Hier 24 avril, dans le cahier B, Économie, du journal Le Devoir, on pouvait lire en gros titre : ‘’L’État et les entreprises sont victimes des médias sociaux.’’ Cet article, pondu par un autre journaliste/propagandiste du Devoir, Éric Desrosiers, écrivait en sous-titre : ‘’Le message des pouvoirs de la politique et de l’argent ne se rend plus jusqu’à la société civile, déplore le CPQ.’’
Même si je suis chauve, mes cheveux virtuels se sont dressés sur ma tête. Nous savons que certains pouvoirs tentent de trouver une manière de censurer les médias sociaux, dont Vigile d’ailleurs. Le ‘’pôvre’’ petit monsieur qui a fait cette déclaration, Yves-Thomas Dorval, le président justement du Conseil du Patronat, tire presque les larmes ; les méchants médias sociaux interceptent le bon message du gouvernement et du patronat. Ma virtuelle capillarité en a pris un coup !
Le mensonge est devenu tellement gros qu’on tente avec un certain succès de le propager dans une population moins renseignée. La densité mensongère de cet article prouve par elle-même la nécessité d’avoir ces médias sociaux. Il déclare :
‘’Il n’y a pas si longtemps, tous les grands débats de société se tenaient principalement dans des journaux, des postes de radio et des chaînes de télévision. Ces médias étaient soumis à des règles professionnelles et juridiques visant à assurer la rigueur, l’équilibre et la véracité des informations rapportées.’’
Ce monsieur nous prend pour des demeurés ou il est complètement idiot ? J’aurais tendance à opter pour la première solution. Vous saisissez ?... les médias sociaux font en sorte qu’on ne comprend plus notre bon premier ministre et tous les exploiteurs qui l’entourent, de ceux qui ont trouvé très drôle le sale humour de Charest et ont applaudi ce mépris des étudiants dont ce Yves-Thomas Dorval … de quelle rigueur professionnelle parle-t-il ?... et surtout de quelle véracité ?
Les ‘’faits’’ que les médias ‘’officiels’’ nous rapportent sont tellement déformés que le mot mensonge lui-même est devenu un euphémisme. Cet article même justifie le besoin que nous avons d’avoir d’autres sources de renseignements. Nous subissons une propagande tellement dense qu’il faut, à tout prix, protéger nos sources de renseignements sur internet.
Le Journal de Montréal d’hier a même dépassé Le Devoir dans cette propagande anti étudiante et de promotion du Plan Nord, dans cette concentration de ‘’menteries’’ présentée comme des vérités incontournables… et ce médium est lu par un très grand nombre de citoyens et de citoyennes. Pierre Péladeau, le père, le vrai, doit se retourner dans sa tombe de voir son fils utiliser son œuvre pour faire une propagande aussi mensongère antiquébécoise, auto-destructrice. Pierre était un vrai patriote, un bâtisseur. Comme cela arrive souvent chez les nôtres, la relève des grandes entreprises n’a pas les mêmes qualités que les fondateurs.
Je ne parle pas d’Henri Bourassa. S’il pouvait voir son Devoir devenir bassement, lui aussi, un outil de propagande de l’état coercitif à genoux devant le capital prédateur, destructeur, il décèderait une seconde fois. Honte à ce grand journal devenu une répugnante feuille de choux prétentieuse. Il faut voir son conseil d’administration, une brochette fumante de fédéralistes aux relents de collabos patentés.
Je ne suis pas personnellement un adepte de Facebook et autres sites semblables mais je reconnais, de plus en plus, la nécessité de leur existence. Nous pouvons être certains que l’oligarchie va tenter, autant que cela est possible, de limiter la liberté de parole et la liberté tout court des citoyens exprimée dans ces sites sociaux. Ordure Charest à Québec a commencé à diffuser son nouveau mensonge, qu’il a toujours été ouvert aux étudiants. Si j’ai un souhait à émettre, c’est que les représentants étudiants ne se laissent pas leurrer par les fausses promesses et la malhonnêteté foncièrement étatisée de ce gouvernement pourri à l’os, un cancer de société.
C’est toute cette société québécoise qui est en jeu présentement, pas seulement l’augmentation du coût des études. Cette augmentation a été l’amorce du réveil des populations dormant au gaz. Si les étudiants échouent, nous allons avoir un futur très sombre d’état totalitaire qui a déjà commencé à se pointer avec la sauvagerie hors norme des policiers de Montréal. Je ne connais pas leur mot d’ordre mais cela doit être : On tape d’abord, on réfléchit ensuite’’ (s’ils le peuvent !). Il fallait être au Palais de Congrès samedi dernier pour se rendre compte de la stupide incurie policière et des mensonges véhiculés par les médias officiels, les préférés de Yves-Thomas Dorval du patronat, aussi éloigés du ‘’vrai’’ vécu que de la grande muraille de Chine.
Ivan Parent

