La dernière fois que je l’ai vu (la première en fait), c’est lors d’une audience de la Commission Gomery. Il est arrivé dans la salle en coup de vent. Je l’ai salué, il m’a répondu en grognant un timide : Salut.
Je l’ai trouvé bien « bête » et quasiment impoli. Par la suite, en y réfléchissant, je me suis aperçu que c’était un homme souffrant d’une certaine timidité qui m’a répondu. Hé oui, cela se peut... Un être aux antipodes de l’image publique qu’il présentait.
Quel bon homme c’était !
Quel patriote !
Un caractère de chien couplé à un mystique. Un rêveur à haute voix.
Hélas, on en fait de moins en moins de ces personnages qui savent à la fois provoquer la mêlée tout en se plaçant au centre de cette même mêlée. Ces personnages qui vous expédient une réplique cynique et découpée au "quatre par quatre", en deux ou trois mots bien placés.
Ça me fait suer de savoir qu’il n’a pu voir se réaliser le rêve de sa vie, le même rêve que celui de sa génération, prétend-on chez les bien-pensants.
Crisse !
À quoi ça sert de dépenser ses énergies à combattre la Loi de l’entropie ? La Loi du moindre effort. La Loi qui justifie la paresse, tant intellectuelle que tout le reste…
Pauvre Falardeau qui a dû ravaler le fait qu’un peuple qui se refuse par deux fois de se libérer ne mérite pas de survivre.
Quant à moi, j’en suis arrivé à la même conclusion : Un peuple qui préfère se faire enc… pour ne pas avoir à se confronter à « sa » réalité ne mérite que de mourir.
Merci Falardeau !
Merci pour tes coups de gueule. Merci pour ton langage à mille lieues du langage ampoulé !
Merci d’avoir accepté les rebuffades et de ne jamais avoir refusé les multiples combats à garde ouverte !
Salut Falardeau !
Repose-toi maintenant.
À ma manière, selon mes capacités, je reprends le combat !
À la prochaine, Falardeau !
Lorsque le temps sera venu, j’irai te rejoindre, là où tu es, et je te donnerai des nouvelles de ce peuple ingrat, de ce peuple timoré qui a peur de perdre la face et surtout peur de perdre ce qui ne lui appartient pas encore : un pays !
Merci Falardeau !
Je me souviens…
Serge Longval, Longueuil
