« Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience.  »
Jean Jaurès

Nous sommes des moutons - la démission de nos élites dont Q.S. - le tout anglais

Tribune libre de Vigile
mardi 13 décembre 2011
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Cher Monsieur Régis Ravat,
Président de l’A.FR.AV (francophonie avenir)

Je me permets de citer votre lettre ci-dessous et de l’envoyer à certains députés et élites de ce côté de l’Atlantique. La situation du français en France est honteuse et triste, mais sachez qu’au Québec, elle est encore pire. Je crois que nos politiciens et nos élites sont paralysés par la peur et le pouvoir de l’argent. Ils sont prêts à vendre leur âme pour sauver des votes et assurer leurs pensions. Nous avons un premier ministre, Monsieur Jean Charest qui anglicise le Québec à tour de bras, en donnant aux immigrants les moyens légaux de choisir l’anglais comme langue d’usage. Nous avons une chef d’opposition, Madame Pauline Marois du Parti Québécois, qui veut rendre le Québec bilingue à tout prix. Nous avons un chef d’un parti des travailleurs, Monsieur Amir Khadir de Québec Solidaire, qui accepte que des fonds publics servent à angliciser le Québec en finançant les études supérieures en anglais.

Les Québécois sont piégés. Ils sont des moutons de gré ou malgré eux. Il y a quelques bergers (chefs de parti politique et élites) avec quelques gardiens sous leurs contrôles (leurs délégués), qui mènent le troupeau Québécois directement à l’abattoir. Ces bergers s’entêtent à diriger leurs moutons dans des directions différentes sans former de coalition, assurant ainsi un statu quo intolérable de 252 ans. Je crois qu’il faudra une véritable révolution qui réveillerait les uns et ferait honte aux autres, afin de redonner le noble statut à la langue française et un pays aux Québécois.

Daniel Roy, C.A.

www.1001raisons.com


Communiqué de l’A.FR.AV (http://www.francophonie-avenir.com)

Lettre ouverte au député Denis JACQUAT, demandeur d’une loi visant à vouloir diffuser les films étrangers en version originale sous-titrée sur les chaînes françaises de télévision.

Monsieur le député,

Nous savons que les groupes de pression anglo-saxons sont très puissants et donc très influents au sein de la classe politique française, comme ils le sont aussi auprès des euro-technocrates-décideurs de Bruxelles et de Strasbourg. Leurs moyens, bien évidemment, sont des milliers de fois supérieurs à ceux de pauvres associations françaises comme la nôtre qui défendent, comme elles le peuvent, sans subvention, seules, la langue française, la francophonie et le droit d’apprendre à l’école une, ou des langues étrangères qui ne soient pas obligatoirement l’anglais.

Au début des années 70, Georges Pompidou avait donné comme préalable à l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun que Edward Heath, le 1er Ministre anglais de l’époque, parle français lors des réunions à Bruxelles. Celui-ci accepta, mais, en bon sujet de la Perfide Albion qu’il était, alors qu’il s’appliquait à parler français pour faire bonne figure, débarquèrent avec lui, pour aller dans les couloirs de tous les centres décisionnels européens, par centaines, les "lobbyistes" anglo-saxons. Leur mission : faire de l’Europe un sanctuaire anglo-américain où l’anglais serait de mise et la doctrine ultralibérale de rigueur. Résultat : 40 ans après les discours en français d’Edward Heath à Bruxelles, l’anglais est en passe de devenir la langue officielle de l’UE, la France veut devenir un pays bilingue français-anglais, notre mode de vie et de pensée est calqué sur celui d’outre-Atlantique et nos sinistres Darcos, Chatel, Pécresse et Cie rêvent de toujours plus d’anglais dans nos écoles, au point de vouloir le rendre obligatoire dès la maternelle et d’enseigner EN anglais dans nos universités.

Edward Heath doit bien rire dans sa tombe !

