Monsieur Gillet,
Vous venez de décliner l’offre que vous a faite le Moulin à paroles, et je voulais vous dire que j’en suis déçu. Sachez que votre voix incarne pour moi (comme pour de nombreux autres) une bouffée d’air frais sur la place publique à Québec, cette ville aux ondes complètement polluées par une radio poubelle qui décervelle peu à peu les auditeurs.
Depuis le temps que je vous écoute, jamais je ne vous ai entendu faire de la propagande ou de la basse politique, je dirais même qu’il faut vraiment vous écouter longtemps pour en venir à simplement supposer que vous pouvez être un tantinet souverainiste (mais peut-être l’êtes-vous plus que ça encore, la question n’est pas là).
La vraie question est que les animateurs fédéralistes peuvent, eux, faire de propagande grossière (comme dire à leurs auditeurs pour qui voter, que ce soit l’ADQ, le PLQ, le PC ou le PLC) sans jamais craindre pour leur emploi.
Je constate avec résignation que la radio poubelle vous a fait mal professionnellement, et qu’elle s’acharne : tous les coups bas à votre égard sont permis. Mais permettez-moi de vous dire que si vous décidez de leur tenir tête, vous trouverez des gens derrière vous.
Jean-François Vallée Saint-Philippe-de-Néri (et résident de Québec pendant 36 ans, ville que j’ai fini par quitter entre autres raisons parce que j’en avais marre de constater que la radio-poubelle avait réussi à contaminer les esprits des Québécois)

