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Si le Québec français veut survivre à la mondialisation sociale et économique il doit éviter le darwinisme multiculturel qui se développe au Québec(1)
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« Maître, je me demande comment vivent les poissons dans la mer.
— Eh bien
! Comme les hommes sur la terre : les plus forts mangent les plus faibles. »
Shakespeare
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La dissociation qui engendre le « darwinisme social » est un phénomène social décrit comme étant l’application de la survie du plus adapté à la société. Par extension, c’est aussi le fait que les gens moins adaptés — ou collectivement autistes aux changements culturels confrontés à leur idiosyncrasie nationale — à la société dont ils font partie disparaissent plus souvent ou plus vite — ou sont anéantis par des impositions culturelles exogènes à leur propre culture ancestrale — que les autres membres plus unis culturellement de cette société, même s’ils sont majoritaires dans un contexte multiethnique comme au Québec.
La mondialisation sociale et culturelle résultant des divisions interethiques est un exemple d’inversion collectiviste : rappelons-nous, le collectivisme veut mettre l’homme au service de la société, tandis que l’individualisme veut mettre la société au service de l’homme. Décrire un mécanisme de société qui élimine l’individu ne répondant pas à ses critères, c’est partir du premier principe plutôt que du second : c’est imaginer une société qui engendre — par la sélection des adaptés et l’élimination des inadaptés — ses propres individus à sa convenance, au lieu de l’inverse.
De cette constatation des rivalités culturelles et économiques, il s’ensuit que ce darwinisme social imposé par l’expansionisme d’autres cultures exogènes aux membres d’une collectivité socialement majoritaire est une des nombreuses façons collectivistes de voir le monde s’adapter à un néocolonialisme de rechange — par exemple, l’expansionnisme du mouvement théocratique en Occident —. Il est courant qu’un nouveau groupe ethnique qui se développe à l’intérieur des nouvelles frontières profite du marché libre pour exercer une action de darwinisme social. C’est là une confusion entre compétition et concurrence de ce phénomène social et culturel de dualisme interethnique inadapté à la majorité autochtone.
Pour ces raisons, dans un marché libre, l’inaction n’entraîne pas la suppression du non-choisi. Si disparition il y a, c’est une conséquence de la nécessité d’agir pour prolonger son existence de survie et non à celle du libre choix. C’est-à-dire, que voir dans le marché libre une forme de darwinisme interethnique revient à attribuer par erreur aux libres choix de certains les conséquences de conditions naturelles complètement détachés de ces choix d’accommodements socio-culturels confrontés.
Lorsque la politique routinière a résolu les problèmes simples, ne restent que les problèmes politiques qui résistent à ces solutions. La question de la pauvreté est bien l’un de ces problèmes difficiles que voudraient résoudre ceux qui exercent l’expansionnisme théocratique par ce darwinisme culturel. Ceux qui ne sont pas capables de le résoudre dans leur pays d’origine, dû principalement aux systèmes politiques incompatibles à l’ère de l’information et contraires au développement socioéconomique moderne et libre, se donnent des moyens qui vont soutenir — sauf ceux qui exceptionnellement s’intègrent dans les pays d’accueil — des systèmes politiques autarciques et antidémocratiques provocant l’exode massive pour « renforcer » ces systèmes politiques dictatoriaux au profit des groupes oligarchiques rétroalimentant cet expansionnisme et la division dans les pays d’accueil.
Avant de poursuivre rappelons tout d’abord, dans ce contexte de mondialisation sociale et de darwinisme multiculturel, ce qu’est la pauvreté. À l’échelle d’une ou de plusieurs générations — le vrai temps « politique », par opposition au temps électoral —, la pauvreté, c’est la « stratégie r », par opposition à la « stratégie K » (cf. Pour plus de détails, consulter les références facilitées par ce site).
