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- Moi, je ne rêve pas. L’indépendance, j’y travaille !  »   Jacques Parizeau
             
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Lettre ouverte à Mme Nicole Hébert
Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
jeudi 21 mai 2009      593 visites      19 messages


Mme Hébert,

En lisant votre longue lettre à Mme Pauline Marois, j’ai eu la désagréable impression que vous étiez en service commandé pour essayer de ramener au bercail du Parti québécois les "brebis égarées". Si tel est le cas, je vous dirai d’entrée de jeu que vous perdez votre temps et vous nous faites perdre le nôtre.

D’abord, je doute fort que Mme Marois réponde à votre lettre et si elle fait, ce sera fait "en langue de bois", le langage des "initiés" politiques et des politiciens professionnels qui sont habitués à parler des "2 coins de la bouche" dans les "4 coins des comtés". Avec le temps, on a déchiffré la technique et on est devenu imperméable autant que les canards. Et vous parlez à "vieux" pro avec 35 ans de militantisme bénévole dans le corps, pas un "jeune loup" qui veut faire carrière en politique "provinciale" pour encaisser les honneurs, les privilèges, la gloire, l’argent public et les bénéfices marginaux.

Deuxièmement, je vous invite à une démarche plus simple : essayez de mettre la main sur un exemplaire du programme "officiel" du Parti québécois voté lors du XVè Congrès de juin 2005 - il n’y a pas eu d’autre congrès depuis ce temps - et lisez attentivement le chapitre 1.2.3, concernant l’accession à l’indépendance. Je dis "essayez" tout simplement parce que vous allez vous rendre compte que le programme officiel est disparu "comme par enchantement" du site du Parti québécois.

Si vous parvenez à mettre la main dessus après avoir fait un effort important, vous allez vous rendre compte que le PQ a l’obligation en vertu de ce programme de préparer et de présenter à l’électorat un "projet de pays", accompagné d’un budget d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection. Ensuite, dans une deuxième étape, le PQ a l’obligation de tenir 3 consultations populaires : une précédant le référendum, une autre lors du référendum et une dernière sur un projet de constitution.

C’est cela le programme du Parti en matière d’accession à l’indépendance. Pas besoin de vous casser la tête et d’envoyer de longues lettres à la cheffe. Il suffit juste de faire respecter le programme.

Une fois que vous aurez le programme en main et que vous aurez lu le chapitre 1.2.3. sur l’accession à l’indépendance, procurez-vous la résolution adoptée par le Conseil National de mars 2008 et comparez les deux. Vous allez alors réaliser qu’il s’agit de 2 démarches complètement différentes : la première, indépendantiste (le projet de pays) et la deuxième, affirmationniste et provincialiste (à la Pierre-Marc Johnson). En plus vous allez vous rendre compte que, pour la première fois en 40 ans, l’article 1 qui a toujours été de "réaliser la souveraineté du Québec" n’existe plus ! Vous n’allez pas retrouver non plus ni le projet de pays ni l’obligation référendaire. TOUT A ÉTÉ EFFACÉ.

Une fois ce constat effectué, vous essayerez de me démontrer, noir sur blanc, en vertu des statuts, comment un simple conseil national possède la juridiction ou le droit de violer les dispositions impératives du Congrès, qui est l’instance suprême du parti.

C’est le défi qui je vous lance. Et si vous croyez que vous devez écrire encore une fois à Mme Marois, demandez-lui des explications à ce sujet.

Elle a besoin d’avoir un maudit bon avocat pour répondre, car elle ne pourra pas.

Conclusion : en 2005, nous avions un excellent programme - un projet de pays - et un excellent chef, Bernard Landry. Le projet de pays a été jeté aux poubelles délibérément et en violation du programme et des statuts - une première en 40 ans et du jamais vu - et vous vous êtes là à essayer de nous convaincre qu’il faut encore militer ou voter pour ce parti.

Je n’ai rien contre le PQ. Mais j’en ai contre le PQBoisclair et le PQMarois responsables de ce gâchis. L’indépendance d’un pays, d’un peuple, d’une nation se fait ouvertement, clairement, honnêtement et par la grande porte. Pas en catimini par la porte d’en arrière.

Coutd’onc, Mme Hébert, je rêve ou quoi ?

Pierre Cloutier

***

PS - Après vérification, je me suis rendu compte aujourd’hui, jeudi 21 mai, que le programme officiel du Parti québécois voté lors du XVè Congrès de juin 2005 est réapparu sur le site web du Parti québécois après plusieurs mois d’absence. Mes interventions à ce sujet ont sans doute porté fruit.

Les militants pourront donc consulter le chapitre 1.2.3 du programme concernant l’obligation pour le PQ de préparer et de présenter à l’électorat un "projet de pays", accompagné d’un budget d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection. On pourra également lire l’obligation référendaire prévu au chapitre suivant.

Une fois que les militants auront lu ce chapitre, ils pourront le comparer avec la résolution du Conseil National de mars 2008, dans la "plate-forme" du parti, qui propose une démarche complète contradictoire concernant l’accession à la souveraineté.

D’entrée de jeu, il n’est plus question à l’article 1 de "réaliser la souveraineté du Québec" mais de "faire progresser le Québec en attendant son accession au statut de pays.

Deuxièmement, il n’est plus question de préparer un projet de pays accompagné d’un budget d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection.

Troisièmement, il n’est plus question de tenir un référendum.

Question : comment un simple Conseil National peut-il annuler des décisions qui ont été prises en congrès, qui est l’instance suprême du parti, selon les statuts ?

Le PQBoisclair et le PQMarois ont refusé, coup sur coup, de préparer et de présenter à l’électorat le projet de pays ordonné par le XVè Congrès et lui ont substituer, en lieu et place, des "plates-formes" strictement provinciales.

