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Déportation des Acadiens de l’île Saint-Jean
N’en demandons pas trop
Christian Gagnon (ing.)
Tribune libre de Vigile
mardi 16 décembre 2008      488 visites      4 messages


Texte publié dans Le Devoir du jeudi 18 décembre 2008

On ne pouvait qu’être ému par le récit que nous a fait l’historien Guy Laperrière, de l’Université de Sherbrooke, du sort tragique des 3000 Acadiens de l’île Saint-Jean, (Le Devoir, « Il y a 250 ans - 1758 : la déportation des Acadiens », 15 décembre). Un autre historien, le néo-écossais John Johnston, a aussi relaté dans son plus récent ouvrage («  Endgame 1758 : The Promise, the Glory, and the Despair of Louisbourg’s Last Decade », Cape Breton University Press, 2007) que la chute de la forteresse de Louisbourg mena directement à la déportation des Acadiens de ce qui est aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard. Plus de la moitié des 3000 hommes, femmes et enfants entassés sur une douzaine de navires bondés périront de maladie ou noyés. Compte tenu de ce triste bilan, « il convient bien qu’un monument commémore leur mémoire » comme cela a été fait à Saint-Malo, conclut le professeur Laperrière.

Je tiens à le rassurer. Une simple commémoration aurait été trop sobre. L’été dernier, c’est une véritable célébration qui a été organisée du 5 juin au 24 août en Nouvelle-Écosse. Dès février 2007, l’Institut Louisbourg de l’Université du Cap-Breton, coorganisateur des fêtes avec Parcs Canada, nous annonçait fièrement qu’« en 2008, le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg célébrera[it] le 250e anniversaire du second siège de Louisbourg. Ce siège a été un tournant décisif dans la guerre de Sept Ans et a ouvert la voie à l’attaque de Québec par la mer l’année suivante. »

Feux d’artifices, spectacles, repas champêtres, concerts : rien n’a été négligé pour animer les trois mois de réjouissances, comme en témoigne le site toujours actif de l’événement (www.louisbourg2008.com). Culminant le 26 juillet, jour même des 250 ans de la prise de ladite forteresse par l’armée anglaise, les festivités de Louisbourg 2008 auront obtenu le généreux soutien financier du ministère du Patrimoine canadien, de l’Agence fédérale de promotion économique du Canada Atlantique et de l’association des commerçants de Louisbourg. Alors, pour ce qui est d’ériger un monument aux victimes acadiennes, n’en demandons pas trop, et surtout trop tard. Il faudra repasser car aujourd’hui, la caisse est vide.

Christian Gagnon
Montréal

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • N’en demandons pas trop
    16 décembre 2008, par D-goûté

    Dégoûtantes célébrations sur les lieux d’un génocide. Les Anglais fêtent le vol de terres et le décès de la moitié de ceux qu’ils ont dépossédés...

    Si les Québécois faisaient le dixième de ce qu’ils font, une puissante campagne de dénigrement raciste serait orchestrée contre nous dans le R.O.C. et par l’empire Desmarais.

    C’est ça le Canada.


  • N’en demandons pas trop
    16 décembre 2008, par Laurent Desbois

    Huit génocides au Canada, en deux siècles d’histoire commune !!!

    Quitte à vous surprendre, Chuck Guitté exprimait la vérité et la perception d’Ottawa, lorsqu’il parlait des commandites, lors de la commission Gomery : « Nous étions en guerre ! »

    « La guerre secrète contre l’indépendance du Québec »

    http://www.ameriquebec.net/2006/09/...

    Ottawa et les anglais ont toujours été en guerre contre la nation Québécoise !