Votre proposition de loi consistant à vouloir diffuser les films étrangers - soit dit en passant, par honnêteté, vous auriez pu dire les films anglo-américains en anglais, puisque ces films représentent plus de 95% des films étrangers diffusés à la télévision -, bref votre proposition de loi consistant à vouloir diffuser les films étrangers en version originale sous-titrée sur les chaînes françaises de télévision, va donc tout naturellement dans le sens des intérêts anglo-saxons de diffusion massive de leur langue. Vous n’avez donc rien inventé avec cette loi, vous suivez, en cela, les desiderata des "lobbyistes" pro-anglais qui infestent le navire des gouvernances françaises et européennes depuis l’arrivée des Britanniques dans l’UE, vous faites partie de leur plan, vous êtes leur marionnette au point d’ailleurs de ne même plus être capable de vous offusquer de la mention « anglais exigé », alors que cette mention est ILLICITE en France puisque la langue du travail dans notre pays, c’est le français et uniquement le français (Article Premier de la loi n°94-665).

Cela dit, nous aurions aimé que le député de la République que vous êtes, au lieu de proposer une loi qui participe à notre suicide linguistique et culturel, réponde à la lettre ouverte que nous lui avons adressée au début du mois de novembre, une lettre que nous avons envoyée sous forme de courriel à tous les députés et sénateurs français. Une lettre ouverte qui demandait au sénateur et au 1er vice-président de la région Languedoc-Roussillon, Robert Navarro de bien vouloir intervenir dans l’affaire de l’aéroport de Montpellier-Fréjorgues où Air France, à son guichet, remet des récépissés de réservation EN ANGLAIS et en anglais uniquement (pour le coup, ce récépissé n’était même pas sous-titré en français !).

Force est de constater que vous n’avez pas répondu à notre message.

Force est de constater aussi que Robert Navarro, d’ordinaire si combattif pour la cause des langues (régionales), n’a pas daigné nous répondre ni agir en quelque moyen que ce soit pour que la langue de la République ne soit plus bafouée par la Compagnie Air France à Montpellier-Fréjorgues .

Force est de constater également que sur les quelque 900 élus - sénateurs et députés - à qui cette lettre ouverte était adressée, seulement trois nous ont répondu : deux nous ont assuré de leur soutien (la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et le député Pierre Morel) et un, le député Jean-Jacques Urvoas, nous a cordialement invité de ne plus lui envoyer de messages !

Voilà où nous en sommes en France, aujourd’hui : défendre la langue française contre son assujettissement à l’anglais relève du parcours du combattant. On assassine, viole, bafoue, mutile notre langue partout dans les recoins de la maison et même dans le jardin, et tout le monde, ou presque, fait comme si de rien n’était. Circulez, il n’y a rien à voir, mais pourtant :