Comme le prochain congrès du PQ aura lieu cette année ou en 2010, c’est-à-dire, avant le prochain rendez-vous électoral, ce sera un jeu avant pour les dirigeants du PQMarois d’enterrer définitivement le "projet de pays" voté en 2005.

Et vogue la galère péquiste !

Pierre Cloutier




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Vos commentaires:
  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009, par Nicole Hébert
    Monsieur Cloutier, D’abord, désolée si ma lettre à Mme Marois vous a paru longue.Et je vous rassure : à moins que la conclusion de la vôtre n’aie le sens de « Vous êtes folle ou quoi ? » non, vous n’avez pas rêvé mes propos. Aux commentateurs de ma lettre, dont vous êtes, je m’étais dit non disponible pour intervenir sur Vigile d’ici le début juin. Et c’est vrai. Je suis prise ailleurs, je serai absente (...)

    Lire ce commentaire

    Monsieur Cloutier,

    D’abord, désolée si ma lettre à Mme Marois vous a paru longue.Et je vous rassure : à moins que la conclusion de la vôtre n’aie le sens de « Vous êtes folle ou quoi ? » non, vous n’avez pas rêvé mes propos. Aux commentateurs de ma lettre, dont vous êtes, je m’étais dit non disponible pour intervenir sur Vigile d’ici le début juin. Et c’est vrai. Je suis prise ailleurs, je serai absente ensuite et trop occupée quelques jours encore à mon retour. Mais quelqu’un m’a informée de votre lettre et je viens donc de la lire. Je vais prendre quelques minutes ce midi pour ne pas laisser ma réponse en suspens.

    D’abord, je vous dirai que supposer que je puisse être en service commandé en quelque circonstance que ce soit, et ici pour le PQ, est bien mal me connaître. Mon entourage et même les militants de ma circonscription qui liraient cela se tordraient sûrement de rire. J’aime beaucoup être libre et, si possible, indépendante. Par ailleurs, supposer que je souhaite vivement voir les partisans de l’indépendance se ranger derrière le PQ malgré ses failles, ne serait-ce que les jours d’élection, c’est tout à fait vrai et donc crédible. Et il me semble que je ne l’ai guère dissimulé depuis que je m’implique sur ce site. Je n’ai pas plus d’illusions sur le PQ que sur d’autres partis disant poursuivre les mêmes objectifs, ni sur la nature humaine en général, mais comme je le disais à quelqu’un d’ici, j’estime qu’il y a dans les rangs du PQ, dont Mme Marois, plein de gens de valeur et amoureux de leur pays, le Québec. Et je crois qu’il vaut la peine de miser là-dessus. Quitte à les questionner, les talonner et leur demander des comptes. Et je peux tenir compte du fait non négligeable qu’ils sont dans l’arène. Je ne les envie pas. Et que Mme Marois ne réponde pas ici à ma lettre, comme je l’ai déjà dit, je peux le comprendre. Elle a d’autres chats à fouetter pour l’instant et ce serait en quelque sorte pour elle un piège. Comme je l’ai aussi déjà dit, si elle trouve un moyen de le faire, je serai impressionnée. Par ailleurs, concernant mes efforts pour rallier les gens derrière le PQ, j’imagine que rien dans l’approche démocratique de Vigile n’empêche que quelqu’un le fasse ? Et je ferai remarquer qu’on ne manque pas d’autre part de participants voués à faire largement et passionnément le contraire ! Alors... Pour ma part, j’estime que c’est assez de vilipender, de regretter certains messies et d’en attendre unE autre idéalE, recommençant ainsi perpétuellement le processus qui nous mènerait, dans le meilleur des mondes, à une Indépendance idéale. Et, là-dessus je vous appuie, Monsieur Cloutier : "Vive ce qui se fait clairement, honnêtement et par la grande porte". Moi, je nous souhaite une indépendance honnêtement obtenue et non prise de force, contre la volonté de l’ensemble des Québécois.

    Vous me relancez dans votre lettre le défi que vous aviez déjà exposé dans vos commentaires à la mienne et dont je vous avais dit prendre bonne note. Et je vous avais assuré que je tâcherais de le relever. Je devrai, bien sûr, pour ce faire me faire renseigner par des militants mieux informés et éclairés que moi, ayant suivi le déroulement des évènements de plus proche que moi depuis André Boisclair. Puisque, je crois, vous êtes avocat, vous estimez peut-être qu’il y a là des arguments qui me dépassent. Mais, qui ne risque rien n’a rien, alors, je tâcherai de comprendre et pour ce faire, je me ferai aider. Je fais d’ailleurs ici appel à ceux qui sauraient m’alimenter en ce sens. Par ailleurs, je vous rappelle que vous n’avez toujours pas vous-même répondu à mes questions qui me semblent tout aussi légitimes.

    Honnêtement et avec respect,

    Nicole Hébert


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009, par Luc Archambault
    « Après vérification, je me suis rendu compte aujourd’hui, jeudi 21 mai, que le programme officiel du Parti québécois voté lors du XVè Congrès de juin 2005 est réapparu sur le site web du Parti québécois après plusieurs mois d’absence. Mes interventions à ce sujet ont sans doute porté fruit. » Cela ou le fait qu’un site Internet qui en chasse un autre pour le mettre à niveau, ne se fait pas sans mal et sans oublier au (...)

