Un beau dimanche à s’user les semelles sur l’asphalte pendant des kilomètres en réclamant une autre fois le pays, en compagnie d’une belle jeunesse enthousiaste, c’est encourageant. Et dans un pays normal, ça provoquerait l’effet boule de neige le soir à la télé, de voir déambuler ce fleuve de fleurdelysés et banderoles : L’indépendance est en marche ! Mais voilà, nous sommes en pays conquis. Les médias sont conscrits. La télé canadian de fin de soirée n’en a pas soufflé mot ! Sujet tabou ! Plus le colonisé se manifeste, plus le colonisateur fait mine de l’ignorer : pour ne pas donner d’idées aux autres. Pas même d’apparence de « fair play ». Gommer toute mention d’activité de résistance.
DANGER !
Le chien blessé fait le mort, mais attention à sa gueule.
-La manœuvre Art-Peur pour émasculer les artistes a été sanctionnée au Québec par un vote en bloc pour le Bloc. -Le plan pour banaliser les conséquences encore néfastes de la conquête sanglante de la Nouvelle-France a été retourné comme un gant par un groupe de Résistants malgré la timidité de notre Assemblée nationale collabo. -Les efforts répétés d’appauvrissement de notre Nation pour la soumettre sont désormais défiés par la population et un nombre grandissant de journalistes. -Les agents de dénationalisation choisis par Ottawa pour nous passer en douce la muselière sont ouvertement démasqués : La famille Demarais qu’on a agacée le 11 mai par un tintamarre dans son antre du Commerce international ; ses valets nourris à Sagard, le perroquet de Québec et celui de Paris, l’exilé à Power Corporation et son successeur à la Caisse, le mercenaire d’Ottawa ! -Les élus-fédé-bleus que plus personne ne croit quand ils prétendent que le chèque pour les infrastructures est dans la malle…
Tout cela est insupportable pour un conquérant !
Le chien va mordre !
La fête du Canada n’est pas passée : rappelons-nous l’argent des commandites. Rappelons-nous la disparition de nos couleurs à Québec l’été dernier. Le 13 septembre n’est pas passé : date anniversaire de la criminelle attaque de l’Empire britannique sur un territoire éloigné de son ennemi de la guerre de Sept-Ans.
« L’Histoire criminelle des Anglo-Saxons » (2008) par Normand Rousseau nous dresse un tableau des agressions commises sur les peuples du monde entier par l’Empire britannique, qui l’a enseigné à ses descendants aux Etats-Unis et au Canada. Cet éclairant volume nous rappelle comment le conquérant le plus arrogant du monde n’a jamais accepté qu’on lui résiste. En Afrique du Sud, en Inde, en Chine comme au Moyen-Orient, il a toujours trompé les colonisés en utilisant leurs petits caporaux (Indirect Rule) pour leur transmettre ses consignes de soumission. Il les prive de revenus et d’éducation pour pouvoir leur reprocher ensuite leur sous-développement, les mépriser puis, en cas de résistance, les exterminer (autochtones particulièrement). Les Anglo-Saxons veulent imposer au monde entier leur langue et leurs mœurs. Ils ne s’en cachent pas. Même minoritaires, ils y sont parvenus presque toujours impunément ! Et par la force militaire.
Dans cette entreprise, au Québec, le chien est rendu très loin. -Loi de la clarté à Ottawa pour rendre inefficace l’outil du référendum. -Division des couches de la société par la mauvaise réputation inculquée aux jeunes et immigrants pour notre langue et nos rares succès économiques. -Réduction des chances d’appui de l’opinion internationale à notre cause par la perversion du Prés français, et surtout -émasculation du principal parti national à avoir promu la cause du Québec.
En effet, le chien guette le Parti Québécois. S’il se présente avec un programme farouchement indépendantiste, il déchaîne tout l’appareil anglo-canadien pour un nouveau Love-In en pire. Et si toutefois le peuple refuse de continuer de marcher à genoux et le porte au pouvoir sous la promesse péquiste d’une déclaration unilatérale d’indépendance dès l’élection majoritaire…
…si cette majorité n’est pas assez écrasante pour être acclamée unanimement par l’opinion internationale… le chien n’a même pas besoin de déplacer ses blindés, ils sont déjà entreposés en face du Parlement de Québec !