- Nos jeunes sont tellement imbibés d’anglais que lorsqu’ils chantent, la plupart chantent en anglais ; n’avez-vous pas remarqué cette tendance ?
- Nos cinéastes, quand ils ne tournent pas en anglais, aiment farcir leurs films de chansons en anglais (voir notamment « Les petits Mouchoirs », de Canet, le bien nommé), puis, à quoi bon aussi traduire les titres de film en français, "The lady", "The Artist", puisque c’est l’anglais qui est recommandé en France ; cautionnez-vous de telles pratiques ?
- Nos humoristes nous parlent de "stand up", de "one man show", de "one women show" ; cet abandon lexical vous fait-il sourire ?
- Nos savants et chercheurs doivent publier leurs travaux en anglais pour pouvoir obtenir des subventions tant françaises qu’européennes, êtes-vous au courant de cette obligation ?
- Certains ministères français reçoivent des documents de Bruxelles en anglais et ont ordre de ne pas les refuser, trouvez-vous cela normal ?
- L’Ifri, l’Institut Français des Relations Internationales, un organisme public financé avec nos impôts, diffuse de ses bureaux de Bruxelles des communiqués en anglais, organise des conférences en anglais, obligeant même les Français qui s’y expriment de s’y exprimer en anglais ; aviez-vous connaissance de telles infamies ?
- Aucun fournisseur d’accès à la Toile en France (Alice, AOL, SFR, Orange, etc.) n’emploie les mots français « courriel » et « infolettre », tous préfèrent les mots anglais "e-mail" et "newsletter" ; n’avez-vous rien à dire face à ce blocage inadmissible de mots français ?
- Parce qu’on ose plus demander de notices en français, pensant que de ne pas connaître l’anglais est une maladie, des radiothérapeutes à Épinal ont tué des patients et rendus handicapés à vie plusieurs dizaines d’autres ; avez-vous eu vent de ce scandale ?
- Nos soldats sont priés de parler anglais comme l’obligent l’Eurocorps, EuroGendFor et OTAN ; cet abandon linguistique, prélude, bien évidemment, à d’autres abandons, ne vous inquiète-t-il pas ?
- Nos publicitaires sont incapables d’aligner deux mots sans les truffer d’anglais. La publicité aujourd’hui, c’est d’abord la publicité de l’anglais ; toujours rien à dire ?
- Notre École pratique la discrimination linguistique puisque tout est fait autour de l’anglais au détriment des autres langues étrangères et de l’enseignement du français ; ce favoritisme pro-anglais et cette discrimination ne vous choquent-ils pas ?
- La francophonie est ignorée des médias. France 2, pour prendre un exemple, télévision de Service public, fait un reportage quasi quotidien, à la grand’messe du 20 heures, sur un fait divers qui se déroule en Grande-Bretagne, et oublie, ce faisant, comme par hasard, de nous informer sur ce qui se passe en Afrique francophone ou ailleurs en francophonie, n’avez-vous pas constaté cet ostracisme ?
- Si le drapeau européen est largement connu des Français et s’il est mis presque systématiquement à côté du drapeau français à chaque pavoisement, le drapeau de la Francophonie, lui, est totalement ignoré ; un drapeau qui représentera une communauté de plus de 750 millions de locuteurs francophones dans les années 2050 (Source UNESCO) et qui ainsi symbolise notre indépendance linguistique, ne mériterait-il pas plus d’honneur et de lisibilité, selon vous ?
- etc.

Bref, nous assistons en direct à un basculement linguistique et tout cela se fait sans que le peuple ait été mis au courant, sans qu’on lui ait demandé son avis, sans qu’on l’ait consulté.

Devant cette dictature qui avance à pas de velours, devant cette guerre qui ne dit pas son nom, il est temps, au nom des valeurs de la démocratie, de la liberté et des Droits de l’Homme - des valeurs que la classe politique française est si fière de vendre au monde entier -, qu’il soit organisé en France même, au nom de ces valeurs, un grand débat démocratique public sur la politique à adopter pour la langue française, pour la Francophonie, pour l’enseignement des langues étrangères dans nos écoles. Puis pour clore les débats, nous demandons que soit organisé un référendum qui posera clairement deux questions aux Français :

Question n°1 : Voulez-vous que la France devienne petit à petit, en deux ou trois générations, un pays anglophone (anglais obligatoire à partir de la maternelle, enseignement en anglais, bilinguisation français-anglais de toutes les annonces publiques et privées, etc.) ? Bulletin : Oui, je veux que la France devienne un pays anglophone.

Question n°2 : Voulez-vous que la France reste une nation francophone et joue, en cela, la carte de son indépendance linguistique en se tournant résolument vers la Francophonie et vers le plurilinguisme (enseignement pluriel des langues étrangères à l’école, sans que priorité soit donnée à l’anglais). Bulletin : Oui, je veux que la France reste une nation francophone.

Pour que cesse le pouvoir des "lobbyistes" anglo-saxons en France et en Europe, parce que le seul pouvoir légitime, c’est celui du peuple et parce que nous ne voulons pas de la dictature de velours qui est en train de se mettre en place partout, nous vous demandons, Monsieur le Député, qu’au lieu de collaborer à l’anglicisation ambiante, vous participiez plutôt à organiser à la place un référendum national sur la question linguistique.

Arrêtez l’hypocrisie avec l’anglais, mettez les cartes sur table, soyez honnête envers les Français, ne leur cachez pas le projet du basculement linguistique !