    Lire ce commentaire

    «  Après vérification, je me suis rendu compte aujourd’hui, jeudi 21 mai, que le programme officiel du Parti québécois voté lors du XVè Congrès de juin 2005 est réapparu sur le site web du Parti québécois après plusieurs mois d’absence. Mes interventions à ce sujet ont sans doute porté fruit. »

    Cela ou le fait qu’un site Internet qui en chasse un autre pour le mettre à niveau, ne se fait pas sans mal et sans oublier au passage des éléments qui sont essentiels dans la remise à neuf faite par des concepteurs nouveaux, en vertu de critères autres qu’attaché au contenu congruent. Je le sais, je conçois des sites internet dont le mien depuis 1996. Internet est un monde un langage complexe de contraintes, qui ne permet pas de rendre d’évidence ce qui est ce que nous sommes. L’Actualité en chassant une autre, on jette souvent l’essentiel par mégarde.

    Mais peu importe. Si ce que vous dites est vrai, c’est donc que le PQ est à l’écoute, c’est donc qu’il peut changer et considérer valide ce que nous en pensons.

    Quant à la plate-forme électorale qui aurait biffé le pays, est-elle toujours en vigueur ? Puisqu’il n’y a pas d’élection en vue n’est-ce pas plutôt de l’histoire ancienne ? À mettre à niveau justement. N’est-on pas en train de ce faire, maintenant que nous en avons le temps ? Madame Marois sitôt installée a dû remonter une grosse pente. Remettre sur pied un parti exsangue, pour être aussitôt plongée dans une élection précipitée. ET, elle s’en est sortie haut la main.

    Reste à préparer la suite. Nous y travaillons nous, à l’extérieur du parti, et à l’intérieur je suppose qu’il le font aussi et vote P.S. en est la preuve. Le Programme comme vous dites supplante tout le reste et il est maintenant disponible dans le site Internet du PQ. N’est-ce pas l’indication de quelque chose qui serait conforme non pas à ce que vous prévoyez dans votre boule de cristal, mais bien conforme à ce que nous souhaitons toutes et tous est en train de s’implanter au PQ.

    Reste à nous en assurer et à travailler de concert pour y parvenir vraiment, à la fois à l’intérieur du PQ et à l’extérieur du PQ, dans QS, dans Vigile, dans le RRQ, dans CS, etc.. pour que se matérialise l’UNION souverainiste qu’il nous faut pour faire l’UNION du peuple souverain du Québec seule capable de fonder l’État qu’il désire nommément fonder pour lui et pour ses enfants et leur descendance.

    Le PQ depuis la défaite référendaire de 1995, depuis le départ de Jacques Parizeau, absorbe encore le choc de la défaite, du deuil. Nous sommes tous dans ce cas. Un deuil provoque dans l’ordre ou le désordre une foule de retombées, de réactions, de la tristesse, du replis, puis de la colère, puis de l’errance, du désarrois, pour laisser place enfin à autre chose qui si on na par été détruit, nous construit.

    Ce qui sourd de nos voix, ce qui récemment nous a mobilisé, ce qui a provoqué récemment coup sur coup la faillite de la canadianisation du 400e, la défaite de la Art-peur, la retraite de la canadianisation du 250e, la déroute des activistes affairistes à la tête de la CDPQ, que vous dénoncez si bien et avec tant de patiente et méticuleuse rigueur, tout cela sont des victoires récentes qui montrent que la période de deuil est finie, qu’un jour nouveau s’est levé. Que le Canada ne passe pas malgré toutes les ressources millionnaires qui y sont affectés avec tant de vaillance, de constance et d’obstiné désespoir de cause. Le Canada unilatéral n’a pas de cause face à la volonté libre des Québécois de le répudier.

    Suite ici-bas


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009, par Luc Archambault

    Suite

    Un PQ nouveau se lèvera bientôt j’en suis sûr. À l’image de ce que nous sommes aujourd’hui, nouveau dans autre chose que la désespérance du deuil maintenant fait. Un Parti québécois, un parti du peuple souverain québécois, qui fera d’évidence la rupture d’avec le flottement post-défaite référendaire qui a été aussi le nôtre, à toutes et tous.

    Ce que nous dites de la nouvelle publication du programme du PQ me semble emblématique à cet égard. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille en rester là. Nous devons tirer les leçons du passé et mettre au point un Programme du PQ modernisé, mais aussi mettre au point un Programme commun souverainiste, accepté, endossé, défendu par toutes les instances et composantes de la mouvance souverainiste. Voilà ce sur quoi nous devons travailler hors le PQ. Voilà ce à quoi vous convie madame Hébert.

    Comme ce serait bien que vous acceptiez de le faire avec nous. Oubliez le PQ un instant, dites-nous ce que devrait être de « Programme commun souverainiste », d’après vous, un programme qui puisse emporter l’adhésion de toutes les composantes de la mouvance souverainiste.


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009, par Gilles Bousquet

    M. Cloutier qui ne décolère pas au sujet du PQ,

    C’est quoi votre suggestion pour remplacer le PQ si vous réussissez à le faire tomber à force de lui tomber dessus ? Laisser le chemin libre au PLQ ? Québec solidaire entre 6 et 8 % d’amateurs de gauche ? Le PI avec 0,5 de 1 % de popularité ? L’ADQ ? , Un nouveau parti ? Rien ?


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009, par Fernand Lachaine
    Bonjour monsieur Cloutier, Je vous lis maintenant depuis un bon moment ainsi que d’autres interlocuteurs sur Vigile. Je me sens faire partie de Vigile car c’est un beau site d’interventions pour celles et ceux qui ont l’envie d’un Québec indépendant. J’ai lu avec beaucoup d’attention la lettre de madame Hébert et les 55 messages faisant référence à cette lettre. Ça bataille dur entre nous monsieur (...)