    1. En 1970, lors de la crise( ?) d’octobre ; http://www.octobre70.ca/

    2. En 1900-1920, lors de l’élimination des droits des francophones en Ontario, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, etc

    3. Entre 1870 et 1930, l’exil de millions de Québécois aux États-Unis (13 millions en 1980) ;

    4. En 1885, lors du massacre des métis et la pendaison de Louis Riel ;

    5. En 1837-38, lors des patriotes ;

    6. En 1800, lors de l’occupation militaire ;

    7. En 1759, suite à la prise de Québec ;

    8. En 1755, lors de la déportation des acadiens.


  • N’en demandons pas trop
    16 décembre 2008, par Etienne2007

    La bataille sans gloire de Louisbourg

    D’un côté ils étaient 26 milles soldats britanniques, et de l’autre côté ils étaient 7 milles soldats français. De plus, les britanniques avaient à leur disposition 40 navires de guerre contre les 5 navires français. Comme le disais ironiquement Dieudonné dans Astérix et Cléopâtre : ’’À vaincre sans péril...on évite les ennuis’’.

    Après la bataille sans gloire Amherst refusera les honneurs de la guerre aux français. Ainsi, ceux qui venaient de commettre des crimes de guerre en déportant des femmes et des enfants se croyaient compétent pour juger de la valeur morale des français.

    Les Britanniques avaient encore en mémoire la défaite cuisante et humiliante de Braddock subit contre les français près de Pittsburgh. D’ailleurs en 1758, au moment de la prise de Louisbourg, les français se couvraient de gloire à la bataille de Carillon d’où provient le drapeau du Québec. Et justement à la fin de l’année, le 14 septembre 1758, c’est Lignery qui battra James Grant encore une fois près de la future ville de Pittsburgh. Mais les britanniques d’aujourd’hui préfèrent les oublier ces défaites là.

    Nos ’’courageux’’ moralisateurs se sont empressés de raser Louisbourg. Si bien que rien de la ville actuelle n’a de valeur historique. Ce n’est pas Louisbourg. Ce sont des maisons sans histoires et des décors de pacotilles. Les gens costumés ne sont ni français, ni indiens et encore moins des acadiens car ceux-là ils les ont déportés.

    Il y a deux types de gens dans le monde : ceux qui aiment les britanniques...et ceux qui les connaissent.

    Référence : http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_...(1758) http://en.wikipedia.org/wiki/Battle... http://en.wikipedia.org/wiki/Battle...


  • N’en demandons pas trop
    16 décembre 2008

    Au Québec, je propose que nous fêtions chaque année l’anniversaire de la bataille de Hastings qui a eu lieu en Angleterre en 1066.

    Les Normands et les Bretons, de concert avec d’autres combattants des côtes de la France maritime, ont battu l’armée saxonne du roi Harold.

    Le jour de Noêl 1066, Guillaume de Normandie était couronné roi d’Angleterre sous le nom de Guillaume 1er. Il ne parlait pas un traître mot d’anglais. Pôur les Anglais, il demeure William the First.

    Il a été suivi par d’autres, puis, par le clan Plantagenet, qui est resté en position de domination sur l’Angleterre et les Anglais jusqu’à l’arrivée au 15e siècle de Ste Jeanne d’Arc, dont l’intervention libéra l’Angleterre de l’emprise de nos ancêtres sur les pauvres Anglais, qui ont du se servir du français dans l’adsministration officielle jusqu’au départ du dernier Plantagenet et l’arrivée du premier Tudor sur le trône d’Angleterre.

    Retournés vivre sous le Roy de France, nos ancêtres se sont lancés dans la grande aventure maritime et coloniale qui en a conduit plusieurs à fonder Québec et le Québec. Nous sommes tous ou presque des descendants des habitants des côtes de la France maritime et ce qui nous distingue des autres Français peut se résumer comme suit :

    - Une connaissance de la construction des navires et de la navigation en haute mer

    - Une connaissance du commerce maritime en pays lointain

    - Une connaissance de l’Angleterre et des Anglais.

    Encore de nos jours, on peut compter plus de 20,000 Anglais qui vivent sur les côtes de la France maritime, dont Bordeaux.

    Que l’on ne se gêne pas pour dire aux Anglais que le plus grand essor de leur civilisation est venu lors de la période au cours de laquelle ils ont été obligés de parler français chez eux, alors qu’ils sont tombés sous la domination de nos propres ancêtres et non des autres Français.

    Raison de plus pour nous de célébrer la bataille de Hastings gagnée par notre monde. Hastings est situé un peu au sud de Londres.

    JRMS



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