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| Financement 2008 |
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Le directeur du 400e de Québec Daniel Gélinas, ancien administrateur du Festival d’été de Québec, pourra se vanter d’avoir réussi deux coups hors du commun en réussissant à faire venir à Québec l’ex-Beatle Paul McCartney et Céline Dion. Les centaines de milliers de spectateurs de ces deux spectacles ont vécu ou auront vécu une expérience extraordinaire sans avoir à payer un sou sinon par nos taxes qui ont financé ces deux événements. Ne jouons pas au casseux de party et félicitons franchement Daniel Gélinas d’avoir projeté Québec au niveau international même si, par exemple, comme il a été suggéré, Serge Fiori, sur les Plaines d’Abraham, aurait fait planer de façon grandiose toute cette masse humaine friande de poésie et de musique. Et d’autres chanteurs ou chanteuses québécois, je vous laisse la liberté de choisir votre préféré(e), nous avons l’embarras du choix, auraient pu bénéficier du gros budget qui était à la disposition de Daniel Gélinas.
Ces félicitations étant faites de bon coeur, en voyage, faisant le tour de la Gaspésie, de Québec à Kamouraska, de Trois-Pistoles (avec un détour à St-Jean-de-Dieu) à Ste-Florence (près des pêcheurs à saumon de Causapscal) puis à Ste-Thérèse de Gaspé (près de Percé), de St-Yvon (où Jacques Ferron a pratiqué la médecine) à St-Fabien, puis prenant le traversier de Rivière-du-Loup, jusqu’aux Eboulements, je jetais quand même un coup d’oeil sur les journaux,
La constatation que deux groupes québécois très populaires à Québec ne chantent qu’en anglais m’a consterné. Deux commentaires de Daniel Gélinas m’ont frappé aussi et je veux les rapporter parce qu’ils m’apparaissent très révélateurs de la paranoïa vécue par les organisateurs d’un anniversaire subventionné par Ottawa qui a donné 40 millions pour financer les fêtes et 70 millions pour améliorer les infrastructures de la belle ville de Québec. Ce financement a eu pour conséquences qu’on a minimisé l’aspect historique, qu’on l’a déformé : cela a été dit et très bien expliqué sur Vigile et, entre autres, par Josée Legault dans Voir qui dit beaucoup de choses en peu de mots avec son titre : l’e$prit de la fête.
A propos de ce qu’il est convenu d’appeler la controverse autour de la venue de l’ex-Beatle qui a donné lieu à une consternante déformation des faits par les journalistes d’une déclaration de Luc Archambault (voir l’article de Denis Julien à ce sujet, Vigile, 24 juillet), Daniel Gélinas a eu un cri du coeur et a parlé des obsessions péquistes sans doute parce que Pierre Curzi avait signé. A cette expression d’irritation du promoteur, il faut ajouter son commentaire à propos du geste de Paul McCartney de brandir un beau drapeau fleurdelysé bleu et blanc du Québec sur la scène de son spectacle et de l’agiter magnifiquement devant une foule hurlante de plaisir dit le journaliste. Sans qu’on le lui demande, le lendemain en conférence de presse, le triomphant Daniel Gélinas a insisté pour dire que le drapeau du Québec dans les mains de l’ex-Beatle à Québec, “ce n’est pas politique”.
I beg to differ my dear Gélinas. Je ne suis pas d’accord. Revoyez le vidéo sur YouTube.
L’ex-Beatle qui parle français et agite un immense drapeau du Québec, c’est politique, et ça a une signification politique comme le Vive le Québec libre du Général De Gaulle sur le balcon de Hôtel de ville de Montréal en 1967. Jean Drapeau, comme Daniel Gélinas, avait tenté, en vain, de minimiser la portée politique des paroles du Président de la France.
Je suis allé à Québec. Le service de navette en autobus à partir de l’Aquarium est une très bonne idée. Le Moulin à images de Robert Lepage, je l’ai vu deux fois situé à deux endroits différents avec vue en plongée puis près du bassin Louise. Chapeau Lepage et toute ton équipe. C’est une magnifique réalisation technique avec un contenu irréprochable faisant le tour de l’histoire des événements qui sont survenus dans la ville de Québec.
