|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
C’est la dernière demeure du plus important personnage historique de la Nouvelle-France. C’est le mausolée du marquis de Montcalm. C’est le seul personnage historique dont nous disposons des restes. Ceux-ci avaient été conservés par les Ursulines de Québec. Ils furent transférés dans le cimetière des Augustines, ici même sur la photo.

Voyez à quelques mois du 400 ème anniversaire de Québec l’état de délabrement des lieux qui sont sous la tutelle de la Commission de la Capitale Nationale.
C’est une vraie honte ! La neige a presqu’enseveli les lieux. Quelle tristesse !
Denis Julien
Monsieur D.J.,
Vous affirmez péremptoirement que Montcalm : "C’est le plus important personnage historique de la Nouvelle-France."
Certains contestent cette affirmation.
Monsieur Georges-Hébert Germain, écrivain, parlait la semaine dernière devant les invités du collectif IDENTITÉ QUÉBÉCOISE au café Lubu dans l’est de Montréal. Il nous entretenait des Héros du Québec. Si RADISSON y récolta la palme, ce pauvre Montcalm y fut décrit comme une personnalité peu enviable dans la galerie des Héros. Ses collaborateurs, Vaudreuil ou Lévis, de mémoire, auraient souffert du mépris et de l’envie de ce général qui, après tout, fut le PERDANT sur les Plaines d’Abraham... Nous souhaiterions parfois, face aux hauts faits d’armes des autres nations, mettre en valeur des Héros plus glorieux. Féru d’Histoire, vous saurez mieux que moi faire le tri parmi les plus grands personnages historiques de la Nouvelle-France.
Vous avez raison, monsieur julien, il faut se montrer plus respectueux des lieux de sépulture des gens qui ont marqué notre histoire et celle de la Nouvelle-France. N’empêche qu’OUHGO a raison : Montcalm est probablement ce qui est arrivé de pire à la Nouvelle-France et ce au pire moment de son histoire. Il ne s’agit pas ici de remettre en cause le courage du marquis, lequel est incontestable et prouvé mais uniquement de faire état de ce qui devient une évidence à la lecture de l’histoire et des histoires reliées à sa présence sur notre sol et à celle des intrigues néfastes à la colonie qu’il a su y créer là comme en France, avec la complicité de son serviteur Bougainville et du Commissaire des guerres, Doreil. Qu’il soit permis de rappeler à ce propos qu’au moment même, où les décisions prises par le ministre britannique de la guerre, William Pitt, étaient sur le point de produire en Nouvelle-France le résultat escompté en faveur de la Grande-Bretagne, à moins que la France ne prenne elle- même les mesures appropriées pour les contrer, et alors même que Vaudreuil avait décidé d’envoyer en France un canadien, monsieur Péan , en lui confiant des dépêches signées de sa main, qui y expliquaient le péril sérieux dont la colonie était l’objet et l’urgent besoin de renfort en miltaires, armement, et autres dont elle avait besoin sans délai pour maintenir son existence, au même moment Montcalm réussissait à le convaincre d’y dépêcher également Bougainville et Doreil, ce dernier ayant pris des dispositions auprès du capitaine du bâteau qui devait transporter Péan en France afin qu’il ouvre les dépêches que Vaudreuil destinait aux autorités françaises pour que des copies en soient prises, ces deux émissaires de Montcalm qui, bientôt, soumettraient aux autorités françaises que la situation en Nouvelle-France était si désespérée qu’il ne valait même plus la peine que la France y investisse encore en biens et personnes et qu’en ce sens des renforts considérables étaient inutiles.
Je regrette de vous décevoir monsieur Julien et, croyez-moi, ce qui précède n’est pas une invention due aux élucubrations d’André Arthur. Pour une meilleure information à ce propos, je vous conseille de consulter la page d’accueil du "Dictionnaire bibliographique du Canada en ligne" et d’y inscrire à ("Rechercher"), le nom du marquis.
Tout cela n’enlève pas les 4 victoires de Montcalm en Nouvelle-France, dont celle de Carillon, ni malheureusement sa défaite sur les plaines où il s’est conduit, en terrain dégagé, en intempestif fanfaron qui cherchait, inopinément, la gloire, alors même qu’il aurait pu attendre ses renforts et faire diversion et, d’autant plus , ce qui est encore plus loufoque, qu’il aurait été en mesure d’éviter tout simplement de provoquer ce combat et d’attendre que les anglais, qui, faute d’arriver à leurs fins, s’apprêtaient à quitter Québec de peur d’y être retenus par les glaces, le fassent. Il n’avait aucune imagination, aucun sens de la sratégie et n’avait que l’idée de combattre béatement à l’européenne en s’exposant lors même qu’on était en infériorité d’hommes et d’armement.
