel est le problème ?

    Chaque peuple trouve, adapté à sa situation, le moyen de s’imposer contre la tutelle usurpatrice. Rien ne s’oppose à ce que ce peuple innove. Il n’a du reste pas le choix. C’est le mur... Le blocage, car aucun État n’est en mesure d’obtenir pour l’heure l’adhésion du peuple souverain du Québec sur son territoire national, ni celui des partisans de l’État souverain du Québec, ni celui des partisans de l’État unilatéral du Canada actuel.

    Cependant, le défaut d’invalider tout État ne s’étant pas soumis nommément aux voix du peuple souverain permet à cet État illégitime du Canada à se prétendre légitime puisque rien de valide ne vient le contredire. Les voix du peuple souverain sont seules valides à cet égard.

    « Invalider un état n’est pas une méthode reconnue par la charte ni par l’ONU pour déterminer un statut d’état et ne mène à aucune création selon le droit reconnu. Choisir positivement, comme le Timor oriental analphabète, voilà la procédure à suivre pour être légitime et reconnu. »

    Bien sûr que c’est une méthode reconnue. C’est le pendant obligé de sa validation. L’Europe du Traité de Lisbonne ne peut s’imposer, parce que soumis aux voix de peuples qui la composent, certains peuples l’ont invalidée. Du coup, l’Europe est contrainte de se gouverner en conséquence et suspendre son application tant qu’une solution acceptable a été trouvée. L’Irlande s’y oppose, et on songe même à l’exclure pour que le reste de l’Europe puisse se constituer selon un Traité de Lisbonne 2, modifié pour satisfaire les dispositions constitutionnelles de la France. Certains parlent de fraude... mais ça c’est une autre histoire... Ainsi, face à sa répudiation sur le territoire du Québec, si les mêmes règles étaient appliquées au Canada, si tel État ne parvient pas à emporter l’adhésion du peuple souverain du Québec, il devra l’expulser pour qu’il s’applique au reste du Canada... Ce qui fonde l’État souverain du Québec...

    Une voie positive qui brise le statu quo de blocage

    Suite ici-bas

  • andri, 21 juillet 2009 15h01

    Au nom de la souveraineté du peuple québécois peut-on invalider tout état qui n’aurait pas été légitimisé par le Oui d’une volonté majoritaire de notre peuple québécois ? À cela il y a une réponse dans le renvoi de la Cour Suprême qui parle d’une indépendance ¨de fait¨par une déclaration en ajoutant que le défi est d’être reconnu avec de bonnes raisons par les autres états. Votre 250 ans d’existence le pouvoir incarné de la couronne incarné par Otawa est reconnu à l’international. La voie négative de ll’illégitimilité et de l’invalidation ne mène nulle part. Elle ne fait tout au plus que contester le fédéralisme au yeux du monde et alors Ottawa n’a qu’à proposer quelques changements cosmétiques pour recevoir l’appui des pays à l’ONU. Une telle voie négative n’a jamais mené à la création d’aucun état souverain à ma connaissance. Qu’on me cite un cas.. Ce sont des contestations de l’autorité extérieur et la réclamation de l’indépendance qui a amené le Home Rule anglais et l’ONU à reconnaître la souveraineté de nouveaux états libérés ainsi de toute tutelle. La couronne , incarnée par le parlement canadian dans le fédéralisme peut se targuer d’être dépositaire de la souveraineté du peuple et de la nation québécoise par les députés élus aux élections fédérales si la nation québécoise ne bouge pas.

    Par contre la voie positive qui qui consiste à choisir l’indépendance dans un référendum populaire ou autrement démocratique peut obliger Ottawa à négocier maintenant que le renvoi de la cour le dit et que le fédéral reconnait l’existence de notre nation. C’est de cette manière que les états sont nés au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et non d’invalider les états.
    Vous courrez après votre queue avec la voie que vous choisissez car aucune jurisprudence reconnue n’existe en ce cas de contestation. Il faut procéder en profitant de la coutume et du droit. Le Canada à signé la Chartre d’Helsinki en 1975 et en l’an 2000 renforçant le principe toujours reconnu de ¨L’égalité des peuples et du droit des peuples à disposer d’eux-même¨ où il est dit que ¨tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieur, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel¨. Invalider un état n’est pas une méthode reconnue par la charte ni par l’ONU pour déterminer un statut d’état et ne mène à aucune création selon le droit reconnu. Choisir positivement, comme le Timor oriental analphabète, voilà la procédure à suivre pour être légitime et reconnu.

