Montréal sous le siège
Qu’attendons-nous pour vraiment faire cesser l’injustice de rester dans la fédération canadienne ? Les campagnes électorales, les discours et les plates-formes électorales sont ennuyeuses et ne comportent que des demi-mesures. Le plan du P.Q. présentement sur la table est un plan à l’eau de rose. Il n’est pas un plan pour accéder à l’indépendance mais pour nous donner l’illusion que le Canada peut nous convenir.
Montréal et les environs sont en train de se faire conquérir une deuxième fois depuis 1760. Que cela soit par la force comme le préconise le groupe "Parkavenuegazette.com" cité par M. Jean-Paul Crevier-Délisle sur Vigile http://www.vigile.net/Appel-a-la-gu... ou par la manière douce, comme le font John-James Charest, les immigrants par choix ou par la force des choses, les anglophones, les francophones bonasses et collaborateurs et tout nos députés qui ont accepté servilement les 200 amendements à la Loi 101. À quoi ressemblera l’annonce de « Parkavenuegazette.com » réclamant la pendaison de notre cheffe sur la base que 54% de Montréal n’est plus français, lorsqu’en 2011 le pourcentage sera 55% et en 2012 sera de 56% etc. Ah bien sûr que le P.Q. devrait demander à la police d’arrêter ces gens, mais demain il sera déjà trop tard. Les députés élus le sont dans des circonscriptions où les francophones peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Je recommande un stage forcé à tous nos élus souverainistes dans les régions en péril d’anglicisation du Québec. Peut-être que leurs discours se radicaliseraient.
Québec Solidaire a eu la sagesse de proposer une alliance. Je sais que le Parti Indépendantiste le voudrait aussi. Je sais aussi que les syndicats seraient prêts à appuyer le P.Q. s’il était moins frileux vis-à-vis de la souveraineté. L’ADQ est un parti fédéraliste ; combien de gens de Kamouraska le savent ? À persister à vouloir être politiquement correct, nous allons disparaître. C’est rendu que les gens ne font plus la différence entre le P.Q., le P.L.Q et l’A.D.Q. Pire que cela, les gens remettent en doute la pertinence de la souveraineté. C’est facile à comprendre, lorsque nos élus ne font jamais de rapport entre l’actualité et la nécessaire souveraineté et évidemment la néfaste fédération.
Le Québec est en déficit commercial et personne ne demande aux Québécois de réduire leurs achats de produits fabriqués en Ontario ou ailleurs. Personne n’ose vraiment favoriser la fabrication de notre choupette comme l’Allemagne l’a fait avec sa fameuse voiture. On a laissé le gouvernement John James Charest permettre aux immigrants riches d’aller à l’école anglaise et on lui a aussi permis de donner des droits d’exploitation des gaz de schiste à ses amis, alors que le gaz, le pétrole et l’électricité ont été nationalisés en 1944 et en 1962. Seul le peuple peut défaire cette nationalisation. J’en ai assez d’acheter de l’essence à chaque semaine qui provient d’ailleurs, alors que nous possédions la technologie du moteur-roue pour fabriquer des voitures électriques. J’en ai assez d’acheter une voiture à toutes les dix ans qui vient d’ailleurs. Nos lucides extrêmes-droites n’hésitent pas à vouloir tout couper partout, mais ils ne voient pas les vraies solutions qui sont entre autres : la souveraineté et le patriotisme dans la langue et nos achats.
Un vrai programme souverainiste garantirait la pension à nos personnes âgées. Il garantirait la gratuité scolaire à nos jeunes. Il éliminerait les déductions fiscales aux riches, telles les contributions dans les REER. Il garantirait un salaire minimum plus élevé. Il augmenterait le crédit d’impôt de base de 10 000 $ à 20 000 $ pour éviter aux pauvres de payer de l’impôt. Les taux d’impôts seraient augmentés pour les revenus familiaux de plus de 100 000 $, etc. Juste ces mesures nous garantiraient l’appui de la moitié des indécis et assureraient une victoire au prochain référendum. Nos élus nous ont trahis et manquent de vision.
Daniel Roy, C.A.