Dans l’attente de votre saine rupture avec la dictature des groupes de pression pro-anglais et de vous voir à l’œuvre dans l’organisation du référendum que nous demandons sur la question linguistique, nous vous transmettons nos salutations militantes et francophones.

Régis Ravat
Président de l’A.FR.AV (http://www.francophonie-avenir.com)

Commentaires

  • Daniel Roy, C.A., 17 décembre 2011 09h40

    Monsieur Montmarquette,

    Vous devriez concevoir que la Loi 101 a subi 200 dilutions, et que même M.Bernard Landry a admis qu’ils se sont leurrés en pensant que les immigrants allaient choisir le Cégep français et se franciser.

    Quant au Nouveau Mouvement Québec, ce n’est pas ce que j’ai lu du tout, comme en témoigne un extrait d’un de leurs manifestes, cité à la raison numéro 2629 de l’argumentaire Mille et une raisons pour que le Québec devienne un pays : www.1001raisons.com

    « Seule l’indépendance permettra de réaliser les objectifs suivants, essentiels à la pérennité et à l’essor de notre langue nationale : une politique linguistique respectueuse des volontés collectives des Québécois ; la maîtrise d’une politique d’immigration conforme aux intérêts nationaux ; la fin de l’anglicisation des immigrants par le biais de l’école ; la limitation de l’accès à l’école anglaise aux seuls Anglo-québécois ; la fin de l’anglicisation du monde du travail ; l’extension de la loi 101 aux 200 000 travailleurs sous juridiction fédérale. » Un nouveau mouvement pour le Québec

    Daniel Roy,C.A.

  • Gilles101, 16 décembre 2011 08h56

    M.Montmarquette,

    C’est un mythe cette histoire de dire que l’intégration se fait par le milieu du travail.

    L’immense majorité des Allophones qui ne parlent pas francais travaillent déjà.
    Mais ils travaillent dans leur milieu, dans leur communauté culturelle ou dans des compagnies anglophones.
    Ainsi un Pakistanais qui travaillent dans un restaurant Pakistanais dans le quartier Pakistanais...et bien vous savez quoi, il n’apprendra jamais le francais....et son enfant qui a étudié au Cegep anglo non plus.

    Vous voyez ? Il travaille mon Pakistanais, mais il n’apprend pas plus le francais ! Ca n’a donc rien a voir cette histoire d’intégration par le milieu du travail.

    Moi je travaille 60% du temps en anglais. Est-ce que je suis anglophone pour autant ? Non ?
    Mon Pakistanais ? Oui !

    Dans quelques années votre parti va devoir s’appeler : Qwebec Solidarity

  • Christian Montmarquette, 15 décembre 2011 18h28

    Il est tout de même saisissant d’entendre directement de la bouche de « GÉRALD GODIN »,célèbre député péquiste, et sans doute même, un de nos plus grands poètes du Québec, affirmer sans réserves, que la francisation ne passe pas tant par l’apprentissage dans les écoles, mais, par la francisation du milieu de travail, tel que revendiqué par Québec Solidaire.

    Ça ne donne rien d’imposer le français dans les CÉGEP, si la langue nécessaire pour travailler demeure l’anglais.

    Faisons en sorte qu’il soit nécessaire d’apprendre le français pour vivre et travailler, et le reste viendra.

    Selon deux études mises en lumières par Daniel Raunet, militant au NMQ, il n’y aurait pas de différence statistiquement significative entre le taux d’anglicisation des allophones qui vont au cégep en anglais et ceux qui n’y vont pas.

    Christian Montmarquette
    QS-Montréal

    .

  • Daniel Roy,C.A., 15 décembre 2011 07h13

    Voici la réponse reçue :

    Je vous remercie grandement, Cher Monsieur, de toute l’attention que vous avez portée à ma lettre, merci aussi de l’avoir diffusée au Québec auprès de certains députés et de certaines élites de votre pays.

    Comme vous le dites si bien, la situation est grave, très grave, mais comme le pire n’est jamais certain, il faut avoir espoir qu’à force de dénoncer l’imposture anglomaniaque, comme nous le faisons, le Peuple finira pas se réveiller et se révolter.

