Le 3 octobre 2007, à son émission à Télé Québec, Mme Bazzo nous présentait
son « Top 3 des produits culturels dérivés de l’incontournable Commission
Bouchard-Taylor » et mettait en 3e position « Le syndrome Hérouxville ou
les accommodements raisonnables » de Bernard Thompson, qualifiant l’essaie
de « livre totalement inutile ».
Le Mercredi 14 novembre, Mme Bazzo récidivait à l’occasion du Salon du livre de Montréal, son « Top3 » s’en prenant cette fois aux trois plus horribles couvertures de livres parus cet automne. À cette occasion, le livre de Mr Thompson se méritait à nouveau la troisième position accompagnée du commentaire lapidaire : « À situation poche, couverture moche… et vice versa ».
Je dois dire que là, je n’en suis pas revenu. Je me demande au nom de quoi elle peut prétendre que le livre de Bernard Thompson est inutile. Ou bien elle ne l’a pas lu et s’est contentée du résumé de lecture d’un quelconque recherchiste, ou bien elle n’a rien compris de ce que représente l’affaire Hérouxville, et encore moins des intentions de ses protagonistes. En s’en prenant un mois plus tard à la couverture du livre, elle faisait montre de la plus incroyable mauvaise foi qui se puisse imaginer. Quelle utilité y a-t-il à juger de la couverture d’un livre dont on a fait une critique acerbe un mois plus tôt sinon pour en remettre et le ridiculiser davantage en qualifiant la situation dont il traite de moche ?
Disons tout de suite à Mme Bazzo que le contenu de « Le syndrome Hérouxville ou les accommodements raisonnables » n’a rien de moche et qu’au contraire, il nous a permis de comprendre les intentions de messieurs Drouin et Thompson tout en nous laissant entrevoir, pour qui sait lire entre les lignes, que ces derniers savaient parfaitement ce qu’ils faisaient en lançant littéralement à la face des Québécois leur code de vie. Je suis loin d’être le seul à avoir compris dès le début comment une certaine faune journalistique et une pseudo élite intellectuelle, dont Mme Bazzo est une représentante exemplaire, sont tombées dans le panneau de leur prétention. Une véritable honnêteté intellectuelle aurait dû voir Mme Bazzo inviter monsieur Thompson pour parler du contenu de son essai, de sorte que nous aurions été à même de voir et de savoir si oui ou non son livre était « inutile » ou « poche ».
Pour éclairer Mme Bazzo sur ces deux points, le lui recommanderais d’aller consulter le site de « Vigile.net » sur lequel elle serait à même de lire un grand nombre d’articles aussi bien de monsieur Thompson, que d’autres de nombreux journalistes éclairés et plus objectifs, ainsi que de citoyens qui rendent hommage à monsieur Thompson, à son bon jugement, à sa pondération, à son objectivité et à son ouverture.
Quant à l’aspect poche du livre, je dirai que Mme Bazzo devrait d’abord regarder dans sa propre cour avant de dire n’importe quoi. En fait de mauvais goût vestimentaire et de décors affreux dignes de l’époque glorieuse de la télé communautaire, ses émissions mériteraient certainement les qualificatifs qu’elle administre à autrui.
Claude G. Thompson
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

