Nous avons combien de joues ?
Encore une autre gifle ! Quel est le nombre de gifles devons-nous recevoir avant de réagir collectivement ? Un grand personnage a supposément dit un jour qu’après avoir été frappé il faut tendre l’autre joue. Les curés nous ont jamais enseigné qu’il fallait avoir des joues tout autour de la tête pour pouvoir être heurté à répétition !
La cérémonie (quel mot pompeux pour ce que ça décrit) de la remise de la « décoration » française à Jean Charest est le summum du grotesque. Sous l’oeil vigilant du Grand Requin, ce petit personnage qui représente tout de même un grand pays, dégrade une « décoration » qui a été instituée pour souligner des états de service de personnages méritants, exceptionnels. Cette caricature de cérémonie est pour la France dégradante et pour le Québec, honteuse. Qu’a fait Jean Charest de méritant et d’exceptionnel ?...nous vendre à la pièce à l’establishment ?...faire en sorte que nous prenions « notre trou » en tant que peuple ? Ce petit personnage n’a, évidemment, d’aucune manière un rayonnement international. En fait, Sarkosy et Charest ont démontré tous deux leur asservissement au Grand R....Paul Desmarais. Tout a fait pitoyable. La France devrait avoir honte d’avoir un tel zigoto à sa tête ; il faut dire aussi que nous sommes dans la même situation.
Je lisais, il y a quelques minutes, qu’ Henri Bourassa, en 1910, à l’église Notre-Dame de Montréal monte spontanément en chaire pour rabrouer, dans un discours cinglant et mémorable, l’évêque Bourne qui vient d’affirmer qu’en Amérique, le catholicisme ne s’épanouira qu’en anglais. ( dans Vigile, voir le texte de Rodrigue Larose : « Sarkozy, porte-parole du financier Desmarais »). Essayez d’imaginer Jean Charest faire la même chose ! Il y aurait une production personnelle dans son pantalon avant de commencer. Aucune comparaison. L’élection chez notre voisin du sud récemment a fait ressortir la petitesse microscopique de nos politiciens. On ne pouvait que comparer des envergures aux antipodes.
Certains éteignoirs voudraient que l’on utilise que des mots, des expressions un peu moins cassantes, plus polies, moins efficaces, plus édulcorées. À une gifle particulièrement douloureuse devrait-on dire : « Pardonnez-moi mon cher monsieur mais les phalanges garnies de bagues à l’extrémité de votre main droite viennent tout juste de heurter une partie visible de mon visage, me causant un traumatisme physique autant que moral. Elles me donne envie de vous dire gentiment de vous évanouir dans la nature et de ne plus offenser la vision que j’ai de mon environnement. » ou bien doit-on dire, comme le zigoto français, président de ce pays : « Casse-toi pauvre con ! » ?
C’est sûr qu’un minimum de décorum ne nuit pas mais quelquefois il faut utiliser des mots un peu plus « virils » pour faire connaître en profondeur notre pensée. C’est sûr que les indécrottables de la parole mièvre et de l’indécision ne seront pas d’accord et vont ruer dans de doux brancards, chers à tous ceux qui ne veulent pas que sa bouge trop vite, et aux adeptes de l’étapisme mortifère et au statu quo. Il y a pourtant un dicton qui nous enseigne que ce qui ne bouge pas, en fait, recule. N’est-ce pas ce que nous sommes en trains de vivre ici au Québec ?...Vu ?
Ivan Parent