    Lire ce commentaire

    Bonjour monsieur Cloutier,

    Je vous lis maintenant depuis un bon moment ainsi que d’autres interlocuteurs sur Vigile. Je me sens faire partie de Vigile car c’est un beau site d’interventions pour celles et ceux qui ont l’envie d’un Québec indépendant.

    J’ai lu avec beaucoup d’attention la lettre de madame Hébert et les 55 messages faisant référence à cette lettre. Ça bataille dur entre nous monsieur Cloutier. Entre nous, cela veut dire : entre diverses factions qui visent à faire du Québec un pays indépendant. À ce sujet, j’ai de sérieux doutes sur notre capacité collective à faire le nécessaire pour arriver à l’indépendance de notre peuple. La semaine passée, un fédéraliste que je connais bien, me faisait le commentaire suivant : Si Gesca vit richement et que la famille Desmarais contrôle le Québec c’était grâce aux "séparatistes". !! Il m’expliqua que la majorité de la clientèle des journaux de Gesca (70 % de tous les journaux feancophones au Québec appartiennent à Paul Desmarais, sont des "séparatistes". En d’autres mots, NOUS les indépendistes du Québec de toutes allégeances, c’est à dire : PQ, QS, Parti Indépendantiste et autres mouvements souvrainistes comme RRQ, les Intellectuels pour l’indépendance du Québec, le Mouvement Souverainiste du Québec,le club de Marc Laviolette et Dubuc à l’intérieur du PQ, le nouveau RIN, les indépendantistes à l’intérieur du parti libéral et de l’ADQ font vivre les journaux de Desmarais.

    Quand nous tombons à bras raccourcis sur Pratte, Dubuc et Gagnon de la Presse, nous payons en même temps leurs salaires. C’est pas beau ça monsieur Cloutier.

    DORÉNAVANT quand je lirai les grandes déclarations des grands penseurs sur VIGILE je pourrai avoir un certain doute sur l’efficacité de tout ce beau monde à bâtir la route vers la libération du Québec.

    Et savez-vous quoi monsieur Cloutier : Tout ce beau qui ont "envoyé" un ou des messages à madame Hébert a de la difficulté à faire vivre Vigile qui devrait être plus importante que la grosse Presse achetée journalièrement par NOUS, LES GRANDS INDÉPENDANTISTES DU QUÉBEC.

    Vous m’excuserez monsieur Cloutier mais je crois que nous avons à faire un sérieux inventaire sur notre façon d’agir avant de diriger notre doigt vers qui que se soit. Nous avons les mêmes problèmes de solidarité qu’aux temps des Patriotes : Nous sommes totalement divisés. 160 ans de contrôle par la classe dirigeante ne nous ont rien appris.


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009

    @ Fernand La chaine

    Votre observation sur le fait que le lectorat souverainiste de Gesca-La presse lui permet de continuer son oeuvre de manipulation est toute a fait pertinent.

    http://www.vigile.net/Arretons-de-n...

    JCPOmerleau


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    21 mai 2009, par Luc Archambault
    @ M. Fernand Lachaine Oui, c’est comme si on n’avait pas su tirer les leçons du passé. Vous avez raison. Il nous faut faire l’unité de nos forces. Quant à Gesca, faudrait voir... personne n’a pu voir les états financiers de Gesca. Peut-être parce qu’ils sont déficitaires... Ce n’est peut-être pas nous qui payons la totalité du salaire des Pratte et autre Dubuc. C’est peut-être Power Corporation. (...)

    Lire ce commentaire

    @ M. Fernand Lachaine

    Oui, c’est comme si on n’avait pas su tirer les leçons du passé. Vous avez raison. Il nous faut faire l’unité de nos forces.

    Quant à Gesca, faudrait voir... personne n’a pu voir les états financiers de Gesca. Peut-être parce qu’ils sont déficitaires... Ce n’est peut-être pas nous qui payons la totalité du salaire des Pratte et autre Dubuc. C’est peut-être Power Corporation.

    Cela dit, Gesca joue un rôle certes, mais il n’est plus ce qu’il a déjà été. À cause de l’Internet. À cause de Vigile entre autres choses. Et, OUI, Vigile devrait recevoir à la fois plus de visites mais aussi plus de contributions de notre part. Après un début d’année sur les chapeaux de roue, le financement s’étiole. À ce rythme c’est à peine si nous parviendront à atteindre ce si petit objectif de 20 000$. ( Jour pour jour si la tendance se maintient 19 738,48 $ ) On peut rattraper ça... on pourrait le doubler « si on s’y mettait »...

    Et, oui, les souverainistes ont une responsabilité énorme à l’égard de ce que l’on subit en terme d’emprise qu’ont sur nous les canadianisateurs et... nous pourrions être plus impliqués à l’égard de ce qui pourrait nous en sortir, notamment en finançant mieux Vigile, pour lui donner les moyens de se développer, de grossir sa masse critique, autant en terme d’offre que de demande. Si les ténors souverainistes décidaient d’écrire à Vigile au lieu de La Presse cela permettrait de créer un offre fort alléchante pour tout demandeur d’information. Obligeant les médias de masse d’y référer et de le citer, au lieu du contraire habituel.

    Comme cela a été le cas à l’Égard de Victor Lévy Beaulieu qui a publié je pense dans l’Aut’journal son texte sur la Reine noire. Gesca y a trouvé matière à scandale pour enfoncer les souverainistes, mais le principe est là. Si les Beaudoin, Landry, Parizeau, Marois, Khadir, et autres David publiaient en exclusivité ( à décalage de 48h par exemple ) dans les médias internautiques souveainistes leurs textes, leurs prises de position, leurs analyses, leurs commentaires, Vigile y trouverait un grand pouvoir d’attraction sur la demande d’information. Et, ce n’est pas obligé d’être dans l’écrit. Cela pourrait être par vidéo. Avec une petite équipe bénévole au début. Pour par exemple diffuser un topo de Jacques Parizeau sur la CDPQ, interviewé par... M. Pierre Cloutier... À chaque mercredi pendant un mois, ou la durée que durera la saga...

