La fermeture récente d’entreprises québécoises vendues aux américains me laisse pantois. Comment se fait-il qu’on n’a pas encore appris que vendre aux américains est synonyme de fermeture à plus ou moins brève échéance. Crocs en est un exemple patent. Ils volent vos techniques vous ferment et font fabriquer aux îles Mouk Mouk.
Il y a quelques semaines, Pétromont, productrice de plastique, a fermé ses portes. Deux usines, une à Varennes et l’autre à Montréal-Est sont fermées et des centaines d’employés se sont trouvés du jour au lendemain sans travail. Certains y étaient depuis 30, 35 ans. Dow Chemical, propriétaire à 50% a éliminé un concurrent car il faut dire que Pétromont commençait à avoir un réseau de ventes aux USA et que ça semblait bien fonctionner. La SGF, aussi copropriétaire à 50% n’a pas dit un mot, rien, nada. Et la SGF nous appartient dit-on. Et pourtant Pétromont a eu des offres d’achat mais Dow les a refusées. Quel espèce de gouvernement a-t-on ? Des chiffes molles à plat ventre devant tout ce qui bouge et qui s’appelle privé ?
Il y a quelques années Ottawa nous a fait un cadeau : ils nous ont envoyé le fossoyeur du Québec, Jean Charest. Ne me croyez pas sur parole, regardez depuis qu’il est là tout ce qu’il a tenté de faire pour nous vendre à la pièce à des entreprises privées, essayer de minimiser tout ce qui est culturel au Québec, entre autre en réduisant les budgets de la langue, des arts et de l’immigration, retirer ce qu’il pouvait des acquis sociaux. Au lieu de réorganiser le milieu de la santé on ouvre la porte pour nous vendre au privé. Allez aux USA et voyez ce que ça donne la santé au privé. Il est vrai que lui et son équipe ne sont pas reconnus pour leur courage politique.
Les financiers insatiables, les banquiers prédateurs sont en train de nous étrangler. Nous sommes tous dans une spirale d’endettement d’où il ne nous est plus possible de sortir. Barbara Hand Clow dans un de ses livres parle du « …désenchantement du public pour l’orientation que prennent les civilisations barbares modernes du genre de celles des États-Unis ». La planète va sauter incessamment. Ce système de capitalisme sauvage ne continuer comme ça éternellement. Au Québec on peut arriver à s’en sortir assez bien mais il faut cesser d’élire des politiciens seulement intéressés à leur réélection. Est-ce être irréaliste que de songer au jour où on va pouvoir élire des députés qui vont être là pour ceux qui les ont élus ?
Ivan Parent
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