Devant les hauts cris des souverainistes en faveur d’une présence anglaise à la fête du Québec français, les cous bleus font volte-face, allant jusqu’à réclamer que l’anglais figure comme langue officielle du Québec, au même titre que le français. Selon eux, faire du français l’unique langue officielle est un signe de repli, de petitesse. « Cela relève de la ségrégation ». Désormais, « seuls les parfaits bilingues devraient pouvoir représenter les électeurs, que ce soit au niveau municipal ou provincial. Les émissions de télévision et de radio devraient, dans le réseau français, se dérouler dans les deux langues ».
De plus, dans un geste d’ouverture plus large encore, les cous bleus demandent à ce que La Journée internationale de la Femme accorde une place importante aux hommes lesquels contribuent activement au développement de notre société. Dans un même esprit, ils invitent à la participation des fumeurs à la Journée sans tabac de façon à ce qu’ils puissent faire part de leurs frustrations quant à la discrimination qu’ils subissent quotidiennement et face au coût exorbitant des paquets de cigarettes. Les cous bleus souhaitent également que les défilés de la Saint-Patrick et de la fierté gaie se mêlent en un seul, de même que celui de la Carifiesta et du Carnaval de Québec. Dans la foulée, ils demandent à la population du Québec de s’abstenir de célébrer les fêtes usuelles à caractère religieux. Ils comptent sur les élus pour faire en sorte de les rayer du calendrier.
En terminant, les cous bleus annoncent qu’ils procéderont à un changement de nom. « Dorénavant, disent-ils, nous serons des red necks ! »

