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Lettre ouverte à Marco Micone
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
mardi 25 mars 2008      379 visites      4 messages


Maïtre, je vous demande pardon et vous présente mes excuses.

Il existe dans un livre de Lise Gauvin dont le titre est Langagement, l’Ecrivain et la langue au Québec (Boréal, 2000) un chapitre qui s’intitule “De Speak White à Speak What”.

Cherchons là des réponses à nos questions.

Selon Lise Gauvin, le titre Speak What est “l’ordre donné en anglais à la communauté francophone québécoise par la communauté immigrante”.

Selon elle, le “what” du titre pourrait aussi poser la question suivante : “Quelle langue parler ?”

Troisième sens possible dit-elle “Dans Speak what, je lis “parlez de quelque chose”, mais aussi “d’autres choses” que de la seule question de langue.

Quatrième sens : “Dans Speak what, je lis enfin “Parlez” et “Parlez-nous”.

Voyez toute la richesse d’ambiguité du titre, ce faux calque de Speak White. Imaginez un immigrant qui s’adresse à nous en anglais et comprenez quel réconfort il nous donne en nous disant Speak What... Nous vous applaudissons Marco Micone de ce brillant exercice de pastiche ou de parodie mais que moi je trouve incohérent mais qui suis-je puisque je n’appartiens pas à l’institution littéraire malgré mon anachronique doctorat en lettres de l’Université Laval-Montréal. Votre titre aura donné l’occasion à Lise Gauvin de montrer tout son talent de critique littéraire en énonçant les quatre sens possibles du titre.

Selon Lise Gauvin. “Micone répète à qui veut l’entendre que son intention était de choisir un texte fétiche de façon à amorcer une réflexion politique sur le rôle des immigrants et de proposer de ce fait un point de vue critique sur la société québécoise actuelle.” C’était en 1989. “Marco Micone dit avoir écrit Speak What au moment de l’adoption de la loi 178, en 1988. “J’étais choqué par la loi, me confie-t-il, et j’ai fait ce texte mi-politique mi-littéraire.” Texte que j’ai perçu, écrit-elle, comme un hommage à la littérature québécoise et comme une manière d’attester l’existence de modèles. Le meilleur tribut que l’on puisse rendre à un texte n’est-il pas de s’en inspirer, et cela même et surtout si le nouveau texte produit prend la forme du pastiche ou de la parodie ? L’oeuvre première ne peut que sortir grandie de l’aventure puisqu’assez forte pour générer sa propre dérivation.” Telle est l’opinion de Lise Gauvin dont tout le monde louera l’ouverture d’esprit et la science littéraire mais que je ne suis pas obligé (j’espère) de partager.

Voilà la perception qui s’est imposée dans l’institution littéraire et dans les histoires de la littérature québécoise dans le chapitre sur “l’écriture migrante”. Comme ce poème est devenu une vache sacrée et son interprétation un dogme, il ne nous reste plus qu’à faire acte d’humilité et à présenter nos excuses à l’auteur, comme certains nous l’ont suggéré, et aussi à méditer sur “l’intégrisme littéraire” et “le nationalisme ethnique”, NOUS, les anachroniques. Quand je vois les ravages de cette idéologie qui nous empoisonne, je me dis heureux d’avoir lu le livre de Mathieu Bock-Côté, “La dénationalisation tranquille” qui en est la dénonciation magistrale et définitive et son efficace antidote.

Marco Micone, vous vouliez une “réflexion politique sur le rôle des immigrants”. Et bien vous l’avez. Mon erreur aura été de croire que votre texte était vivant et non momifié et que j’avais le droit de le lire comme un grand et d’essayer de le comprendre sans être impressionné par le pull ourlé que vous portiez pendant votre entrevue avec Rima Elkouri où vous apparaissez sans l’ombre d’un doute comme le plus sympathique des Italiens que je connaisse et à qui je ne voudrais surtout pas faire de peine, comme un anachronique malotru nationaliste borné que je suis, frustré par trop d’analyses sociologiques du vote des immigrants aux référendums et aux élections et fermé à l’autre qui m’ouvre ses bras en me disant affectueusement “Speak What”.

Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 25 mars 2008

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —



Vos commentaires:
  • Lettre ouverte à Marco Micone
    25 mars 2008, par Sylvain Deschênes
    J’apprécie vos efforts, monsieur Barberis, pour rester poli et souligner chacune des incohérences du pastiche de Micone. En fait, ces "incohérences" sont autant d’indices que le travail de Micone ne se situe nullement sur le plan littéraire, mais sur celui de la manipulation politique par la perversion de nos créations les plus fortes.
  • Lettre ouverte à Marco Micone
    26 mars 2008

    Bravo à M. Barberis-Gervais !

    JP Dubé


  • Lettre ouverte à Marco Micone
    27 mars 2008, par Gaston Boivin

    Monsieur Micone, dans sa réplique, maintient le suspens. Qui êtes-vous vraiment, monsieur Micone ? Sans doute me répondrez-vous, je suis ce que j’ai toujours été. Que dites-vous vraiment, monsieur Micone ? Sans doute, encore, me répondrez-vous, je dis ce que j’ai toujours dit. Et ce poème, quel en est vraiment l’esprit, la pensée ? Et vous nous répondez ,d’une certaine façon, mais pardieu, misérables abrutis de l’ethnocentrisme, tout n’est que reprise et élaboration sur une pensée antérieure. Et votre pensée postérieure, est-elle la continuité de cette pensée antérieure si "clairement" exprimée dans votre poème ? Et votre pensée antérieure et son élaboration sont-elles si clairement exprimées que dans votre poème ?!

    Raison de plus, pour tout cela, de chercher à vous comprendre et à comprendre le véritable sens de votre poème. J’ai donc fouillé sur internet et j’ai trouvé quelques éléments du puzzle :

    Ainsi, dans un texte paru le 4 décembre 1995, intitulé "Pour en finir avec les jérémiades des Allophones", dites-vous :

    "....Le discours alarmiste au sujet du français découle de la double incompréhension de la fonction des langues chez les multilingues et du processus socio-culturel des immigrants dans une société d’accueil atypique comme le Québec,..."

    "....Dans un contexte cosmopolite, l’identité individuelle et collective peut difficilement être traduit par une seule langue...." (Société cosmopolite comme celle qu’est devenue Montréal)

    "....Bien que d’autres raisons expliquent cette allégeance indéfectible, celle du multiculturalisme l’emporte sur les autres, car elle est au coeur de l’identité des allophones en plus de nier l’existence du peuple québécois...." (Allégeance indéfectible, celle des allophones au fédéralisme canadien)

    Dans un article d’André Lachance, paru dans Recto-Versso, en 1998 ou 1999, sous le titre de Marco Micone. " L’immigration. Ni traduire, ni trhahir", vous dites :

    "....Michèle Lalonde a fomenté cette petite tempête médiatique car elle n’était pas d’accord avec le message politique de mon petit poème...."

    "....Son texte est un classique et elle n’accepte pas qu’on le réutilise. On fait semblant de me reprocher d’avoir plagié la forme mais ce qui fait vraiment problème, c’est le contenu. Dans Speak What, je dis simplement que, nous les allophones, nous subissons ce que, vous les francophones, vous avez subi de la part des anglophones du Canada. C’est ça, qu’elle n’a pas aimé...."