À l’époque où il fut envoyé en Nouvelle-France, la guerre était imminente en Europe et, comme aucun parmis les 753 généraux d’expérience ne voulait venir combattre en Nouvelle-France, on se rabattit donc sur les officiers supérieurs et plus particuìèrement sur Montcalm qui était alors l’un des 900 colonels de France. Au moment de sa nomination, il vivait sur ses terres en demi-retraite depuis 7 ans, bénificiant à ce titre d’une rente de l’état, n’ayant comme obligation que celle d’aller inspecter à l’occasion son régiment. A tout prendre, comme officier supérieur, je lui aurais préféré Lévis, qui est arrivé en même temps que lui, mais qui avait su s’adapter à la façon canadienne et indienne de combattre et, qui comme ces derniers, étaient capables de faire preuve d’imagination dans la façcon de préparer le combat et de combattre. D’ailleurs, la suggestion de Vaudreuil faite aux autorités françaises de remplacer Montcalm par Lévis avait été acceptée par celles-ci, mais malheureusement, fut rejetée par le roi, qui refusa de l’entériner.
Vous comprendrez que je ne l’ai pas en odeur de sainteté et que je pourrais vous en parler encore pendant logtemps. Mais je m’arrêterai ici, car j’aurais trop à dire !
ADDENDUM. Spécial Héros : M. Georges-Hébert Germain élargit son auditoire pour les amateurs de Héros(traitera-t-il de Montcalm ?)
Où ? Ce mercredi soir, première chaîne de la radio de R.-C. à l’émission "Vous êtes ici" avec Patrick Masbourian, 20-22hres.
"...la guerre de conquête fut facilité(e) par une série de traitrises des nôtres. Permettez-moi de vous citer le nom de quelques uns de ces traîtres : Denis de Vitré et Augustin Raby. Vitré consentit à guider la flotte des envahiseurs au prix d’une pension à vie et d’un grade dans l’armée britannique."
M. D.J. : Vous détenez une belle liste des précurseurs des Trudeau, Chrétien, Dion, Charest, avides de grades pour rapporter aux britanniques des paires d’oreilles de Français.
Mais aussi, ne sommes-nous pas en train de donner raison aux radios-poubelles qui aimaient à déculotter le plus grand nombre possible des hommes de Nouvelle-France, dans le but, aujourd’hui, d’ AVOIR RAISON ?
Monsieur julien, que ce soit en France ou au Canada, il en va des individus comme des aliments : Soit qu’ils sont sains ou soit qu’ils sont malsains. Je situerais monsieur Montcalm dans la deuxième catégorie et monsieur Lévis dans la première. Montcalm avait à redire sur tout et contre tous, à l’exception de ceux qui, par intérêt, prenaient plaisir à le louanger. Il était arrivé au Canada en même temps que Bougaiville, Lévis et Bourlamaque, et des 3, seul Bougainville trouvait grâce à ses yeux (il était son aide de camp et le servait docilement), trouvant à redire sur Lévis et même sur Bourlamaque, malgré le fait même qu’il a maintenu une corresponce assidue avec ce dernier. Il méprisait les canadiens et les indiens, ces derniers, d’ailleurs, après la bataille de Carillon, ayant manifesté l’intention de ne plus combattre sous sa gouverne. En un mot, il était détestable et, pour ainsi dire, faisait presque l’unanimité à ce propos dans la colonie. Quant à monsieur de Lévis, on ne lui connaissait pas d’ennemi(s) en Nouvelle-France, hormis les Anglais et leurs alliés, les Iroquois et peut-être aussi, un peu sans doute, monsieur Montcalm : Tous l’appréciaient et le respectaient et, jamais, il n’a cherché à déprécier les Canadiens et les Indiens. Alors monsieur Julien, pour les préjugés sur les Francais, il vous faudra sans doute revoir passer la parade pour bien réaliser que s’il y a eu préjugés, ce fut de la part de Montcalm sur les Canadiens et sur les Indiens, ainsi que sur Vaudreuil et bien d’autres.
