« Sauf erreur, aucune autre nation au monde n’entretient une relation aussi schizophrénique avec l’anglais »
Et il dit : « Peut-on, sans fréquenter l’anglais, vivre aujourd’hui sur notre planète en y étant convenablement informé ? »
Il dit aussi : « …la force de l’anglais ne réside pas …mais plutôt dans l’histoire, le savoir, la culture, les valeurs, que l’anglais véhicule. »
Pour ce qui est de l’histoire, il en aura sûrement contre la citation du livre : « L’histoire criminelle des Anglo-Saxons. » de Normand Rousseau, 2008. S’il en a pris connaissance, il aura choisi d’ignorer l’énumération qu’on y trouve de la barbarie qui n’a jamais refréné l’Empire britannique pour asservir les peuples de tous les continents et y imposer sa langue.
Mais devant le fait accompli, tous les citoyens de la Terre apprennent cette langue. Pour la commodité. Dans la schizophrénie comme au Québec ? Cherchons bien… Il existe peut-être un autre peuple jadis écrasé militairement, aussi résistant que les Québécois devant les assauts incessants d’assimilation par la domination économique, médiatique, politique, linguistique, juridique, géographique, voire dans la réécriture de l’histoire pour brouiller la mémoire entre générations… Si cet autre peuple existe, il est peut-être, lui aussi, encore fâché avec l’anglais, tout comme nous. Mais pas plus que nous, il ne se prive d’en acquérir la connaissance, pour au moins voir venir les coups.
Cependant, ce peuple, tout comme les Québécois, tentera par tous les moyens de vivre en son pays en nation libre, créant et diffusant de par le monde les produits de sa culture ancestrale, dans sa langue maternelle, comme tous les pays du monde. Dût-il pour cela encourir le courroux de son Maître.
