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Décidément, Pauline Marois a perdu le Nord. Elle ne sait plus quel parti elle dirige. Rendre tous les Québécois bilingues, enseigner la géographie et l’histoire en anglais en 5e année : elle déraille complètement ! De grâce, que quelqu’un la retienne : elle est en train de couler le PQ plus qu’André Boisclair ne l’a fait.
Pauline Marois sait-elle que le bilinguisme pour tous était le mot d’ordre des Franco-Américains dans les années 1920 et 1930 ? Et qu’est-ce que cela a donné ? Qu’à peu près plus personne aujourd’hui ne parle français en Nouvelle-Angleterre.
Le bilinguisme à tous crins, c’est aussi ce dont se sont gargarisés les francophones des autres provinces depuis belle lurette. Et à quoi cela a-t-il abouti encore ? À une assimilation galopante. Est-ce le genre de graine que Pauline Marois veut semer au Québec ?
Comme l’a dit si bien Caroline Moreno sur Vigile hier, « le vrai défi est de faire du Québec un pays où tout le monde aurait pour langue commune le français et ce, avant qu’il ne soit trop tard ». Le bilinguisme de Pauline Marois, ce n’est qu’un brouillage de cartes. C’est passer à côté de la question. C’est fuir ses responsabilités.
Quant à l’enseignement de l’histoire et de la géographie en anglais en 5e année, c’est tout à fait dément. S’il y a une matière sensible et sacrée au Québec, c’est bien l’histoire. L’enseigner en anglais à des jeunes du primaire, c’est la teinter d’une saveur de défaite pour les francophones, c’est dire à la jeune génération que les Québécois ont lutté pour leur langue pendant 250 ans, mais que cela n’a servi à rien puisque même leur histoire ne leur est plus enseignée en français. La transmission de notre histoire en français, c’est du nationalisme tellement élémentaire qu’on se demande si Pauline Marois n’a pas perdu tous ses points de repère.
Si Howard Galganov ou Bill Johnson étaient devenus les conseillers de Pauline Marois, ils n’auraient pas pu lui donner de meilleurs conseils que ceux-là. Le problème est que Galganov et Johnson n’ont pas leur carte du PQ et sont plutôt voués à sa perte ! Qu’en conclure ?
Moi qui avais recommencé à croire un peu au PQ avec le projet de loi sur l’identité, je redeviens très dubitatif. Le Parti Indépendantiste me tente de plus en plus, même si la perspective de repartir à zéro ne me réjouit guère. Le « beau risque » m’avait fait quitter le PQ, comme des milliers d’autres ; le coup avait porté. Les « dérives de Pauline » nous ramènent au même point. Avec le même résultat ? Je l’espère.
Claude Richard
Repentigny
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J’ose espérer que des gens sensés à l’intérieur du mouvement souverainiste québécois vont se prononcer sur ce dérapage de Pauline Marois.
Je commence à penser qu’elle en a fumer du fort ! Pour cela, elle a du faire un méchant badrip !
S.O.S. Parizeau, ça presse !

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