Mettons les choses au clair. Qui au Québec veut un pays et qui ne veut pas ?

Tribune libre de Vigile
lundi 18 juillet 2011
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Je crois que Monsieur Fournier a tort de maintenant considérer Vigile comme un adversaire. Nous voulons tous ce qui est de mieux pour le Québec et l’accession à son indépendance. Me Cloutier a été un des premiers à réaliser la mièvrerie du P.Q. Aujourd’hui nous sommes plusieurs à le réaliser. Même Monsieur Pomerleau, à la logique implacable, a écrit ceci : "Que le seul parti qui peut le faire dans la vraie vie, c’est le Parti Québécois. Mais seulement s’il subit une transformation extrême." En particulier les deux derniers mots.

Il est temps que l’on fasse quelque chose. Il est temps que la machine travaille à l’élection d’une majorité de députés voulant faire du Québec un pays et de mener une campagne dénonçant les collaborateurs "canadians" à JJJ Charest du PLQ, François Legault de la CAQ et de Gérard Deltel de l’ADQ. Ah, j’oubliais, ce n’est pas politiquement correct. Ah non là ! Il faut être politiquement incorrect. Un pays ne s’obtient pas en pleurant sur notre sort ou en envoyant des fleurs.

Pétition monstre, manifestation monstre, défilé monstre, parti monstre, coalition monstre ou peu importe, mais faisons quelque chose. Peut-être que l’on cessera de s’enfarger dans les poils du tapis lorsqu’on se regroupera sous l’idée de faire du Québec un pays. Peut-être faut-il oublier tout le vocabulaire : souveraineté, indépendance, autonomie, parti çi, parti ça. Je crois que l’on doit mettre les choses au clair dans les têtes des gens. Qui veut faire du Québec un pays et qui ne veut pas. Si le P.Q, Q.S., P.I. et P.V.Q. veulent faire du Québec, ils doivent faire une déclaration commune. Si les autres : PLQ, ADQ, CAQ ne veulent pas signer cette déclaration, on les dénonce et les considère comme des pro-canadians et des adversaires au Québec. Ensuite, on dit pourquoi ceux qui ont fait la déclaration commune veulent un pays : http://coalitionsouverainiste.com/1001raisons.aspx

Les partis souverainistes s’arrangent entre eux pour obtenir une majorité de députés voulant faire du Québec un pays et le tour est joué. Il faut mettre les cartes sur table. Il faut éclairer la population. Nous semons la confusion chez les Québécois. Je crois qu’ils ne saisissent pas l’enjeu le plus important : la nécessaire accession du Québec au statut de pays. L’assimilation et la dépossession de nos richesses sont imminentes. On continue de discuter ou on agit. On disparaît ou on vit.

Daniel Roy, C.A.

Commentaires

  • Serge Charbonneau, 18 juillet 2011 22h12

    Qui au Québec veut un pays et qui ne veut pas ?
    C’est une bonne question.
    Je crois qu’ici, peu de personnes se la posent.
    Je crois que l’on considère cette question comme n’étant que peu pertinente.

    La question qui revient toujours et tout le temps, c’est : quel parti fera l’Indépendance ?
    Et il semble que pour plusieurs, l’Indépendance ne peut se faire que par un parti et un parti qui accède au pouvoir.

    Nous en avons déjà eu un parti dont l’objectif premier était l’indépendance et qui a été au pouvoir de longues années sans parvenir à faire cette sacrée Indépendance que nous souhaitons tous (en tout cas, ici, sur Vigile).

    Vous dites :
    « Il est temps que la machine travaille à l’élection d’une majorité de députés voulant faire du Québec un pays »
    C’est bien, mais nous avons déjà eu cette position et ce ne fut pas un succès.

    Je crois que la lutte pour l’élection et la lutte pour convaincre nos concitoyens de la nécessité de devenir les Maîtres chez nous sont deux luttes distinctes.

    Bien sûr qu’il est souhaitable d’avoir un parti au pouvoir ayant les intérêts du Québec à coeur, mais concernant l’Indépendance, cela ne suffit pas. Ce qu’il faut c’est un éveil massif de nos concitoyens, peu importe les partis.

    Donc, je crois que les deux luttes doivent se faire mais sont totalement distinctes l’un de l’autre malgré qu’elles aient les mêmes "soldats".

    Cela peut vous sembler paradoxal, mais c’est ma conception de la situation.
    Si on veut parler d’élections, parlons d’élections, mais si on veut parler du Pays, parlons vraiment du Pays et non d’une élection.

