à Pierre Foglia
Mes sources : le blogue BangBang de Simon Jodoin ; le site Vigile : article de Claude Richard sur Marilyne Lacombe ; CTV.ca news staff
Voici quelques faits.
Dans Rosemont, l’Association culturelle Louis-Hébert présidée par Marilyne Lacombe organise l’Autre St-Jean en collaboration avec Mario Beaulieu, président de la SSJB.
Pour produire le spectacle, ils donnent le contrat à C4 Productions, une maison de productions de disques indépendante dont le patron est Pierre Thibault.
Mario Beaulieu constate que C4 Productions a introduit les deux groupes d’anglos à la dernière minute et affirme que cela a été fait “pour se faire de la publicité”.
Suite à des plaintes basées sur le fait que la St-Jean, c’est la fête d’une nation dont la langue commune est le français (voir le bel article de M. Fernand Couturier), il est demandé de retirer les deux groupes anglophones.
Pierre Thibault réplique : “Si les deux groupes anglophones ne sont pas là, le show est terminé”. C4 productions se retirera. “C’est tout ou rien, pas de groupes anglos, pas de show.”
Cela s’appelle du chantage de la part de quelqu’un qui a introduit un concept nouveau dans le débat. Il a dit : “Le problème peut se régler entre adultes.” Sous-entendu : ceux qui insistent pour dire que la St-Jean doit se dérouler en français ne sont pas des adultes.
La principale responsable de tout cela, c’est Marilyne Lacombe. Je cite Simon Jodoin :
“Marilyne Lacombe, présidente de l’Association Culturelle Louis-Hébert, qui travaille aussi pour C4 productions à titre de directrice de production du spectacle persiste à croire que c’était une bonne idée qui envoyait un message sain et positif.”
Un producteur de disques inclut dans le programme de l’Autre St-Jean deux groupes anglophones Blood Shot Bill et Lake of Stew avec la connivence de Marilyne Lacombe qui veut envoyer “un message sain et positif” .
Pierre Thibault et Marilyne Lacombe seront payés pour organiser la fête.
On appelle ça un conflit d’intérêt.
Je vous renvoie à l’article de Claude Richard qui conteste la “cohérence” de Marilyne Lacombe dont on peut douter du jugement quand on sait qu’elle a gardé dans le local de St-André dans l’Assomption en pleine campagne électorale les affiches de son candidat sous prétexte que “des pancartes, ça pollue l’environnement”.
Pierre Thibault doit se bidonner puisqu’il a obtenu ce qu’il voulait : beaucoup de publicité pour deux groupes qu’il va bientôt “produire”.
Et Maryline Lacombe est la “complice” des intérêts de C4 Productions, maison de production de disques indépendante dont le patron est Pierre Thibault. (Est-ce le Pierre Thibault du défunt journal ICI et des émissions de Bazzo ?)
Je ne sais pas si Pierre Foglia était au courant de ce que les marxistes appellent “l’infrastructure économique” de la noble lutte idéologique qui s’est déroulée autour du nationalisme ethnique ou civique et de la présence “historique” des anglophones au Québec.
La base de tout : les intérêts mercantiles de Pierre Thibault et le manque du jugement intéressé de Marilyne Lacombe". Quel mélange explosif qui aura donné l’occasion à nos anglos de jouer les victimes et à nos tenants du politically correct d’écrire des sottises sur “l’anglais interdit”, quel drame cosmique ! (ou comique). Mais si on veut être sérieux, je conseille l’article de Fernand Couturier et ceux de Luc Archambault que je contresigne et qui prennent encore plus de valeur si on tient compte des faits rapportés ici qui sont incontestables.
Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 18 juin 2009

