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« Une société conquérante s’est implantée à côté d’une autre, conquise, qu’elle a cherché, par tous les moyens, à détruire, en l’assimilant ; puis, devant son échec, elle a cherché à la subordonner à ses intérêts. Une subordination à laquelle elle a donné le visage du fédéralisme, ne pouvant ouvertement lui prêter celui de l’État unitaire, mais y rêvant toujours. »   Bernard Frappier Vigile.net
             
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Lundi dernier, nous avons perdu une bataille mais pas la guerre
Rémi Tremblay
Tribune libre de Vigile
vendredi 6 avril 2007      265 visites


Lundi dernier, nous avons perdu une bataille mais pas la guerre. Nous n’avons été ni terrassés, ni rayés de la carte. Nous avons plutôt été sérieusement sonnés. Et alors ? Je ne suis pas le plus optimiste des hommes, pourtant, mon espoir de vivre un jour dans un Québec libre est aujourd’hui plus féroce que jamais.

Durant la campagne électorale, j’ai pu constater dans mon entourage une désaffection certaine envers le Parti Québécois mais pas envers l’idée d’indépendance. Pourquoi ? Parce que le Parti Québécois a évacué toute notion d’identité, de culture et de langue pendant la campagne électorale. Pourtant, la création du Mouvement Montréal Français, le nombre de plaintes qui augmente d’année en année à l’Office québécois de la langue française et, surtout, la question des accommodements raisonnables sont des signes, des symptômes que nous avons négligés de reconnaître. De plus, ils ont été défendu avec tant de mollesse par le chef du PQ (désolé M. Boisclair, malgré la bonne campagne, la crisette à propos du vote voilé arrivait trop tard) que c’est vers l’ADQ et Mario Dumont que se sont tournés les Québécois. Malgré la faiblesse de son équipe et de son programme, il a su respirer l’air du temps et se poser en défenseur de ce que nous sommes profondément. Ce même Dumont qui, dans son allocution à la suite des résultats, a affirmé sans équivoque que sa loyauté première allait au Québec. Je ne suis pas adéquiste mais peut-être sont-ce sur les bases de ce nationalisme que nous devons continuer le combat. Le traumatisme de 1995 est, je crois, encore palpable.

En effet, on ne fait pas un pays en insistant sur la façon d’accéder à l’indépendance. On ne fait pas un pays en se lamentant sur les chicanes et le déséquilibre fiscal. Ce sont des arguments importants mais secondaires. On fait un pays en touchant la fibre patriotique des citoyens qui y vivent, en se rappelant le travail accompli par les ancêtres qui l’ont bâti et le chemin parcouru par les hommes et femmes politiques qui l’ont gouverné. La fierté doit reprendre la place qu’elle mérite.

Nous sommes Québécois. Nous sommes un peuple de langue française et formons toujours la majorité sur ce territoire qui nous appartient. Le temps des divisions finira. Soyons actifs mais patients. Tôt ou tard, nous prendrons nos responsabilités. Tôt ou tard, nous ouvrirons les portes de la liberté. D’ici là, que l’espoir nous soude.

Rémi Tremblay

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) —




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