Mme. Lise Payette,
Votre article en fin de semaine dernière ans Le Devoir sur Pauline Marois est pathétique. J’ai beaucoup de respect pour vous, pour ce que vous êtes, pour vos actions politiques passées, votre travail télévisuel ainsi que des articles de fond quelquefois très touchants depuis que vous écrivez dans Le Devoir. J’ai beaucoup de respect pour vous dis-je, mais beaucoup moins pour Pauline Marois. En tant que femme, je ne peux rien dire, je ne la connais pas contrairement à vous . En ce qui concerne la politicienne c’est autre chose. Elle a de tout temps voulu être à la tête du parti Québécois. Elle l’est maintenant. Et puis....rien, du vent, elle se déguise en fantôme aussitôt qu’il se brasse quelque chose contre le Québec et ce, sur tous les plans. Son action ou plutôt son inaction pour le 400ième a été très éloquent de nihilisme, de vacuité. J’ai commencé à voter peu avant que Pierre Bourgault ne saborde son RIN. Dommage d’ailleurs. Mon père m’a initié à la politique et a été organisateur du PQ dès le début dans la région des Laurentides. On y croyait à cette époque et à se moment-là la PQ était crédible. Malheureusement il ne l’est plus, l’idée d’indépendance ne fait plus partie de son programme actuel. Tout ce qui compte maintenant, c’est l’élection de Pauline Marois comme première ministre de la PROVINCE.
Aujourd’hui la seule vraie différence entre le PQ et le PLQ c’est qu’au PLQ il y beaucoup plus de discipline, beaucoup moins de tiraillements intérieurs donc plus d’efficacité. Au moins, c’est clair, on le sait : le gouvernement Charest est là pour amoindrir le Québec, le vendre au plus offrant, préparer une voie royale à Jean Charest pour aller se prostituer au fédéral. Pour ça, il faut qu’il prouve que c’est un vrai canadien, un vrai mange-Québec tout comme Paul Desmarais. Et madame Marois ?....eh....rien, encore rien, toujours rien. La vacuité totale. Il n’y a que son élection qui compte, aucun courage, aucune motivation....et par dessus tout on voudrait que les citoyens aillent voter ?...mais voter pour quoi, pour qui ? Il n’y a même plus de projets de société, que de la parlotte nationale. De qui se moque-t-on ? À moins d’un miracle, ce qui est encore plus rare qu’un billet gagnant à la loterie, je ne vais plus voter PQ. C’est terminé et, croyez-moi, je ne suis pas le seul, loin de là. Les vrais indépendantistes ont décroché. Que vous fassiez l’apologie de Pauline Marois, une ancienne consoeur, ça se conçoit mais rendez-vous compte que le PQ a perdu toute crédibilité. C’est maintenant un parti comme les autres : formé de politiques politiciennes qui ne sont là que pour être élus(es). C’est d’autant plus pénible à constater que le Québec est assailli plus que jamais et que ses enfants pactisent avec l’ennemi.
Ivan Parent

