Les bons perdants

L’indépendance du Québec ne se fera pas

Tribune libre de Vigile
samedi 15 août 2009
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À moins d’un miracle, ce qui demeure possible, l’indépendance du Québec ne se fera pas. Pourtant, il y a quinze ans à peine, les Québécois se donnaient un pays. Leur OUI s’étant traduit dans les urnes par un NON, grâce au bras canadien, ils ont renoncé à la victoire.

Des signes qui ne trompent pas

Les politiciens souverainistes ne font plus de politique. Ce sont d’humbles fonctionnaires sans grand talent ni imagination qui ont tellement peur de se faire taper sur les doigts et de se prendre les pieds dans les tapis qu’ils en deviennent psychologiquement manchots et cul-de-jatte. Ils ne parlent pas. Ils répètent leurs mots vides de sens en se tournant la langue sept fois. Il ne faut surtout pas offusquer les fédéralistes, ils pourraient ne pas voter pour nous. Ils sont comme des lapins enrobés de chocolat sans rien à l’intérieur. Creux.

Les électeurs se sont blasés de ces faux politiciens. Ils sont retournés à leurs moutons. L’individualisme a remplacé le collectif. Chacun veille à améliorer son confort. On travaille fort. On ne se prive de rien. On a Internet haute vitesse, son antenne parabolique, son cinéma maison, son B.B.Q., sa piscine hors terre, sa tondeuse à gazon, son cellulaire, son Ipod, son sac de chips, sa bière et la bouteille de Coke pour les petits déjà obèses et bourrés de Ritalin. C’est quoi le problème ? Qu’est-ce que l’indépendance nous apporterait qu’on n’a pas ou qu’on ne peut s’offrir en dix versements égaux ?

On ne fait pas la révolution, car l’indépendance d’un pays en est une, avec le sentiment qu’on possède tout ce qu’il faut pour être heureux. Les Québécois sont bien. La preuve c’est qu’ils ne font même pas un plat des 40 milliards de dollars que la Caisse de dépôt leur a fait perdre. C’est vrai que les médias ne tournent pas le fer dans la plaie et qu’ils préfèrent s’acharner sur Vincent Lacroix qui porte bien son nom.

Les uns à la suite des autres, les scandales sont étouffés, oubliés. Pas de coupable, pas d’accusation. La vie continue. La vie coûte cher. On travaille fort pour rembourser ses cartes de crédit, ses emprunts à la banque. On travaille fort pour que le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et les élus municipaux payent la traite à leurs chums d’amis. Que voulez-vous, c’est partout pareil.

Personne ne prend ses responsabilités. Tout le monde délègue. « Qu’ils fassent leur job. » « Le cynisme de la population. » On se renvoie la balle tandis que le Canada continue à nous jouer dans le dos et même en pleine face. Il n’y a plus de réaction. À peines quelques cris outrés comme un vol d’outardes.

Les Québécois ne luttent plus pour leur survie. Ils se canadiannisent de leur plein gré. Il y a une langue officielle au Québec : le français et l’anglais. Il y a deux langues officielles au Canada : l’anglais. Le Canada se rapproche. Malgré tout, on fait la promotion de l’anglais. Apprendre une langue, c’est toujours payant.

Le réveil sera brutal. Peut-être n’y en aura-t-il pas. Les Canadiens-français meurent sans douleur.

* * *

Extrait Alexandre Soljenitsyne LE PREMIER CERCLE

Note : Remplacez Américains par Canadiens

Le malheur, c’est que tout attendre des Américains soulage notre conscience et débilite notre volonté : nous acquérons ainsi le droit de ne pas nous battre, de nous soumettre, de vivre au fil de l’eau, en dégénérant constamment. Je me refuse à croire que notre peuple, au cours des années, devient plus ou moins lucide, qu’il mûrit tant bien que mal… On prétend qu’on ne peut pas écraser perpétuellement tout un peuple. C’est faux ! On peu fort bien ! Nous voyons à quel point notre peuple est vidé, assauvagi, investi d’une indifférence qui touche non seulement le destin du monde ou celui du pays, mais le destin de chacun et de ses propres enfants. L’indifférence, dernière réaction salvatrice d’un organisme, est devenue notre caractère déterminant.

Commentaires

  • O, 25 août 2009 00h08

    Monsieur Haché,

    Coup de pied quelque part, dites-vous ?

    C’est sans doute ce qui ouvrira les yeux à tout ce qu’il y a d’indépendantistes au Québec. Ils se regarderont entre eux et se reconnaîtront, se compteront et réaliseront qu’ils sont plus nombreux qu’on a voulu leur laisser croire. Les indépendantistes québécois comprendront qu’ils laissent s’étioler de la compétence, du leadership de pays, en garde avancée à Ottawa, en attente d’un signal de Québec qui n’est jamais venu... Cette tête de pont rapatriée à Québec dans un grand parti indépendantiste national pourra enfin proposer à la population qui l’attend depuis 40 ans, un projet emballant de liberté. Ce n’est pas notre pauvreté qui doit constituer notre frein, notre pauvreté est causée par notre dépendance. Suffit qu’un chef déterminé l’apprenne à tous les électeurs qui ne votent plus.

  • Marcel Haché, 24 août 2009 08h08

    Mme Moreno.(deuxième et dernière intervention à votre texte)

    Je crois que votre texte en est un bien plus grand qu’il n’y paraît. Seulement, vous lire avec ses yeux, chacun avec sa lunette et sa grille, cela ne suffit pas. C’est avec un peu de cœur aussi qu’il faut vous lire.

    Le Québec est bloqué.

    Il y a pour cela une minorité de blocage qui grandit. C’est plus grave que ce que nous voulons admettre. Par crainte de nous y confronter, nous préférons nous accuser nous-mêmes de nous bloquer nous-mêmes. Nous préférons tourner en rond. Nous préférons croire que cette minorité va se joindre à notre ronde. Nous préférons nier souvent.

    Ce n’est pas tout. Et là, madame, vous avez parfaitement raison. Il y a plus...Il y a pire… Nous sommes ici au pays du pluss-pire. Au Québec, la canadianisation se fait tout seul. Nul besoin d’agents extérieurs contraignants.

    Nous-mêmes, les indépendantistes, sommes dans une mauvaise spirale. Cela enrage depuis longtemps, et nous lasse à la fin. Cela donne le vertige. Je veux dire cela fait douter : se pourrait-il qu’il arrive aussi au peuple québécois ce qui est arrivé au peuple canadien-français et, avant lui, au peuple canayen ? Qui ne doute pas, n’a jamais douté, réponse à tout, n’est d’aucune utilité ici, et reste prisonnier de son blabla et de sa partisannerie.

    Le renouvellement politique possible, difficile mais nécessaire, ne peut survenir qu’à la suite d’un effort, c’est-à-dire d’un renouveau du discours politique lui-même, ce qui exclut les nouvelles répétitions et les incantations anciennes, qui sont justement à la source des blocages. La révolution, l’indépendance, car c’est bien de cela dont il s’agit, la révolution, c’est l’inédit. Pas une vielle recette de gauche, ni même travailliste.

    C’est parce qu’il est bloqué, que le Québec peut être trahi. Et qu’il l’est, effectivement. Ceci est une façon de dire que c’est le peuple québécois qui est trahi, et ce, tout autant par la gauche politicienne que par la droite politicienne qui est, elle, effroyablement inconsciente, inconséquente, capitularde, mais n’est pas si active.

    Pourquoi aller voter, en effet ? L’électorat, le peuple du Québec, s’est souverainement abstenu la dernière fois, au provincial.

    La prochaine fois, l’électorat pourrait bien voter avec ses pieds plutôt qu’avec son coeur. Et devinez donc qui, parmi nos grands chefs souverainistes de la souveraineté des québécois et des québécoises, sera le prochain et le plus susceptible de recevoir un bon coup de pied quelque part, par le peuple souverain du Québec…

    Je serai désolé, évidemment. Mais quelque part, pour ces égos plus gros qu’un peuple, pour eux seuls et leurs kamarades, je me dirai : ben bon s’tie !