  • Luc Archambault, 18 juillet 2009 21h22

    @ M. Bousquet

    C’était une blague... ! Tant mieux...

    Sans vouloir vous vexer, je pense qu’il est de sujets sensibles où il vaut mieux ne pas faire de blagues... Déjà que l’ensemble de la situation peut être prise pour une immense et tragique farce, si ce n’était de ses conséquences funestes sur nos destins personnels et collectifs. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle et ce n’est parce qu’on ne rit pas que c’est triste et tendu...

    Je pense qu’il est d’autres moyens pour détendre l’atmosphère.

    OUI, les menaces me font peur, pas tant pour ce qu’elles annoncent mais par ce qu’il y a d’incontrôlable à commercer et transiger avec celles et ceux qui en sont réduits à la menace pour s’imposer, je ne parle pas de vous bien sûr...

    Le recours aux menaces doit être identifié, dénoncé. Pour contrer toutes peurs, celle qui les fait proférer, celle qui est sensé être produite par son expression. Identifié et dénoncé en soi. Pas tant pour ce qu’elles engagent, mais pour ce qu’engage tel recours.

    En l’identifiant, en le dénonçant on dénonce la piètre qualité de l’argumentaire impuissant à emporter l’adhésion. En le dénonçant on dénonce le caractère abusif de la relation qui est supposée s’établir dans le respect et la liberté, non dans la contrainte. Cela dénonce le caractère aliénant et obligé de l’adhésion qui n’est dès lors plus consentie librement, équitablement, en toute justice, mais abusivement.

    On y a recouru autant comme autant. Cela a eu de l’effet. Du coup de la Brink’s, à la menace d’exode de populations et de capitaux, en passant par le chantage à l’Amour infini à son contraire partitionniste. N’importe quoi et son contraire !

    Du reste, on s’est bien assuré que tels recours à la menace pourra en temps et lieu toujours avoir cours. On s’est assuré de conserver les territoires délimités et précis municipaux pour y recourir le temps venu.

    L’Histoire ne se répétant jamais, les déclarations d’Amour pourraient fuser des mêmes lieux, mais cette fois non pas influencer le vote de la minorité mais pour proclamer que le vote de la majorité qui sera déposé dans les urnes de la liberté ne se fera pas contre la minorité mais pour la liberté réciproque et équitable de toute la collectivité démocratique. Une manière de souhaiter la bienvenue dans un Québec souverain à toutes et tous les Québécois(es) de quelques origines qu’ils et qu’elles soient, de la part du peuple souverain du Québec, venus de partout au Québec pour faire circuler au centre de Montréal un immense drapeau national du Québec, qu’il faudrait du reste commencer à confectionner... Avis aux intéressé(e)s.

    Deux régions par carré, le tout assemblée dans la Capitale nationale. 8 carrés pour 16 régions, assemblés à Québec, en partance pour Montréal sur le Chemin du Roy... par exemple. Les huit carrés étant les 4 carrés bleus fleurdelisés et les 4 côtés du + blanc, ou de la croix blanche si vous préférez. Un drapeau qui pourrait faire 400 pieds ou 250 mètres de long.

  • Luc Archambault, 18 juillet 2009 19h43

    @ M. Andri

    Merci pour votre commentaire. Mais je crois que nous nous sommes pas compris...

    «  Il ne faut pas tenter de défaire le Canada, mission impossible sans les anglos qui réagissent négativement à toutes les demandes à genoux du Québec, »

    Je ne propose pas « défaire le Canada ». Le Canada existe tel qu’il est de par la volonté des canadians et de sa majorité. Ce que le Canada sur son territoire national veut faire, ça le regarde. Par contre, sur le territoire national du peuple démocratique, donc souverain du Québec, je propose d’appeler le peuple à invalider tout État qui n’aurait pas nommément et réciproquement obtenu le OUI qui le validerait et légitimerait sa légalité.