    On pourrait commencer ça une semaine, pour voir. Rien ne sort des souverainistes en terme de textes, voire de nouvelles, de Communiqués, hors les médias souverainistes Internet...

    Appelons-ça la semaine de la PCQ-PRESSE CITOYENNE du QUÉBEC.

    De surcroit, avec plus de moyens, on pourrait songer aussi à ajouter à Vigile, une portion d’information autre que politique, voire autre que du contenu d’information. Par exemple du contenu de sport, d’art, de culture, de loisir, voire des mots croisés, des jeux... En somme, ce qu’offre Gesca... Mais ça... c’est pour plus tard, commençons par l’information politique... souverainiste, grâce à nos têtes d’affiches. Au début la résonance serait faible, mais ne pourrait que croître.


  • Message à Gilles Bousquet
    22 mai 2009

    Je n’ai rien contre le PQ. J’en ai contre le PQMarois qui a "chrissé" le "projet de pays" aux poubelles en violation du programme et des statuts.

    Tout comme j’en avais contre le PQLévesque du "beau risque", le PQJohnson de l’affirmation nationale, le PQBouchard du déficit zéro et le PQBoisclair de l’insignifiance.

    Par contre, j’ai travaillé à fond de train sous le PQLévesque du premier référendum, sous le PQParizeau du deuxième référendum et sous le PQLandry du "projet de pays".

    Me semble que vous devriez être assez intelligent pour comprendre cela.

    Si un homme ou une femme politique se pointe avec la volonté ferme de mettre le cap sur l’indépendance comme Parizeau l’a fait, je reviendrai au parti avec joie et enthousiasme.

    Pas question cependant de perdre mon temps et mon argent avec des provincialeux qui mettent leurs intérêts personnels (argent, carrière, honneur,gloire et retombées secondaires) avant l’indépendance.

    ME SEMBLE QUE C’EST ASSEZ SIMPLE À COMPRENDRE. PAS BESOIN D’UN DICTIONNAIRE.

    Pierre Cloutier


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    22 mai 2009, par Gaëtan Dostie

    Cher Pierre, Tu ne rêves pas, tout comme Madame Hébert et Luc Archambault, nous sommes à bâtir la réalité.

    Qui que ce soit qui présidera la prochaine bataille pour l’indépendance ne peut gagner sans l’unité des forces indépendantistes et, sans cette unification, au delà des partis politiques tout en les incluant tous, la lutte est vaine.

    Oui, Archambault est plein de sagesse ; cette démarche appartient à tous et toutes. C’est emsemble que nous permettrons que surgisse la chef que nous désirons.

    Merci d’être l’observateur attentif de la réalité économique et politique du Québec.Ta sagacité, ta justesse, sont joussifs tout autant qu’éclairant. Ta pédagogie sur le papier commercial a triomphé, plus personne n’est dupe.

    Puisses-tu contribuer à donner à naitre et surgir la force qui nous permettra de gagner la troisième période. Quoi qu’on dise, ça s’en vient !

    Gaëtan Dostie


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    22 mai 2009, par Gilles Bousquet

    M. Cloutier,

    On sait très clairement ce que vous n’aimez pas mais on ne sait pas encore ce que vous aimez pour réaliser l’indépendance du Québec. Qui, quand et comment ?

    C’est quoi, concrètement, votre solution M. Cloutier ?


  • Message à Gilles Bousquet
    22 mai 2009

    Simple. Très simple.

    1 - Préparer et présenter à l’électorat québécois un projet de pays, accompagné d’un budget d’un Québec souverain et en faire le thème de l’élection. Exactement comme l’a ordonné le XVè Congrès de juin 2005, que le PQ Boisclair et le PQMarois ont jeté aux poubelles, en contravention du programme et des statuts. Est-ce qu’il faut que je le répète ad nauséam : faire respecter le programme officiel du PQ, celui qui a été voté en congrès.

    2 - Ne pas télégraphier d’avance notre stratégie d’accession à l’indépendance et garder toutes les options ouvertes (élection référendaire, consultation populaire sur un projet de constitution, abolition unilatérale du poste de lieutenant-gouverneur etc..

    3 - Jamais plus le PQ ne doit se présenter devant l’électorat avec un programme électoral exclusivement provincial, comme l’ont fait au cours des 2 dernières élections le PQBoisclair et le PQMarois. JAMAIS PLUS. Me semble que c’est simple à comprendre, car cela démobilise tout le monde.

    4 - Autrement dit, il faut "deprovincialiser" le PQMarois ou la forcer à partir.

    CQFD

    Pierre Cloutier


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    22 mai 2009, par Gilles Bousquet

    M. Cloutier,

    Miser sur le PQ est un bon choix mais, tenter de jeter Mme Marois comme le PQ a jeté tous ses prédécesseurs, ne me semble pas une bonne idée parce que je comprends qu’elle veut faire un pays avec le Québec, dès qu’un assez grand nombre de Québécois y seront prêts.

    Mme Marois a été élue sans opposition au PQ. Jusqu’à preuve du contraire, c’est encore un bon choix. M. Charest semblait être un mauvais choix pour le fédéralisme, au début comme chef du PLQ mais il leur a gagné les 3 dernières élections. Une contre M. Landry, une contre M. Boisclair et une contre M. Dumont et Mme Marois qui quand même hissé le PQ comme opposition officielle à la place de l’ADQ. Si Mme Marois ne prend pas le pouvoir la prochaine fois ou si elle le prend et se contente de gérer une province, à la petite semaine, sans en améliorer le sort ou sans s’approcher de la souveraineté du Québec, les péquistes vont la « flushée », ils savent vraiment, comment et ce sera encore le temps.