Quant à l’exposition Le Louvre à Québec, ça m’est apparu comme un gros marché aux puces avec 275 objets disparates dont le seul lien est qu’ils provenaient du Louvre. Avec, en prime, le monument en l’honneur de Wolfe devant le Musée.
A cause du financement fédéral, pour dépolitiser la fête, c’est-à-dire pour empêcher les nationalistes québécois de faire progresser leur option indépendantiste, les organisateurs du 400è ont décidé de présenter une série d’événements plus ou moins rattachés à l’histoire de la ville de Québec que mon professeur d’anglais en 11è année A appelait the cradle of french civilisation in North America, le berceau de la civilisation française en Amérique du Nord. Ils ont choisi un logo neutre donc terne. On dirait que le drapeau du Québec est devenu nationaliste et même séparatiste comme le disait hier Stephen Harper dans son discours de St-Agapit où il a attaqué les séparatistes qui veulent détruire et briser le Canada. Du sous-Jean Chrétien. Comme le dit l’ineffable Monique Gagnon-Tremblay, celui qui paie peut dire ce qu’il veut et contrôle l’agenda (comme ils disent à Ottawa). C’est la fête à Québec. Les hôtels et les motels sont pleins. C’est le règne de la logique marchande comme l’expliquait Isabelle, une Française rencontrée au petit déjeûner dans un Gîte de Ste-Thérèse-de-Gaspé. Et les commentaires politiques de Daniel Gélinas avec le député adéquiste qui en rajoute, c’est bien dans l’esprit d’une ville qui a majoritairement voté non au référendum de 1995, qui se prépare à voter conservateur aux prochaines élections fédérales, qui élit André Arthur, le roi de la radio poubelle et qui appelle des obsessions péquistes, les aspirations nationales des Québécois et des Québécoises qui sont extrêmement déçus de voir que les organisateurs des fêtes du 400è fassent de la petite politique avec des airs hypocrites de ne pas vouloir en faire.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 31 juillet 2008
P.S.
Prompt rétablissement à Bernard Frappier et voeux de bonne santé à notre ami, et bonne chance à son fils Eric. Je souscris à tous les commentaires (que je viens de lire) sur l’importance et la pertinence de son travail sur le site Vigile.net. Grâce à lui, j’ai écrit et publié environ 75 textes et commentaires en moins d’un an alors qu’André Pratte refusait systématiquement de me publier, comme c’est arrivé à Bernard Desgagné dont je contresigne tous les propos sur l’éditorialiste de La Presse et ce qu’il faut bien appeler, preuves personnelles à l’appui, son manque d’éthique professionnelle et sa paysannerie qui frôle la malhonnêteté intellectuelle dans son contrôle des libres opinions et des lettres de lecteurs. Je l’ai knockouté à quelques reprises mais comme il aurait très mal paru, il ne m’a pas publié. C’était avant ma participation au site Vigile.net.
correction :
Remplacer le mot "paysannerie" par le mot "partisannerie" à propos de l’attitude d’André Pratte par rapport à ceux et celles qui le contredisent ou répliquent à ses propos souvent démagogiques et spécieux. Voir la polémique entre l’éditorialiste en chef de La Presse et Joseph Facal sur l’intégration des immigrants. André Pratte triomphe en ne publiant pas les articles qui le remettent à sa place avec le plus d’efficacité dans le style de ceux de Bernard Desgagné qui, de toute évidence, ne respecte pas sa personne (puisqu’il n’est pas d’accord avec lui et se met en colère) et qui, en plus, verse dans l’insulte avec un manque de savoir-vivre affligeant. Ainsi, moi, par exemple, quand André Pratte a reproché aux indépendantistes leur anglophobie, il a écrit que nous avions le tort de parler du fait que De Lorimier a été pendu par les Anglais ou le tort de souligner que Maurice Richard a été victime d’une injustice commise par un Anglais, Clarence Campbell. Pratte a alors parlé, faisant un jeu de mots méprisant inadmissible "du pendu et du suspendu" dont nous ferions des héros par anglophobie. Je lui a répliqué que de mépriser comme il le fait des personnages de notre histoire dignes d’admiration seulement pour écoeurer les indépendantistes, c’est démontrer un manque de noblesse flagrant et une mesquinerie sans bornes. J’ai été poli, je crois : il ne m’a pas publié. Voici le fond de ma pensée : quand André Pratte fait un jeu de mots stupide en parlant du "pendu et du suspendu" à propos du Chevalier De Lorimier et de Maurice Richard, il se comporte comme un véritable trou-de-cul. Que Joseph Facal ait dialogué avec cet olibrius que j’ai déjà qualifié de Hummer idéologique me consterne.