    Merci pour vos beaux textes.

  • Suzanne Lachance, 21 août 2009 20h30

    Madame Moreno, vous êtes tellement persuadée que l’indépendance ne se fera pas (à moins d’un miracle, dites-vous), que je vous vois des ressemblances avec le parti de la reddition. Vous êtes décidément mûre pour un retour au PQ.

  • Luc Archambault, 20 août 2009 16h14

    @ Jean-Renaud Dubois

    En vous adressant à Madame Moreno, vous écrivez...

    « ... après avoir lu "Langue Sale" ! J’en suis sorti presque déprimé... Mais... »

    « Quand on se veut rassembleur pour proposer un projet, une grande CONSTRUCTION, on doit être sensible à ceux qui doutent des québécois. »

    Certes, pour comprendre ce sur quoi il nous faut agir. Et, il nous faut agir sur le déficit d’estime de soi de ce peuple du Québec qui a subi tant d’outrages et d’abus.

    « Ma conjointe pense comme Madame Moreno : peut-elle le dire en famille, puisqu’elle aussi doute des Québécois à certains moments ? »

    OUI, en tant que symptôme d’un mal profond. La mésestime de soi, le mépris du peuple, la désespérance de soi. Ce qui mène au suicide, à la démission.

    Que fait-on à l’égard d’une personne qui se mésestime ? On abonde !? Vraiment !? « T’es un pas bon, tu ne réussiras pas à t’en sortir. Tout est contre toi, tu ne le vois pas... ! »

    NON PAS !

    On dit plutôt...

    « Quel est le problème ? Ce n’est pas vrai que tu ne peux rien faire, ce n’est pas vrai que tu ne pourras rien faire. C’est vrai, les conditions adverses sont énormes. Mais tu as d’immenses capacités, tu as survécu, tu es un résilient, tu peux... à commencer pas cesser de te sous-estimer, mésestimer.  »

    « ... après avoir lu "Langue Sale" ! J’en suis sorti presque déprimé... Mais... »

    Il n’y a pas de mais... Ce texte vous a « presque déprimé ». Il vous a fallu puiser dans vos autres ressources pour contrer sa valeur dépressive. Cela a pris de l’énergie en lieu et place d’en donner. Cela vous a coûté au lieu de contribuer à notre collectif et mobilisateur profit. Cela doit cesser. Il n’y a pas de mais... qui serait «  chacun doit pouvoir déprimer à souhait et s’y complaire... »

    Cela aussi est abonder dans la démission. Il faut réagir à la dépression...

    L’exposé de notre situation ne doit pas nous décourager. Si on en sort découragé c’est que l’exposé abonde dans le défaitisme, le démissionnisme, l’impasse. Ce qui ne peut que contribuer à l’impasse, puisque cela ne peut qu’accroitre la démission, la démobilisation. C’est le système HYGRADE a contrario.

    « Plus de gens en mange parce qu’elle sont plus fraiches et elles sont plus fraiches parce que plus de gens en mange... et plus de gens en mange parce qu’elle sont plus fraiches... »

    A contrario...

    « Plus la situation est présentée comme une impasse, moins on a d’espoir de la changer. Plus la situation le désespoir se cristallise dans l’impasse, plus l’impasse se cristallise dans le fatalisme du désespoir, plus la situation est bouchée. »

    La lucidité ce n’est pas ça

    La lucidité ce n’est pas le désespoir. La lucidité c’est de compter pouvoir agir sur les conditions adverses en les mettant en évidence sans recours possible, et accompagnées de la mésestime de soi.

    Pour agir sur la mésestime de soi, il faut l’identifier, la dénoncer. Non pas seulement quand elle est encouragée par nos ennemis.

    Nous pouvons être nos pires ennemis

    Et nos ennemis le savent et instrumentalisent cette « capacité » humaine. Cette tentation du pouvoir de l’incapacité. « Je suis un incapable », ce qui ne peut qu’accroitre et cristallisée l’incapacité. Le contraire c’est la lucidité de ses capacités.

    Chaque personne contient en elle son pire ennemi. Celui-là carbure au défaitisme, au fatalisme, à la carence affective de la mésestime de soi et de la disqualification de ses capacités d’agir sur la réalité qui est la sienne et qui l’entoure. C’est la tentation suicidaire.

    On n’aide pas un suicidaire en encourageant son défaitisme et sa détestation de soi qui le fait être quantité négligeable et indigne d’exister à ses propres yeux, parce que supposée incapable de prendre la vie et ses défis à bras le corps en y faisant face avec dignité et espoir de réussite ou de victoire.

    On n’encourage ni n’aide un sprinter avant la course en lui disant qu’il a toujours perdu ses dernières courses. Si on ne croit pas en ses capacités, on ne peut être admis dans son entourage.

    Comment pourrait-on aider un peuple en décrétant d’emblée que ce qu’il désire n’adviendra pas... parce qu’il est trop ceci ou cela, parce qu’il manque de courage, parce que c’est un fainéant... parce que ... ???

    Ce qui nous permet d’AGIR sur nos manques, sur nos faiblesses, c’est l’identification, la mobilisation, le rassemblement de nos forces. L’UNION de nos FORCES. La mise en valeur de nos FORCES, pas la CÉLÉBRATION MORBIDE de nos manques. Chaque manque devant être accompagné d’une FORCE capable de le contrer. Si ce n’est pas le cas, il ne s’agit pas de lucidité, mais de dépression démissionnaire et de fatalisme identitaire.

    Ce qu’il faut répudier énergiquement.

    NOUS avons la FORCE de nos ancêtres ajoutée aux propres nôtres

    Le seul fait d’exister aujourd’hui est la célébration même de la FORCE de nos ancêtres. Elle est la nôtre ou elle ne l’est pas ! Si elle ne l’est pas, c’est donc que nous avons dilapidé en vaine dépression leur FORCE. Et en convenir est dépressif.

    Ce n’est pas le cas. Nous avons en mains tout ce qu’il faut pour réussir. Rien n’est perdu.

    C’est le Canada qui est face à l’impasse

    Pas nous. C’est lui qui se heurte à un mur. Il ne parvient pas à obtenir le OUI qui le validerait.

    Tout le reste n’est que littérature !

  • Luc Archambault, 19 août 2009 12h03

    @ Christian Montmarquette

    Quand j’écris :

    Et LE PEUPLE, c’est NOUS !

    NOUS SOMMES LE PEUPLE !

    NOUS SOMMES UN PEUPLE !

    NOUS SOMMES LE PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC !

    À NOUS la PAROLE !

    Je ne fais qu’énoncer la réalité de ce qu’est un régime démocratique. Et cette parole du peuple passe à travers sa députation. Mais elle n’est pas que cette expression incarnée dans l’élection de sa députation, elle est aussi ce qui s’exprime dans la rue, dans la vie de tous les jours, dans les médias, ici dans Vigile. C’est cette parole échangée, discutée qui s’exprime ensuite dans le vote électoral et le votre référendaire.

    Il n’y a rien là en soi d’émotif... c’est l’exacte description de la réalité démocratique. C’est le peuple qui décide, qui élit une députation qui élit un gouvernement. Ce qui pourrait être émotif c’est qu’on oublie que le peuple a la parole, qu’il peut la prendre, qu’elle n’est pas que le fait de voter, un jour tous les 2, 3 ou 4 ans. C’est le peuple qui décide des grandes orientations. Ce pourquoi la gauche s’engage à réaliser tel programme... quand le peuple approuvera, la gauche pourra former un gouvernement.

    Je ne fais pas «  complètement abstraction de ce qu’est la pratique politique réelle au Québec et de l’usage de la démocratie électorale représentative. »

    Au contraire, et les « gens ordinaires » savent très bien que cette parole n’est pas que « voter ». La preuve, le peuple s’exprime partout, dès qu’on lui en donne la chance.

    Il peut donc prendre la parole, de diverses manières autres que le vote. C’est la mobilisation de ses forces, le militantisme... etc. ET, c’est bien de cela qu’il est question pour fonder un État valide, encourager l’expression de la parole du peuple qui répudie l’État du Canada, et qui veut fonder un État valide et légitime sur son territoire national.

