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Madame Marois a décidé de ne rien décider, seulement faire ce qui est permis par les lois et constitutions imposées au Québec par le truchement du pouvoir unitaire, centralisateur et arbitraire d’Ottawa.
Aucune initiative hardie pour faire reconnaître l’État du Québec alors que la nation est déjà reconnue et que l’État existe depuis la Loi 99 que personne n’a contestée. Il ne reste qu’à se prendre en charge et nous gouverner NOUS-MÊMES. Tout un honneur.
Et pourtant, en Californie, le gouverneur Arnold Schwarzenegger n’a pas hésité à reconnaître et faire reconnaître son état comme un État avec la majuscule, quitte ensuite à inviter Washington à transférer des pouvoirs en conséquence, ce qu’autorise la constitution américaine. Personne n’a arrêté le gouverneur de la Californie pour l’envoyer dans la chambre à gaz.
Au Canada, la Constitution est rigide et solidement piégée vers le Centre et nulle part ailleurs, conformément à la volonté expresse des Orangemen et United Empire Loyalists, qui ont artificiellement créé Ottawa pour en faire la capitale d’un État impérial, toujours lié à la Grande Bretagne malgré les Statuts Refondus de Westminster de 1931 et le Canada Act de 1982.
Il faut savoir qu’au Canada, un statut reconnu sur papier ne l’est pas nécessairement dans les faits. Exemple : La loi sur les langues officielles, promulguée en 1969. Deux ans plus tard, un officier de l’armée qui aurait osé rédiger une seule lettre en français s’attirait un blâme. On voit maintenant pire dans les bases militaires d’un océan à l’autre, et osez parler français si vous voulez le savoir. Il a fallu que des individus qui n’ont pas froid aux yeux s’imposent et encore, on attend patiemment qu’ils partent pour recommencer à imposer l’anglais, seulement l’anglais et pas autre chose que l’anglais.
Ce qui existe existe. Ce qui n’existe pas n’existe pas. Et pour exister, il faut agir, non pas s’agiter mais agir, ce qui suppose une finalité qu’on appelle Acte. Cet Acte est déjà un fait accompli au Québec, après 400 ans d’investissements dans un territoire dont NOUS avons fait notre foyer national et l’assise de notre État, un État naturel et optimal. Ne connaissant ni la géopolitique, la science des statuts de faits ou statuts de facto) ni l’histoire telle qu’elle s’est passée pour nous conduire vers des statuts de fait à reconnaître de plein droit, les Québécois ne font aucune objection, ou presque, au fait que leur statut de nation et d’État est ignoré. Ce n’est pas madame Marois qui prendra le risque de le leur rappeler.
Dans le Canada des Orangistes et United Empire Loyalists, les Constitutions écrites ne sont que des mesures d’apaisement. Ce qui se fait est autre chose et fondé sur l’intérêt et les rapports de forces. Et tant mieux lorsqu’une population en ignore les principes, surtout au Québec, où tout le monde doit être aimable et gentil comme notre chère Pauline Marois, alors que nos propres pouvoirs d’État sont en jeu. Soyez sûrs et certains que notre charmante dame ne se mouillera pas les pieds. Quelques décisions périphériques sans risque et tout ira bien. Ce que Gesca et ti-Paul Desmarais vont être contents. Une population tranquille et servilement soumise,quoi de mieux pour les affaires ???
L’unité canadienne, faisant suite à l’Empire Unity, ne signifie qu’une chose : l’inféodation inconditionnelle et la soumission servile au pouvoir centralisateur et unitaire d’Ottawa, brandon politique de l’oligarchie de Bay Street à Toronto. Le Canada est gouverné à partir de la First Canadian Place au coin de Bay Street et King Street à Toronto et de nulle part ailleurs. S’y opposer est déjà de la subversion. Il n’y a pas tellement longtemps, une simple remise en question de ce pouvoir impérial et unitaire se payait de prison.
Et maintenant, que ferons-nous ? Réponse : Nous allons tranquillement attendre que la Nouvelle Écosse, le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie Britannique et l’Ontario (of all things) avec Terre Neuve sans doute, mettent le gouvernement fédéral à la porte pour inutilité chronique. Personne n’a besoin d’Ottawa depuis longtemps maintenant. Les provinces ne sont plus des espaces servilement inféodés mais ont atteint depuis longtemps la stature de véritables États. Lorsqu’elles auront pris la décision attendue dans le Québec de se défaire de l’État central, les Québécois vont suivre avec la bonne conscience de gens qui ne décident rien et qui tournent en rond jusqu’à ce que tout se fasse pour eux.