    Dans "Voleurs de jobs à voleurs de langue", paru dans le Devoir du 16 octobre 1999, vous dites :

    "....Notre défi à tous, comme nous le rappelle Lise Gauvin, est d’apprivoiser Babel(Lise Gauvin, L’écrivain francophone à la croisée des chemins). Alors seulement nous pourrons être Italiens à Rome, Brésiliens au Brésil et Égyptiens en Égypte, tout en restant québécois...." C’est vraiment et joliment bien dit et plein de bon sens. Mais j’aurais apprécié que vous poursuiviez votre analyse pour réaliser, que Babel ou non, les descendants québécois de la Nouvelle-France ne pourront se réclamer ailleurs d’aucune autre identité que de celle d’appartenir à la Nouvelle-France, car cet ailleurs pour eux est au Québec d’aujourd’hui, au Québec d’après Conquête anglaise. Réalisez-vous cela quand vous dites ailleurs que le Québec est une société d’accueil atypique ?!

    Dans un article paru dans le Devoir le 28 novembre 2007, intitulé "Nous les Québécois", vous dites :

    "....Nous les Québécois sommes très majoritairement et irrévocablement francophones...." Je voudrais bien partager votre optimisme et certitude, mais en tant que québécois francophone descendant de la Nouvelle-France, en cette matière s’il y a un chose que mon histoire m’a apprise, c’est bien de n’être sûr de rien et j’ai mémoire de ce qui est arrivé à mes frères d’Acadie, de la Lousianne, de la vallée de la rivière Ohio, de La Nouvelle-Angleterre, du Maine, du Vermont et du Massachusets, et de ce qui est arrivé et de ce qui continue d’arriver à nos frères et soeurs de ROC et je vois venir les signes avant-coureurs qui m’indiquent que nous nous apprêtons à vivre la même chose.

    "....L’affirmation du français doit se faire dans le respect des autres langues, car le citoyen d’une société multiethnique possède plus d’une langue identitaire. Le Québec n’étant ni monolithique ni assimilationniste, personne n’est tenu de changer de langue pour en faire partie. Le temps où on pouvait crier "change de langue et tu en feras partie" est révolu. Désormais un francophone, c’est aussi un immigrant qui ne change pas de langue mais qui se conforme à la loi 101 en faisant du français sa langue de communication publique...." (et qui peut donc à loisir adopter, s’il le désire, dans sa véritable vie identitaire, la langue de l’envahisseur pour contribuer à le grossir à notre détriment, nous la majorité francophone, et qui, consciemment ou non, prend ainsi parti contre nous. Quel bel esprit de solidatité ! Quelle délicatesse d’ainsi ignorer l’histoire de cette majorité qui lutte pour son existence , sa survie, sa langue et la reconnaissance du pays qu’on lui refuse depuis toujours. Et nous qui sommes habitués à toutes les injustices, à toutes les impolitesses, à tous les mépris, nous devrions faire comme d’habitude, savoir comme si nous n’existions pas, et, si jamais nous osons même poser une question ou faire une remarque pour vérifier si nous comprenons bien ce que nous croyons comprendre, nous devenons comme toujours des intégristes de la langue et de l’ethnie, exactement de la même façon que le ROC anglophone et sa minorité du Québec cherche à nous faire paraître depuis toujours, à chaque fois que l’on ose hausser le ton pour dire et défendre ce que l’on est ou demander des explications ou des justifications à un acte, une parole ou à une décision qui nous semble, à notre point de vue, inadéquat ou incompréhensible.

    Dans "Speak White, Speak What", un texte de Rema Elkouri, paru dans la presse du 3 fevrier 2008, suite à une rencontre avec monsieur Marco Micone, elle lui fait dire :

    "(....Ce qui exaspère surtout Marco Micone, c’est l’actuel discours alarmiste sur la langue qui replonge le Québec dans une culture de la survivance.") "Quand on a étudié la littérature québécoise, on sait à quel point cette culture était importante pour les francophones : On avait l’impression qu’on était en train de s’en sortir par la révolution tranquille, grâce à tous les effets positifs de la Loi 101. Eh bien non. Périodiquement, on nous replonge dans le discours de la survivance, qui est selon moi, très passéiste....." (Vous m’en direz tant !)