    NOUS SOMMES LE PEUPLE !
    NOUS SOMMES LE PEUPLE DÉMOCRATIQUE et SOUVERAIN du QUÉBEC !

    Et c’est lui, CE PEUPLE, qui pourra seul fonder dans l’UNION de ses forces la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC sur son territoire national du Québec.

  • Jean-Renaud Dubois, 19 août 2009 11h32

    Bonjour,

    Merci encore Madame Moreno pour ce billet, qui semble enfin relancer le débat sur cette UNITÉ indispensable et vitale comme le soulignent plusieurs intervenants.

    "Ils se canadiannisent de leur plein gré"

    C’est vrai, mais ils reçoivent pour cela un très fort coup de main de la part du PLQ et de John James Charest dont les politiques d’immigrations (désinvestiements) et de cultures (OQLF ET CSLF) sont une honte ! 10 ans de ce régime jusqu’en 2013, ça tue un peuple !

    Déconstruction depuis 2003 :

    En faire la liste pour mieux intervenir dans le débat public sur le web - en particulier dans les cyber-journaux et autres - serait déjà fort utile, tout en espérant que les efforts que met Vigile tant qu’à son "Dossier Spécial de Convergence", se concrétisent !

    Tous ces lecteurs de Vigile pourraient inonder les "espaces d’opinion". Il y en a certainement qui le font déjà : mais une "biblio sur Vigile" serait souhaitable, non ? Je vais aller lire les textes sur les sites recommandés par Monsieur Daniel Roy...
    Les journalistes devant ces avalanches devront, j’ose l’espérer, en tenir compte !?

    "Nous avons un ennemi à combattre" comme le soulignait Andrée Ferretti en 2003 : « Bref, il nous reste à nous remettre à la tâche avec la conviction que nous avons de nombreux acquis, suffisamment d’expérience pour ne pas répéter nos erreurs, et, au pouvoir provincial, un ennemi facilement identifiable à combattre. » disait-elle.

    Pourtant, malgré cette promotion incessante du fédéralisme canadien par le PLQ ainsi que ces 6 dernières années catastrophiques, un sondage sérieux faisait mention dernièrement que l’appui à l’appellation « Québécois(es) en Premier » était passé en 10 ans de... 55 à 60% !

    ***

    Les souverainistes ont gagné le référendum de 1995 et cela "sans faire de révolution" dans le sens dur du mot !

    L’argent (illégal du fédéral) et "DES" votes ethniques — (combien ? Plus de 100 mille au moins et... à l’encontre de toutes les règles : lire « sortie de secours », J.F. Lisée) — ont effacé cette brillante victoire.

    Oui, un vol ! Et Parizeau est parti pour notre plus grand malheur !

    Puis Bouchard est parti ;

    Puis Landry est parti...

    Oui, tous les trois, pour le grand bonheur du Canada.

    Pendant ce temps là Jean Charest, lui est toujours là : il est le chef du PLQ depuis 11 ans !!!
    C’est vrai on se chicane pas dans cette famille tricotée serrée ; même quand le chef dit et fait des conneries !

    Heureusement, Parizeau, sporadiquement, revient contribuer à sa façon... Merci à lui !

    En 1994, il y avait à peine 38% d’appui à la question référendaire sans partenariat.

    En 2008, l’appui à "Un Pays Souverain" (question de
    Crop ou Léger) est à 40%.

    Alors, "Est-ce que cela prendra "un miracle" ?

    Pas plus qu’en 1995, si l’on se fie aux chiffres ; mais cela va prendre un très gros coup de volant : Ca devra cogner dur ! : Denis Julien.
    Et cela passe - comme le disait Mme Ferretti en 2003 - par une UNION de nos forces. Bien évidemment !

    Comme le souligne aussi Martin Lavoie : « Cette UNION des forces, si souvent projetée peut se faire et c’est
    souvent l’inadmissible qui le provoque. »

    Il a raison, et l’inadmissible est déjà là : le Québec est en
    déconstruction avancée : aucun projet structurant réalisé depuis 6 ans ; en plus d’un recul sur tous les fronts !

    CONCLUSION :

    Quand on se veut rassembleur pour proposer un projet, une grande CONSTRUCTION, on doit être sensible à ceux qui doutent des québécois.

    Cela n’empêche nullement d’en faire la promotion continuellement avec enthousiasme et conviction, arguments solides à l’appui pour mieux permettre cette UNITÉ, comme le fait si bien M.Archambault ; mais sans mots blessants qui peuvent faire fuir les québécois de tous horizons, qui
    pourraient le lire !

    Ma conjointe pense comme Madame Moreno : peut-elle le dire en famille, puisqu’elle aussi doute des québécois à certains moments ?

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois

    Sainte-Adèle

    Pour mettre de l’huile sur le feu déclenché par l’étincelle
    de Caroline Moreno :

    ....... « Je ne connais pas de distinction nationale marquant et continuant une infériorité plus désespérée. La langue, les lois et le caractère du continent nord-américain sont anglais ; et toute autre race que la race anglaise (j’applique ce mot à tous ceux qui parlent la
    langue anglaise) y apparaît dans un état d’infériorité. C’est pour les tirer de cette infériorité que je désire donner aux Canadiens notre caractère anglais. [...] On ne peut guère concevoir de nationalité plus dépourvue de tout ce qui peut vivifier et élever un peuple que celle que présentent les descendants des Français dans le Bas-Canada, du fait
    qu’ils ont conservé leur langue et leurs coutumes particulières. Ils sont un peuple sans histoire et sans littérature. »
    Lord Durham

    N.B. Après avoir terminé ce texte, je suis allé lire 3 de vos textes, pour mieux vous connaître : "Du côté de la vie" - "Langue sale" - "La motivation". Voilà c’est fait.

    Je comprends d’autant mieux votre billet sur « les bons perdants », après avoir lu "Langue Sale" ! J’en suis
    sorti presque déprimé... Mais...

  • Jacques Dubreuil, 19 août 2009 11h13

    Madame Moreno, je comprends votre position et je la partage en partie. Mais après avoir critiqué nos élites naturelles si peu édifiantes depuis 1760 (les Anglais ont commencé par acheter l’Église, la seule organisation qui, en 1774, détenait de la crédibilité auprès de tous les Québécois, puis ils se sont débarrassés des ambitieux - tous l’épisode des Canadiens errants - pour se monopoliser toutes les richesses et tout le pouvoir politique), on se rend compte que malgré tout, notre peuple est très fort pour avoir quand même passé à travers. L’Empire sous lequel le soleil ne se couchait jamais n’existe plus ; nous, nous sommes plus forts que jamais. Et nous allons de l’avant ! Même si nos chefs sont trop mous, lâchons pas.

  • Stoïque, 18 août 2009 20h41

    J’ai aussi mes moments de découragement. Mais je garde un naïf espoir. Et je continue mon combat.

    Bon courage Mme Moreno.

  • Jean-Renaud Dubois, 18 août 2009 10h19

    Bonjour,

    ........... " Les Québécois ne luttent plus pour leur survie. Ils se canadiannisent de leur plein gré. Il y a une langue officielle au Québec : le français et l’anglais. Il y a deux langues officielles au Canada : l’anglais. Le Canada se rapproche. Malgré tout, on fait la promotion de l’anglais. Apprendre une langue, c’est toujours payant. " Le réveil sera brutal. Peut-être n’y en aura-t-il pas. Les Canadiens-français meurent sans douleur.

    Bravo Caroline Moreno, pour "votre étincelle", qui a relancé le débat : donc qui a fait enfin réagir "16" membres de la famille !

    Si ce extrait ci-haut, qui décrit si bien en quelques mots la situation, pouvait sortir de Vigile pour susciter "un grand réveil" dans cette population dont Sylvain Maréchal, nous dit que ventre peu affamé n’a pas point d’oreilles :
    « « Je suis seul de mon équipage ; Les gens d’ici sont peu violents ; Parce qu’ils ont viande sous la dent ; Et ventre plein n’a pas de rage. » » Félix Leclerc.

