Les Québécois qui sont de la dixième génération et plus sont fiers à juste titre de leur nom de famille. C’est l’un des fleurons de notre patrimoine culturel que nous laissons en héritage à nos descendants, dans un souci de continuité intergénérationnelle.
Je verrais d’un bon oeil une association de sauvegarde des patronymes plus rares mais qui sonnent si doux à l’oreille : les Bournival, les de Courcelles, les Sasseville, les Tardivel, etc. Cette association s’apparenterait à celles des familles-souches du Québec et des sociétés de généalogie dans son objectif premier, c’est-à-dire promouvoir la fierté de ses origines.

L’informatique vient à notre aide pour effectuer le choix du nom de famille. En effet, lorsqu’un enfant vient au monde, les fichiers gouvernementaux peuvent nous révéler lequel du nom du père ou de la mère est le plus rare. Ainsi, on octroira à l’enfant le patronyme à sauvegarder. Au lieu d’ Émilie Tremblay-Lamoureux ou Émilie Tremblay, ce sera Émilie Lamoureux tout court.
Par des campagnes de sensibilisation, on amènera la population à adopter cette façon de faire, pour l’enrichissement patrimonial des générations futures et la pérennité de notre identité québécoise dans toute sa diversité multiséculaire.

Et c’est par le renforcement du sentiment d’identité culturelle commune que croîtra le désir de l’indépendance, qui est celui de se retrouver entre nous dans une nation à notre image, un pays à notre mesure.
En complément de lecture : Comptez-vous un patriote parmi vos ancêtres ? http://www.vigile.net/Comptez-vous-...
Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.