    "(....Ce discours donne l’impression que, quoi que fasse l’immigrant, quel que soit son comportement culturel et liguistique, il ne va jamais satisfaire la majorité francophone de souche.")"Il faut toujours en faire plus, malgré les progrès évidents du français." ("souligne monsieur Micone") N’est-ce pas le sort des francophones d’Amérique de toujours faire plus pour imposer leur langue dans cette mer anglophone ?)

    "....("Marco Micone se sent insulté par l’ethnocentrisme du discours sur le déclin du français, qui n’admet comme francophones que ceux dont le français est la langue maternelle.") "Je me suis battu pour le français. Je suis ici depuis 50 ans exactement. J’ai fait le choix de vivre en français à partir du moment où j’ai compris ce qui se passait ici. Et je n’ai pas le droit de me dire francophone ! On ne me reconnaît pas comme francophone...." (Où diable, monsieur Micone est-il allé chercher cette impression qu’il a à ce propos ? Est-ce à partir du contenu de l’affirmation suivante ?

    ("Il y a un grand malentendu sur ce que signifie l’intégration pour un immigré, observe-til.") "On peut être intégré tout en gardant sa langue maternelle comme langue d’usage à la maison." Statistique canada, afin de savoir à quel groupe linguistique se réclame un répondant lui demande toujours, nonobstant sa langue maternelle, quelle est sa langue d’usage à la maison, ce qui, normalement est une mesure qui traduit la réalité. Ainsi un francophone de langue maternelle qui, à la maison, a comme langue d’usage l’anglais, savoir conversations, correspondance, téléphones, radio, télévision etc., est considéré comme étant de groupe linguisique anglophone, ce qui nous permet d’affirmer que ceux, qui, dans le ROC, ont comme langue maternelle le français, sont en train de s’assimiler à un rythme effréné. Est-ce à cela auquel réfère monsieur Micone ? Si monsieur Micone parle Italien à la maison, mais y fait par ailleurs autrement un usage habituel du Français comme regarder la télévision, écouter la radio, dans sa correspondance etc, c’est à lui de préciser les nuances pour que Statistique Canada tienne compte exactement de son groupe linguistique réel. Et il a alors tort de ne pas se sentir accepté comme francophone et d’en faire le reproche à ceux qu’il appelle les francophones de souche et que j’identifie plutôt moi-même comme étant les francophones descendants de la Nouvelle-France. Si c’est plutôt parce qu’il a la perception de ne pas se sentir vraiment accepté par ce groupe de francophones, je lui demanderais alors de vérifier si cette attitude, dans la mesure où elle existerait vraiment, n’aurait pas son origine dans le fait, si tel était le cas, qu’il pourrait peut-être avoir tendance qu’à ne vivre comme un francophone, mais en ignorant l’histoire et le combat de la majorité francophone pour sa langue et la reconnaissance de son pays ou à faire comme si elle n’existait pas.

    ....("L’obsession linguistique occulte des problèmes bien plus pressants pour les immigrants, souligne-til, notamment celui du chômage.") "J’ai été sidéré d’apprendre que 18% des immigrés qui sont là depuis 5 ans, sont chômeurs. C’est tois fois plus que la moyenne."

    ....("Et pire, en ressassant le même vieux discours, on oublie que Montréal est déjà ailleurs.") "Le discours très étriqué sur la langue nous empêche de prendre conscience d’une réalité bien plus riche et bien plus actuelle qui est celle du caractère cosmopolite de Montréal." ("dit l’écrivain. Une réalité où le mot d’ordre de "Speak White" -"change ta langue et tu feras partie des miens."- devrait appartenir pour de loin au passé.") Pas si vite, madame, monsieur, ce n’est pas parce qu’il y a de plus en plus à Montréal de gens venus de tous les pays du monde et que leur influence la change irrémédiablement en lui apportant une nouvelle façon d’être, qui la rend encore plus attrayante, qu’elle doive se transformer pour cela en un nouveau pays, celui des Nations-Unies, auquel le Québec serait étranger ou exclu, un peu comme Israel s’est crée au détriment de la Palestine, un peu comme le Tibet est en train de s’envoler au profit de la Chine, et que sais-je encore ! Il ya une nuance que le "Vivre-Ensemble" ne saurait tout permettre. À ce propos, j’aurais aimé reproduire ici, au bénifice de chacun, deux articles qui m’apparaissent très révélateurs de cette nouvelle formule qui est celle du "vivre-ensemble", ce que je ne saurais me permettre de faire en raison de leur longueur, mais à lesquels j’incite fortement les lecteurs à se reférer, savoir :