Robert Barberis-Gervais, 31 juillet 2008
olibrius : nom d’un empereur romain de Vè siècle, incapable, fanfaron et bravache. Homme importun qui se fait fâcheusement remarquer par ses propos bizarres. Mot employé par un homme cultivé, Yves Michaud, à l’égard de Sylvain Simard dans des circonstances que j’ai oubliées.
Vs reprenez ce que je dis depuis le lendemain de l’événement à savoir que le drapeau bleu dans les mains du plus grand chanteur bloake du 20e siècle, c’est aussi gros que le cri du Général De Gaule, le scandale politique en moins. Sans parler de Yesterday, LA tune anglaise du 20e siècle, chanter avec une veste du Québec. Plus gros pour les Bleus, tu meurs. On aurait rêvé à pareil événement qu’on ne l’aurait jamais eu (même Paul Piché se tient loin du drapeau québécois aujourd’hui)
Dans cette histoire, ce sont les nationalistes qui ont gagné en se tenant debout, en demandant le respect. McCartney nous en a donné 100 fois plus qu’aurait pu imaginer ! Or, les caves (je vise Curzi surtout) ne le savent pas !!
Ils (je vise Curzi et cie) se comportent comme s’ils avaient perdu ! Où sont les posters de cet événement historique ? Nulle part. On se serait attendu à une conférence de presse de Curzi et cie avec les affiches de Sir Paul derrière lui. On se serait attendu à de la récupération, du pettage de broue. Une invitation à Bon baiser de France et aux 17 heures de TVA. ON A GAGNÉ, PAUL NOUS A RESPECTÉ, NOUS A MEME FAIT UNE DÉCLARATION D’AMOUR. Mais on se comporte comme une bande de losers.
PS : Avez-vs remarqué comment les Feds sont silencieux depuis la soirée du drapeau ? Eux ils savent qu’ils ont perdu.
A Jacques Noël
Mon cher Jacques, de retour de vacances (sans ordinateur, évidemment), je n’ai lu tes commentaires qu’après avoir écrit le mien et j’ai bien constaté que toi et moi avons la même interprétation extrêmement positive de l’attitude de Paul McCartney. Sauf que toi tu le dis mieux que moi et avec plus d’éloquence. Moi, je suis un peu rouillé et ça paraît : il faudrait que j’arrête d’être "consterné". J’allais t’en féliciter quand j’ai eu le plaisir de lire ton commentaire à mon article sur le 400è. Je te fais remarquer quand même sans tenir à le défendre à tout prix que Pierre Curzi est sans doute d’accord avec ton analyse comme j’ai pu le lire dans le Journal de Québec ou le Soleil après l’événement quand on lui a demandé de revenir sur la "controverse". Lors d’une entrevue téléphonique avec un journaliste, Pierre Curzi était de fort bonne humeur et félicitait le gens de Québec pour le triomphe de l’ex-Beatle dont on a encore de nombreux échos sur le site internet Paul McCartney.com que j’invite tout le monde à visiter. Archambault, Curzi et compagnie savent qu’ils ont atteint leur but. Comme tu le dis : se faire respecter. Ces organisateurs du 400è qui se targuent de ne pas faire de politique avec les fêtes en font beaucoup mais c’est de la politique conservatrice, libérale et adéquiste donc essentiellement fédéraliste et canadienne avec nos impôts que nous envoyons à Ottawa. Tout ce que tu écris est vrai et pertinent et tu as quand même raison de poser la question : pourquoi que c’est toi et moi et d’autres simples citoyens qui comprenons l’importance de l’événément et qui en dégageons la signification. Que font nos porte-paroles ? Dorment-ils ou sont-ils en vacances ? Il est vrai que Pauline Marois, selon une pleine page du journal Le Soleil, est de retour à l’école pour apprendre l’anglais avec une belle grande photo d’un tiers de page. Comme disait Marguerite Voyer d’un gîte de St-Fabien, Pauline Marois a raison d’apprendre l’anglais, mais, se demande-t-elle, pourquoi en faire la publicité ? Pour se montrer ouverte ? Et pourquoi sent-elle le besoin de se montrer ouverte ? On parlait comme ça sans arrière pensée comme de simples citoyens québécois lucides même si nos pensées ne sont pas publiées dans la grosse Presse à Paul Desmarais. Robert Barberis-Gervais, 1er août 2008
Je voudrais simplement dire que Québec a voté pour le oui à 53%, une majorité confortable. Les gens de Québec n’ont pas voté majoritairement pour le NON.
