Je lisais hier soir les derniers papier de Mmes. Nicole Hébert et Andrée Ferretti et à la lecture de ceux-ci, on se rend bien compte que beaucoup de personnes honnêtes et dévouées à l’intérieur du P.Q. s’abreuvent maintenant à la fontaine de la désillusion, de l’impression d’avoir été trahies. Le mouvement indépendantiste n’est surtout pas mort. Il y a encore les ouvriers des premières heures.
Les jeunes, les étudiants qui sont à la base de presque toutes les révolutions, pacifiques ou pas, cette fois-ci, n’y sont plus. Pourquoi ? Je n’ai, bien sûr, pas toutes les réponses. Je peux tout de même en risquer quelques unes. La politique actuelle est tellement sale et déprimante qu’on ce dit dans ce milieu, à quoi ça sert. Il y a aussi le fait que le ministère de l’éducation avec les têtes dirigeantes mises en place par le régime présent a, à l’évidence, pour tâche de dépolitiser les jeunes en occultant de grands pans de notre histoire. J’ai un fils de treize ans au secondaire et, si je n’étais pas chauve, les politiques du ministère de l’éducation me feraient dresser les cheveux sur la tête.
Il faut trouver un moyen de réunir tous les souverainistes de quelques partis que ce soit, ou sans parti, pour faire le point sur la politique actuelle. Il y a une question qui me hante depuis un bon bout de temps : pourquoi n’y aurait-il pas moyen de ne pas compter, dans l’immédiat, sur aucun parti politique et, ensemble, avec l’aide d’experts, élaborer la charte d’une constitution québécoise. Le P.Q. dirigé par Mme. Marois ne le fera jamais. Ça aurait dû être fait depuis des lustres. Il faut s’unir, c’est là le secret, mais pas à l’intérieur d’un parti moribond et lâche. Je pense qu’au moment où l’on se parle, c’est une question de vie ou de mort pour nous. Il fut un projet de pays pour motiver les gens à l’approuver.
Ivan Parent