    En attendant, les souverainistes devraient tenter d’aider le PQ à la place de le torpiller, la souveraineté du Québec s’en porterait pas mal mieux.


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    23 mai 2009, par Luc Archambault
    M. Cloutier « Jamais plus le PQ ne doit se présenter devant l’électorat avec un programme électoral exclusivement provincial, comme l’ont fait au cours des 2 dernières élections le PQBoisclair et le PQMarois. » C’est faux, le PQ ne s’est pas présenté devant l’électorat « avec un programme électoral exclusivement provincial ». Personne ne s’y est trompé du reste. Le PQ est souverainiste, il est (...)

    Lire ce commentaire

    M. Cloutier

    « Jamais plus le PQ ne doit se présenter devant l’électorat avec un programme électoral exclusivement provincial, comme l’ont fait au cours des 2 dernières élections le PQBoisclair et le PQMarois. »

    C’est faux, le PQ ne s’est pas présenté devant l’électorat « avec un programme électoral exclusivement provincial ». Personne ne s’y est trompé du reste. Le PQ est souverainiste, il est toujours, même dans sa plateforme modifiant le congrès ses statuts, resté souverainistes et engagé à fonder l’État souverain du Québec.

    Cela dit, je suis d’accord avec vous, cela n’est pas suffisant. Et, je suis d’accord, le PQ ne doit plus se présenter devant l’électorat sans « projet de pays ». Il faut décrire, ce projet, l’étayer, le défendre et l’illustrer

    - Projet de Constitution, argumentaire économique, politique et culturel, etc.

    Accompagné d’un budget... faut voir.

    Mais il y a plus, car ce que vous proposez qui date de 2005, doit être mis à niveau. Le contexte politique a changé, QS est là pour rester et n’est plus le parti sans député qu’il était.

    De plus, cela correspond à ce qui a déjà été fait par Jacques Parizeau. Cela n’est pas suffisant.

    Ce qu’il nous faut c’est rétablir la réciprocité.

    Détruire l’asymétrique étau canadian qui ne se soumet pas aux mêmes règles que celles que s’imposent à bon droit les souverainistes. Le Canada ne reconnaîtra qu’un Québec souverain émanant nommément des voix du peuple, mais lui se reconnait valide sans se soumettre aux mêmes règles car il sait bien qu’il serait répudié s’il se soumettait aux voix du peuple souverain du Québec qui, des fédéralistes-rénovateurs aux autonomistes en passant par les souverainistes le répudie. Il faut détruire ce statu quo de blocage et faire ce qu’il se refuse à faire, c’est-à-dire, soumettre aux voix du peuple la Constitution actuelle du Canada unilatéral de 1982, pour le répudier en l’état. Les Québécois répudient majoritairement cet État.

    Nous ne pouvons plus nous engager dans un processus qui pour une raison ou pour une autre, étant défait, nous livrerait sans parade encore au statu quo de blocage actuel. Il faut rompre d’avec ce statu quo, il nous faut faire un geste de rupture. Il nous faut nous entendre sur ce que nous ne voulons pas, pour qu’émerge de ce transport, ce que nous voulons.

    Ce qui se trouve à incarner dans une institution comme nulle part à ce jour, la réalité de l’existence du peuple souverain du Québec sans la faire subsidiaire de la fondation de l’État souverain qui lui est contré par les menaces de représailles économiques, politiques, sociétales et culturelles parce que rien ne répudie sa falsificatrice légitimité. Rien qui soit irrévocable comme peuvent l’être les voix du peuple s’exprimant nommément sur la question.

    Dès lors il n’est plus question de sécession, mais bien de faire en sorte que l’État qui nous gouverne soit celui que gouverne nommément le peuple démocratique et souverain du Québec sur son territoire national, ce qui n’est pas le cas du Canada.

    Il nous faut un Programme commun souverainiste endossé par l’ensemble des composantes des forces souverainistes. Pas seulement ce que vous dites.

    Mais il faut aussi ce que vous dites, un programme du PQ doté d’un projet de pays congruent et organisé qui pourra être développé différemment de celui de QS et vice-versa, sauf que contrairement aux dernières élections, les partis souverainistes endosseraient tous une plateforme électorale commune de souveraineté doublée d’un entente de désistement en faveur du candidat(e) le plus susceptible de battre les canadianisateurs à 48 h des élections, cela en développant d’ici là la discipline partisane seule capable de réaliser cet objectif.

    Nous avons de un à quatre ans pour le préparer. Nous n’avons plus de temps à perdre. Votre simple proposition doit être étayée et mise à niveau en fonction des conditions actuelles qui sont les nôtres.


  • Re : réponse à Gilles Bousquet
    23 mai 2009
    On ne jouera pas aux fous ou sur les mots longtemps : le PQBoisclair et le PQMarois ont violé le programme officiel et les statuts en refusant délibérément de préparer et de présenter un "projet de pays" avec un budget d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection. En plus, le PQMarois a remplacé l’article 1 du programme - une première en 40 ans - et a mis aux poubelles ou sur la glace - on ne sait trop - (...)

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    On ne jouera pas aux fous ou sur les mots longtemps : le PQBoisclair et le PQMarois ont violé le programme officiel et les statuts en refusant délibérément de préparer et de présenter un "projet de pays" avec un budget d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection. En plus, le PQMarois a remplacé l’article 1 du programme - une première en 40 ans - et a mis aux poubelles ou sur la glace - on ne sait trop - le projet de consultation populaire.