Par conséquent, la stratégie r, modèle d’un fort investissement reproductif — limitant l’accumulation capitalisable —, conduit inévitablement à une nombreuse population sans capital — le patrimoine, s’il existe, étant soit dispersé en toutes petites parts, soit concentré entre les mains d’une petite fraction, tel le patriarcat, par exemple —. Cette stratégie n’a aucun besoin de richesse puisqu’elle subsiste parfaitement dans un environnement d’extrême « précarité », ne dépendant que de la chance ou du mérite des membres — et plus ils sont nombreux, plus cela lui donne des opportunités, comme le système théocratique, dictatorial ou d’autre type d’organisation à structure clanique —. Mais la « précarité » subsiste aussi parfaitement dans un environnement plus riche, où elle occupe rapidement tout l’espace que lui accorde l’aide sociale et les facilités de reproduction qui vont avec ; elle peut même se doter d’un poids démographique tel qu’elle peut susciter les politiques économiques et « sociales » qui détruiront la stratégie K.
À l’inverse, la stratégie K est pour les humains le modèle d’un fort investissement dans la vie professionnelle et d’une reproduction rare, choisie, et tardive. Elle permet, au fil des générations, une accumulation capitalisable continue, mais elle nécessite une forte probabilité de survie et de reproduction compatible avec un faible nombre d’enfants. Dans un environnement précaire, elle risque fort de s’éteindre progressivement sous l’effet d’une reproduction plus rare que le décès de ses adeptes. Dans un environnement plus riche, elle peut cependant prospérer mais à un rythme plus lent que la stratégie r jusqu’à finir marginalisée. En fait, elle ne prospère que dans un environnement où la reproduction est parfaitement corrélée au capital détenu, le genre de contexte qu’on appelle « asocial ».
Pour une politique radicale d’intégration sociale plutôt qu’une d’accommodement de soumission
« Le grand défi pour rendre efficient le pouvoir de la démocratie, qui a été délégué de façon temporaire aux politiciens, consiste à se doter d’institutions qui soient des mécanismes stables et permanents d’entraide et de solidarité socioéconomiques. Puisque l’État moderne implanté au Québec ne peut reposer avant tout sur une notion raciale et ethnocentrique, il doit d’abord être au service de tous les individus qui veulent continuer à faire du Québec un lieu de pleine liberté pour sauvegarder l’une des nations des plus singulières au monde, c’est à dire, la nation québécoise. Une nation devant faire face au pouvoir pervers de l’Anglosphère, aux mouvements doctrinaires antidémocratiques et leurs complices qui poursuivent inlassablement l’anéantissement des Canadiens-français dans leur propre territoire, et ce, le plus tôt possible.
C’est pour cela que l’intégration sociale et culturelle devrait être doublement évidente dans des territoires d’immigration comme le Québec. Mais pour réussir à gagner cette bataille contre le pouvoir centralisateur d’Ottawa —qui monopolise ce pouvoir décisionnel contre le Québec— et faire échouer son objectif, les pouvoirs sociopolitique, culturel et économique québécois doivent en premier lieu tenir compte que les qualités requises pour conquérir le pouvoir et le garder n’ont presque aucun rapport avec celles qui sont nécessaires pour l’exercer avec compétence et impartialité. Un pouvoir qui doit réussir à réaliser cette noble cause consistant à sauvegarder l’entité nationale d’un Québec français(2), plutôt que de constituer un Québec multiculturel, lequel conduirait inévitablement à des divisions et des confrontements sociaux, tels ceux constatés dans plusieurs contrées du monde »(3).
Jean-Louis Pérez (membre du PQ)
1. Un exemple parmi d’autres de ce darwinisme multiculturel qui sévit au Québec
2. Le nouveau livre intitulé "Guide d’accès à l’indépendance", écrit par Me Guy Bertrand, sera un autre document clarificateur de cette dérive empruntée par les tenants du multiculturalisme au Québec :
3. Ces deux derniers paragraphes — ici révisés — ont déjà paru à Tribune libre de Vigile.net, lesquels j’avais écrits et envoyés en réponse à un article.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

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