Les réactions des adversaires de la souveraineté du Québec au Plan Marois sont vives et intolérantes. Il ne faudrait pas parler de souveraineté. Ils bluffent depuis une prétendue unité, sinon une supposée unanimité populaire qui exigerait !!! de ne pas en parler, de ne pas en discuter. Ce serait diviser la population supposément unie derrière eux. Moins on en parle, moins il y a de gens intéressés et moins il y a de gens intéressés moins on en parle. C’est leur stratégie, imposer un consensus artificiel en exigeant de ne pas parler de souveraineté. C’est le sens des réactions quasi hystériques pour empêcher le débat.
Le sondage publié par La Presse mardi 9 juin, curieusement, a été réalisé le 4-5 juin par Angus Reid juste avant la divulgation du Plan pour la souveraineté par Madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois. Il y a beaucoup de questions confuses dans ce sondage où le flou domine et donc les réponses correspondantes. Les résultats ne peuvent surprendre alors qu’on ne fait que réamorcer le débat sur la souveraineté. En plus, ils allèguent le contexte où l’économie (ou l’intérêt des Desmarais et Cie de ce monde ?) doit avoir priorité alors que précisément l’État national du Québec avec tous les leviers politiques est l’instrument de notre développement social, économique en respect avec l’environnement.
La proposition du SPQLibre d’un référendum d’initiative populaire pour compléter le Plan Marois suggère d’exercer un leadership qui s’appuie aussi très fortement sur la mobilisation populaire qui ferait sienne le projet de pays indépendant, le sortant de la partisanerie, permettant la constitution d’une vaste coalition populaire socio-politique solidaire en faveur de la souveraineté.
Donc, d’abord et avant tout, parler de souveraineté avec la population, sur son pourquoi , c’est l’essentiel d’une bonne stratégie efficace, effective et efficiente. Les détails tactiques auront l’occasion d’être précisés au cours de cette démarche, la discussion implique l’ensemble de la population et non les seules personnes militantes déjà favorables à la souveraineté et discutant de la meilleure tactique. Il faut continuer dans cette voie en l’associant à toutes les dimensions d’un projet global de société, à commencer par la démocratie participative populaire sans laquelle un rêve commun de libération ne peut se réaliser.
André Rousseau
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