    Il ne s’agit pas d’une demande. Il s’agit d’appeler les voix démocratique et souveraines d’un peuple souverain déclarer tout État invalide et illégitime sur le territoire du Québec, puisqu’aucun n’a pu obtenir le OUI qui le validerait. Il est question de déclarer qu’aucune Autorité légale de tout État quel qu’il soit ne sera tenu par ce peuple comme démocratiquement valide et légitime tant qu’il n’aura pas soumis nommément à sa directe approbation les Actes qui la fonde, la constitue et la gouverne.

    Les Québécois, le peuple souverain du Québec, répudient majoritairement l’État actuel du Canada.

    Ce qui permet de fixer réciproquement et symétriquement les règles devant prévaloir pour, comme vous le dites, «  bâtir » un État légitime et valide « du Québec pour que notre nation puisse exercer réellement la souveraineté sur son territoire et sur la vie et le bonheur de la nation. »

    Quant à votre question : « Quand un peuple minoritaire est dominé démocratiquement par un autre peuple, anglo dans ce cas-ci, est-il souverain ou soumis ? »

    Le peuple souverain du Québec n’est pas « dominé démocratiquement » justement... Il est abusivement dominé de manière « autocratique » et impériale. En démocratie, et c’est le fondement même de la démocratie, le peuple est souverain. Comme nous voulons vivre en démocratie, comme nous prétendons vivre en démocratie, le peuple du Québec est un peuple souverain. Le peuple du Québec est souverain, mais, sa souveraineté démocratique est bafouée par un État autocratique abusif.

    Ce qui confirme le fait qu’il est souverain. Il l’est, comme est humain et libre, l’esclave. C’est bien parce qu’il est humain et libre que l’esclave peut mettre fin à son statut d’esclave. S’il n’était pas humain et libre, il ne le pourrait pas, il serait un animal asservi par l’humain. Comme on l’a prétendu pour justifier l’esclavage.

    Le statut d’humain de l’esclave préexiste à son statut d’humain affranchi. Le statut et le principe de la souveraineté du peuple préexiste à l’État souverain que cette seule souveraineté du peuple peut fonder. Ce n’est pas l’État qui fait du peuple une entité souveraine. C’est l’exact contraire. C’est parce que le peuple est démocratiquement souverain qu’il peut de ses voix libres et souveraines fonder l’État démocratique valide et souverain qu’il désire fonder, selon son bon plaisir et à sa convenance. Ce qu’on ne lui a pas permis de faire, puisque répudié le Canada se refuse à appeler le peuple souverain à valider l’État que ses partisans ont concocté contre la Volonté du peuple.

    Nous ne sommes pas un peuple minoritaire sur notre territoire national. Nous sommes démocratiquement sur notre territoire national l’Autorité suprême. Nous devons appeler le peuple souverain du Québec à le nommément proclamer contre l’Autorité autocratique usurpatrice qui se refuse à le faire.

  • Gilles Bousquet, 18 juillet 2009 17h28

    M. Archambault, je blaguais au sujet de nos Anglais qui capotent un peu quand le PQ prend le pouvoir. Même si un certain nombre quittait, ça ne serait pas grave, les plus peureux sont déjà partis en 1976. Ça ne me fait pas peur et vous ?

    Faut détendre l’atmosphère constitutionnelle un peu.

  • Luc Archambault, 18 juillet 2009 16h03

    @ M. Bousquet

    Décidément, vous vous faites le parfait propagandiste de menaces de représailles canadianisatrices. Ainsi, si le peuple souverain du Québec majoritairement décidait de ses voix libres et souveraines de fonder un État démocratique valide sur son territoire national, nous devrions faire face selon vous à un exode de la minorité anglaise et allophone. Vraiment ! ?

    Il faudrait se fier sans réserve se fier aux lendemains de 1976 ? Comme si l’Histoire se répétait... Et, qu’est-il arrivé de si fâcheux !? Le Québec s’est écroulé ?