    C’est une affirmation drôlement d’actualité, puisque VRAIE il y a 40 ans... et encore aujourd’hui ! Tout en constatant ce fait, cela ne l’a pas empêché de tout faire pour faire naître le Pays !

    «  Il y a une langue officielle au Québec : le français et l’anglais. Il y a deux langues officielles au Canada : l’anglais  »

    Une assertion si paradoxale, mais ô combien éloquente par sa lucidité. On pourrait y ajouter que : " Il y a deux chartes des droits, la Québécoise et la canadienne mais...une seule qui a tous les pouvoirs ! »
    Ces 3 affirmations traduisent la triste réalité de l’état où se trouve notre nation.

    Cette analyse se veut aussi, me semble-t-il, un appel pour "AVANCER". En tous les cas, c’est comme cela que je le perçois : un rappel à l’essentiel et la fin de la récréation !

    Cette canadiannisation en grande marche depuis 1996 (rappelez-vous le scandale des commandites), est voulue depuis toujours par le Canada, mais orchestrée par nos élu(e)s fédéralistes québécois en "service" à Ottawa. Sans eux, il n’y aurait pas eu cet achat d’un peuple par ces commandites, qui continuent encore !

    Ne cherchez pas ! Pour reprendre l’expression de Marie Mance Vallée, le ver est dans la pomme québécoise depuis au moins la supposée confédération. Sinon, on ne discuterait plus de ce Pays à faire.

    ........ "

    Qu’est-ce que l’indépendance nous apporterait qu’on n’a pas ou qu’on ne peut s’offrir en dix versements égaux

     ? "

    " Il n’y a plus de Réaction ", semble-t-il, comme vous dites si bien ! Mme Payette (Le Devoir) dit la même chose que vous... en espérant réveiller les québécois qui font dodo !

    Est-ce aussi, parce que l’on est si habitué à laisser l’administration de "Notre Maison" à notre voisin, ainsi que l’avenir de "notre Langue"... à sa Cour ?

    Oui, cette fameuse Cour qui avait fait trembler tous les chroniqueurs québécois excepté feu Vastel, Foglia et Facal : Projet de loi 195. La majorité de nos faiseurs d’opinion avaient retenu l’accessoire au détriment de l’essentiel !

    Votre description de la situation où l’on se trouve, et du comportement de nos élu(e)s politique souverainistes à québec, me fait penser à ce que je vois et lis, ici même sur Vigile.

    Peut-être que je me trompe, mais il me semble que l’on assiste depuis quelques temps à un match de tennis où deux adversaires s’affrontent devant des estrades qui se vident de plus en plus !
    L’un pourrait être moins répétitif et plus concis dans sa CONSTRUCTION ; et l’autre, un simple individu comme nous tous, qui invective ceux qui ne pensent pas comme lui en les traitant de « petits partisans mesquin à l’esprit sectaire et étriqué » - s’en prend maintenant au PI après les avoir courtisés...

    On se met plein de bâtons dans les roues pour mieux s’enfarger dans le tapis. Pendant ce temps là, la plupart se taisent... et attendent en ne prenant pas clairement position.
    B-i-z-a-r-r-e !

    Mais ai-je les connaissances et tous les éléments pour juger de la situation ? Je tente de comprendre...

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois

    Sainte-Adèle

  • Jacques Bergeron, 18 août 2009 08h52

    À force de répéter votre « léitmotiv » à l’effet que l’indépendance ne se fera pas, il est plus que probable qu’elle ne se fera pas. Ce n’est pas ce que j’entrevoie pour mes 12 petits-enfants pour leur avenir et celui des enfants du Québec.
    Si en lieu et place de décourager les indépendantistes, on oeuvrait à la promotion de l’indépendance envers et contre tous les contretemps,nous ferions probablement avancer notre idéal, alors que votre démarche et celle de certains indépendantistes, découragent leurs frères et soeurs de combat. Ce n’est certainement en s’excluant du combat et en décourageant les indépendantistes que nous ferons la promotion de l’émancipation politique du Québec et de son peuple. Si on décidait de passer outre à nos politiques pour définir le Québec dans lequel nous souhaitons vivre en lieu et place de détruire l’idéal de notre peuple ?

  • Christian Montmarquette, 17 août 2009 22h22

    Excusez-moi Monsieur Archambault.

    Je ne tiens pas à repartir une chicane..

    Mais, quand vous dites...

    NOUS SOMMES LA FORCE BRUTE ET FINE du PEUPLE !

    Et LE PEUPLE, c’est NOUS !

    NOUS SOMMES LE PEUPLE !

    NOUS SOMMES UN PEUPLE !

    NOUS SOMMES LE PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC !

    À NOUS la PAROLE !

    ...À mon sens, vous faites complètement abstraction de ce qu’est la pratique politique rélle au Québec et de l’usage de la démocratie électorale représentative.

    Les gens ordinairement doivent normalement : "voter"...

    Et le principe est, que nous déléguions des gens élus qui décident.. Sauf bien sûr, une révolution ou une contestation générale massive citoyenne entre les élections...

    Est-ce donc de cela que vous parlez ?

    Une mobilisation générale révolutionnaire ?

    Sinon.. à mon sens, il s’agit que de « crinquage » ou de « pep talk » sans actions exécutoires.

    C’est de la « politique émotions »...

    Pour ne pas dire.. « sensation »..

    CM

  • Luc Archambault, 17 août 2009 17h16

    @ Denis Julien de Lotbinière

    OUI -

    «  Nous avançons [ Comme vous dites ], nous les indépendantistes québécois, mais la locomotive qui doit faire avancer le train est sur la voie d’évitement.  »

    OUI, notre locomotive est sur la voie de garage. Elle s’est garée dans la division de NOS forces. Et nous sommes en train de la faire sortir de ses innombrables voies où se gares les locomotives quand il faut réparer ses roues, ses essieux, ses moteurs, ou restaurer ses lieux de transports et équipements de voyagements. Nous sommes en train de le faire. De remettre à neuf, le souverainisme étatique historique, en train de mettre à niveau tout cet appareillage avec les dernières découvertes et au diapason de ce que nous avons appris de nos actions et voyages antérieurs qui n’ont pas permis de nous rendre à la bonne gare, celle de l’État valide du peuple souverain.

    Vous aurez compris que pour moi, la locomotive n’est pas une mais plurielle. Un peuple n’a pas qu’une locomotive, un peuple se meut grâce à l’effet combiné de multiples moteurs. Le tout est de faire en sorte d’en synchroniser les apports énergétiques qui font bouger le convoi. L’une d’elle est le moteur citoyen. Il est enrayé depuis longtemps et est le frein qui nous a empêcher de gravir la montagne. D’autres moteurs eux on voulu pour se distinguer, discréditer d’autres moteurs, ce sont les moteurs freins. Ils sont ultra nerveux, puissants mais sont installés dans une mauvaise position. Leurs engrenages nous ont freinés, ils ont court-circuité d’autres moteurs qui sont aujourd’hui à plat, dans le champ, perdu dans la désespérance de l’absentéisme militant et dans l’abstentionnisme électoral. Ce moteur là ne pourra être rénover que lorsqu’on aura installé nos moteurs dans le sens des autres pour que leur forces décuple l’ensemble de la force produite par les autres moteurs en lieu et place de freiner leur élan.

    Tout ce travail de rénovation, de réalignement prend du temps. ET, c’est ce que nous faisons depuis 1995. Tout ce temps nous a permis de faire des tests, nous a permis néanmoins, malgré tout, de tenir la voie libre, aucun autre train n’a pu nous devancer. Le Canada ne passe pas. Il et en panne loin derrière. Et lui s’obstine à ne pas rentrer au garage... il ne veut pas être rénové. Tant pis pour lui...

