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Monsieur Poulin (Grand arrangement) déplore que des opinions soient émises sous l’anonymat parce que, explique-t-il, « big brother is watching you ». Possible, mais il ne faut pas confondre avec la pratique du pseudonyme, jadis populaire chez certains pamphlétaires qui voulaient diversifier les points de vue ou plutôt pour centrer la discussion sur les arguments et non sur les personnalités, parfois victimes de préjugés. A titre d’exemple, une thèse tout à fait nouvelle, et encore incomplètement, développée dans un livre comme « Pour la survie du Québec français » n’est mentionnée qu’occasionnellement, et par sous-entendus, parce que signée Guy Bertrand, tout repenti fût-il de ses errements passagers.
Monsieur Gervais (Concert des muets) réalise que les opinions indépendantistes ne sont pas répercutées dans le grand public. Les politiciens au pouvoir et les journalistes se réverbèrent leurs propres « menteries » ad nauseam et l’opposition à l’Assemblée nationale n’intervient que timidement.
Tout ça pourrait être la conséquence d’une ASSIMILATION trop avancée.
La population en général tait ses convictions. Qui sait ce que pense son voisin ?… Ne pas incommoder, c’est presque craindre, comme à CUBA. Semblablement, les élus de la deuxième opposition marche sur des œufs, surtout avec des sondages à la hausse, pour ne pas attirer la vindicte d’une presse noyautée qui peut facilement retourner comme un gant l’opinion molle. Promouvoir son option peut mener à sa perte un parti élu. Ça frôle la soviétisation.
Cette désespérante situation où se retrouvent les derniers vestiges de la nation française d’Amérique devrait nous ouvrir les yeux sur une récidive, aujourd’hui, de M. G.-É. Cartier, en message au texte Grand arrangement :
Une idée me taraude : un journal, une radio, des armes pour AGIR sur le
cours des choses, pour cesser de subir en se lamentant et
ratiocinant... Indépendants du PQ et de ses soi-disant poids lourds, PAS
CONTRE lui MAIS PAS À SA MERCI ! Il se pourrait semble-t-il qu`une
imprimerie ou deux soient éventuellement à vendre...
Pour couper le cercle vicieux de politiciens véreux qui « font le rond » avec les journaux du conquérant, il faut une PRESSE LIBRE !
J’ai utilisé, en message à Moreno (L’aspirateur), la métaphore du VORTEX de la cuvette sanitaire où l’assimilation est en train de nous « flusher » aux égouts, en spirale accélérée. Plus le temps de réfléchir ou de « jaser » faut SAUTER !
Des gens sont terrorisés par l’ancienne expérience du Jour… On parle aujourd’hui plutôt d’une formule coopérative : disons un millier de dollars, fois X lecteurs de Vigile… Un informateur de M. Cartier n’avait-il pas mentionné 1 ou 2 M pour rassembler sur papier, Vigile, l’aut’J, le Québécois et quelques autres ? (je ne m’ingère pas, ça été écrit déjà)
Quand sera-t-il trop tard ?… Demain !
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Monsieur Ouhgo,
Vu mon âge, j’ai connu l’assimilation dont vous parlez. Le Québec résiste, tente de s’en sortir, et il a déjà été bien pire qu’il ne l’est aujourd’hui. Le Québec ne se dénationalise pas du tout, me dit mon expérience, il se cherche plutôt un endroit où camper. Le Québec, c’est ça, du camping ! Le Québec est construit sur une terre autochtone.
Les Québécois sont redevenus peureux parce qu’ils assument mal leur réalité historique et leur histoire politique. Certains cherchent dans l’oubli l’explication, d’autres dans le pouvoir des médias, d’autres encore dans la division des partis politiques, d’autres veulent le vendre, etc.
Quand on devient vieux, on laisse la place aux jeunes en se disant qu’ils choisiront ce qui est bon pour eux. Parfois, on se réveille, et on lance un cri, un cri médiéval (Oyez !) pour unir les troupes. Cela dure un temps. En veillissant, on se dit que la peur appartient à ce peuple et qu’il se réveillera peut-être... Quand on devient vieux, on prend un pseudonyme pour toucher les jeunes (pour rejoindre l’avenir) et leur dire qu’ils ne sont pas seuls. Je l’ai fait avant-hier pour encourager. Les vieux connaissent le sens de Noël et parfois le rappelle aux jeunes. Les vieux ressentent le désespoir des plus jeunes.
Trop de personnes font preuve d’impatience et d’émotion, ils ne suivent pas le sens du temps et de notre preuple.
Allez, continuez à écrire des idées AUDACIEUSES et partagez-les. La jeunesse, c’est le courage. La vieillesse, la mémoire.
Un vieil Éléphant.

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