    Bien cordialement.

    Régis Ravat
    A.FR.AV

    J’attends encore les commentaires de Madame Marois et de Monsieur Khadir. En epérant qu’ils seront les premiers à se réveiller, car le peuple dort aussi au gaz.

  • la liberté, 14 décembre 2011 21h09

    Vous êtes dans le champs monsieur Montmarquette !

    Ce n’est pas après une cinquième secondaire où les nôtres sortent analphabets fonctionnels qu’on s’intègre à la société québécoise mais après le collégial. C’est là que la pâte prend et donne le goût de poursuivre ses études universitaires dans une université francophone.

    Vous pensez que c’est avec un secondaire V que les néo-québécois connaissent notre littérature, notre musique, nos grands auteurs ? Non monsieur Montmarquette parce que même les- nôtres sont de plus en lessivés par la culture anglo-américaine. Ils ont même une connaissance presque nulle de notre histoire nationale et vous, vous pensez que les néo-québécois carburent à notre culture lorsqu’ils parlent an anglais dans les cours des écoles et qu’ils n’écoutent que de la musique en anglais ? Vous êtes inconscient ou naïf ?

    Votre refus du CEGEP français pour tous est motivé par des raisons purement électoralistes, votre clientèle de gauche de l’ouest de Montréal. Voilà la vérité et voilà pourquoi QS ; je n’en ai rien à cirer !

    En 1978, je travaillais pour la maison EATON à Montréal. La loi 101 venait d’être adoptée. Lorsque madame Avon qui était notre formatrice s’est présentée devant nous, elle commença la rencontre en nous avisant que la Charte de la Langue Française obligeait EATON nous donner la formation en français, la langue officielle du Québec. Nous jouissions les francophones présents. Elle avisa les anglophones présents qu’elle se rendait disponible pour une période de questions dans leurs langues à la toute fin de la formation.

    Et bien je vais vous vous dire ce soir ce que j’ai vécu aujourd’hui avec mon employeur après 27 ans de représentation sur tout l’est du Québec. On m’a avisé que désormais je devrais suivre une formation téléphonique hebdomadaire en anglais. Mon employeur est francophone, les bureaux sont au Québec et mes collègues sont francophones. Je ne pensais jamais en venir là après 35 ans de loi 101. Je suis en révolte totale !

    Ca fait 5 ans que j’entre au bureau et qu’on me salue en anglais.Ca fait 5 ans que je vends des produits dont le nom ne porte aucun accent pour ne pas froisser la clientèle de l’Ouest de Montréal ou de toronto, ce qui est une négation de ma langue.Comme si pour faire des affaires en 2011, on devait cacher nos origines québécoises. Que je m’adresse à des subalternes et qu’ils me répondent en anglais dont beaucoup de ce beau monde ont fréquenté une école secondaire en français et qui par la suite en ont eu rien à foutte de notre langue, de notre culture et de notre identité. Qui ne savent même pas où est le Saguenay, le Bas-Saint-Laurent et encore moins la Beauce parce qu’ils s’en crissent du Québec, parce qu’ils y préfèrent Vegas et New-York, alors moi monsieur Montmarquette, je commence à en avoir plein mon casque.
    Là, il va falloir qu’on se réveille !

  • Pablo Lugo Herrera, 14 décembre 2011 14h21

    C’est la même révolution que j’attends, car seuls les peuples immatures ont besoin d’un chef !

  • Daniel Roy, C.A., 14 décembre 2011 13h41

    Monsieur Montmarquette,

    Vous faites de la démagogie et vous mêlez les choses. En fait, vous dites : Disparaissons ! Pourvu que l’on ait des dîners Kraft sur la table. Votre texte illustre vraiment le dicton : "Être né pour un petit pain".

    Je suis autant pour les travailleurs et les démunis que vous. Mais si vous parlez d’argent, les études démontrent justement qu’un immigrant adoptant le français et même les francophones en général gagnent moins que les anglophones. Il y a aussi une étude qui démontre que les immigrants et les francophones qui vont au CÉGEP anglais ont tendance à utiliser l’anglais au travail et dans la vie de tous les jours. Je me demande si vous et M. Khadir êtes au courant de cela.