    Je crois que le Pays peut se faire reconnaître si nous convainquons une majorité écrasante de nos concitoyens.

    Je crois constater des querelles (parfois le terme est faible) entre nous. À nous voir et à voir certains renier Vigile, j’ai envie de dire : avons-nous vraiment besoin des fédéralistes pour détruire notre projet de Pays ?
    Pour terminer j’aimerais dire que je partage totalement l’avis de Monsieur Roy et surtout lorsqu’il dit :

    « Pétition monstre, manifestation monstre, défilé monstre, parti monstre, coalition monstre ou peu importe, mais faisons quelque chose. Peut-être que l’on cessera de s’enfarger dans les poils du tapis lorsqu’on se regroupera sous l’idée de faire du Québec un pays. »

    « Les partis souverainistes s’arrangent entre eux pour obtenir une majorité de députés voulant faire du Québec un pays et le tour est joué. Il faut mettre les cartes sur table. Il faut éclairer la population. Nous semons la confusion chez les Québécois. Je crois qu’ils ne saisissent pas l’enjeu le plus important : la nécessaire accession du Québec au statut de pays. L’assimilation et la dépossession de nos richesses sont imminentes. »

    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec

  • 18 juillet 2011 15h53

    L’État est présent lorsque tout le monde dit NOUS,
    sans distinction de classe. Celà est arrivé une fois
    au cours de l’Histoire, lorsque les Portugais, dominés
    par les Maures, se sont unis en un seul NOUS et les
    ont chassés sans difficulté. Le Portugal est devenu
    indépendant et ce fut pour lui le début de la
    première puissance coloniale du monde. C’était en 1262.

    Dominée par les Seigneurs de Madrid, l’Espagne n’est
    à son tour devenue indépendante des Maures qu’en 1492,
    année de la découverte "officielle" de l’Amérique.

    Au Québec comme au Portugal, le "peuple" et ses
    "élites" et "classes dirigeantes" doivent ne faire
    qu’un seul NOUS. Autrement,nous allons rester
    inféodés en attendant une émancipation qui viendra
    d’ailleurs.

    C’est le NOUS qui fait la différence entre une province
    d’Empire inféodée ou un ÉTAT.

    NOUS AVONS LE CHOIX.

    JRMS

  • 18 juillet 2011 12h40

    [1] En tout respect que j’ai pour M. Sauvé, il ne voit les choses que sous l’angle de l’État.

    [2] Moi j’affirme, je dit, je clame haut et fort que la souveraineté de l’État n’est rien sans souveraineté effective du peuple et il n’y pas de souveraineté effective du peuple sans souveraineté monétaire et sans institutions politiques citoyennes.

    [3] Le temps est révolu où on signait des chèques en blanc. C’est terminé. La confiance n’est pas au rendez-vous et, en plus, il n’y a pas d’histoire d’amour entre Pauline Marois et le peuple québécois.

    [4] Qualifier cette dame de chef d’État relève, avec respect, de la pensée magique.

    Pierre Cloutier

  • 18 juillet 2011 11h42

    Le pays est déjà la monsieur Roy. La phase à laquelle
    nous sommes arrivés, c’est la souveraineté, ce qui
    veut dire que de province, nous devenons un État.
    L’indépendance, ou aptitude et capacité de choisir
    ses dépendances et la source de leur satisfaction.
    vient ensuite.

    Rappelez-vous Confucius : "A moins de s’entendre sur
    le sens, la signification, la portée et la dynamique
    des termes employés, il est impossible de régler
    les affaires de l’État."

    Voilà ou nous en sommes
    maintenant. Je me désole de voir tant de mots,
    tant d’opinions opiniâtres et tant de discours
    qui ne sont que des execices futiles en confusion
    des genres.

    Nous n’avons ni chef, ni doctrine ni discipline.Nous avons une chef d’État mais tout le monde ou presque la
    rejette parce qu’elle ne vient pas faire de la magie, de la prestidigitation ou du fakirisme. Comme des enfants, nous
    voulons tout tout de suite.

    Je m’y connais en matière d’État et je vous assure que
    celle qu’on rejette sait oàu elle va. Elle refuse le rôle
    de magicienne avec les mots magiques qu’on lui demande.

    Donc, nous restons et resterons une province d’Empire
    inféodée à un État post-impérial, centralisateur et
    unitaire,à moins que les autres provinces se décident
    et aillent plus loin que nous, ce qui est possible
    dans les conditions politiques actuelles.

    Salutations

    JRMS

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