[1] Le gouvernement Charest n’a pas le choix : devant l’ampleur du déficit appréhendé de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, il doit comprendre et réaliser que seule une commission d’enquête publique pourra faire toute la lumière sur ce désastre et faire les recommandations qui s’imposent, le tout en dehors des rivalités partisanes de l’Assemblée Nationale.
[2] Cette commission d’enquête publique devrait être composée de trois (3) membres, comme le fut la commission Cliche sur le saccage de la Baie James : un président, un commissaire "initié" et expert des marchés financiers et un commissaire "non initié" représentant les citoyens du Québec.
[3] La meilleure personne pour occuper le poste de président de cette commission d’enquête, la plus compétente, la plus respectueuse du droit et de l’éthique est sans contredit M. Claude Béland. Avocat, président du Mouvement Desjardins pendant 13 ans, il a été aussi Président du Fonds d’assurance du Barreau du Québec, vice-président de la Régie des rentes du Québec, président du comité directeur des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques et est actuellement à la tête du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC).
[4] M. Stephen Jarislowsky, président de la firme Jarislowksy-Fraser, une entreprise qui gère des actifs de 42milliards$, spécialisée dans la ceuillette et la vente de données financières aux investisseurs, est reconnu non seulement par sa connaissance des marchés financiers, mais également pour ses qualités humaines et son sens de l’éthique. Il pourrait commissaire, représenter les investisseurs et initiés des marchés financiers.
[5] Quant au troisième commissaire, un simple citoyen, il devrait normalement être reconnu d’abord et avant tout par son engagement social et son dévouement envers la communauté,
Pierre Cloutier ll.m
avocat

