Présentation
Ce qui, considéré de l’extérieur, se présente comme nation parmi d’autres nations apparaît, vu de l’intérieur, comme une société regroupant des classes. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit du même sujet collectif qu’on peut, selon le point de vue retenu, rapporter aux catégories du « national » ou à celles du « social ». La coexistence de ces aspects s’impose mais bien peu s’en avisent.
Il faut bien se garder d’attribuer à l’un des aspects les propriétés de l’autre, d’envisager le « national » en termes relevant du « social » ou l’inverse – voire de réduire l’un à l’autre car aucune classe sociale n’est au même degré isolable de ses voisines que les nations entre elles. La coupure ou solution de continuité marquant l’altérité ne se rencontre toutefois que chez les nations souveraines, c’est-à-dire déterminées dans une moindre mesure par les autres que par elles-mêmes. Cependant, si une collectivité est annexée et par conséquent privée de toute personnalité juridique qui ferait d’elle un membre des Nations Unies, cet aspect externe, « national » lui fait défaut. D’où chez ses meneurs la propension de tout ramener au social, seul aspect perceptible de leur communauté.
PARFONDOR
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NDLE.− Les Normes qui portent sur « Le NATIONAL et le SOCIAL » sont suivies d’une ANNEXE qui fait état d’un débat sur l’enseignement de l’histoire en 1961. Le malaise est si profond que près de 50 ans plus tard, nous débattons encore, comme société, de l’objet de notre enseignement de l’histoire du Canada (le PREMIER et le DEUXIÈME) pour tous les Québécois d’aujourd’hui sans exception.
Où est le problème ? Cessons, d’une part, de faire des analyses et proposons des solutions qui porteront tangiblement sur les cinq dimensions essentielles de l’acte pédagogique sans tomber dans le verbiage des socio-pédagogues et de certains gourous-pédagogues épris de leurs lubies éducatrices réductrices. D’autre part, que les historiens décident de sortir de leur tour d’ivoire afin de traiter de la question rigoureusement et, surtout, de prendre position sur des fondements solides qui mettront en évidence les valeurs formatrices de l’histoire comme discipline au même titre qu’il existe des enseignements de mathématiques, de physique, de chimie, de géographie, de français, de langues secondes ou d’arts et de musique, etc. La question est d’ordre national pour les Québécois d’aujourd’hui.
Le cafouillis de la révision des programmes au Ministère de l’Éducation doit prendre fin. Nous savons que les programmes sont perfectibles tout comme les maîtres peuvent se perfectionner. Quant au Ministère, il doit se recycler le plus rapidement possible. Il doit mettre fin à ses discours lénifiants, insipides et inutiles. C’est la profondeur et le jugement pratique qui manquent le plus dans ce milieu aseptisé de notre fonction publique québécoise.
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