L’ADQ, depuis les dernières élections, semble maintenue en vie artificiellement.
QS solidaire se dit féministe et ne voit pas de contradiction à ce qu’un État laïc emploie des femmes voilées. QS solidaire se dit pour le français mais pas contre l’anglais. QS est ni souverainiste, ni fédéraliste. C’est le parti de tous les compromis, du ni pour ni contre, un fourre-tout, un buffet hispano-canadiano-irano-granola-chinois, un Jean Coutu où l’on trouve de tout même un ami. Un parti, où ceux qui expriment leurs craintes à l’endroit de l’anglicisation de Montréal et de la ghettoïsation de certaines communautés, se voient accusés de xénophobie et de racisme.
On peut éprouver de la sympathie pour Amir Khadir, cela n’enlève rien au fait que la formation qu’il représente est une véritable imposture politique qui doit sa relative popularité au ras-le-bol des électeurs envers les autres partis.
Chez les vieux de la vieille, le PQ peut donner à penser qu’il remonte la pente, mais c’est le PLQ qui la descend. Les péquistes se voient déjà au pouvoir. C’est là où s’arrête leur ambition. En 1995, rien ne s’opposait à ce que M. Parizeau déclare l’indépendance. Il ne l’a pas fait. Il est parti. Bouchard et Landry n’ont rien fait non plus. Et malgré les avertissements de la population, le PQ a choisi André Boisclair comme chef et a perdu les quelques plumes qui lui restaient. Pauline Marois a remisé ses outils de jardinage pour venir annoncer la nouvelle priorité du PQ : l’apprentissage de l’anglais pour les élèves québécois.
Où était la chef lors de la marche pour l’indépendance du Québec, celle qui se levait à l’aube pour faire courir les journalistes lors de la campagne électorale ? Attendons les élections générales pour user nos souliers. De toute manière, cette marche n’était pas une initiative du PQ, alors…
Les Québécois se trouvent confrontés à un parti ouvertement fédéraliste et à des pseudo-partis souverainistes qui ont peur du RRQ, de Jean-Claude St-André, de Pierre Falardeau. On s’étonne qu’ils ne votent pas ! Rien ne servira aux partis politiques d’affuter leurs couteaux. Les électeurs en ont soupé des politiciens à la noix. Ils leur ont tourné le dos.
La population décidera de son avenir. En marchant, en manifestant, en s’élevant contre la politique du couvercle sur la marmite et en élisant des indépendantistes indépendants, elle aura le dernier mot : LIBERTÉ
Comme dirait l’autre, l’indépendance, ça se prend !