    Je vis dans l’Ouest-de-lÎle de Montréal, et je peux vous dire que la langue française n’est pas valorisée. Les immigrants parlent anglais à leur travail et passent du secondaire français au Cégep anglais. Ce sont eux qui nous adressent ensuite la parole en anglais dans la vie de tous les jours et ce sont eux qui nous imposent et qui continuont à nous imposer l’anglais au travail.

    Si le français devenait la véritable langue de l’État du Québec de la garderie au doctorat et ensuite au marché du travail, le français serait valorisé et nous deviendrons une nation prospère, tout comme celles qui ne sont pas nécessairement anglaise.

    En plus, dites-moi donc pourquoi nous serions le seul pays à financer publiquement l’enseignement dans une autre langue que la langue nationale.

    Maintenant, ce n’est pas moi qui le dit, voici la raison numéro 99 de l’argumentaire 1001 raisons pour que le Québec devienne un pays www.1001raisons.com :

    Dans un article de La Presse du 15 avril 2005, on pouvait lire des extraits d’entrevues auprès d’enseignants et d’élèves allophones du niveau secondaire : « Pour les élèves allophones, parler français, c’est une honte. Ils trouvent que les Québécois parlent mal et que c’est un peuple de concierge. Ils trouvent que la culture québécoise est épouvantable et qu’on parle mal. Ils sont antipéquistes et antinationalistes. Pour eux, on est des frogs. Ils manifestent un refus global de la culture québécoise francophone de souche. Certains groupes ethniques ont une perception négative de la culture québécoise francophone. Les allophones trouvent nos jurons drôles. Ils croient que le joual est un défaut, une inaptitude à parler français. Ils nous perçoivent comme des underdogs (perdants). Ils affirment que la culture québécoise a besoin d’améliorations. Ils disent de façon méprisante, je connais des gens qui aiment la poutine. Entre nous, on parle toujours anglais. C’est normal, c’est notre langue maternelle. La culture québécoise ne nous intéresse pas, nous avons déjà notre propre culture. Elles ne regardent pas la télévision en français, elles ne veulent surtout pas aller dans un cégep francophone et dès qu’elles sortent de la classe, elles parlent anglais. Ils affirment que les Québécois de souche sont racistes. » Un Québec souverain verrait à mieux franciser et intégrer les immigrants. Un Québec souverain donnerait au français le vrai et l’honorable statut de langue officielle et chérie.

    Et ceci n’est pas de la fiction. Je l’expérimente chaque jour.

    C’est incroyable qu’après 252 ans de colonisation et qu’étant au bord de l’assimilation, nous ayons besoin d’avoir cette conversation.

    Daniel Roy, C.A.

  • Christian Montmarquette, 14 décembre 2011 12h20

    .

    « On ne réussi pas ses études,l’estomac vide » -

    « Nous avons un chef d’un parti des travailleurs, Monsieur Amir Khadir de Québec Solidaire, qui accepte que des fonds publics servent à angliciser le Québec en finançant les études supérieures en anglais. » - Daniel Roy C.A.

    Faut pas charrier Monsieur Roy.

    La maitrise de langue et l’intégration à la société québécoise, s’acquiert bien avant le CÉGEP.

    À choisir, je préfère qu’on apprenne et consolide le français au primaire et au secondaire.

    Ce n’est pas rendu au CÉGEP qu’il faut tenter d’inculquer une culture et une langue...

    - C’est dès le plus jeune âge.

    Ce n’est pas pour rien que l’on parle de :

    « Langue maternelle ».

    À choisir entre des partis qui promettraient des CEGEP uniquement français et un parti qui défend un « Revenu minimum garanti.. » Mon choix est clair.

    C’est « Québec Solidaire ».

    On ne réussi pas ses études l’estomac vide.

    Et il est aussi fort difficile de réussir ses études en travaillant 20 heures par semaines au salaire minimum pour survivre.

    ______________________

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    .

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