    Non pas ! Ce qui est arrivé c’est que d’aucuns ne pouvant supporter l’émancipation des Québécois, sont partis. Les autres qui sont capables de l’admettre, qui ont depuis appris à parler français, aiment vivre au Québec et aime la diversité culturelle de cet environnement francophone.

    Certains pourront quitter, mais il n’y a rien là. Votre remarque participe plutôt à votre campagne qui vise à promouvoir une confédération véritable. Soit ! Mais si vous êtes obligé de proférer des menaces pour la faire valoir, c’est que vous êtes incapable d’emporter notre libre adhésion. Les canadianisateurs n’agissent pas autrement, incapables qu’ils sont d’obtenir le OUI qui validerait l’État de statu quo abusif qu’ils veulent imposer de force et d’autorité. Cet État là ne passe pas. Ils en sont réduits à proférer des menaces pour fédérer le NON à l’État souverain du Québec parce qu’ils sont incapables d’obtenir le OUI qu’ils nous refusent.

    Le méprisable recours aux menaces n’aura qu’un temps. Le vôtre tout autant.

  • Andri, 18 juillet 2009 14h44

    Il ne faut pas confondre les mots peuple nation et minorité culturelles. Nous sommes, à l’intérieur du Canada, une minorité culturelle se réclamant parfois de ses origines, donc un peuple. Peuple minoritaire depuis 250 ans seulement, c’est un peu court. Les gaulois ont mis 500 ans pour s’assimiler à la civilisation romaine et perdre leur langue. Il reste une centaine de mots d’origine gauloise (celtique de Gaule) dans la langue française hormis les noms de propres de lieu. Les gaulois ont été assimilés, très en douceur, sans s’en rendre compte, par la supériorité numérique et autre de l’empire romain. Nous vivons le même drame de manière différente, sans état, dominés au sein d’une Amérique du Nord anglophone, canadian et american. Quelques siècles encore et le français que nous parlons sera disparu avec les générations futures à l’intérieur de l’englo-américan. À travers l’histoire, les peuples minoritaires dans les grands ensembles à la Trudeau père et fils sont tous ont perdu leur langue et leur culture propre, assimilés par la majorité. Ceux qui se sont donné un état ont survécu et continué d’évoluer à leur propre rythme. Dire qu’on n,a pas besoin d’état-nation pour survivre c’est renier l’existence du Canada face aux USA.

    L’état-nation ou l’état tout simplement encadre un peuple pour en faire une nation réelle pouvant exercer de fait sa souveraineté dans un territoire donné au lieu de la réclamer et de se laisser coiffer d’un bonnet d’âne par Ottawa, genre coquille vide que Harper ne parvient pas à définir et que Dion, soulagée, reconnait comme nulle et inapplicable. Il y a une exception que je connais à cette règle incontournable qu’impose la dictature du TEMPS de la chanson de Léo Ferré : la Suisse. Il s’agit d’une confédération d’états appelé cantons ou la souveraineté réside dans le peuple de chaque canton. Culturellement indépendant les uns des autres -si vous voulez envoyer votre enfant à l’école allemande dans un canton italien il faut vous payer une école privée- ces peuples, véritables nations avec territoire, délèguent au fédéral, dans une confédération où la majorité démocratique est partagée entre plusieurs cantons, aucune culture ne détenant la majorité à elle seule, les pouvoirs qui assurent leurs intérêts et leur développement. Le Canada, english from coast to coast sauf une tache québécoise ne peut reproduire cet équilibre. Donc les québécois n’ont d’autre choix que de se donner un état indépendant s’ils veulent survivre et se développer. Le polyglotisme individuel reste excellent dans un pays comme la Suisse et serait à encourager dans unpays du Québec.

    Il ne faut pas tenter de défaire le Canada, mission impossible sans les anglos qui réagissent négativement à toutes les demandes à genoux du Québec, mais bâtir le pays du Québec pour que notre nation puisse exercer réellement la souveraineté sur son territoire et sur la vie et le bonheur de la nation. Le reste c,est du rêve, des lamentation et du sentiment.