    C’est un choix politique à laquelle je n’adhère pas mais c’est aussi une violation flagrante et délibérée et du programme et des statuts - c’est-à-dire la légalité interne du parti.

    Si vous êtes capable de vivre avec cela, faites-le. Moi j’en suis incapable.

    Il n’y aura pas d’unité des forces indépendantistes/souverainistes tant et aussi longtemps que le PQMarois n’aura pas admis ses torts et respecté son programme officiel, à moins qu’évidemment le prochain congrès qui a été reporté aux calendes grecques ne modifie tout cela dans le sens de la vision "provincialiste" de Mme Marois.

    Quand on se prétend souverainiste - je déteste ce mot - on devrait avoir au moins le courage minimal de se présenter devant l’électorat avec ce qui est censé constituer le coeur et l’âme de notre engagement politique, soit le "projet de pays". C’est la façon la plus claire, la plus transparente, la plus directe et la plus honnête d’assumer ses convictions politiques. Le reste, c’est de la littérature.

    On voit bien, monsieur Bousquet que vous n’avez jamais milité au PQ, ni ne connaissez le programme ni les statuts.

    Vous êtes dans une espèce de "bulle" abstraite d’unité mythique des forces souverainistes/indépendantistes, mais moi je vous dis que cette unité NE SERA PAS POSSIBLE si les dirigeants actuels du PQ ne font pas leur mea culpa et décident de revenir au programme officiel et au projet de pays.

    Ce n’est pas négociable. S’ils s’en sont incapables, qu’ils aillent se faire foutre, à pied, à cheval et en voiture. Je n’ai vraiment pas de temps à perdre avec ces gens. J’en ai trop perdu.

    Pierre Cloutier


  • Addendum pour Gilles Bousquet
    23 mai 2009

    Avec le PQMarois, la meilleure stratégie est celle que Jean-Paul II utilisait avec le pouvoir communiste : dénoncer et négocier.

    Le PQMarois s’est comporté en goujat et en pleutre. Il faut le dire et le répéter constamment partout et sur toutes les tribunes.

    Sinon on donne le feu vert à l’imposture et à la fraude.

    Ce n’est pas le PQ que je dénonce ; c’est le PQMarois. Nuance.

    Si le PQMarois se transforme en PQParizeau, je l’appuierai et lancerai des mots d’ordre d’unité. Pas avant.

    Pierre Cloutier


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    23 mai 2009, par Luc Archambault
    M. Cloutier Vous dites : « Si le PQMarois se transforme en PQParizeau, je l’appuierai et lancerai des mots d’ordre d’unité. Pas avant. » Vous confondez unité du mouvement souverainiste et ralliement au PQ. Ce que vous dites pose les conditions du ralliement au PQ, pas celles qui militent en faveur de l’unité souverainiste. Le PQ, qu’il soit Marois, Lévesque ou Parizeau, n’est plus maintenant (...)

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    M. Cloutier

    Vous dites :

    « Si le PQMarois se transforme en PQParizeau, je l’appuierai et lancerai des mots d’ordre d’unité. Pas avant. »

    Vous confondez unité du mouvement souverainiste et ralliement au PQ. Ce que vous dites pose les conditions du ralliement au PQ, pas celles qui militent en faveur de l’unité souverainiste.

    Le PQ, qu’il soit Marois, Lévesque ou Parizeau, n’est plus maintenant qu’une des composantes de la mouvance souverainiste. On n’est plus à l’époque de Jacques Parizeau. Il y a près que 15 ans qu’il a quitté.

    Le PQ ne peut plus rassembler toute la mouvance souverainiste. QS lui a ravi lui ravira désormais toujours une part de l’électorat souverainiste. Et, c’est tant mieux. Parce que le souverainisme n’est plus l’image rebutante d’un État à venir de parti unique. Le mieux serait du reste que l’ADQ de droite redevienne souverainiste, comme elle l’a déjà été. Faire l’unité de nos forces c’est ça, cela n’a rien à voir avec le ralliement au PQ. Ce ralliement ne pourra à lui seul réaliser ce que nous voulons.

    En fait, nous pourrions faire la souveraineté sans que vous vous ralliez au PQ. Cela parce que le PQ comme QS mettraient de l’avant un Programme commun de souveraineté. Avec le Programme commun de la gauche en France, des communistes ne se sont jamais ralliés aux socialistes, par les suites données à ce Programme commun de la gauche, ce programme auquel ont adhéré ces communistes a pu être appliqué. La France a pu être gouverné autrement que ne l’ont fait des matamores du type Nicolas Sarkozy.

    Et la gauche ne pourra pas à nouveau gouverner sans unité de la gauche, peu importe le ralliement aux socialistes des uns et des autres.

    Il n’est pas question de vous demander de vous rallier au PQ, il est question de concevoir un Programme commun de souveraineté capable de faire l’unité des forces souverainistes et de rallier toutes ses composantes, y compris le PQ, mais aussi les partisans du QS, du PI, du RRQ etc. Cela ne peut se faire sous la bannière du seul PQ même si le PQ faisait ce que vous dites. Le Québec a changé depuis 1995. Cela vous permettrai d’appuyer le parti souverainiste de votre choix sans pour autant compromettre l’avènement de ce que nous voulons en votant pour lui en faisant élire des canadianisateurs. Ce qui est actuellement le cas. ET ça, ça n’est pas une alternative acceptable.

    Le PQ aura beau faire ce que vous dites, vous aurez beau vous rallier, appeler au ralliement, cela seul ne permet plus de faire l’indépendance si QS est toujours concurrent du PQ sans Programme commun souverainiste et sans faire l’unité de nos forces souverainistes.

