André Vincent,
Votre témoignage est touchant, il m’a vraiment ému. Tout simple, près de la réalité, il nous a fait partager par la pensée les derniers moments d’un grand patriote. Il a perdu son dernier combat un peu comme Montcalm sur les plaines d’Abraham. Je formule le vœu que ces énergies qu’il a dépensées tout au long de sa vie dans le but de combattre la bêtise, l’ignorance et la veulerie se transmettent à nous tous pour continuer la lutte, activement, debout, les armes de la paix à la main entraînant nos frères et sœurs Québécois un peu plus passifs à réagir positivement mettant de côté les « oui mais » qui réjouissent nos compatriotes collabos.
À qui revient le rôle de lui succéder maintenant ? À qui revient le rôle d’essuyer les crachats méprisables des quelques écrivassiers serviles de La Presse et autres médias vendus ? Y a-t-il quelqu’un au Québec capable de reprendre sa caméra et immortaliser en images animées les bouffonneries auto-destructrices de nos politiciens actuels ? Pierre Falardeau souffrait aussi d’écoeurantite, de dégoût de cette pandémie de lâcheté qu’on retrouve au Québec mais aussi partout à travers le monde, dans toutes les colonies, de la lâcheté de ces collabos profiteurs rampants devant leurs colonisateurs.
Les Nazis n’auraient pas pu tenir le coup en France s’ils n’avaient pas eu des collabos profiteurs à leurs service ; la même chose au ViêtNam pour les Américains, la même chose partout, dans toutes les colonies, qu’elles soient Anglaises, Espagnoles ou autres. Cet état de fait nous fait réaliser que nous sommes encore une colonie de l’Angleterre et que sans nos collabos à Québec, nous serions debout, à dialoguer avec toutes les nations d’égal à égal dans la Paix. Nous pouvons encore changer le cours de choses et c’est là que le souvenir de Pierre Falardeau doit nous inciter à ne plus plier l’échine, à prendre en main notre avenir mais surtout celui de nos enfants qui devront payer, si nous ne faisons rien, le prix de notre lâcheté.
En terminant, il est extraordinaire de constater que nous avons des frères et sœurs qui ne vivent pas sur notre territoire mais qui partagent nos espoirs et nos craintes. Je fais référence ici, entre autre, à Mme. Marie-Hélène Morot-Sir. Le mot qu’elle a écrit en commentaire au texte de M. André Vincent dénote une grandeur d’âme et un émouvant rapprochement avec nous, Québécois. J’invite mes compatriotes à réaliser que si nous avons sur cette planète des personnes qui croient en nous et qui nous aiment, il nous serait insensé de les ignorer et de ne pas continuer, à l’instar de Pierre Falardeau, ce combat pour notre survie. Merci Marie-Hélène pour cette empathie.
Ivan Parent