    Question : Quand un peuple minoritaire est dominé démocratiquement par un autre peuple, anglo dans ce cas-ci, est-il souverain ou soumis ? Réponse:Il est soumis mais peut devenir souverain s’il choisit démocratiquement de se donner un état et devenir une nation reconnue sur son territoire. alors seulement il peut exercer sa souveraineté au lieu de se chercher un espèce de messie canadian pourétablir la justice sociale dans l’assimilition en douceur.

    Cherchez l’erreur : En 1776, Washington et ses patriotes ont-ils commis une erreur en se donnant un pays. Je pense qu’à cette époque vous auriez glissé dans les attentistes, doctrine à l’appui, puis vous vousseriez alligné, devant le succès des braves qui voulaient se détacher de la couronne et de la House of Commons pour excercer les pleins pouvoirs eux-mêmes avec ces patiotes.

  • Gilles Bousquet, 18 juillet 2009 08h09

    Si le Québec "ancien Bas-Canada" devenait souverain, faudrait bien donner des cours de comportements de minoritaires et quelques cours de français "qu’ils connaissent un peu mieux que du temps de la grosse anglaise chez Eaton’s" à nos Anglos de Westmount et du West Island, afin d’atténuer leurs traumatismes prévisibles de vivre sous domination de l’ancien serviteur francophone. À tous ceux qui ne seraient pas encore déménagés en Ontario, le mois suivant, si on se fie à leur réaction à la prise du pouvoir par le PQ en 1876.

  • Luc Archambault, 17 juillet 2009 20h01

    @ M. MichelG

    Puisque vous poser le problème au regard du lexique, voyons voir les définitions utiles de la langue française :


    Nation ( Antidote )

    - Groupe humain partageant une même culture, une même histoire et une même langue. La nation huronne.

    - Groupe humain ayant des institutions politiques communes et vivant à l’intérieur d’un territoire donné. La nation française, la nation polonaise.

    - [DROIT] Personne juridique constituée par ce groupe humain, possédant le droit inhérent à la souveraineté.

    - [Vieux] Groupe d’hommes ayant une origine commune.


    Peuple ( Antidote )

    - Ensemble d’êtres humains appartenant à une même culture ou à une même société, ayant un certain nombre d’institutions communes et parlant généralement la même langue. Les coutumes, les mœurs, le folklore d’un peuple. Un peuple nomade, sédentaire. Le peuple juif. Les deux peuples fondateurs du Canada.

    - Ensemble d’êtres humains qui vivent en communauté sur un territoire délimité et sont soumis aux mêmes lois. Le gouvernement du peuple. La voix du peuple.

    - Le peuple : l’ensemble des citoyens provenant des classes sociales laborieuses. Le peuple et la bourgeoisie. Le peuple et les classes privilégiées. Un homme du peuple. Être du peuple. Sortir du peuple.

    - [Vieilli] Foule, multitude.

    Peuple est Nation, sont synonymes au regard de certaines acceptions. Ce que vous dites de la nation contredit l’une des acceptions de la terminologie française.

    La notion de peuple réfère à au principe démocratique fondé sur la souveraineté du peuple en tant que : « Ensemble d’êtres humains qui vivent en communauté sur un territoire délimité et sont soumis aux mêmes lois. »

    C’est ce principe que j’invoque en parlant du peuple souverain du Québec. Cela réfère à cet « Ensemble d’êtres humains qui vivent en communauté sur un territoire délimité et sont soumis aux mêmes lois. »

    C’est celui qu’on scandé les Allemands de l’Est pour faire tomber le mur de Berlin. « Nous sommes le peuple ». Genre... l’URSS de Gorbatchev et de la Pérestroïka ne pouvait sortir des tanks contre « le peuple ».

    Ce à quoi ont répondu les Allemands de l’Ouest : « Nous sommes UN peuple ». Il ne saurait y avoir de mur pour nous séparer.

    Scandant des deux côtés du mur, « Nous sommes le peuple ! Nous sommes UN peuple ». Le mur est tombé...

    Je ne vois pas en quoi mon argumentaire est incompréhensible. Qu’il soit nouveau, certes, mais il me semble être compréhensible. Mais je ne demande pas mieux que d’améliorer tout ça. Avez-vous des suggestions ?