Il serait temps que les intellectuels souverainistes comprennent qu’il ne faut pas taper sur la tête de Québec si on veut que ses habitants soient de notre bord. Québec aime se faire flatter dans le sens du poil, Harper l’a bien compris lui. Je ne pense pas que les gens de Québec se sentent loyaux envers Stephen Harper, mais il ne faudrait pas que des souverainistes leur donne envie de le devenir.
Marc St-Pierre de Québec, fier indépendantiste.
Jacques Noël
Jacques, j’ai envoyé aux journaux nationaux un article inspiré de celui publié sur Vigile.net où je te cite abondamment avec la référence à Vigile.net. Je ne te cite pas intégralement toutefois laissant de côté tes attaques contre Curzi et cie. J’espère que tu ne m’en voudras pas. J’ai gardé l’essentiel de ta pensée sur le sens extraordinairement positif de l’événement McCartney. Je l’ai envoyé au Devoir, au Soleil, sur cyberpresse et à La Presse où il ne sera pas publié parce que comme pour Daniel Desgagné et de nombreux indépendantistes, je suis sur la liste noire. Surveille ça. André Pratte préfère discuter avec des illettrés. Là il peut montrer qu’il est le plus fort. Quel triste et sinistre individu ! Et son principal collaborateur qui contrôle les lettres de lecteurs, Pierre-Paul Gagné n’est pas mieux. Il obéit aux ordres de son patron. J’ai connu Pierre-Paul alors qu’il était militant du Parti québécois à St-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Un autre qui s’est adapté à la situation. Un autre qui a évolué. Un peu comme Lysiane Gagnon. Ils ont tourné leur veste comme le mari de la Gouverneure générale et peut-être même, selon Victor-Lévy Beaulieu, dont je viens de relire le texte de mise au point sur la reine-nègre, comme la gouverneure générale elle-même. Thérèse-Isabelle, ajoute "a tourné sa veste" dans les insultes à la GG et enlève "une Haïtienne de Montréal" (Michaëlle Jean a vécu dans le quartier de La Petite Bourgogne) qui n’est vraiment pas une insulte mais une simple description populaire de ses origines haïtiennes. Quand on veut donner des leçons de rectitude politique et tenter de régir un site comme Vigile.net, il faut être très rigoureuse. Petite mise au point à retardement en ce qui concerne mon article Corneille ma noire. puisque j’étais en vacances. Je me suis mis à la place de Michaëlle Jean qui aime citer Gaston Miron et qui, donc le lit et je me la suis imaginée en train de lire Corneille ma noire, poème auquel il était impossible qu’elle ne s’identifie pas. Thérèse-Isabelle, je crois que tout cela t’a échappé. Il te faudrait développer ton esprit de finesse car ton esprit de géométrie domine un peu trop tes démarches intellectuelles. Quant à ton idée de faire de Michaëlle Jean une victime écrasée injustement sous les insultes et que toi, tu te donnes la mission de défendre et de réhabiliter comme tu l’as fait très justement pour Yves Michaud et (comme moi) pour Drouin et Thompson d’Hérouxville, je crois que ce faisant tu es atteinte du syndrome de Stockholm et que moi, ce disant, je prends encore des risques que je ne devrais pas prendre pour avoir la paix sur ce site marqué par la bienveillance à mon endroit de Bernard Frappier et qui me stimule beaucoup.