En ce qui concerne l’autorité militaire, voici les faits : Lorsqu’il est arrivé au Canada, "la commission de Montcalm et les instructions, qui l’accompagnaient, spécifiaient que le gouverneur général, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, avait le commandement de toutes les forces armées de la colonie et qu’il lui était subordonné en tout : La responsabilité de Montcalm se limitait à la discipline, à l’administration et à l’ordonnance interne des bataillons de l’armée. Il commandait uniquement sur le terrain des opérations militaires et il lui fallait obéir à tous les ordres recus : de plus, on l’engageait fermement à demeurer en bonne intelligence avec le gouverneur général. Ces instructions avaient été soigneusement élaborées et maintes fois revisées afin d’éliminer toute source de conflits entre les deux militaires constitués en autorité."(cf : Dictionnaire biographique du Canada en ligne). De fait, cette commission était la même que celle du prédécesseur de Montcalm, le baron Dieskau. Montcalm touva moyen de généralement y contrevenir en accablant constamment monsieur de Vaudreuil et plus particulìerement en contrevenant à son ordre de poursuivre après la prise de Fort William-Henry(aussi désigné sous le nom de fort Georges), en 1757, jusqu’à fort Edward(qui était à une journée de marche du premier) pour s’en emparer, sauf à rebrousser chemin au cas de stricte nécesssité qui aurait mis en péril son armée, invoquant pour ce faire plusieurs excuses que Vaudreuil jugea aussi vaines qu’injustifiées et ce qui réduisait pour ainsi dire à néant la victoire de fort William puisque, stratégiquement, la position de ce fort formait un tout avec l’autre. 2) À l’occasion du voyage en France de Péan, y délégué par Vaudreuil, et de Bougainville et Doreil, y délégués par Montcalm, "la décision de rappeler Montcalm en France fut rejetée, après avoir été prise en sérieuse considération. À la place, on lui accorda le 28 octobre 1858 une promotion au grade de lieutenant-général, le deuxième degré de la hiérarchie militaire française, et sa solde passa à 40,000. Étant donné qu’un lieutenant-général occupe un rang beaucoup plus élevé que celui d’un gouverneur, Montcalm se vit confier le commandement de toutes les forces du Canada et Vaudreuil recut l’ordre de s’en remettre à lui en toutes choses, même pour les questions administratives courantes".(cf : Dictionnaire.........)
Concernant la prétendue insubordination de Vaudreuil à l’égard de Montcalm, méfiez-vous, car les propos et écrits à ce sujet de ce dernier et de son entourage(sa cour) ne sont pas nécessairement à prendre pour la vérité, mais, comme malheureusemnt, dû au bon travail à cet égard de Montcalm, ils abondent et il est, en conséquence normal, que certains historiens s’y soieint laissés prendre, notamment monsieur Louis Lejeune, dont l’écrit en date de 1931 sur Pierre de Cavargnal, marquis de Vaudreuil, est fréquemment cité, notamment sur le site du Collège Marianopolis, où il apparait particulièrement virulent à son endroit. En ce qui me concerne, je préfère m’en tenir à la description des faits tels qu’ils sont ainsi rapportés sur le site du "Dictionnaire géographique du Canada" :
-...de toute façon, lorsqu’on apprit que la flotte anglaise approchait, on tenta des efforts désespérés, sur la demande de Montcalm, pour fortifier la rive entre les rivières St-Charles et Montmorency...."
-... "le 31 juillet 1959, Wolfe lança une attaque contre le camp de Montmorency. Elle fut repoussée, causant de lourdes pertes aux Anglais. Ce résultat convainquit Vaudreuil que Wolfe n’attaquerait plus de ce côté, mais il se faisait du souci qu’une attaque puisse être déclenchée en amont de la ville et voulait que ce flanc soit fortifié ; mais Montcalm refusait de croire que le danger était réel. il était convaincu que Wolfe continuerait à harceler les retranchements de beauport..." ( il y a maintenu, d’ailleurs, l’essentiel de ses troupes)
-...voyant les Anglais quitter le camp à Montmorency et l’armée remonter le fleuve, Vaudreuil s’inquiète de plus en plus au sujet de ce flanc(en amont) et voulut augmenter les forces en haut de Québec. Des pressions de sa part suffisaient pour que Montcalm en vînt à considérer cette manoeuvre comme malsaine et (pour qu’il) persistât à maintenir le gros de son armée en aval de Québec..."