    ET Au Québec les forces fédéralistes sont unies, elle sont minoritaires mais capables par cette union politique, médiatique, activiste, de s’imposer sur les nôtres divisées.


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    23 mai 2009, par Luc Archambault

    J’ajouterais...

    Ce que vous proposez est une stratégie de l’UNIFICATION. Ce que je propose est une stratégie de l’UNION.

    Le PQ a pu faire l’unification de nos forces parce que Pierre Bourgault l’a voulu ainisi, contre René Lévesque qui voulait plutôt une UNION. Depuis, l’avènement de QS a changé la donne de 1995. Et ce n’est pas seulement une affaire de Programme de souveraineté. Il est question de décliner le Québec autrement que d’après ce que le PQ peut mettre de l’avant comme programme de gouvernement à l’extérieur du seul paramètre de souveraineté politique. On peut être en désaccord, être du côté plutôt du PQ, mais cela accuse justement notre désunion. Il faut contrer cet effet non pas en appelant à l’unification désuète, mais à l’UNION prometteuse.


  • Union et unification
    23 mai 2009

    En principe je ne suis pas contre un programme commun des forces souverainistes/indépendantistes. C’est un idéal à atteindre, mais dans la vraie vie et la réalité, les choses sont différentes. Le PQ voudra-t-il renoncer à présenter des candidats dans certains comtés ? Quel sera ce programme commun ? Le PQMarois est-il intéressé ?Le PI ? QS ?

    Je ne sais pas. Il faudra poser la question à qui de droit.

    Pierre Cloutier


  • Mme Hébert, je rêve ou quoi ?
    24 mai 2009, par Luc Archambault
    @ M. Cloutier Déjà, que vous ne soyez pas contre un Programme commun de souveraineté, c’est un début. Reste à ce que vous soyez en faveur. C’est comme pour l’indépendance. Bien des gens commencent par ne pas être forcément contre, ce qui compte c’est qu’ils passent à l’étape suivante, être en faveur, en principe, puis ensuite, qu’ils soient en faveur tout court, même si des inconnues subsistent. Et, (...)

    Lire ce commentaire

    @ M. Cloutier

    Déjà, que vous ne soyez pas contre un Programme commun de souveraineté, c’est un début. Reste à ce que vous soyez en faveur. C’est comme pour l’indépendance. Bien des gens commencent par ne pas être forcément contre, ce qui compte c’est qu’ils passent à l’étape suivante, être en faveur, en principe, puis ensuite, qu’ils soient en faveur tout court, même si des inconnues subsistent. Et, ce n’est pas un idéal à atteindre, c’est un projet qu’il faut se donner. ET, il ne faut pas demander, il faut mettre de l’avant le bien-fondé de la chose, ses avantages, le fait que les obstacles peuvent être surmontés.

    Vous savez bien de quoi je parle...

    Après avoir d’avoir résisté, après avoir dit NON, après y avoir malgré tout repensé, après s’être dit que le porteur de ballon était trop ceci ou pas assez cela, peut-être que finalement, faudrait peut-être s’y mettre... L’idée c’est que chacun y trouve son compte. Et je pense que chacun pourrait y trouver son compte surtout si plusieurs personnes finissent par penser que c’est mieux une UNION imparfaite, qu’une parfaite désunion.

    La réalité de la vraie vie c’est aussi ça, l’accepter dans son imperfection et aller de l’avant en défendant ses convictions profondes, pas celles de surfaces qui sont au goût du jour, celle des jours où l’on est en forme, reposé, confiant, allumé, vif, intéressé, curieux. C’est aussi ça la vie, pas seulement les problèmes, l’échec, la démission, les montagnes infranchissables. C’est aussi un pas qu’on met devant l’autre. Et, souvent ça commence par ne pas être contre... Il y a de l’espoir finalement.

    Reste à voir comment tout ça pourrait se machiner pour que le PQ-Marois soit intéressé, pour que ce soit un plus de se désister en faveur d’un parti qui partage son Programme commun de souveraineté. L’idée, soit dit en passant, comme je l’ai déjà évoqué précédemment :

    Appel au ralliement des souverainistes

    Ce n’est pas de ne pas présenter de candidat(e) dans tel comté. L’idée c’est de jouer le jeu, jusqu’à 48h des élections, comme ça chaque parti à la chance de se mesurer à l’électorat. Comme c’est la cas maintenant. Le compte des pointages et sondages à 48 h de l’élection devient comme un premier tour de scrutin. Je sais c’est imparfait... et ce compte à faire par des experts indépendant et digne de confiance devient la norme et permet de faire le compte des appuis pour chaque composante de la coalition, à charge de représentation proportionnelle globale au besoin ultérieurement.

    Bref... il y a du boulot à faire pour trouver la bonne formule, faire les arrimages qu’il faut, etc., etc., et concevoir le Programme commun en question, pour qu’il puisse rallier toutes les composantes de la mouvance souverainiste. Pour cela il faut mettre en commun nos idées, nos stratégies, nos projets et s’entendre sur ce qui fait l’unité de nos forces.

    Personnellement je suggère qu’on s’entende sur ce que l’on ne veut pas... Le Canada, et appeler le peuple à l’invalider. Cela peut faire partie de ce qui pourrait changer la donne... parmi d’autres avenues. Que cent fleurs s’épanouissent comme a dit Mao.

    Cesser de nous quereller nous donnerait un peu de temps pour ce faire, et ce serait pas mal moins déprimant. Quitte à rêver un peu... quitte à produire quelque chose d’imparfait, qu’on pourra remettre sur le métier, cependant qu’on construit quelque chose... au lieu de détruire...

    À la prochaine... moi je vais me reposer quelque temps... J’ai du boulot... Faut bien vivre...

    Au plaisir.



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