    NOUS, nous travaillons sans relace à notre rénovation. M. Parizeau jadis chef de train est maintenant chef de gare. Il nous a dit le 6 juin dernier de continuer notre travail de rénovation. Il faut poursuivre l’analyse de toutes questions liées à tout le convoi. Rien ne doit être épargné et ce n’est pas le temps de faire de la « mauvaise ouvrage ». Il faut être méticuleux, précis, et congruent, il nous faut remettre à neuf ce qui doit l`être ( les études ), répondre aux questions qui se posent et terminer le travail au plus vite car nous n’avons que quelques mois pour ne pas rater le prochain départ. Le départ décisif. ET ce départ commence cet automne. On pourra continuer à fignoler la chose mais déjà, nos moteurs doivent avoir été placés dans leur enlignement optimal, pour ne pas faire moteur frein. Déjà ça. Nous pourrons ensuite le redémarrer quant tout sera mis en place.

    Quant à les locomotives des partis politiques, elles ronronnent, chacun de leur côté, certes. Mais quand la vraie locomotive citoyenne aura prouvé qu’elle peut être au rendez-vous. Tassez-vous d’d’là ! Ça va déménager... Comme vous dites ! Les locomotives des partis politiques n’auront pas le choix d’embarquer dans la danse et de faire leur mise au point pour carburer toutes sur grâce à une ESSENCE nouvelle. L’ESSENTIEL sur lequel nous nous serons entendu(e)s.

    « Le danger qui nous guette, c’est une opposition officielle qui sera tentée de demeurer sur son gros ’’C’’ en ne pariant que sur l’alternance, en se positionnant dans rien et n’élaborant pas publiquement un plan de match complet pour remplacer ces salopards qui se vautrent actuellement. »

    Tout à fait ! Mais cela ne pourra advenir parce que d’ici là les locomotives citoyennes auront été remises sur la seule voie disponible, celle de l’UNION de nos forces. Les locomotives partisanes ne pourront résister à la solitaire et improductive essence politicienne, sectaire et électoraliste. Ce ne sera plus possible. Tout simplement...


    « L’UNION Comme [ nous le disons ] ; c’est urgent ! »

    Pour « ... être prêts cet automne à ruer dans les brancards », il nous faudra, dès les vacances estivales terminées et l’indolence qui les caractérise passée, exposer chacun chacune, les termes ESSENTIELS sur lesquels fonder l’ESSENTIEL de nos STRATÉGIES et PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ capables de former une COALITION de GOUVERNEMENT de SOUVERAINETÉ dès la prochaine élection décisive à Québec prévue pour dans 3 ans, ( mais nous pourrions être surpris si nous y prenons garde et nous contentons d’une procrastination attentiste et démissionnaire ).

    L’urgence est là !

    Il nous faut une proposition congruente, sur laquelle nous entendre. Et c’est à nous de la concevoir et construire. Il ne faut pas attendre que les partis politiques le fasse à notre place dans leur solitaire isolement. C’est NOUS le peuple, NOUS la partie de ce peuple souverainiste qui doit par notre parole, notre PAROLE en ACTE rompre avec l’attentisme et la délégation. Notre parole n’a pas à être délégué à qui que ce soit. Ni à nos dirigeants, ni à nos partis politiques, ni à quelque Messie, ni à rien du tout en cette absence. Il n’y a que nous pour la prendre cette parole et dans l’abstinence, il nous faudra nous en prendre qu’à nous seuls. Car ce sera nous seul qui aura gardé le silence.

    Fini les folies !

    - C’en est FINI du temps ancien des irresponsables !
    - FINI le temps d’attendre !
    - FINI l’époque révolue qui nous fait déléguer notre responsabilité de peuple ! - FINI les Messies !
    - FINI les sauveurs de peuples !
    - FINI les miracles !
    - FINI la superstition !
    - FINI les incantations misérables !

    NOUS SOMMES LA FORCE BRUTE ET FINE du PEUPLE !

    Et LE PEUPLE, c’est NOUS !

    NOUS SOMMES LE PEUPLE !

    NOUS SOMMES UN PEUPLE !

    NOUS SOMMES LE PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC !

    À NOUS la PAROLE !

    «  Ça devra cogner dur !  » dites-vous !?

    Ça VA cogner dur !

    Parce que nous aurons fait l’UNION de nos FORCES et enligné nos MOTEURS !

    Nous sommes ici dans Vigile, indispensable outil de cet avènement, cet abris garage, ou nous pouvons parler mécanique, science des comportements du mouvement, tout notre saoul, jusqu’à épuiser toute discussion, parce que c’est pas la discussion, l’exposé de nos a priori, que nous pouvons nous instruire mutuellement, nous grandir collectivement ; nous sommes ici dans Vigile, quelques uns, pas nombreux à penser UNION de nos forces. Cette pensée se partage, rayonne.

    Tout cela formera bientôt la petite, toute petite, microscopique étincelle qui mettra le feux aux poudres de nos forces. De toutes nos forces !

    Cette fois, le feu sera en nous ! Nous aurons cessé de le contempler un jour par an, la nuit de la fête nationale. Nous pourrons le vivre ce feu, à l’année, parce qu’il sera en nous. Nous aurons cessé de contempler celui des autres, car il sera en NOUS, en chacun de nous ! Nous aurons cessé d’attendre que d’autres nous permettent de le contempler parce qu’ils et qu’elles ont sue(e)s l’allumer et l’alimenter en elles et eux. Nous ne nous contenterons plus de la contemplation passive du feu des autres. Parce qu’il sera en nous. Un feu irrésistible, irrépressible, multiplicateur et non divisif. C’est le quotient de force qu’il nous faut et il nous faut non plus le contempler mais le vivre. Un feu émanant de chacun de nous, collectivement brasier rassérénant et lumineux. Rayonnant d’une lumière interne partie du corps même du peuple souverain sur les ténèbres d’une canadianisation impuissante. Bloquée dans la propre contradiction de ses propres blocages.

    Cette petite étincelle de rien du tout est notre lumière au bout d’un long tunnel.

    Peu de gens la voit. Peu importe, elle existe et croîtra d’elle-même à même l’ESSENTIEL que nous saurons exposer, discuter, définir, en distinguant peut à peu dans ce transport l’ACCESSOIRE à mettre de côté, et l’ESSENTIEL à retenir et magnifier.

    Vive le Québec libre !

    Longue vie au peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec !

  • Denis Julien de Lotbinière, 17 août 2009 15h07

    Nous avançons monsieur Archambault, nous les indépendantistes québécois mais la locomotive qui doit faire avancer le train est sur la voie d’évitement.

    Actuellement,ça sent la fin de régime à Québec tout comme en 1976.Le gouvernement Charest est usé jusqu’à la corde. Ca commence même à sentir très mauvais. Même la vieille rangaine de la construction des barrages hydro-électriques mise de l’avant par Robert Bourassa en 1973 ne fonctionne plus. Plus personne au Québec ne prend ça au sérieux !

    Il y a eu l’affaire de la Caisse de Dépôt puis le cafouillage inimaginable de Bolduc à la santé démontrant que ce triste individu n’y est pas à sa place. Et là, on apprend que le président d’Hydro-Québec traitait bien ses petits amis du secteur privé en éducation. On n’a encore rien vu ! Attendez dans un an ; ça va sentir la charogne !

    Le danger qui nous guette, c’est une opposition officielle qui sera tentée de demeurer sur son gros ’’C’’ en ne pariant que sur l’alternance, en se positionnant dans rien et n’élaborant pas publiquement un plan de match complet pour remplacer ces salopards qui se vautrent actuellement.

    L’UNION Comme vous le dites ; c’est urgent ! J’ignore encore quelle forme cela prendra mais nous devons être prêts cet automne à ruer dans les brancards.

    Ca devra cogner dur !

  • Luc Archambault, 17 août 2009 12h51

    @ Denis Julien de Lotbinière

    «  Le plus grand danger qui menace le combat que nous menons depuis plus de 40 ans pour faire du Québec, un pays, c’est le déni de la réalité qui s’est emparé des troupes. »

    S’en remettre aux miracles... « Cela s’appelle la pensée magique ! »

    «  Je refuse cela !  »

    Nous sommes d’accord !

