Présentation
Dans une version ultérieure des Normes, Maurice Séguin dira qu’il serait possible d’étudier chacune des forces sociales en commençant de l’extérieur, en tenant compte des interactions avec celles des autres peuples. Il ne l’a pas entrepris.
Cependant, le domaine de chacune paraît présenter une face interne et une face tournée vers l’extérieur mais il n’en a réellement qu’une seule, telle une bande de Moebius, et cette distinction entre intérieur/extérieur – en politique, en économie et en matière culturelle – s’apparente à une vue de l’esprit.
Ce qu’il faut entendre c’est qu’entre le volet intérieur et le volet extérieur d’un domaine quelconque, la continuité est telle que toute limite imposée de l’extérieur se répercute à l’intérieur. Si une force ne peut progresser à l’extérieur, elle faiblira à l’intérieur dans une certaine mesure. Du fait que lui seul soit doté d’une politique extérieure, le Canada-Anglais maîtrise mieux sa politique intérieure que le Québec-Français la sienne. Le Canada-Anglais est maître chez lui, le Québec-français non. Même si sur papier ses pouvoirs sont les mêmes que ceux de l’Ontario …
En fait, un peuple ne peut maîtriser sa vie intérieure ou locale s’il ne gère pas également sa vie internationale puisque, entre elles, il n’y a pas de césure. La nation qui a la haute main sur le Québec est celle qui régit les affaires extérieures du Québec.
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On reconnaîtra sans peine dans les exemples de surestimation ou de sous-estimation des facteurs un effet de la spécialisation, mais aussi un corollaire de notre annexion, l’une des limitations qu’elle entraîne. À cet égard, remarquons chez nos compatriotes le recours fréquent au triomphalisme en guise de cache-misère : clérical autrefois, culturel de nos jours. Nous oscillons de Congrès eucharistique en Cirque du Soleil.
PARFONDOR