À moins que d’autres Québécois se décident, se lèvent et agissent alors qu’il y a tout à gagner et rien à perdre à prendre les devants. Un nouveau parti politique a été fondé à cette fin.
JRMS
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Monsieur JRMS,
Ah, ouais ?… Et c’est Éric qui va faire ça ?… J’espère que vous ne serez pas loin derrière lui ! Et alors ? Quand l’élection imminente l’aura laissé avec 5% du vote ?…
Comment empêcherez-vous Charest de continuer son œuvre galopante de pillage des ressources naturelles et d’assimilation de la langue par le moyen de l’immigration massive, tactique canadian classique ? Vous le savez mieux que nous tous, l’Empire s’affaire à notre élimination depuis 1760 ! Et il y est presque ! URGENCE !
Avons-nous le temps de recommencer à zéro au moment où notre minorisation défénitive se concrétise ?
Votre formation tactique ne vous dicte-t-elle pas d’appuyer d’abord le parti qui peut dès cette année prendre les commandes pour ensuite canaliser les forces indépendantistes afin d’orienter les décisions propres à la réalisation de notre libération ?
‘Savez, des jeunes, prêts à foncer pour tasser les Galganov, Nutik et Tyler, qui nous voient comme de la crotte, il y en a au Québec ! Je les ai vus en action chez Ruby Foo’s dimanche dernier. Ils ne sont pas tous rentrés dans le rang de l’oubli pour l’harmonie (ceux-ci verront bien que leur moindre accent les limitera au rang de subalternes). L’avenir existe encore, mais à très court terme !
Monsieur / madame nation :
Il me semble détecter une contradiction dans votre texte. D’une part, vous invitez monsieur Sauvé à rejoindre le groupe qui ne fait plus rien pour la CAUSE, et ça c’est prouvé. D’autre part, vous attirez son attention - et la nôtre - sur les manifestants de dimanche dernier. Or, il suffit de suivre avec un tant soit peu d’assiduité les sites indépendantistes, pour savoir que les gens qui manifestaient sont très, très proches, sinon membres, du PI. Et ce parti, modeste pour l’instant, et bien imparfait, est le seul qui propose une vision du pays tout proche, et une méthode pour y arriver, et vite !
Je dois avouer que j’ai bien tenter de me rendre à la manif du JPQ, mais faire un 2500 km un dimanche matin, je suis tombé dans le traffic dominical à Washington DC. Alors, j’ai attendu que ça se passe en allant à Yorktown. Il y a un monument avec des centaines de noms bien français. Ce sont les sujets de sa majesté Louis XVI, qui sont morts pour libérer les États-Unis de la tyrannie britannique. Ils sont morts pendant que les loyalistes (LOSERS) fuyaient vers le Nord, vers l’Ontario entre autre. Ce sont les descendants de ces LOSERS qui prétendent mener le bal au Québec. Ces Français, dis-je, ont combattu sous les ordres de La Fayette et Rochembeau ; mes ancêtres maternels en étaient. Leur exemple donne matière à réflexion.
Boca Raton-Washington un dimanche matin !? Foutaise ! Direz-vous. Meuh non : comme tant de gens ici, je me prends pour un type qui porte un costume bleu, collant, avec un gros S et une collerette rouge. Le traffic dominical ? Les avions, pardi.
Claude Jodoin Ing., Boca Raton, É.-U.
Nation/dénationalisation a dit : « Avons-nous le temps de recommencer à zéro au moment où notre minorisation défénitive se concrétise ? »
C’est parce que notre minorisation définitive se concrétise qu’il faut cesser de tourner en rond avec le PQ. Le PQ a la chance de prendre « le pouvoir d’une province » et de faire de la tactique pour le garder le plus longtemps possible sans se mouiller. C’est tout.
Ça commence à être ridicule un peu. Alors si le P.I. ne prend pas le pouvoir, il a au moins le mérite de chauffer un peu les fesses du PQ afin que celui-ci s’oriente pleine direction vers la gouvernance nationale, ou qu’il mette à jour ses réelles intentions.

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