    « Non, ça ne va pas bien pour l’option indépendantiste et ce n’est pas en se mettant la tête dans le sable que la situation s’améliorera. Il nous faut d’abord prendre acte de ce qui se passe avec courage et lucidité. C’est cela le début de la sagesse ! »

    Et ça ne va pas bien pour les canadianisateurs. Et, la lucidité ce n’est pas faire de l’ombre sur la situation de nos adversaires en prétendant que nous ne pourrons qu’être battu, à sous prétexte de fausse lucidité. La vraie et lucide lumière, ( Lux, lucis ), doit aussi être faite sur les défaites de nos adversaires et non pas seulement les supposées nôtres.

    Le défaitisme ne nous sera d’aucun secours. Croire au miracle pas davantage

    Nous sommes d’accord !

    Il nous faut faire l’UNION de nos FORCES.

    Et non pas déprimer et nous laisser écraser par le défaitisme...

    Et, nous en avons, et ce sont celles-là qui nous sauveront. Il n’en n’a jamais été autrement et il n’en sera jamais autrement.

  • Luc Archambault, 17 août 2009 12h39

    @ Jean-François-le-Québécois

    «  Je ne sais pas pour qui vous vous prenez, pour fondre sur Caroline Moreno avec tous vos reproches, comme vous le faites. »

    Je me prends pour personne d’autre qu’une personne qui ne s’en prend pas à Caroline Moreno. Je m’en prends à cette idée qu’elle met de l’avant concernant le miracle qui serait notre seule porte de sortie. Je m’en prends au découragement qui supporte cette vision défaitiste. Je m’en prends à la démission que ce découragement provoque.

    En vertu de quel sacrosaint ascendant devrais-je m’empêcher de contredire les idées qui m’apparaissent nuire à la cause du peuple souverain du Québec. Ici, on s’en prend à tout un chacun et on ne se prive pas de s’en prendre à des personnes aux aux idées des personnes qui ont consacré leur vie à la cause du peuple souverain du Québec, en vertu de quoi pouvez-vous bien me dire ne pourrait-on discuter ici les idées défendues ou mises de l’avant pas madame Moreno ?

    « Mais une chose est sûre : vous ne voyez pas où nous en sommes rendus, la gravité de la situation actuelle. »

    Justement, et la gravité implique pour les militants, la congruence, le courage, la vaillance et tout le contraire de la démission et du défaitisme.

    On pense pouvoir agir sur la situation ce qui est tout le contraire de s’en remettre au miracle, ou bien on baise les bras, on concède la victoire. Tant que telle concession n’est pas faite, on ne baisse pas les bras. On croit en son pouvoir d’action. On pense avoir les moyens qu’il faut et la détermination qu’on a pour vaincre les assauts ennemis.

    Et, justement, nous sommes actuellement en position de force. Leurs assauts récents se heurtent à un mur. C’est eux qui sont face au mur de notre détermination. Ce peuple rejette le Canada que défendent et imposent de force les canadianisateurs.

    « Il est minuit moins cinq ! »

    Tout à fait ! NOUS SOMMES d’ACCORD !

    « Oui, mais le peuple québécois n’est pas le seul acteur, dans tout ça ! Et pendant que nos frères et soeurs québécois, semblent relativement endormis, d’autres sont très, très actifs ! Et ils disposent, ceux-là, de ressources énormes. »

    Tout à fait !

    Et, à quoi se heurte cet activisme d’après vous. Pourquoi le Canada ne peut-il obtenir le OUI qui le validerait ? C’est lui qui doit aujourd’hui s’en remettre aux miracles pas nous. Le Canada ne passe pas ! Les actions canadianisatrices se heurtent à un mur et leur propagande ne passe pas ! Nous avons déployé l’action qu’il fallait pour les contrer, les faire reculer. Malgré leur éveil et leur « ressources énormes », ils ne parviennent pas à vaincre notre vigilant éveil !

    Quelle est cette idée folle qui devrait nous livrer au seul secours des miracles ! Quel est cet aveuglement qui passe sous silence nos victoires récentes ? Est-ce de la lucidité ou tout simplement de l’obscurantisme ?

    Le Canada ne passe pas !

    La lucidité c’est « lux, lucis » la lumière ! Et celle-là de lucide lumière doit se faire sur toute l’exposition de notre réalité, pas seulement pour nous faire croire que nous ne pourrons que perdre en statuant fallacieusement que « l’indépendance ne se fera pas ». Ce fatalisme n’a pas sa place dans de moins 5 qui est le nôtre. Au moment même où tout ne manque que l’UNION de nos forces pour vaincre définitivement un État qui ne passe pas, qui n’avance pas et qu’on a récemment obligé même de reculer. Que nous faut-il de plus pour cesser de croire aux miracles !

    Quelle conclusion autre que celui de notre éveil ! Et si nous sommes endormis, c’est un endormissement drôlement redoutable... Le Canada ne parvient pas lui à susciter l’appui de ce peuple qui est le nôtre... Ça ne passe pas ! Que vous faut-il de plus pour combattre avec moi le défaitisme, de divisionnisme !

    « Il est minuit moins cinq ! »

    Tout à fait ! NOUS SOMMES d’ACCORD !

    Ce pourquoi le temps presse. Pas question de lancer la serviette, surtout pas alors que notre éveil a fait mur contre les récents assauts de canadianisateur. Leur déroute est la preuve que le miracle qu’ils attendent ne viendra pas. Car les miracles, ça n’existe pas. Tout s’explique. Le Canada ne pourra indéfiniment imposer de force et d’autorité un État répudié depuis 250 ans par les Québécois. Même notre division, celle qu’il encourage, provoque, ne parvient pas à le faire passer. Le Canada ne passe pas sur le territoire national du peuple souverain du Québec.

    « Il est minuit moins cinq ! »

    Tout à fait ! NOUS SOMMES d’ACCORD !

    Et le temps est compté si nous voulons donner le coup de grâce à cet État de tutelle. Il nous faut faire l’UNION de nos forces contre le défaitisme ce qu’il engendre. La démission, la démobilisation, l’absentéisme militant, l’abstentionnisme électoral qui seuls nous ont fait élire Jean Charest. Il aurait suffi à peine de moins de 20 000 voix, à peine 200 voix dans certains comtés chauds pour former un GOUVERNEMENT de COALITION NATIONALE de SOUVERAINETÉ, afin de renverser la minorité activiste canadianisatrice pour mettre la majorité au pouvoir.

    Il ne faut pas que cela se reproduire.

    Pas question de baisser les bras. Il nous faut faire l’UNION de nos forces.

    Je plaide et plaiderai en faveur de cette UNION contre tout défaitisme décourageant. D’où qu’il vienne. Nous sommes forts de ce que nous sommes. C’est cette force qui nous sauvera. Pas un miracle, pas un Messie. Ce sont nos forces actuelles qui rassemblées, réunies, solidaires, nous permettra de rencontrer celle de nos adversaires non plus seulement pour les empêcher d’avancer, mais bien pour avancer nous même et fonder l’État que ce peuple espère fonder depuis 250 ans aujourd’hui.

  • Sylvain Maréchal, 17 août 2009 12h20

    Je suis seul de mon équipage

    Les gens d’ici sont peu violents.

    Parce qu’ils ont viande sous la dent

    Et ventre plein n’a pas de rage.