Ton énumération de ce que tu appelles (comme Dany Laferrière) des insultes à la personne de Michaëlle Jean ne m’a pas fait rire parce que je pourrais les reprendre à mon compte et, qu’en plus, la plupart ne s’adressent pas à sa personne mais s’adressent à sa fonction. A ce propos, puisque tu parles d’écrire des livres, je dois t’informer que je viens d’en terminer un qui s’intitule Montaigne et l’autocrate trahie, que je cherche un éditeur et que le sujet que je traite a fait de moi un quasi spécialiste de la distinction entre la fonction et la personne parce que, en tant que syndicaliste, j’ai dû combattre pendant sept ans une directrice de collège qui a poursuivi devant la Cour supérieure le syndicat des enseignants de mon collège deux fois pour diffamation et qui ne cessait de nous accuser de manque de respect ou d’impolitesse ou d’écarts de langage comme une Mère supérieure dans un couvent et qui déplaçait contamment le sujet en faisant de la diversion en mettant l’accent sur la forme pour éviter de parler du fond où, selon nous, elle avait tort. Ceci étant dit, tu es libre de penser ce que tu veux et de constituer les dossiers que tu veux sur les sujets que tu juges appropriés. Tu me rappelles toutefois un numéro du Quartier latin où on pouvait lire, en exergue : le droit à l’erreur. Je me sens un peu baveux en écrivant cela mais si je me censurais, je te donnerais raison et je prouverais que la sorte de petit terrorisme présents dans tes trois textes où tu m’attaques est efficace. Vous avez dit "vitriolique" ? Et bien, merci du compliment Mme Saulnier. Madame, vous arrive-t-il de rire jaune ?
Robert Barberis-Gervais, 1er août 2008
Curzi doit apprendre à faire de la politique et faire de la politique c’est aller au bâton, ne pas se défiler.
Qui c’est qu’on voit partout cet été ? Le Gros Cas d’air ! Il va même être critique de cinoche (la tale à Curzi, sti !)
Curzi a eu de l’air fou dans cette histoire, d’autant plus que la boss l’a planté ! Mais après c’est lui qui a gagné puisque tout le tintamare a forcé Sir Paul a se peindre en bleu. Curzi devrait sortir de sa tanière et se péter les bretelles, souligner que lorsqu’on se tient debout on est respecté. Or, le poltron se cache, comme un enfant qu’on vient de punir
Comme Le Devoir et le Soleil n’ont pas publié l’article que je leur ai envoyé (même si le Soleil continue de publier des articles qui blâment Pierre Curzi), voici la conclusion de cet article.
Comme l’écrit Jacques Noël sur le site Vigile.net et je le cite en partie : “le drapeau bleu dans les mains du plus grand chanteur bloke du 20e siècle, c’est aussi gros que le cri du Général De Gaule, le scandale politique en moins. Sans parler de Yesterday, LA toune anglaise du 20e siècle, chanté avec une veste du Québec. Plus gros pour les Bleus, tu meurs. On aurait rêvé à pareil événement qu’on ne l’aurait jamais eu (...).
Dans cette histoire, ce sont les nationalistes qui ont gagné en se tenant debout, en demandant le respect. McCartney nous en a donné 100 fois plus qu’aurait pu imaginer ! (...) ON A GAGNÉ, PAUL NOUS A RESPECTÉ, NOUS A MEME FAIT UNE DÉCLARATION D’AMOUR. (...) Avez-vs remarqué comment les Fédéraux sont silencieux depuis la soirée du drapeau ? Eux ils savent qu’ils ont perdu.”
On ne saurait mieux dire. Comme Jean Drapeau qui n’a pas été capable d’empêcher le Général de Gaulle de parler sur le balcon de l’Hôtel de ville de Montréal, Daniel Gélinas a été dépassé par les événements. Comme Montréal est passé à l’histoire ainsi Québec est devenu le lieu historique où un ex-Beatle a parlé en français et a brandi le drapeau du Québec. Merci, Daniel Gélinas. Tu as plus de talent pour organiser des spectacles que pour faire de la politique. Alors arrête de faire de la politique. Sors des jupes de ceux qui te financent, le gouvernement fédéral de Stephen Harper qui ne parle pas trop mal le français et qui, avant hier encore, à St-Agapit, faisait du sous Jean Chrétien en répétant cette ânerie selon laquelle ‘les séparatistes veulent détruire et briser le Canada”.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 1er août 2008

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