    Vous ajoutez :

    « Le mot peuple ne veut rien dire pour identifier la nation Québecoise car la nation pays ou colonisée peut être constituée de plusieurs peuples, plusieurs ethnies et plusieurs tribus.

    Au Canada pour le moment il existe une seule et unique nation et c’est la nation Québécoise incluant tous les citoyens du Québec même les ennemis intérieurs et les unilingues anglais et ceci à cause de notre majorité francophone, notre droit français et notre religion catholique et bien entendu et surtout à cause de notre histoire de près de 500 ans. »

    La notion de peuple du Québec correspond tout à fait à la définition que vous donnez de la Nation Québécoise. Ce peuple souverain du Québec, inclut « tous les citoyens du Québec même les ennemis intérieurs et les unilingues anglais et ceci » en tant que peuple à majorité francophone et d’origine française. Et cela hors toutes autres considérations religieuses en tant que peuple désirant vivre dans un État laïque dont la seule langue officielle est le français.

    Quel est le problème. Qu’est-ce qui est incompréhensible dans mon argumentaire ?

  • MichelG, 17 juillet 2009 17h22

    Vos textes comme ceux de Tremblay et de Bousquet sont entièrement incompréhensibles car vous utilisez de mauvais mots pour nommer les réalités auxquelles vous référez.

    Vous confondez comme font exprès nos colonisateurs pour diviser les mots tribus, peuple, ethnie et nation .

    La nation Québecoise existe bel et bien depuis 1534 ( né avec le premier né métis)et 1774 et 1867 et 1977 et 1982 . Et la nation Québecoise à toujours été non raciste donc inclusive

    La nation canadienne n’existe pas car le canada n’est pas un pays nation mais une confédération de nations comme les USA d’ailleurs .

    Le mot peuple ne veut rien dire pour identifier la nation Québecoise car la nation pays ou colonisée peut être constituée de plusieurs peuples , plusieurs ethnies et plusieurs tribus

    Au Canada pour le moment il existe une seule et unique nation et c’est la nation Québecoise incluant tous les citoyens du Québec même les ennemis intérieurs et les unilingues anglais
    et ceci à cause de notre majorité francophone , notre droit français et notre religion catholique et bien entendu et surtout à cause de notre histoire de près de 500 ans

    Les thèses racistes de Tremblay l’imposteur French Canadian sont basées sur des faussetés raciales de race pure qui n’a jamais existé dans notre histoire

    Nous ne sommes donc pas un simple peuple nous sommes une nation inclusive francophone et non raciste . Et notre territoire est le Québec incluant le Labrador et la Terre de Baffin .

    Vive la nation Québecoise libre et représentée dans toutes les instances internationales

  • Luc Archambault, 17 juillet 2009 13h42

    J’ajoute...

    Je déplore le fait que certains titres de la Tribune libre de Vigile ne comportent pas toujours, comme il se doit de manière symétrique et réciproque, la clé « Commentaires ». Comme c’est le cas du titre signé par le Chef du PI que je commente ici.

    L’indépendantisme : seul véritable nationalisme québécois

    Éric TREMBLAY - Tribune libre de Vigile - 2009 07 15

    Comme si certains auteur(e)s pouvaient ne pas souffrir la directe réaction des Vigiles. Comme si le Chef du PI pouvait jouir ici d’un statut spécial qui lui permettrait de parler sans réplique directe à son titre. Comme s’il fallait que dans les archives, on doive accéder à son message sans contradicteurs. Pourquoi ?

    Par parti-pris éditorial ? Si c’est le cas... qu’on le dise...
    Vigile prend parti pour le PI... et décide de faire des titres de son Chef des édits dont le contenu ne sera commenté que dans des pages autres, perdues ailleurs dans Vigile.

    Que Vigile soit un lieu de parole souverainiste, indépendantiste, soit !

    Qu’il soit ici question de questionner le souverainisme, soit !

    Qu’il soit question de questionner le souverainisme historique, et ses gardiens du temple historiques, soit !

    Qu’il soit question de questionner, voire d’attaquer le PQ et le Bloc québécois, soit !

    Pourquoi est-il question de ne pas questionner directement certains qui questionnent le PQ ?

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