    F. Leclerc

    (extrait du "Chant d’un patriote")

  • Martin Lavoie, 17 août 2009 11h42

    La frustration est normale mais il faut continuer à croire que le vent peut changer de bord, car souvent l’inadmissible de ce qui se passe peut avoir sa limite. Cette UNION des forces, si souvent projetée peut se faire et c’est souvent l’inadmissible qui le provoque. Il serait bon que l’union provienne de la raison, mais il semble qu’elle ne peut se créer que devant une situation intolérable.
    Rappelons-nous que la Révolution Française fut alimentée par les commerçants. Ceux-ci règnent encore en maître et ont établis les règles de ce qui se passent. Et ce sont ces même marchands qui gavent les citoyens de produits toxiques pour l’esprit.
    Une véritable démarche vers une forme de simplicité volontaire serait nécessaire, mais les Québécois en ont fini avec le carême et je ne crois pas que les intellectuels pourraient compenser par des idées ce que les marchands ont développés comme produits compensatoires. Le véritable pouvoir est déterminé par ce pouvoir d’achat qui nourrit les "appauvrisseurs d’esprit". S’ils le laissent se détériorer ainsi, il pourrait y avoir un mouvement. Mais qui peut agir et communiquer si largement pour faire comprendre aux gens une certaine notion de l’inutilité et de la vanité du matériel, qui aujourd’hui rend esclave l’Humain. Toute véritable prise de conscience amène à un certain détachement et ce détachement est nécessaire au changement. Le partage de la richesse est la véritable base de l’action politique. Eux, ils ont décidé de se la partager entre eux.
    En dedans de moi, s’inscrit souvent "Qu’une bonne claque su’a gueule, ça les aiderait à comprendre..."

  • Denis Julien de Lotbinière, 17 août 2009 10h29

    Le plus grand danger qui menace le combat que nous menons depuis plus de 40 ans pour faire du Québec, un pays, c’est le déni de la réalité qui s’est emparé des troupes.

    Ce déni de la réalité qui fait dire à certains politiciens dont Bernard Landry que le tout est irréversible, cantonnant les militants dans un genre de jovialisme paralysant toute forme d’activisme sur le terrain.Cela s’appelle la pensée magique !

    Je refuse cela !

    Non, ça ne va pas bien pour l’option indépendantiste et ce n’est pas en se mettant la tête dans le sable que la situation s’améliorera. Il nous faut d’abord prendre acte de ce qui se passe avec courage et lucidité. C’est cela le début de la sagesse !

  • Daniel Roy, C.A., 16 août 2009 21h48

    Belle analyse de la présente situation Caroline. Je dirais que nous ne tournons même pas en rond, nous reculons. Cela prend un revirement.

    Je suggère que nous allions voir les près de 101 "bastilles" (actions à poser) et d’en rajouter à l’adresse suivante (7 pages) :

    http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/suggestions-de-bastilles-pour-cet-ete-et-l-automne-t11322.htm?sid=55859d15c5777136bffa6db642f34638

    et les près de 2 000 raisons pour que le Québec devienne un pays à l’adresse suivante :

    http://www.coalitionsouverainiste.com/1001raisons.aspx

    Et que nous passions à l’action !

    Daniel Roy, C.A.

  • Jean-François-le-Québécois, 16 août 2009 15h28

    @ L. Archambault :

    Je ne sais pas pour qui vous vous prennez, pour fondre sur Caroline Moreno avec tous vos reproches, comme vous le faites. Mais une chose est sûre : vous ne voyez pas où nous en sommes rendus, la gravité de la situation actuelle.

    Il est minuit moins cinq !

    Vous allez me dire que nous sommes un peuple souverain, que nous pouvons décider de notre destin, etc. Oui, mais le peuple québécois n’est pas le seul acteur, dans tout ça ! Et pendant que nos frères et soeurs québécois, semblent relativement endormis, d’autres sont très, très actifs ! Et ils disposent, ceux-là, de ressources énormes.

  • Jean-François-le-Québécois, 16 août 2009 15h22

    Des bons perdants...?

    J’ai personnellement l’impression, que nous n’en sommes plus au stade de perdants, non : nous ne jouons plus, du tout.

    Trop de Québécois semblent incapables de comprendre ce qu’on est en train de leur faire. Or, pour qu’ils se défendent, il faudrait qu’ils soient conscients du fait qu’ils sont en train de vivre une forme d’agression...

    Car il y a bel et bien une agression, commise contre notre nation.

    En outre, avec les 250 000 immigrants que Charest et sa bande s’emploient à faire entrer ici, sur un intervalle de quatre ans (et qui voteraient assurément non, advenant un nouveau référendum), je crains que nous ne devions maintenant avaler notre pilule...

  • Julien, 16 août 2009 12h43

    Comme à chaque fois, Caroline Moreno, qui en a donné du temps, et du temps, et du temps, doit essuyer les rebuffades de quelques exaltés du clavier qui n’ont jamais rien fait, ou si peu.

    Comme c’est désolant.

    Faut-il être bête pour assimiler le désespoir à la lâcheté, et se croire courageux parce que l’on se complait dans le deni de réalité !

  • MichelG, 16 août 2009 10h13

    Nous voulons être une nation mais refusons de nous donner un pays,

    Nous sommes majoritaire au Québec mais acceptons de nous comporter en minoritaires bilingues et soumis

    Nous avons une langue internationale mais nous voulons nous ouvrir que sur le régional anglosaxon

    Nous avons un outil de libération mais nous confondons dans la division anti coalition

    Nous avons les moyens d’être mais nous acceptons que notre Caisse soit confiée à des étrangers

    Nous avons l’instruction mais nous confions nos informations à des anti Québecois

    Nous avons toutes les institutions mais bêtement nous donnons sans vérifications plus de 50% de toutes nos richesses et impôts

    Nous élisons le Parti de notre libération puis paradoxalementnous refusons de voter Oui à cette Libération en nous laissant diviser par les Yvette et féministes , la droite minoritaire et la gauche minoritaire et par des considérations mortifiantes contre la vie

    MichelG

  • Jean-Charles Morin, 16 août 2009 10h12

    "Il y a une langue officielle au Québec : le français et l’anglais. Il y a deux langues officielles au Canada : l’anglais."

    J’aime bien cette expression antinomique qui chevauche sur l’absurde : c’est une trouvaille !

    Pour le reste, un rappel historique : en 1913, année où l’on fêtait en Russie le tricentenaire de l’avènement de la dynastie des Romanov, Lénine, alors en exil en Suisse, se lamentait : "il n’y a plus d’espoir pour une révolution en Russie, les Romanov sont bien en selle pour encore trois cents ans !"

    Quatre ans plus tard. la Russie impériale des Romanov n’était plus qu’un souvenir. Morale de l’histoire : il ne faut surtout pas se décourager ; l’Histoire est imprévisible, il suffit d’être prêt et de saisir l’occasion quand elle se présente. Cela peut arriver beaucoup plus tôt qu’on ne le pense.

    Il ne faut surtout pas lâcher !

  • Marcel Haché, 16 août 2009 09h12

    Les bons perdants perdent tout le temps…

    Au congrès mondial acadien, au spectacle d’hier soir, un jeune artiste cajun a chanté une toune : courage.

    Le courage est toujours partout un petit miracle. C’est l’histoire du peuple français en Amérique. C’est surtout notre histoire.

    Cette histoire n’est pas finie. La fidélité est toujours là.

    Mais que nos politiciens sont… tellement…

    Tellement myopes.

  • Marie Mance Vallée, 16 août 2009 07h19

    Chère Caroline,

    C’était à prévoir. Le ver est dans la pomme (particulièrement nos écoles) depuis des décennies maintenant. Nos enfants ont été formatés et maintenant on les formate à la garderie, afin d’en faire des consommateurs, des citoyens bien dociles. Ils appartiennent à l’État ; ils n’ont plus de libre arbitre. C’est un travail d’artiste qui a été réalisé. Plus d’identité, plus d’Histoire, plus de culture, sauf celle de la consommation et bientôt plus de langue.

    À mon humble avis, c’est le ministère de l’Éducation et ses programmes de propagande et de dénationalisation qu’il faudrait accuser puisqu’il s’est chargé de l’éducation de nos enfants (générations X et Y), sous prétexte de modernisme et de progressisme. Il fallait oublier le passé, l’occulter. C’est bien ce qu’on a fait en Union soviétique, il me semble. Et n’allez pas me dire que les parents n’ont qu’à surveiller. C’est impossible parce que le milieu ambiant influence énormément de jeunes esprits.

    Les canadianisateurs ou fédéraux et leurs mercenaires québécois contrôlent le ministère de l’Éducation. C’est là qu’il faut frapper.