- Lorsque les Anglais sont apparus à l’Anse aux Foulons, Montcalm en fut averti alors qu’il se trouvait à Beauport. D’abord incrédule, il décida d’aller se rendre compte par lui-même, de sorte lorsque, des hauteurs, il constata que les Anglais étaient en rang de bataille "...il fut complètement atterré et ordonna à l’armée de s’y rendre au pas de course. Il n’était cependant nullement obligé de forcer Wolfe à engager le combat immédiatement. Comme le maréchal de Saxe l’a fait observer, il avait plus à gagner par la manoeuvre que par le contraire. Tout ce que Montcalm avait à faire était d’éviter tout engagement important pendant quelques jours ; Wolfe aurait alors été forcé de tenter une retraite par la falaise abrupte pour gagner la grève étroite et remonter dans les chaloupes qui le conduiraient lui et ses hommes à leurs bâteaux. Compte tenu des forces dont disposait Montcalm, la manoeuvre de repli aurait pu se réveler une opération fort coûteuse pour les Anglais. Le fait est que Wolfe avait placé son armée dans une stuation fort périlleuse..."
-..."l’ennemi véritablement à sa merci, Montcalm choisit la seule ligne de conduite qui lui garantissait la défaite. Il décida d’attaquer sur le champ avec les troupes qu’il avait en main, sans attendre que Bougainville le rejoignit avec ses hommes. Il négligea même d’avertir celui-ci que l’ennemi avait débarqué, comptant que les avants-postes s’en chargeraient. En réalité, c’est Vaudreuil qui l’en informa..."
Et cette défaite et la perte de la Nouvelle-France, à QUI la mère-patrie voulut-elle en faire payer le prix ? à Montcalm ? Non !.. à Vaudreuil, et c’était normal, avec tout ce que Montcalm avait pu y répandre en mal à son sujet par ses écrits et calomnies. Il fut emprisonné à la Bastille en mars 1762, relâché provisoirement en mai, et au terme d’un long procès, durant lequel il eut la douleur de perdre sa femme et l’un de ses frères, alors même qu’il commencait à désespérer de la vie, il fut acquitté en décembre 1763. On a alors augmenté sa pension et on l’a également décoré de l’Ordre de St-Louis, décoration qui aurait dû lui être remise auparavant mais dont on avait mis en suspens la cérémonie de remise, l’on se doute bien pourquoi. Durant cette période diffile, il a recu l’appui de monsieur de Lévis qui a déclaré qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il avait fait ce qui devait l’être.
Monsieu Julien, je vous trouve, par ailleurs, fort dur à l’endroit de vos ancêtres, les Canadiens, que vous assimilez trop facilement à une certaine partie négligeable de leur descendance d’aujourd’hui. Contrairement à ce que vous en pensez , les Canadiens de l’époque étaient des gens polis. Ils étaient rudes, aventuriers et de nature indépendante, le pays les en faisait ainsi mais ils n’en étaient pas moins très disciplinés : Depuis 1631, tout citoyen de 16 à 60 ans devait servir dans la milice et, croyez-moi, les habitants du pays n’ont pas chômé à ce titre tant contre les Iroquois que contre les Anglais, plus particulièrement entre 1752 et 1763 en ce qui concerne ces derniers et plus spécialement dans la région de la vallée de la rivière Ohio. En même temps, ils devaient labourer les champs, en faire les récoltes et faire plusieurs sacrifices en cette période d’inflation et de famine occasionnées par une surabondance de population et de nécessités de denrées en raison de la présence accrue de soldats et de l’arrivée de refugiés acadiens. Au surplus, ils devaient endurer les manigances de Bigot et le mépris de Montcalm.
Messieurs Boivin et Julien,
Vos connaissances (à tous deux) de l’Histoire de la Nouvelle-France me laissent pantois ! Par contre, l’expatrié que je suis est vraiment scandalisé de voir deux Québécois s’entre-déchirer comme vous les faites. Et encore, sur un site où l’on s’efforce de PROMOUVOIR l’Indépendance du Québec. Ce ne sont pas les anglais et leurs collabos qui détruisent la Nation du Québec ; ils n’ont pas le moindre effort à faire ! Bien triste tout ça ! Est-ce vers ÇA, qu’on me demande de revenir parfois ?
L’apostrophe finale, en rapport à la malbouffe, est vraiment fort déplacée ! Et je ne prends pas parti, car je ne vous connais pas, ni l’un ni l’autre.
Je reste, messieurs, bien déçu,
Claude Jodoin ING., Boca Raton, É.-U.

14716$ 74%
|
Pour contribuer en ligne
|