    — 1) "Vivre-ensemble", de Christian Rioux, paru dans le Devoir du 7 décembre 2007,(qu’on peut retrouver dans les archives de Vigile).

    — 2) "À propos de vivre-ensemble", de Pierre Dubuc, directeur de l’Autre Journal, paru dans le Devoir du 13 décembre 2007, et qui se veut à la fois un commentaire au texte de monsieur Rioux en date du 7 décembre et à celui du texte de monsieur Micone également paru dans le devoir en date du 28 novembre 2007, et l’on peut retrouver ces deux autres textes dans les archives de Vigile.

    Dans ces deux textes, tant monsieur Rioux que monsieur Dubuc, répètent, à la fin de leur analyse : "Ce fameux vivre-ensemble ne se caractérise pas tant par ce qu’il veut dire que par ce qu’il semble refuser de nommer."

    Afin de rendre justice à monsieur Micone, j’invite fortement les lecteurs à consulter intégralement les textes cités, dont certains extraits rapportent quelques uns de ses propos, considérant que, hors l’ensemble de leur contenu, il puisse arriver que ceux-ci ne puissent permettre de révéler, dans toutes leurs nuances, la pensée de leur auteur, ceux-ci pouvant facilement être retracés en consultant les archives de Vigile.

    Voilà qui, à la rigueur, pourrait peut-être éclairer certains et les inciter à maintenir, ou le cas échéant, à changer leur opinion sur le poème de monsieur Micone.

    En terminant, sans avoir pu le vérifier, car ayant crainte en le faisant de perdre le contenu de mon texte, j’ai comme l’impression que la réponse sur Vigile, au texte de monsieur Dostie y ayant critiqué son poème, par monsieur Micone, plusieurs annnées après le fait, correspond avec la parution des données de Statistique Canada sur la langue, l’interprétation qu’en ont fait certains démographes, à l’inquiétude en résultant chez la population francophone en regard de la fragilité de sa langue et de sa mise en péril à Montréal et , par incidence, au Québec, à la position surprenante, dans les circonstances, de l’O.Q.F.L. qui a amplifié la probléatique au lieu de d’y faire face, tout cela ayant probablement à mon avis, motivé monsieur Micone, considérant l’horreur qu’il peut avoir à vivre toute période d’inquiétude relativement à la survie du français et à celle du peuple portant le flambeau de cette langue en Amérique, tel que le tout a pu être révélé dans ce texte, à prendre prétexte de l’ancienne critique de monsieur Dostie pour nous resservir à nouveau son "Speak What", dans un espèce d’espoir qu’il nous soit rédempteur.


  • Lettre ouverte à Marco Micone
    27 mars 2008

    La cible est le pseudo-universalisme du multiculturalisme canadian érigé en idéologie raciste (se défendant bien de l’être et malgré lui) CONTRE une culture québécoise vieille de 400 ans en métissage perpétuel.

    Dans le multiculturalisme canadian, toutes les cultures sont égales sauf la québécoise et les autochtones qui le sont parfois plus, parfois moins.

    Cessons de chiâler sur le dos de M. Micone et tendons notre oreille à ce qui se dit de méprisant sur notre "réserve québécoise" à partir d’en-haut.

    Le "maudit Français" c’est le Québécois.


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