    N’oublions pas que le MEQ est le seul ministère qui n’a jamais eu de réforme majeure depuis sa fondation dans les années soixante. Pourquoi ?

    Telle est mon opinion.

    Marie Mance Vallée

  • Luc Archambault, 16 août 2009 05h17

    N’importe quoi et son contraire !

    « À moins d’un miracle, ce qui demeure possible, l’indépendance du Québec ne se fera pas. »

    Belle mentalité de perdante !

    Rêver au miracle avec la raison du désespoir !

    Comme si brandir la désespérance pouvait être de quelque secours !

    RENONCER À LA VICTOIRE ! C’est exactement ça !

    La déraison du désespoir.

    50% + 1 ce n’est pas la victoire qu’il nous fallait, qu’il nous faut !

    Et ce n’est pas le désespoir qui nous la donnera.

    Nous n’avons pas renoncé à la victoire. Nous avons accepté un résultat de demi-victoire insatisfaisant. Nous avons décidé de préparer une victoire décisive. Et nous l’aurons. Nous l’aurons avec des Québécois(es) qui cessent de brandir le drapeau du désespoir comme un étendard de la honte de soi, et qui brandiront plutôt, contre la division démissionnaire et propagandiste lâches, la dignité et la fierté de l’UNION de leurs forces courageuses.

    Le défaitisme est lâche. La bravoure c’est l’espoir.

    Il n’y aura pas de miracle.

    Il n’y a et il n’y aura que le travail acharné et le rassemblement radical.

    La dépendance au désespoir est une drogue toxique.

    L’UNION fait la force.

    Ici rien ne se construit. C’est le désespoir vain et lâche sous prétexte de fallacieuse lucidité. Une dragée toxique.

    Le désespoir est une défaite la défaite du manque de courage, le vrai courage c’est une victoire décisive. Celle qui sera la nôtre parce que nous aurons su faire l’UNION de nos forces. Le désespoir, la démission, la division, le « miracle possible » sont tout le contraire de la force. La voie de la facilité confortable. Devant les difficultés, parier sur la défaite ou le miracle, c’est choisir le confort de la lâcheté.

    « tout attendre des «  miracles  » soulage notre conscience et débilite notre volonté : nous acquérons ainsi le droit de ne pas nous battre, de nous soumettre, de vivre au fil de l’eau, en dégénérant constamment. »

    Comme vous dites... en citant Alexandre Soljenitsyne

    « Tout le monde délègue. »

    Pas tous, mais certainement celles et ceux qui délèguent leur pouvoir d’action aux « miracles possibles ». On est ou pas combattant, on ne peut pas combattre si on ne se crois pas assez fort. Croire au miracles ou devoir s’en remettre aux miracles n’est pas combattre, c’est croire qu’on ne peut qu’être vaincus. Croire qu’on n’a pas la force de la Victoire. C’est la délégation des impuissants sans force qui affichent la force des autres contre la nôtre.

    Et notre force première est dans l’UNION de nos forces en cessant de croire aux miracles... « possibles », piètres Victoires car elles ne sauraient être LES nôtres, nous n’en serions d’emblée pas dignes...

  • Pierre Bouchard, Escoumins, 15 août 2009 23h38

    "Ils ne parlent pas. Ils répètent leurs mots vides de sens en se tournant la langue sept fois. Il ne faut surtout pas offusquer les fédéralistes, ils pourraient ne pas voter pour nous."

    Comme ailleurs, je crois que depuis Parizeau et Bouchard, nos politiciens ne cherchent plus à s’adresser aux gens, à leur parler pour les toucher. Il est techniquement plus simple et plus efficace, dans une comptabilité électorale, de s’adresser à ce qu’on appelle "l’opinion publique", c’est-à-dire ne dire que ce qui va dans le sens de l’opinion publique, en évitant ce qui ne cadre pas.

    L’opinion publique au Québec, elle est façonnée en majeure partie par la télé de la SRC et de TVA. Et Power Corporation avec la majorité des journaux un peu partout. Les politiciens parlent dans les schèmes de pensée et avec les concepts autorisés par les faiseurs de l’opinion publique. Que nos élites ne changent rien à leur attitude, qu’ils refusent même de l’admettre et qu’ils continuent inconsciemment à nous enfoncer, c’est ça qui fait mal. Les politiciens fonctionnaires ont renoncé à l’action politique, ils se sont convaincus que l’avenir du pays passe par leur installation aux commandes, ils se sont convaincus que cela est un bon début, que c’est efficace. Ça fait 15 ans qu’ils se satisfont de cette justification, qu’ils s’autorisent sans remord à pratiquement usurper le commandement des actions de libération. Des actions de plus en plus urgentes et nécessaires. Plusieurs gens avec qui j’ai échangé à ce sujet au cours des années croient qu’il est trop tard, nous sommes déjà trop "morts" politiquement pour espérer revenir à la vie et obtenir un jour notre indépendance.

    Je ne veux pas croire qu’il n’y a plus rien à faire. Mais nos politiciens nous poussent à croire qu’en effet, il n’y a plus rien à faire.

    P.S. : Merci M. Frappier de votre intervention, j’ose espérer que les répétitifs sauront se reconnaitre.

  • Gilles Bousquet, 15 août 2009 21h36

    Ceci étant écrit, on devrait faire quoi ?

    Les Acadiens, minoritaires partout dans les Maritimes, relèvent actuellement la tête et continuent à résister partiellement à l’assimilation. Nous, nous avons une province où nous sommes encore très majoritaires. S’il n’y a pas assez de Québécois prêts à voter OUI à la souveraineté du Québec, faudrait bien sortir un plan B pour faire, contre mauvaise fortune, bon cœur, à la place d’aller se jeter directement dans le St-Laurent.

    Plan B pour mieux contrôler notre immigration, nous doter d’une constitution et d’une citoyenneté québécoise, mieux enseigner et mieux parler le français, continuer à avancer économiquement, renforcer la loi 101 au travail et sur la place publique, tenter de faire aimer la langue française aux immigrés et aux autres anglophones, protester quand on est servi en anglais mais ne pas résister à devenir bilingue pour ne pas nous isoler dans cette mer anglophone où il faut bien se faire une vie pas trop frustrée.

    Mais, commencer par sortir le PLQ avec son pouvoir qui lui vient aussi de, probablement 90 % d’anglophones apeurés du PQ.

  • Christian Montmarquette, 15 août 2009 21h11

    « Vaincre le cynisme politique »

    Je ne suis pas entièrement en désaccord avec votre coup de gueule Madame Moreno.

    Stratégiquement, cela peut peut-être parvenir à en réveiller quelques-uns...

    Mais, sans contre propositions concrètes telle que « Québec Solidaire », cela ne nous mène nulle part. Et vous ne ferez malheureusement qu’entretenir, ce contre quoi vous vous insurgez.

    Il faut donc « canaliser » ces forces de révoltes, de cynisme, de rupture ou même d’indifférence, dans un véhicule politique frais et enthousiasmant, qui ne porte pas les stigmates, les erreurs ou l’inféodation du passé.

    D’ailleurs, à cet égard et malgré tout le respect que j’ai pour ses effort du Parti indépendantist, il ne répond qu’à « une seule » de l’ensemble frustrations que la population entretient envers la situation politique ; d’où la difficulté de son émergence.

    Je vous recommande donc hautement de lire mes derniers articles qui traitent de ce sujet. Ceci afin de vous enquérir des motivants et mobilisants argumentaires qui défendent une telle approche.

    Christian Montmarquette

    Québec Solidaire

    Références :

    L’indépendance sera de gauche ou ne sera pas !
    Qui dit « Nationalisme » dit « Nationalisations » !

    Québec Solidaire : Une urgence sociale et nationale !

    Le véritable PQ, c’est « NOUS » : Québec Solidaire !

    .

  • David Boardman, 15 août 2009 20h53

    D’accord avec vous. La responsabilité personnelle semble être une denrée très rare chez nos citoyens alpha ainsi que nos politiciens, et une denrée introuvable chez la plupart de nos concitoyens.
    David B.

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